Sang trouble (Robert Galbraith)

mercredi 1 juin 2022

9791035406424-001-T.jpegCoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Cormoran Strike est en visite dans sa famille en Cornouailles quand une inconnue l'approche pour lui demander de l'aide. Elle aimerait retrouver sa mère, Margot Bamborough, disparue dans des circonstances jamais éclaircies en 1974.
Strike n'a encore jamais travaillé sur une affaire classée, et en l'occurrence, 40 ans se sont écoulés depuis les faits. Intrigué, il accepte, malgré le peu de chances de résoudre l'affaire et la longue liste des cas sur lesquels lui et son associée Robin Ellacott travaillent déjà. Cette dernière est embourbée dans un divorce déjà compliqué, ses sentiments pour Strike n'arrangeant rien.
Petit à petit, l'enquête apparaît comme extraordinairement complexe. Sur leur chemin, Robin et Strike rencontrent des témoins peu fiables, s'interrogent sur des jeux de tarots, tout en poursuivant des pistes qui semblent mener vers un serial killer psychopathe. Ils apprendront bientôt, à leurs dépens, que même des affaires classées peuvent se révéler dangereuses...
Ce cinquième volume de la série des Cormoran Strike, épique et labyrinthique à souhait, nous offre une lecture haletante. Incontestablement le meilleur roman de Robert Galbraith à ce jour.

***

Quel bonheur que ces retrouvailles avec Cormoran Strike ! Je l'attendais de pied ferme ce cinquième volet, et je dois dire que l'auteure m'a une fois de plus conquise. 
L'intrigue n'est pas simple mais extrêmement bien ficelée et amenée. 
Les différentes rencontres dans le cadre de l'enquête sont passionnantes, les dialogues entre les protagonistes aux petits oignons, le ton toujours mordant.
Le personnage du détective de plus en plus attachant, je crois que je suis entrain de tomber amoureuse...!
C'est bien simple, j'ai tout aimé dans ce roman. 
C'était intelligent, drôle, prenant.
C'était parfait. ♥♥♥♥♥

Texte intégral lu par Philippe Résimont
Traduit de l'anglais par Florianne Vidal
Audiolib, mars 2022
Durée totale d'écoute : 33h02

Souviens-toi de septembre ! (Marie-Aude Murail et Lorris Murail)

vendredi 12 novembre 2021

009534998.jpgPrésentation de l'éditeur :

Il s’en passe des choses au mois de septembre au Havre ! Septembre 1944, alors que la ville est bombardée par les Anglais, un sauveteur havrais extrait des décombres un nourrisson endormi ainsi qu’un grand sac au contenu mystérieux. Septembre 2020, le journal Paris-Normandie lance un concours d’écriture sur ‘’Les enfants havrais durant la guerre de 39-45’’. Angie Tourniquet, 12 ans, se met sur les rangs avec l’idée de recueillir le témoignage du notable et mécène de la région, Maurice Lecoq, dont on vient de fêter le centenaire. Mais les propos du vieillard sont confus, tout autant que les réactions de son entourage. Vols, disparitions, lettres de menace... Voilà Angie embarquée dans une nouvelle affaire, pile au moment où son voisin et ami, le capitaine de police Augustin Maupetit, décide de la prendre comme stagiaire. Officieusement, bien sûr...

***

Souviens-toi de Septembre ! est la suite d'Angie !, découvert au printemps dernier. Une série policière jeunesse écrite à quatre mains par le frère (Lorris) et la sœur (Marie-Aude) Murail.
J'ai eu globalement le même ressenti à la lecture de ce roman que pour le précédent. La première partie m'a semblée un peu lente, pas très immersive, puis tout d'un coup le scénario devient plus palpitant, les liens se créent, et j'ai englouti la fin avec grand plaisir.
Ce que j'aime, très clairement, dans cette série, c'est l'humour, les dialogues qui fusent et les personnages hauts en couleurs (mention spéciale pour la tante Thérèse !). Comme toujours avec Marie-Aude Murail (n'ayant lu qu'un seul roman de son frère, je manque de recul à son sujet), c'est extrêmement bien écrit et très agréable à lire. 
Une suite réussie.

