BIBLIOTHEQUE › Littérature générale

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Souvenirs de Marnie (Joan G. Robinson)

mercredi 28 juillet 2021

009029251.jpgPrésentation de l'éditeur :

Sans cesse effrayée à l’idée d’être rejetée, Anna, petite orpheline solitaire du cœur de Londres, s’efforce de paraître la plus ordinaire possible et de ne jamais se faire remarquer. Ses parents adoptifs l’envoient profiter du climat salutaire d’un village côtier de l’est de l’Angleterre. Accueillie par un couple aussi bienveillant que rustique, elle laisse s’écouler le temps en rêvant dans les dunes qui s’avancent dans la mer, et fait la rencontre avec la mystérieuse Marnie, qui surgit toujours quand on ne s’y attend pas et devient sa toute première véritable amie. Seulement aussi subitement qu’elle est apparue, et avant même qu’Anna ne s’habitue à sa présence, Marnie disparaît.

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Le film d'animation réalisé par le studio ghibli m'a tellement plu que j'étais très excitée à la perspective de pouvoir lire le roman dont il a été adapté. Notons au passage que c'est une édition française inédite, qui plus est chez Toussaint Louverture qui a encore fait un travail éditorial extraordinaire. Le livre est de toute beauté.
Pour ce qui est de la lecture, hélas, j'ai été déçue. L'histoire est bien écrite - le film d'animation est d'ailleurs très fidèle au texte - mais je suis restée en dehors. Le souci, c'est que Souvenirs de Marnie est avant tout un roman d'ambiance, et que, malheureusement, je n'ai pas réussi à y embarquer pleinement (alors que dans le film j'étais en totale immersion). C'est clairement un regard subjectif que je porte ici, ce n'est que l'expression de mon ressenti propre et je peux comprendre que ce livre ait enchanté bon nombre de lecteurs. C'est juste que ça n'a pas fonctionné avec moi et j'en suis bien attristée.

Titre original : When Marnie Was There
Traduit de l'anglais par Patricia Barbe-Girault
Monsieur Toussaint Louverture (Monsieur Toussaint Laventure), 356 pages, 1967 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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La fleur perdue du chaman de K. (Davide Morosinotto)

lundi 19 juillet 2021

008924016.jpgPrésentation de l'éditeur :

Pérou, 1986. Être admise dans une clinique neurologique ne faisait pas vraiment partie des projets de Laila… Mais si ses symptômes ne s’étaient pas manifestés, jamais Laila n’aurait rencontré El Rato. Et jamais ils n’auraient découvert un étrange journal, écrit en 1941 par un certain Dr Clarke, dans lequel le dessin d’une fleur allait changer le cours de leur existence. Utilisée par les chamans de la tribu de K., la Fleur Perdue aurait un grand pouvoir de guérison (encore faut-il la dénicher). Lorsque le diagnostic tombe pour Laila, et que l’espoir ne semble plus permis, les deux amis décident de tenter le tout pour le tout : trouver la fleur et ainsi guérir Laila. Mais pour cela, un long voyage des Andes à la forêt amazonienne les attend, un long voyage semé d’embûches…

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J'ai découvert la plume de Davide Morosinotto il y a trois ans avec Le célèbre catalogue Walker & Dawn, une chouette lecture dépaysante à souhait.
L'aventure de La fleur perdue du chaman de K. se déroule également sur le continent américain, mais plus au sud, au niveau de l'Amazonie. 
Il n'est pas aisé de parler de ce roman à l'écriture si particulière. Particulière de part son style, mais également en ce qui concerne la mise en page du livre. En effet, un important travail éditorial a été réalisé pour ce roman dont le texte n'est pas présenté de manière classique. D'ailleurs, l'objet-livre, à l'instar du Catalogue Walker & Dawn, est très beau.
La fleur perdue du chaman de K. est un savant mélange entre récit d'aventure et conte initiatique. J'y ai retrouvé le style un peu décalé de l'auteur qui m'avait plu, flirtant entre le poétique et le loufoque. Le résultat est assez étonnant.
Cette histoire m'a fait voyager, vivre dans un pays imaginaire aux côtés de El Rato et Laila. La balade était belle.
Davide Morosinotto est décidément un auteur qui sort des sentiers battus et dont je suis curieuse de découvrir les autres titres.

