BIBLIOTHEQUE › Littérature générale

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Chère Mamie au pays du confinement (Virginie Grimaldi)

mercredi 19 mai 2021

008252594.jpgLors du confinement en mars 2020, Virginie Grimaldi a repris sa correspondance fictive avec sa mamie entamée en 2018
Durant 55 jours, elle a posté quotidiennement ses missives à la fois émouvantes et drôles. Son quotidien, ses angoisses, son ressenti, son expérience du confinement... elle a exprimé dans ces lettres ce que chacun de nous a vécu durant cette période d'hébétude collective.
J'avais beaucoup aimé Chère Mamie et je me suis régalée avec Chère Mamie au pays du confinement.
Je l'ai lu d'une traite, tour à tour souriant, gloussant et riant aux éclats. Parce que c'est franchement drôle ! L'auteure a un tel sens de l'autodérision et de l'humour en général que c'est absolument jubilatoire de la lire.

Le plus petit fêtait ses huit mois, pour l'occasion on a préparé des crêpes et on les a dégustées devant lui, pendant qu'il se tapait une purée de brocolis.

Un excellent moment en compagnie de ce petit livre dont les bénéfices sont reversés à la Fondation des hôpitaux de France.
Vous n'avez désormais plus aucune excuse pour ne pas vous le procurer illico !

Le livre de poche, 240 pages, 2020

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Les enfants sont rois (Delphine de Vigan)

lundi 17 mai 2021

 008947762.jpgIl me semble que je n'avais encore jamais lu de roman de Delphine de Vigan jusqu'à présent. Celui-ci m'intriguait pour sa thématique. Comme tout le monde, je connais un peu l'univers des influenceurs, mais seulement côté adultes. Je n'ai jamais consulté de chaînes dédiées aux enfants influenceurs.
Les enfants sont rois est en quelque sorte un mix entre essai et fiction. Si l'histoire est totalement fictive, en revanche elle demeure très réaliste ; c'est ce qui la rend intéressante. Le fond est bien documenté et j'ai découvert dans ces pages un monde assez glaçant.
J'ai apprécié la relative neutralité du point de vue de Delphine de Vigan. Bien que son regard ne soit pas complètement impartial, elle ne juge pas pour autant, préférant donner à réfléchir.
C'est un sujet d'actualité qui pose de nombreuses questions et j'ai trouvé que ce roman était un bon support pour cela.
Un texte bien pensé, qui m'a plu.

Gallimard (Blanche), 352 pages, 2021

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Le phare aux oiseaux (Michael Morpurgo et Benji Davies)

vendredi 14 mai 2021

009060583.jpgCoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Une nuit de tempête, Ben, le gardien du phare de l'île aux Macareux, aperçoit un bateau malmené par les flots déchainés. Il saute dans sa barque pour porter secours aux passagers. Parmi eux, se trouve un petit garçon qui n'est pas près d'oublier qui lui a sauvé la vie.

Ce garçon, c'était moi, Allen, et cette rencontre allait être le début d'une incroyable aventure.

***

Coup de cœur pour cette histoire qui m'a énormément touchée. Une histoire de vie, d'amitié, d'amour des animaux. Difficile de dire ce qu'il y a de merveilleux dans ce livre. Michael Morpurgo est un conteur, il sait mettre en mots un récit et le rendre envoûtant. Il sait bouleverser avec quelques phrases, à partir de situations ordinaires. Quand il écrit, la magie opère, tout simplement. Sa plume, bien que différente, me fait penser à celle du génie Roald Dahl. Chacun d'eux, avec son style - l'humour et la fantaisie pour Roald Dahl, la poésie et la force d'évocation pour Michael Morpurgo -, sait émerveiller le lecteur, l'emporter dans ses histoires.
On a le sentiment, en lisant Le phare aux oiseaux, que son auteur s'est intégralement projeté dans son livre, il croit à ce qu'il raconte et cette force de conviction fait que l'on est convaincu à notre tour.
Je ne sais comment exprimer mon ressenti au sortir de cette magnifique histoire, car c'est somme toute assez personnel et je suppose que d'autres seront peut-être moins enthousiastes, mais sachez que j'ai adoré ce moment hors du temps, cette balade fabuleuse.