L'école des loisirs (Médium+), 460 pages, 2021

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Alabama 1963 (Ludovic Manchette, Christian Niemiec)

vendredi 6 août 2021

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Birmingham, Alabama, 1963. Le corps sans vie d’une fillette noire est retrouvé. La police s’en préoccupe de loin. Mais voilà que d’autres petites filles noires disparaissent…
Bud Larkin, détective privé bougon, alcoolique et raciste, accepte d’enquêter pour le père de la première victime.
Adela Cobb, femme de ménage noire, jeune veuve et mère de famille, s’interroge : « Les petites filles, ça disparaît pas comme ça… »
Deux êtres que tout oppose. A priori.

Sous des airs de roman policier, Alabama 1963 est avant tout une immersion dans l'Amérique des années 60 avec la ségrégation en guise de décor.
Le récit est très efficace visuellement parlant - est-ce lié à l'écriture à quatre mains ? -, on l'imagine volontiers porté sur grand écran. Les personnages de Bud et Adela sont bien campés et attachants, on ressent d'emblée de l'empathie et même de la sympathie à leur égard. L'histoire est habilement inscrite dans le contexte historique. Le style d'écriture vivant et fluide.
Bref, j'ai passé un agréable moment de lecture avec ce bon roman qui m'a rappelé - et m'a donné envie de relire - La couleur des sentiments. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il sort en poche en octobre prochain !

Le Cherche Midi, 377 pages, 2020

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Bretzel & beurre salé (Margot et Jean Le Moal)

lundi 26 juillet 2021

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Mais qui est le nouveau propriétaire mystère de la plus belle maison de Locmaria, celle de la pointe de Kerbrat ?
Tout ce paisible village du Finistère le guette depuis des semaines et voilà que débarque, en pleine tempête, Cathie Wald, une pimpante Strasbourgeoise. La cinquantaine, divorcée, caractère bien trempé, elle a décidé de prendre un nouveau départ en Bretagne, et d’ouvrir à Locmaria un restaurant de spécialités alsaciennes.
La plupart des habitants l’accueillent à bras ouverts, ravis de ce petit vent de changement. Mais certains voient son installation d’un mauvais œil. Et ne tardent pas à lancer les hostilités. Après une soirée choucroute, un notable du village s’effondre, et Cathie est accusée de l’avoir empoisonné.
Une tentative de faire plier bagages à l’étrangère ?
Quoi qu’il en soit, Cathie n’est pas du genre à se laisser intimider. Et rien ne l’arrêtera pour prouver l’innocence de sa choucroute traditionnelle, quitte à se lancer elle-même sur les traces du coupable !

Voilà un cosy mystery au parfum d'embruns et de crêpes parfait pour un moment détente à la plage. L'intrigue n'est pas folle, il n'y a pas vraiment d'enquête, mais ce n'est pas non plus ce que l'on cherche dans ce genre de livre. C'est plutôt bien écrit, l'ambiance bretonne est restituée de manière réaliste et ceux qui ne connaissent pas la Bretagne s'y sentiront peut-être dépaysés.
Une lecture agréable. Pas sure par contre de lire la suite, ce tome-ci m'a suffi.

Calmann Levy, 270 pages, 2021

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Série Bill Hodges (Stephen King)

vendredi 23 juillet 2021

Il y a quelques années de cela, j'ai lu Carnets noirs sans savoir que c'était le deuxième tome de la trilogie consacrée au policier retraité Bill Hodges.
Cette année, j'ai décidé de lire la série dans l'ordre (et donc de relire Carnets noirs). Je chronique ici les trois tomes, mais mon avis sur le deuxième n'est qu'un copié-collé de mon billet d'origine puisque j'ai eu le même ressenti lors de cette seconde lecture.

