BIBLIOTHEQUE › Littérature générale

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La ferme des animaux (George Orwell)

lundi 14 novembre 2022

9791036613302ORI.jpgPrésentation de l'éditeur :

Quand les animaux de la ferme du Manoir, las des abus, renversent leur maître, l’acoolique Mr Jones, et reprennent le contrôle de leurs existences, ils imaginent le début d’une douce vie de liberté et d’égalité. Mais petit à petit, les cochons, à coups de manipulation, cupidité, orgueil, et mauvaise foi s’imposent sur leurs camarades, et les autres comprennent à leurs dépends que “Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que les autres”.

***

De George Orwell, je n'avais lu jusqu'à présent que son célèbre 1984. Alors que je n'étais encore qu'une jeune adulte, il m'avait fait forte impression.
Depuis quelques années, je me disais qu'il faudrait qu'un jour, je découvre sa non moins célèbre Ferme des animaux.
Lorsque j'ai su qu'une version audio en français venait d'être éditée - le mois dernier, donc tout récemment -, j'ai sauté sur l'occasion.
J'ai été agréablement surprise par la modernité de ce texte qui a tout de même 77 ans ! Cette fable animalière, satire des mondes totalitaires en général et du régime soviétique en particulier, se révèle à la fois simple d'accès et d'une vive intelligence. Ce très court roman se distingue par sa finesse d'esprit et son humour glaçant.
A l'instar de 1984, on termine la lecture en se disant : "et si...?". Un récit édifiant qui n'a pas vieilli et fait froid dans le dos. 
La leçon est magistrale. Un classique que je suis heureuse de connaître enfin.

Texte intégral lu par Arthur Teboul
Lizzie, 2022
Durée totale d'écoute : 03h18

Les charmes discrets de la vie conjugale (Douglas Kennedy)

vendredi 11 novembre 2022

51fKxIR2QbL.jpgPrésentation de l'éditeur :

Le bonheur, Hannah l'a trouvé. Épouse de médecin, mère de famille, c'est une femme comblée. Le gentil garçon, rencontré à l'université et épousé au mépris de ses parents, s'est révélé un mari parfait.
Sa route a pourtant dévié, l'espace d'une nuit, des années auparavant. Celle qui sut passer entre les gouttes de la contestation politique des années 1970 se voit accusée aujourd'hui des agissements les plus subversifs. Alors qu'elle observe son existence sombrer dans l'anarchie, Hannah va prendre les armes...

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Après avoir eu deux coups de cœur consécutifs pour Piège nuptial et pour L'homme qui voulait vivre sa vie, j'avais connu une déception avec le premier volet de La symphonie du hasard.
Concernant ce titre, je ressors mitigée des Charmes discrets de la vie conjugale. Déjà, il faut signaler que j'ai opté pour la version audio et que je n'ai pas aimé la voix et la manière de lire de Julie Pouillon, peut-être que cet élément a pesé dans la balance...
Pour être totalement franche, la première partie du roman (tout se qui se déroule dans le passé jusqu'à nos jours) m'a grandement ennuyée.
Bien entendu, il semble que tout cela ait été voulu puisqu'on qualifie ce roman de Emma Bovary à l'américaine, néanmoins c'était d'un ennui profond. Le personnage d'Hannah est très pénible, on a envie de la baffer à chaque page ou presque. Ses atermoiements à n'en plus finir ont eu raison de ma patience ! Du reste, j'ai trouvé sa personnalité peu crédible tant elle est ambivalente.
Bref, j'étais sur le point de jeter l'éponge lorsqu'est arrivée la seconde partie qui a su raviver mon intérêt.
J'ai retrouvé l'intensité dramatique de l'auteur qui dépeint admirablement la descente aux enfers d'Hannah. Il se passait enfin quelque chose, l'histoire prenait une tournure intéressante. 
Cette fin a donc compensé un peu mon désintérêt pour la première partie, mais hélas pas suffisamment pour me donner l'impression d'avoir lu un bon livre.