Titre original : The Puffin Keeper
Traduit de l'anglais par Diane Ménard
Gallimard Jeunesse, 104 pages, 2020 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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Disgrace (Brittainy C. Cherry)

vendredi 7 mai 2021

9782755686760-413x650.jpgPrésentation de l'éditeur :

Grace Harris a toujours été du genre obéissant, toujours soucieuse de faire plaisir. Digne fille des prêcheurs de la ville elle a dès l'enfance tenu a montrer le bon exemple.
Après la trahison de son mari, elle a découvert qu'elle en avait assez de faire plaisir à tout le monde.
Jackson Emery a depuis toujours été méprisé et jugé par les habitants de la ville. Il était le mouton noir et personne ne voulait avoir affaire avec lui ou son père à cause de sa réputation de mauvais garçon. Cependant personne n'a jamais pris le temps d'essayer de le connaître vraiment et de voir le garçon brisé en lui, personne jusqu'à ce qu'il la rencontre.

***

Premier contact avec la plume de Brittainy C. Cherry, et bonne pioche avec cette jolie romance.
Ce qui m'a plu le plus dans ce roman, ce sont les deux personnages principaux ; en particulier Jackson qui est extrêmement touchant et attachant. Son attitude vis-à-vis de Grace est belle, on ne sombre pas dans les clichés ni dans une relation cul-cul, fort heureusement.
Deux éléments m'ont cependant gênée dans Disgrace. Le premier est lié au livre lui-même et concerne la religion que j'ai trouvé bien trop présente. Forcément, Grace étant fille de pasteur, il fallait s'y attendre, mais j'ai trouvé que c'était un peu "too much". Cela dit, ça ne gâche rien au potentiel de l'histoire.
Le second bémol, en revanche, est bien plus important mais ne concerne pas l'écriture de l'auteur, il est exclusivement lié à l'édition française. D'une part, la traduction est assez mauvaise, certaines tournures de phrases ne sont pas très fluides. D'autre part, et là ça m'a totalement exaspérée, ce livre est bourré de coquilles. Il faut croire qu'Hugo roman n'a pas de relecteurs ou que ces derniers sont payés lance-pierre, bref, Disgrace est truffé de coquilles et je trouve cela totalement irrespectueux vis-à-vis du lecteur. Quand on songe que la version papier du livre coûte actuellement 17 €, je trouve que c'est ni plus ni moins du vol. Soit, l'erreur est humaine, on peut pardonner une ou deux fautes de frappe dans un ouvrage, mais quand c'est en pareille quantité, cela devient juste insupportable. Bref, je vous conseille cette lecture plutôt en anglais ou en version ebook pour ceux qui ne lisent pas l'anglais. Pas besoin de payer 17 € pour ce produit mal fini (et en plus la couverture est moche, mais ceci est un autre sujet !).

Titre original : Disgrace
Traduit de l'anglais par Marie-Christine Tricottet
Hugo Roman, 453 pages, 2018 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

Anne d'Avonlea (Lucy Maud Montgomery)

vendredi 30 avril 2021

008823584.jpgPrésentation de l'éditeur :

Avec ses yeux gris qui brillent comme les étoiles du soir et ses cheveux roux toujours aussi mordants que son tempérament, Anne, désormais âgée de seize ans, a su gagner l’affection des habitants d’Avonlea. Alors qu’elle prend ses fonctions d’institutrice, son caractère se dévoile tout en nuances et envolées idéalistes. Elle fera de nouvelles rencontres, comme Monsieur Harrison, leur voisin à Green Gables, ou Mademoiselle Lewis, qui vit dans le Pavillon aux échos. Il y a également Paul, un élève fascinant et, à n’en pas douter, une future âme sœur, ou les jumeaux Dora et Davy qui débarquent à Green Gables histoire d’épicer le quotidien enfin paisible de Marilla. Alors qu’Anne devient une jeune femme, les péripéties de son existence nous enchantent toujours autant qu’elles nous touchent.