008283470.jpgCoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Midwest, 2009. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue devant un salon de l’emploi. Soudain, une Mercedes fonce sur la foule, laissant huit morts et quinze blessés dans son sillage. Le chauffard, lui, a disparu dans la brume, sans laisser de traces. Un an plus tard, Bill Hodges, flic à la retraite qui n’a pas su résoudre l’affaire, reste obsédé par ce massacre. Une lettre du « tueur à la Mercedes » va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent.

***

Coup de cœur pour ce premier tome incroyablement prenant. Les personnages sont extrêmement bien travaillés, c'est d'ailleurs, je trouve, le point fort de King dans ses romans. Mention spéciale ici pour le rôle du méchant qui est fascinant de folie et de cruauté.
L'intrigue est géniale, menée de main de maître, tous les éléments s'enchaînent avec virtuosité et la tension va crescendo jusqu'à la toute fin. C'est machiavélique, sombre et totalement jouissif. Du très grand King. 

T1 - Mr. Mercedes
Titre original : Mr. Mercedes
Traduit de l'anglais par Océane Bies et Nadine Gassie
Le livre de poche, 2014 pour l'édition originale et 2016 pour la présente édition française

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Présentation de l'éditeur :

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Devenu fou de rage depuis la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s'emparer de sa fortune et, surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C'était compter sans les mauvais tours du destin... et la perspicacité du détective Bill Hodges.

***

Le thème central en est l'obsession d'un fan, ici en particulier d'un lecteur.
L'auteur John Rothstein ne publie plus depuis quelques années et a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. L'un d'entre eux, Morris Bellamy, ne va pas parvenir à surmonter sa frustration et va commettre l'irréparable en assassinant tout bonnement John Rothstein. Avant de fuir le lieu du crime, il va s'emparer de précieux carnets d'écriture qui renferment entre autre une suite à la série Jimmy Gold.

Voilà le point de départ du récit qui va rapidement évoluer et se compliquer. Au fil du temps, les nœuds de l'intrigue se resserrent et la tension grimpe de page en page.
Vous devez vous en douter, cette histoire d'obsession, de lecteur compulsif et névrosé m'a beaucoup plu ! Une fois de plus, la plume de Stephen King m'a emportée dans ce roman noir. Les personnages sont terribles et bouleversants, l'atmosphère pesante et oppressante. Avec ce thème autour de la lecture, c'était si je puis le formuler ainsi "la cerise sur le gâteau" et j'ai adoré cette lecture glauque à souhait !

T2 - Carnets noirs
Titre original : Finders Keepers
Traduit de l'anglais par Océane Bies et Nadine Gassie
Le livre de poche, 2015 pour l'édition originale et 2017 pour la présente édition française

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Présentation de l'éditeur :

Dans la chambre 217 de l’hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

***

J'ai légèrement moins apprécié ce troisième et dernier tome pour une raison toute simple, c'est qu'on n'est plus dans le genre policier "pur". En effet, King distille de petits éléments fantastiques là où j'aurais préféré rester dans une intrigue policière classique. Cela dit, comme c'est le maître du genre qui est aux commandes, cela donne tout de même un excellent roman !
J'ai adoré retrouver les personnages de Bill, Holly et Jerome, ce trio totalement improbable mais qui fonctionne à merveille. J'ai aimé retrouver l'ambiance des deux premiers volumes et j'ai terminé cette série avec regrets, c'était vraiment extra !

T3 - Fin de ronde
Titre original : End of Watch
Traduit de l'anglais par Océane Bies et Nadine Gassie
Le livre de poche, 2016 pour l'édition originale et 2019 pour la présente édition française

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Le tueur à la cravate (Marie-Aude Murail)

lundi 12 juillet 2021

003851435.jpgPrésentation de l'éditeur :