Texte intégral lu par Julie Pouillon
Lizzie, 2019
Durée totale d'écoute : 15h54

Anne et sa maison de rêve (Lucy Maud Montgomery)

vendredi 4 novembre 2022

81boP7W1c3L.jpgPrésentation de l'éditeur :

Jeunes mariés, Anne et le désormais « docteur » Gilbert Blythe découvrent leur premier foyer : une adorable maison nichée entre la baie de Four Winds, un fabuleux rivage de rochers ocre et un bois de sapins plein de murmures.
Toujours curieuse et passionnée, Anne va trouver entre les crêtes argentées, les embruns marins et la musique des vagues, les plus précieuses des âmes : Mademoiselle Cornelia et ses opinions tranchées, le merveilleux Capitaine Jim et ses mille histoires, ainsi que Leslie Moore, une beauté aussi froide que fascinante.
Une maison de rêve, c’est là où résonnent les conversations intimes et les rires de nos amis, c’est aussi le lieu où entouré d’âmes échouées et magnifiques, on peut combattre la douleur et retrouver l’espoir, un endroit d’où l’on repousse les ombres et où l’on accueille la vie.

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Cinquième opus de la série, et toujours le même plaisir de lecture.
C'est réconfortant de retrouver Anne et de la suivre au fil des ans, de la voir évoluer.
L'écriture (et la traduction) est vraiment magnifique, certains passages descriptifs sont de toute beauté.
L'humour est toujours présent, en particulier avec le personnage de Cornelia.
J'ai également beaucoup apprécié le personnage du capitaine Jim, particulièrement touchant.
Lire les aventures d'Anne, c'est se lover dans un cocon familier, un havre de paix d'une douceur bienvenue. Profiter du moment présent et rêver, se laisser porter.
Le bonheur, en somme.

Titre original : Anne's House of Dreams
Traduit de l'anglais par Laure-Lyn Boisseau-Axmann
Monsieur Toussaint Louverture (Monsieur Toussaint Laventure), 329 pages, 1917 pour l'édition originale et 2022 pour la présente édition française

Peindre la pluie en couleurs (Aurélie Tramier)

vendredi 28 octobre 2022

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Morgane est une directrice de crèche solitaire et revêche qui ne supporte plus les enfants. À trente-cinq ans, elle vit dans le rêve de racheter une pension pour chiens. Tout vole en éclats lorsque sa sœur meurt dans un accident de voiture, lui laissant ses deux enfants en héritage. L’arrivée d’Eliott, dix ans, et de Léa, six ans, bouscule son quotidien maniaque et fait ressurgir un passé douloureusement enfoui.

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Malgré un début d'histoire pas très gai, c'est un joli roman que voilà. Pas du genre inoubliable, mais un agréable moment de lecture empreint de tendresse et de douceur. 
C'est un récit sans prétention que nous confie Aurélie Tramier ; on relèvera quelques maladresses de style et une intrigue assez convenue, mais la sincérité de l'écriture rattrape ces faiblesses.

Le livre de poche, 377 pages, 2020

Billy Summers (Stephen King)

lundi 17 octobre 2022

9791035411558-001-X.jpgPrésentation de l'éditeur :

L’histoire d’un type bien... qui fait un sale boulot. 

Billy Summers est un tueur à gages, le meilleur de sa profession, mais il n’accepte de liquider que les salauds. Aujourd’hui, Billy veut décrocher. Avant cela, seul dans sa chambre, il se prépare pour sa dernière mission…

À la fois thriller, récit de guerre, road trip et déclaration d’amour à l’Amérique des petites villes, Billy Summers est l’un des romans les plus surprenants dans l’œuvre de Stephen King, qui y a mis tout son génie et son humanité.

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Je suis passée près du coup de cœur avec ce dernier roman du grand maître Stephen King. Il faut dire aussi que la lecture magistrale de Thierry Blanc a amplifié l'effet d'immersion que j'ai ressenti dès les premières lignes.
J'ai adoré cette lecture audio, retrouver au fil des jours Billy Summers, ce personnage tellement attachant. 
Une fois encore, l'écriture de King m'a éblouie. Sa façon de raconter, de dire, est unique. Sous sa plume, les moindres détails deviennent passionnants. Les scènes d'action sont extrêmement bien rendues, on se croirait dans un véritable film. Et dans le même temps, l'auteur excelle aussi lors des scènes d'introversion.
Bref, c'était génial.

Texte intégral lu par Thierry Blanc
Audiolib, 2022
Durée totale d'écoute : 17h34

Set et Match ! (Liane Moriarty)

lundi 29 août 2022

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Imaginez un terrain de tennis. D’un côté, un couple modèle, heureux en mariage depuis cinquante ans. De l’autre, leurs quatre enfants, soit la panoplie du bonheur.