Titre original : Il fiore perduto dello sciamano di K
Traduit de l'italien par Marc Lesage
L'école des loisirs (Médium +), 523 pages, 2019 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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Waterloo Necropolis (Mary Hooper)

vendredi 16 juillet 2021

001009516.jpgPrésentation de l'éditeur :

Londres, 1861. Grace Parkes, presque 16 ans, embarque à bord de l’express funéraire Necropolis, en direction du cimetière de Brockwood, pour y dire adieu à un être cher. Elle fera là-bas une rencontre décisive en la personne de Mr et Mrs Unwin, entrepreneurs de pompes funèbres, qui lui proposent de devenir pleureuse d’enterrement. D’abord réticente, la jeune fille finit par accepter leur offre, et doit faire face aux manigances de cette famille peu scrupuleuse, prête à tout pour s’emparer d’un mystérieux héritage.

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Cela faisait bien longtemps que ce roman me tentait avec sa couverture fascinante. Waterloo Necropolis est le premier que je lis de Mary Hooper mais certainement pas le dernier. Maintenant que je me suis frottée à sa plume, j'ai très envie de réitérer l'expérience et de découvrir ses autres titres.
Au-delà de l'aspect fictionnel, ce que j'ai trouvé particulièrement intéressant, c'est que l'auteure bâtit son récit à partir de faits historiques. Ici, en l'occurrence, elle s'est inspirée de l'épidémie de choléra qui fit rage en Angleterre dans les années 1830, et du culte du deuil qui s'ensuivit dans la capitale londonienne en particulier. 
Fiction et Histoire s'emboîtent ainsi parfaitement pour former un roman bien écrit et original.
J'ai beaucoup aimé suivre cette aventure à l'époque victorienne. L'atmosphère était étrange et fort bien rendue, effet d'immersion total.

Titre original : Fallen Grace
Traduit de l'anglais par Fanny Ladd et patricia Duez
Les grandes personnes, 313 pages, 2010 pour l'édition originale et 2011 pour l'édition française

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Chère Mamie au pays du confinement (Virginie Grimaldi)

mercredi 19 mai 2021

008252594.jpgLors du confinement en mars 2020, Virginie Grimaldi a repris sa correspondance fictive avec sa mamie entamée en 2018
Durant 55 jours, elle a posté quotidiennement ses missives à la fois émouvantes et drôles. Son quotidien, ses angoisses, son ressenti, son expérience du confinement... elle a exprimé dans ces lettres ce que chacun de nous a vécu durant cette période d'hébétude collective.
J'avais beaucoup aimé Chère Mamie et je me suis régalée avec Chère Mamie au pays du confinement.
Je l'ai lu d'une traite, tour à tour souriant, gloussant et riant aux éclats. Parce que c'est franchement drôle ! L'auteure a un tel sens de l'autodérision et de l'humour en général que c'est absolument jubilatoire de la lire.

Le plus petit fêtait ses huit mois, pour l'occasion on a préparé des crêpes et on les a dégustées devant lui, pendant qu'il se tapait une purée de brocolis.

Un excellent moment en compagnie de ce petit livre dont les bénéfices sont reversés à la Fondation des hôpitaux de France.
Vous n'avez désormais plus aucune excuse pour ne pas vous le procurer illico !