En quelques clics et en empruntant l’identité de son père, Ruth Cassel, quatorze ans, a déposé une vieille photo de classe noir et blanc sur le site perdu-de-vue.com. La manip n’a qu’un but : l’aider à faire la différence entre deux jumelles aux yeux noisette, Ève-Marie, morte l’année de la photo, et Marie-Ève, la mère de Ruth, morte vingt ans plus tard.
Très vite, comme s’ils avaient attendu ce signal, des anciens de la terminale C3 se manifestent. Guy Dampierre, l’ex-beau gosse de la classe, Alice Meyzieux, une copine des jumelles, madame Parmentier, prof de philo désormais à la retraite et, en prime, René Lechemin, un grand-père dont Ruth ne soupçonnait pas l’existence, s’empressent de lui répondre. Tout pourrait s’arrêter là, mais…
La photo de classe a réveillé de terribles souvenirs. Les e-mails évoquent un meurtre, celui d’Ève-Marie, commis par un étrangleur récidiviste, le tueur à la cravate. Bien plus effrayant, ils mettent en cause celui que Ruth aime le plus au monde, cet homme au charme énigmatique, Martin Cassel, son père.

Au moment d'écrire cette chronique je réalise que c'est le dix-neuvième billet que je vais consacrer à Marie-Aude Murail sur Oceanicus in folio !
En effet, "quand on aime, on ne compte pas" et MAM figure sans aucun doute au panthéon de mes auteurs préférés. Découvrir un de ses livres est toujours source d'une joie profonde pour moi ; je sais que je vais passer, au mieux, un bon moment, et bien souvent, un excellent.
Le tueur à la cravate est un roman (jeunesse) policier, style dans lequel l'auteure écrit moins. Jusqu'à présent, je n'avais lu qu'Angie d'elle dans le même genre.
L'histoire est bien troussée, l'intrigue tient la route et on passe un agréable moment de lecture. Bien entendu, ce qui est intéressant ici - du moins pour le lecteur adulte -, c'est comme toujours le travail qui est fait sur les personnages. 
S'il ne fera pas partie de mes favoris, Le tueur à la cravate est un bon roman.
A noter qu'en fin d'ouvrage, on trouve un journal tenu par Marie-Aude Murail au moment de l'écriture du roman. Je l'ai trouvé passionnant et rien que pour cela, il est intéressant de se procurer et de lire ce livre !

L'école des loisirs (Médium + poche), 362 pages, 2020 pour la présente édition

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Le serpent majuscule (Pierre Lemaitre)

lundi 14 juin 2021

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Avec Mathilde, jamais une balle plus haute que l’autre, du travail propre et sans bavures. Ce soir est une exception. Une fantaisie. Elle aurait pu agir de plus loin, faire moins de dégâts, et ne tirer qu’une seule balle, bien sûr.

Le serpent majuscule, écrit en 1985, est le premier roman policier de Pierre Lemaitre. Jamais publié jusqu'alors, il paraît plus de trente ans après avoir été achevé.
Mathilde, sexagénaire, commence à perdre un peu la boule. Le hic, c'est que ses pertes de mémoire ne font pas bon ménage avec sa profession de tueuse à gages !
Un livre dans lequel le style de Pierre Lemaitre est déjà bien marqué. Humour noir, ton caustique, l'auteur pousse le trait un peu loin, il en fait des tonnes, mais qu'est-ce que c'est drôle ! 
Une lecture légère et hautement jubilatoire.

Albin Michel, 336 pages, 2021

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Quarantaine (Peter May)

lundi 3 mai 2021

009017525.jpgPrésentation de l'éditeur :

Qui aurait pu imaginer une chose pareille ? Le domaine centenaire d’Archbishop’s Park, en plein cœur de Londres, défoncé au bulldozer pour y bâtir de toute urgence un hôpital. Alors qu’une épidémie sans merci a séparé la capitale britannique du reste du monde, alors que le Premier ministre lui-même vient de mourir, un ouvrier découvre sur le chantier ce qu’il reste du corps d’un enfant. Des ossements qui ne datent pas du temps des archevêques. MacNeil, l’homme qui a décidé de quitter la police, qui vit ses dernières heures dans la peau d’un flic, est envoyé sur les lieux. C’est lui, le policier désabusé, qui va devoir remonter la piste d’une machination abominable, dans une ville en butte aux pillages où les soldats en patrouille font la loi. Et alors qu’il apprend que son fils unique, Sean, est contaminé à son tour, n’ayant qu’une chance infime d’en réchapper.