L’enjeu de la partie ? Le grain de sable qui a enrayé une mécanique jusqu’alors parfaitement huilée, dévoilant des failles et des rivalités insoupçonnables, transformant les membres d’une famille idéale en de redoutables adversaires.

Que le meilleur gagne !

Et si nos proches étaient… nos pires ennemis ? Avec un savant dosage d’humour, de suspense et de poil à gratter, Liane Moriarty appuie là où ça fait mal. Pour notre plus grand plaisir !

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Retrouvailles avec la plume de Liane Moriarty que je boudais depuis quelques temps suite à des déceptions.
Bien que cela n'ait pas été un coup de cœur, j'ai retrouvé dans Set et match ! ce que j'aime dans l'écriture de l'auteure : la façon dont elle creuse la psychologie des personnages et les liens qu'elle tisse entre eux.
Ici, on est dans une histoire familiale avec des personnes hautes en couleurs. Je me suis attachée à chacune d'elles.
L'arrivée dans le cercle familial d'une mystérieuse jeune femme va mettre à mal l'apparente harmonie qui y règne.
Jusqu'à la fin, on s'interroge sur l'identité de cette inconnue, on remet en cause la loyauté et la droiture de chacun.
Un roman bien ficelé qui m'a réconciliée avec Liane Moriarty.

Texte intégral lu par Marcha Van Boven
Audiolib, 2022
Durée totale d'écoute : 15h10

Raison et sentiments (Jane Austen)

vendredi 12 août 2022

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En amour, comme en tout, rien n’a changé depuis le 19eme siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l’amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.

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Cela fait des années que je me promets de lire l'ensemble de la - courte - œuvre de Jane Austen. J'ai déjà lu Orgueil et préjugés (premier roman que j'ai lu de l'auteure), Persuasion et Lady Susan
Depuis quelques temps, l'envie de retrouver la plume de Jane Austen s'est faite sentir et les grandes vacances ont été pour moi l'opportunité de me plonger dans un autre titre.
Je connaissais déjà l'histoire de Raison et sentiments pour avoir vu son adaptation par la BBC, néanmoins j'ai beaucoup apprécié cette lecture malgré l'absence de surprise.
C'est toujours le même type de récit et de construction que dans les autres romans de Jane Austen, mais le plaisir de lecture est chaque fois renouvelé.
L'écriture est belle, le ton est tour à tour mordant, drôle ou tragique. L'analyse fine des personnages est un pur régal, j'ai en particulier adoré celui Thomas Palmer !
L'intrigue est maîtrisée et bien amenée, bref, si vous aimez l'écriture de Jane Austen, ce titre est un très bon cru.

Titre original : Sense and Sensibility
Traduit de l'anglais par Jean Privat
10/18, 382 pages

A l'adresse du bonheur (Lorraine Fouchet)

lundi 8 août 2022

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En lisant les petites annonces, Pierre Saint-Jarme découvre que Ker Joie, la maison de famille vendue dix ans plus tôt, est de nouveau sur le marché. Il se précipite pour la racheter. Trop tard. Alors il la loue, le temps d’un week-end, pour réunir la tribu sur l’île de Groix et organiser l’anniversaire d’Adeline, sa mère. Mais Pierre n’est pas le seul à lire les journaux… Un accident survenu il y a trente-sept ans s’invite à la fête. Tandis qu’Adeline souffle ses quatre-vingts bougies et pioche des moments précieux dans le bocal à émotions, les fracas du passé tracent vers l’île. Et si vous pouviez racheter votre maison d’enfance ? Ce roman ravive les souvenirs, parle du serment d’Hippocrate, de rancune tenace, et surtout d’amour. Il appelle à éclairer la nuit pour ceux qu’on aime, et réveille le parfum des vacances et des recettes de grand-mère.

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C'est le premier livre que je lisais de Lorraine Fouchet, et ce fût, ma foi, une fort jolie découverte.
La couverture et le fait que l'histoire se déroule en Bretagne sont à l'origine de mon désir de lire A l'adresse du bonheur, et je dois dire que je n'ai pas été déçue.
C'est un récit doux-amer (mais qui penche tout de même davantage du côté de la douceur), sur les liens qui se font et se défont, sur les relations familiales, sur la filiation. On trouve aussi dans ce roman un parfum de vacances, des embruns et l'atmosphère propre aux îles, bref c'était une lecture idéale pour la saison estivale.
J'ai passé un agréable moment en compagnie de Pierre et de sa famille.