***

Quel bonheur de retrouver Anne, qui plus est dans cette sublime réédition de Monsieur Toussaint Louverture !
Au départ, j'étais perplexe en entamant cette lecture car je ne cessais de la comparer mentalement à la série télévisée, jusqu'à ce que je comprenne que cette dernière ne suit pas réellement la chronologie des livres.
Et finalement c'est tant mieux, car j'ai ainsi découvert tout un pan de la vie d'Anne qui m'était jusqu'alors inconnu.
Dans ce deuxième opus, on la retrouve jeune adulte et nouvellement institutrice. On suit son quotidien entre sa vie à Green Gables avec Marilla et les jumeaux Dora et Davy , ses débuts dans l'enseignement et ses amitiés.
Lire les aventures d'Anne, c'est toujours un pur plaisir. L'écriture de Lucy Maud Montgomery ouvre au lecteur les portes d'un monde enchanteur où il fait bon se lover.
Entre poésie, réflexions sur la vie et humour, ce livre est un hymne à la félicité et à la nature.
Superbe.

Titre original : Anne of Avonlea
Traduit de l'anglais par Isabelle Gadoin
Monsieur Toussaint Louverture (Monsieur Toussaint Laventure), 343 pages, 1909 pour l'édition originale et 2021 pour la présente édition française

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La fille du docteur Baudoin (Marie-Aude Murail)

vendredi 23 avril 2021

007443058.jpgPrésentation de l'éditeur :

Ils sont deux à se partager la clientèle du cabinet. Jean Baudoin, le fondateur, la cinquantaine à la fois fringante et fatiguée. Il ne garde jamais les gens plus de dix minutes, distribue les médocs comme les regards méprisants. Les malades l'énervent de plus en plus. Et Vianney Chasseloup, un débutant, avec des yeux d'âne, un prénom de saint, une triste figure de chevalier, les cheveux en pagaille et le veston froissé. C'est lui qui soigne tous ceux dont Baudoin ne veut plus : les vieux, les gâteux, les paumés, les cas désespérés. Mais voilà qu'un jour, parmi les patients du docteur Chasseloup, se glisse une toute jeune fille aux yeux bleus, presque violets. Violaine. Aussi jolie que son prénom peut le laisser espérer. Elle a tout pour être heureuse. C'est la fille du docteur Baudoin. Alors, qu'est-ce qu'elle fait là ?

***

Ce roman m'a démontré une nouvelle fois l'immense talent de Marie-Aude Murail. A partir d'une histoire ordinaire - banale, oserais-je dire - elle parvient à transporter le lecteur et à lui faire vivre le récit par procuration. Elle rend visible l'invisible, les personnages terriblement vivants, palpables ; on est forcé de ressentir quelque chose à leur égard. De manière générale, c'est, à mon sens, la grande force de l'auteure : impliquer le lecteur, ne pas le laisser en dehors de l'histoire. On peut aimer ou détester, mais on ne peut pas passer à côté. Une fois entamé les premières lignes, on est ferré, c'est la magie Marie-Aude Murail.
Je suis passée pas loin du coup de cœur avec La fille du docteur Baudoin et j'ai adoré ce moment de lecture.