Le livre de poche, 240 pages, 2020

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Les enfants sont rois (Delphine de Vigan)

lundi 17 mai 2021

 008947762.jpgIl me semble que je n'avais encore jamais lu de roman de Delphine de Vigan jusqu'à présent. Celui-ci m'intriguait pour sa thématique. Comme tout le monde, je connais un peu l'univers des influenceurs, mais seulement côté adultes. Je n'ai jamais consulté de chaînes dédiées aux enfants influenceurs.
Les enfants sont rois est en quelque sorte un mix entre essai et fiction. Si l'histoire est totalement fictive, en revanche elle demeure très réaliste ; c'est ce qui la rend intéressante. Le fond est bien documenté et j'ai découvert dans ces pages un monde assez glaçant.
J'ai apprécié la relative neutralité du point de vue de Delphine de Vigan. Bien que son regard ne soit pas complètement impartial, elle ne juge pas pour autant, préférant donner à réfléchir.
C'est un sujet d'actualité qui pose de nombreuses questions et j'ai trouvé que ce roman était un bon support pour cela.
Un texte bien pensé, qui m'a plu.

Gallimard (Blanche), 352 pages, 2021

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Le phare aux oiseaux (Michael Morpurgo et Benji Davies)

vendredi 14 mai 2021

009060583.jpgCoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Une nuit de tempête, Ben, le gardien du phare de l'île aux Macareux, aperçoit un bateau malmené par les flots déchainés. Il saute dans sa barque pour porter secours aux passagers. Parmi eux, se trouve un petit garçon qui n'est pas près d'oublier qui lui a sauvé la vie.

Ce garçon, c'était moi, Allen, et cette rencontre allait être le début d'une incroyable aventure.

***

Coup de cœur pour cette histoire qui m'a énormément touchée. Une histoire de vie, d'amitié, d'amour des animaux. Difficile de dire ce qu'il y a de merveilleux dans ce livre. Michael Morpurgo est un conteur, il sait mettre en mots un récit et le rendre envoûtant. Il sait bouleverser avec quelques phrases, à partir de situations ordinaires. Quand il écrit, la magie opère, tout simplement. Sa plume, bien que différente, me fait penser à celle du génie Roald Dahl. Chacun d'eux, avec son style - l'humour et la fantaisie pour Roald Dahl, la poésie et la force d'évocation pour Michael Morpurgo -, sait émerveiller le lecteur, l'emporter dans ses histoires.
On a le sentiment, en lisant Le phare aux oiseaux, que son auteur s'est intégralement projeté dans son livre, il croit à ce qu'il raconte et cette force de conviction fait que l'on est convaincu à notre tour.
Je ne sais comment exprimer mon ressenti au sortir de cette magnifique histoire, car c'est somme toute assez personnel et je suppose que d'autres seront peut-être moins enthousiastes, mais sachez que j'ai adoré ce moment hors du temps, cette balade fabuleuse.

Titre original : The Puffin Keeper
Traduit de l'anglais par Diane Ménard
Gallimard Jeunesse, 104 pages, 2020 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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Disgrace (Brittainy C. Cherry)

vendredi 7 mai 2021

9782755686760-413x650.jpgPrésentation de l'éditeur :

Grace Harris a toujours été du genre obéissant, toujours soucieuse de faire plaisir. Digne fille des prêcheurs de la ville elle a dès l'enfance tenu a montrer le bon exemple.
Après la trahison de son mari, elle a découvert qu'elle en avait assez de faire plaisir à tout le monde.
Jackson Emery a depuis toujours été méprisé et jugé par les habitants de la ville. Il était le mouton noir et personne ne voulait avoir affaire avec lui ou son père à cause de sa réputation de mauvais garçon. Cependant personne n'a jamais pris le temps d'essayer de le connaître vraiment et de voir le garçon brisé en lui, personne jusqu'à ce qu'il la rencontre.