Héloïse d'Ormesson, 316 pages, 2022

America[s] (Ludovic Manchette, Christian Niemiec)

lundi 27 juin 2022

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Un road trip initiatique et sensible à travers l'Amérique par les auteurs d'Alabama 1963.

Philadelphie, juillet 1973. Voilà un an qu'Amy est sans nouvelles de sa grande sœur partie tenter sa chance au Manoir Playboy, à Los Angeles. Inquiète, la jeune adolescente décide de la rejoindre. Pour cela, il lui faudra traverser les États-Unis. Seule.

Dans une Amérique de la contre-culture secouée par le scandale du Watergate et traumatisée par la guerre du Vietnam, elle croisera la route d'individus singuliers : vétéran, couple en cavale, hippies de la dernière heure, un Bruce Springsteen encore débutant, mais aussi une certaine Lorraine, autrefois serveuse à Birmingham, en Alabama...

Dans ce deuxième roman, les auteurs d'Alabama 1963 convoquent Sur la route, L'Attrape-cœurs, Le Magicien d'Oz ou encore Alice au pays des merveilles pour un road trip initiatique sensible et original. Une ode à l'amitié et à la liberté.

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J'ai passé un excellent moment de lecture en compagnie d'Amy et de ses compagnons de voyage. Ce road trip sent bon les vacances, l'Amérique des années 70 et le rock. Bien entendu, le roman n'est pas aussi léger qu'il y paraît, mais pourtant il s'inscrit dans les lectures "feel good". Le style est vivant, les dialogues fusent, l'écriture immersive. On se sent bien entre ces pages et on aimerait y rester plus longtemps.
C'est le deuxième titre que je découvre du duo Ludovic Manchette/Christian Niemiec après Alabama 1963, et une fois encore, ça m'a beaucoup plu.
Des auteurs à suivre, sans aucun doute.

Le Cherche Midi, 284 pages, 2022

Ce qui vient après (JoAnne Tompkins)

vendredi 24 juin 2022

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Dans l’État brumeux de Washington, Isaac traverse seul le deuil de son fils adolescent, Daniel, assassiné par son meilleur ami Jonah. Ce dernier se suicide et le monde de sa mère Lorrie s’effondre à son tour. Il n’y a aucune explication à ce drame. Isaac et Lorrie, autrefois amis, s’évitent telles des ombres séparées par leurs pertes incommensurables. Jusqu’à l’apparition soudaine d’une sans-abri de seize ans, enceinte. Recueillie par Isaac, accompagnée par Lorrie, Evangeline devient un rai de lumière dans leur vie. Mais une révélation éclate : la jeune fille avait croisé le chemin des garçons la semaine du meurtre. Tous trois devront confronter leurs souvenirs douloureux. Car comprendre le passé est leur seule chance de pouvoir se tourner vers l’avenir. 

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Deux éléments m'ont donné envie de lire Ce qui vient après : son résumé et sa superbe couverture.
J'étais intriguée par l'idée de départ, à savoir la mort brutale de deux jeunes adultes et amis, l'un assassiné par l'autre. Je n'avais pas vraiment d'attente, mais, en lisant ce roman, j'ai été agréablement surprise. C'est un récit qui s'apprivoise, qui va crescendo, tout doucement. Les explications et les détails viennent au fil des pages, il faut se montrer patient pour découvrir ce qui s'est passé dans la vie de Daniel et de Jonah. C'est une écriture toute en subtilité, pudique et belle, ciselée. 
Un roman qui aborde de multiples thématiques telles que le deuil, le pardon, la violence... Aucun personnage n'est épargné, ils ont tous leurs blessures propres, et pourtant Ce qui vient après n'est pas triste ni glauque, bien au contraire. C'est un message d'espoir et de résilience.
Un premier roman réussi et touchant.

Titre original : What comes after
Traduit de l'américain par Sophie Aslanides
Gallmeister, 573 pages, 2021 pour l'édition originale et 2022 pour l'édition française

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