L'école des loisirs (Médium+ Poche), 280 pages, 2021 pour la présente édition

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La brodeuse de Winchester (Tracy Chevalier)

vendredi 2 avril 2021

007795252.jpgPrésentation de l'éditeur :

Winchester, 1932. Violet Speedwell, dactylo de trente-huit ans, fait partie de ces millions de femmes restées célibataires depuis que la guerre a décimé toute une génération de fiancés potentiels. «Femme excédentaire», voilà l’étiquette qu’elle ne se résigne pas à porter, à une époque où la vie des femmes est strictement régentée. En quittant une mère acariâtre, Violet espérait prendre son envol, mais son maigre salaire lui permet peu de plaisirs et son célibat lui attire plus de mépris que d’amis. Le jour où elle assiste à un curieux office à la cathédrale, elle est loin de se douter que c’est au sein d’un cercle de brodeuses en apparence austère – fondé par la véritable Louisa Pesel – qu’elle trouvera le soutien et la créativité qui lui manquent. En se liant d’amitié avec l’audacieuse Gilda, Violet découvre aussi que la cathédrale abrite un tout autre cercle, masculin cette fois, dont Arthur, sonneur de cloches, semble disposé à lui dévoiler les coulisses. À la radio, on annonce l’arrivée d’un certain Hitler à la tête de l’Allemagne.

***

De Tracy Chevalier, je n'avais lu jusqu'à présent que La jeune fille à la perle qui ne m'avait guère plu. J'ai abordé La brodeuse de Winchester sans trop en attendre, et ma foi, j'ai plutôt aimé cette lecture.
Les reproches que j'avais émis à l'encontre de l'écriture de l'auteure dans La jeune fille à la perle sont valables aussi pour ce roman et je n'ai pas ressenti d'émotion à l'égard des personnages. Le style de l'auteure est assez froid et je ne suis pas parvenue à embarquer totalement dans l'histoire, restant toujours légèrement à distance (mais moins que dans La Jeune fille à la perle). Par contre, j'ai trouvé très intéressant toutes les scènes qui traitent de la broderie ou des sonneurs de cloches. Deux univers qui m'étaient inconnus et qui sont fascinants. Ce roman possède un je-ne-sais-quoi de contemplatif qui m'a rappelé d'une certaine manière - et bien que dans une culture totalement différente - l'atmosphère de La papeterie Tsubaki
Une lecture agréable, une jolie parenthèse.

Titre original : A Single Thread
Traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff
La table ronde (Quai Voltaire), 349 pages, 2019 pour l'édition originale et 2020 pour l'édition française

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Existe aussi en ebook

Les dernières reines (Christophe Léon, Patricia Vigier)

lundi 22 février 2021

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Le réchauffement climatique atteint des sommets dans cette zone équatoriale de l’Afrique où la forêt primaire n’est plus que résiduelle. L’agriculture intensive a investi toutes les terres disponibles et mobilise les dernières innovations technologiques – jusqu’à la pollinisation… Mais quand la fille du magnat de l’agroalimentaire achète sur le marché noir un mystérieux petit pot jaune à un séduisant africtiviste, un grain de sable s’immisce dans les rouages de la multinationale.

La catastrophe écologique qui se déclare risque de faire basculer de nombreuses vies, en direct sur les réseaux sociaux.

***

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire. Un récit d'anticipation avec comme thématique centrale l'écologie, un auteur dont j'aime particulièrement la plume. Les premières pages m'ont embarquée, j'ai d'emblée aimé l'univers. Puis le soufflé est vite retombé, le traitement du sujet m'a paru bien trop manichéen. Les clichés sont nombreux, on a d'un côté le méchant, super patron richissime, de l'autre les pauvres qui veulent protéger la planète... bref, cela ne m'a pas convaincue et j'ai trouvé l'ensemble caricatural. Dommage, Christophe Léon m'avait habituée à des romans bien plus forts, celui-ci m'a laissé un goût de superficialité et d'inachevé.