***

Premier contact avec la plume de Brittainy C. Cherry, et bonne pioche avec cette jolie romance.
Ce qui m'a plu le plus dans ce roman, ce sont les deux personnages principaux ; en particulier Jackson qui est extrêmement touchant et attachant. Son attitude vis-à-vis de Grace est belle, on ne sombre pas dans les clichés ni dans une relation cul-cul, fort heureusement.
Deux éléments m'ont cependant gênée dans Disgrace. Le premier est lié au livre lui-même et concerne la religion que j'ai trouvé bien trop présente. Forcément, Grace étant fille de pasteur, il fallait s'y attendre, mais j'ai trouvé que c'était un peu "too much". Cela dit, ça ne gâche rien au potentiel de l'histoire.
Le second bémol, en revanche, est bien plus important mais ne concerne pas l'écriture de l'auteur, il est exclusivement lié à l'édition française. D'une part, la traduction est assez mauvaise, certaines tournures de phrases ne sont pas très fluides. D'autre part, et là ça m'a totalement exaspérée, ce livre est bourré de coquilles. Il faut croire qu'Hugo roman n'a pas de relecteurs ou que ces derniers sont payés lance-pierre, bref, Disgrace est truffé de coquilles et je trouve cela totalement irrespectueux vis-à-vis du lecteur. Quand on songe que la version papier du livre coûte actuellement 17 €, je trouve que c'est ni plus ni moins du vol. Soit, l'erreur est humaine, on peut pardonner une ou deux fautes de frappe dans un ouvrage, mais quand c'est en pareille quantité, cela devient juste insupportable. Bref, je vous conseille cette lecture plutôt en anglais ou en version ebook pour ceux qui ne lisent pas l'anglais. Pas besoin de payer 17 € pour ce produit mal fini (et en plus la couverture est moche, mais ceci est un autre sujet !).

Titre original : Disgrace
Traduit de l'anglais par Marie-Christine Tricottet
Hugo Roman, 453 pages, 2018 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

Anne d'Avonlea (Lucy Maud Montgomery)

vendredi 30 avril 2021

008823584.jpgPrésentation de l'éditeur :

Avec ses yeux gris qui brillent comme les étoiles du soir et ses cheveux roux toujours aussi mordants que son tempérament, Anne, désormais âgée de seize ans, a su gagner l’affection des habitants d’Avonlea. Alors qu’elle prend ses fonctions d’institutrice, son caractère se dévoile tout en nuances et envolées idéalistes. Elle fera de nouvelles rencontres, comme Monsieur Harrison, leur voisin à Green Gables, ou Mademoiselle Lewis, qui vit dans le Pavillon aux échos. Il y a également Paul, un élève fascinant et, à n’en pas douter, une future âme sœur, ou les jumeaux Dora et Davy qui débarquent à Green Gables histoire d’épicer le quotidien enfin paisible de Marilla. Alors qu’Anne devient une jeune femme, les péripéties de son existence nous enchantent toujours autant qu’elles nous touchent.

***

Quel bonheur de retrouver Anne, qui plus est dans cette sublime réédition de Monsieur Toussaint Louverture !
Au départ, j'étais perplexe en entamant cette lecture car je ne cessais de la comparer mentalement à la série télévisée, jusqu'à ce que je comprenne que cette dernière ne suit pas réellement la chronologie des livres.
Et finalement c'est tant mieux, car j'ai ainsi découvert tout un pan de la vie d'Anne qui m'était jusqu'alors inconnu.
Dans ce deuxième opus, on la retrouve jeune adulte et nouvellement institutrice. On suit son quotidien entre sa vie à Green Gables avec Marilla et les jumeaux Dora et Davy , ses débuts dans l'enseignement et ses amitiés.
Lire les aventures d'Anne, c'est toujours un pur plaisir. L'écriture de Lucy Maud Montgomery ouvre au lecteur les portes d'un monde enchanteur où il fait bon se lover.
Entre poésie, réflexions sur la vie et humour, ce livre est un hymne à la félicité et à la nature.
Superbe.

Titre original : Anne of Avonlea
Traduit de l'anglais par Isabelle Gadoin
Monsieur Toussaint Louverture (Monsieur Toussaint Laventure), 343 pages, 1909 pour l'édition originale et 2021 pour la présente édition française

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La fille du docteur Baudoin (Marie-Aude Murail)

vendredi 23 avril 2021

007443058.jpgPrésentation de l'éditeur :

Ils sont deux à se partager la clientèle du cabinet. Jean Baudoin, le fondateur, la cinquantaine à la fois fringante et fatiguée. Il ne garde jamais les gens plus de dix minutes, distribue les médocs comme les regards méprisants. Les malades l'énervent de plus en plus. Et Vianney Chasseloup, un débutant, avec des yeux d'âne, un prénom de saint, une triste figure de chevalier, les cheveux en pagaille et le veston froissé. C'est lui qui soigne tous ceux dont Baudoin ne veut plus : les vieux, les gâteux, les paumés, les cas désespérés. Mais voilà qu'un jour, parmi les patients du docteur Chasseloup, se glisse une toute jeune fille aux yeux bleus, presque violets. Violaine. Aussi jolie que son prénom peut le laisser espérer. Elle a tout pour être heureuse. C'est la fille du docteur Baudoin. Alors, qu'est-ce qu'elle fait là ?

***

Ce roman m'a démontré une nouvelle fois l'immense talent de Marie-Aude Murail. A partir d'une histoire ordinaire - banale, oserais-je dire - elle parvient à transporter le lecteur et à lui faire vivre le récit par procuration. Elle rend visible l'invisible, les personnages terriblement vivants, palpables ; on est forcé de ressentir quelque chose à leur égard. De manière générale, c'est, à mon sens, la grande force de l'auteure : impliquer le lecteur, ne pas le laisser en dehors de l'histoire. On peut aimer ou détester, mais on ne peut pas passer à côté. Une fois entamé les premières lignes, on est ferré, c'est la magie Marie-Aude Murail.
Je suis passée pas loin du coup de cœur avec La fille du docteur Baudoin et j'ai adoré ce moment de lecture.

L'école des loisirs (Médium+ Poche), 280 pages, 2021 pour la présente édition

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La brodeuse de Winchester (Tracy Chevalier)

vendredi 2 avril 2021

007795252.jpgPrésentation de l'éditeur :

Winchester, 1932. Violet Speedwell, dactylo de trente-huit ans, fait partie de ces millions de femmes restées célibataires depuis que la guerre a décimé toute une génération de fiancés potentiels. «Femme excédentaire», voilà l’étiquette qu’elle ne se résigne pas à porter, à une époque où la vie des femmes est strictement régentée. En quittant une mère acariâtre, Violet espérait prendre son envol, mais son maigre salaire lui permet peu de plaisirs et son célibat lui attire plus de mépris que d’amis. Le jour où elle assiste à un curieux office à la cathédrale, elle est loin de se douter que c’est au sein d’un cercle de brodeuses en apparence austère – fondé par la véritable Louisa Pesel – qu’elle trouvera le soutien et la créativité qui lui manquent. En se liant d’amitié avec l’audacieuse Gilda, Violet découvre aussi que la cathédrale abrite un tout autre cercle, masculin cette fois, dont Arthur, sonneur de cloches, semble disposé à lui dévoiler les coulisses. À la radio, on annonce l’arrivée d’un certain Hitler à la tête de l’Allemagne.

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De Tracy Chevalier, je n'avais lu jusqu'à présent que La jeune fille à la perle qui ne m'avait guère plu. J'ai abordé La brodeuse de Winchester sans trop en attendre, et ma foi, j'ai plutôt aimé cette lecture.
Les reproches que j'avais émis à l'encontre de l'écriture de l'auteure dans La jeune fille à la perle sont valables aussi pour ce roman et je n'ai pas ressenti d'émotion à l'égard des personnages. Le style de l'auteure est assez froid et je ne suis pas parvenue à embarquer totalement dans l'histoire, restant toujours légèrement à distance (mais moins que dans La Jeune fille à la perle). Par contre, j'ai trouvé très intéressant toutes les scènes qui traitent de la broderie ou des sonneurs de cloches. Deux univers qui m'étaient inconnus et qui sont fascinants. Ce roman possède un je-ne-sais-quoi de contemplatif qui m'a rappelé d'une certaine manière - et bien que dans une culture totalement différente - l'atmosphère de La papeterie Tsubaki
Une lecture agréable, une jolie parenthèse.

Titre original : A Single Thread
Traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff
La table ronde (Quai Voltaire), 349 pages, 2019 pour l'édition originale et 2020 pour l'édition française

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Existe aussi en ebook

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