Muscadier (Rester vivant), 202 pages, 2020

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Anne de Green Gables (Lucy Maud Montgomery)

vendredi 5 février 2021

007835281.jpgCoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d’humanité de onze ans parfaitement imparfait, héroïne d’une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, Anne de Green Gables, écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908. Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme. Féministe involontaire, romantique impénitente, elle est impulsive, dramatique, maline, drôle, et telle une authentique naïve, elle va bousculer le calme et la monotonie de la vie à Green Gables, en semant partout joies et rêveries, en dénichant la beauté dans les moindres recoins, en ne s’exprimant qu’en points d’exclamation, même dans « les affres du désespoir ». Parce que l’existence d’Anne a aussi une face sombre, hantée par la mort de ses parents et les abandons, qui lui donne son énergie folle, parfois hallucinée, et qui rend son idéalisme et son indignation si poignants et si convaincants. Si le regard d’Anne transcende le monde sur lequel il se pose, Anne de Green Gables, c’est la transformation magique, presque mystique, que seul l’amour peut opérer sur les hommes et les femmes. C’est l’histoire d’une petite fille qui parvient à se faire aimer de tous (Josie Pye exceptée), et de nous les premiers.

***

J'ai lu pour la première fois ce roman en 2017. Chose étrange, je n'en avais pas parlé ici. Depuis, j'ai vu la géniale adaptation réalisée par Netflix et j'ai eu envie de relire ce premier tome pour poursuivre ma découverte de la série. La sortie de cette - sublime - nouvelle édition chez Monsieur Toussaint Louverture et, parallèlement, d'une nouvelle traduction du texte, m'on fait opter pour cette parution.
Il y a quatre ans, j'avais attribué la "note" de 4 étoiles sur 5 sur Goodreads. Je crois, que, pour la première fois, j'ai davantage apprécié ma relecture puisque ce fut un véritable coup de cœur.

Âme de feu et de rosée, elle ressentait les plaisirs et les peines de la vie avec une intensité décuplée.

Cette (re) lecture a été un vrai moment doudou, le plaisir inextinguible de retrouver mon exemplaire tous les soirs pour une parenthèse enchantée. Je pensais régulièrement à Anne durant la journée, et au moment du coucher, je la retrouvais enfin, comme une récompense. Anne et ses envolées lyriques, Anne et sa joie de vivre, ses idées étranges, ses bêtises, ses idéaux. Quel bonheur de croiser le chemin de ce genre de personnage ! Ce roman est une véritable pépite, il vous emporte, vous amuse, vous attendrit, vous enveloppe de douceur.
La nouvelle traduction d'Hélène Charrier est excellente, elle a aussi sans-doute contribué à faire de cette relecture un coup de cœur. Et que dire que cette incroyable édition ? Magnifique serait un euphémisme. Les couleurs, la qualité de la reliure, du papier, tout a été peaufiné avec le plus grand soin et cet ouvrage est un bijou, ni plus, ni moins.
La bonne nouvelle, c'est que l'éditeur a prévu de rééditer l'intégralité de la série et que le second volume paraît le mois prochain. Que j'ai hâte !

Titre original : Anne of Green Gables
Traduit de l'anglais par Hélène Charrier
MonsieurToussaint Louverture (Monsieur Toussaint Laventure), 381 pages, 1908 pour l'édition originale et 2020 pour la présente édition française

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Black Friday (Christophe léon)

mercredi 3 février 2021

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J'aime particulièrement la plume de Christophe Léon que l'on pourrait qualifier d'engagée. Pour la première fois, je le découvre en auteur de nouvelles, n'ayant lu jusqu'à présent que des romans de lui.
Black Friday est donc un recueil comportant six nouvelles qui traitent toutes du thème de la société de consommation et du matérialisme. Bien entendu, le ton est mordant, ce sont des textes à l'humour (très) noir qui fait parfois grincer des dents.
Encore une fois, Christophe Léon fait mouche, il aborde le sujet sous un angle original qui lui est propre et ne laisse pas indifférent.
Un bon recueil, même si je ne suis pas une adepte des nouvelles en général.

Muscadier (Rester vivant), 102 pages, 2020

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Existe aussi en ebook

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