***

C'est le premier roman que je lisais de l'auteur et je n'aurais peut-être pas dû commencer par celui-ci car j'ai le sentiment que ce n'est pas son meilleur.
Bien qu'il soit assez court, il y a des longueurs dans ce livre et l'intrigue peine à se mettre en place. Cependant, dans le dernier tiers de l'histoire, l'action s'accélère et la lecture devient plus fluide (et donc plus agréable). 
J'ai plutôt aimé les personnages bien qu'ils ne soient pas assez creusés à mon goût. J'ai également aimé l'atmosphère du récit même si je m'attendais à tout autre chose. En ouvrant Quarantaine, j'espérais vraiment plonger dans un monde soumis à un terrible virus qui décime les populations, avec une ambiance oppressante. Indéniablement, Quarantaine est un roman visionnaire et la ressemblance avec la pandémie que nous traversons actuellement est des plus troublantes (quand on pense que les éditeurs ont refusé ce manuscrit pour manque de réalisme, c'est assez ironique), mais pour autant l'auteur ne parvient pas - ce n'est que mon ressenti personnel - à instaurer un climat pesant et à faire grimper la tension autour de la situation sanitaire. Finalement, ni l'intrigue policière, ni le contexte du récit sont assez travaillés et les deux sont reliés de façon assez superficielle.
Ce fût donc une lecture mitigée, un bon moment de lecture mais sans plus. J'ai toutefois envie de tester d'autres titres de l'auteur. Aux lecteurs qui connaissent son œuvre, que me conseillez-vous ?

Titre original : Lockdown
Traduit de l'anglais par Ariane Bataille
Rouergue (Rouergue Noir), 320 pages, 2020 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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Angie ! (Marie-Aude Murail et Lorris Murail)

lundi 26 avril 2021

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Le Havre, son port, ses docks et ses trafics en tous genres. Y a t-il un lien entre la cocaïne découverte dans le container d'un négociant de café et la disparition d'un jeune docker aux mains tatouées ? Le capitaine de police Augustin Maupetit en est persuadé. Mais comment pourrait-il enquêter alors qu'il est cloué en fauteuil roulant et cloîtré dans son appartement ? Le policier teigneux va devoir compter sur son entourage. Sa voisine de palier, Angie Tourniquet, 12 ans, se révèle une parfaite coéquipière. Il y aussi Thérèse, la tante médium qui joue du pendule comme personne, Capitaine, un chien renifleur dont la tête a été mise à prix par les narcotrafiquants, Alice Verne, la jeune commissaire. A eux les jambes, à Augustin la tête. Mais voilà qu'un drôle de virus venu de Chine se répand dans le pays, le président Macron s'apprête à faire une allocution télévisée. On parle d'un grand confinement... Comment mener l'enquête au temps du Covid  ?

***

Les lecteurs de ce salon connaissent mon amour pour l'auteure Marie-Aude Murail. Jusqu'à présent, je n'avais encore jamais lu de roman écrit à quatre mains avec son frère Lorris.
Soyons honnêtes, j'ai mis un peu de temps à apprivoiser cette histoire. Dans le premier tiers du livre, j'ai trouvé le temps un peu long alors même que l'écriture était fluide et agréable. Mais il me manquait un je-ne-sais-quoi pour vraiment entrer dans le récit, comme si le rythme ne collait pas. Puis, au fil des pages, en entrant dans le vif du sujet, en retrouvant l'humour et la patte de Marie-Aude Murail, je me suis laissée prendre par l'histoire et j'ai englouti la fin en un rien de temps.
Angie ! est un roman policier (jeunesse, je précise, à l'intention des amateurs de "vrais" polars), mais je dois dire que l'intrigue ne m'a tant convaincue que cela. Le véritable point fort d'Angie !, ce sont sans nul doute les deux personnages centraux, Augustin et Angie, un tandem de choc, deux personnalités fortes. Je les retrouverai avec grand plaisir dans le tome prochain, car ce volume est le premier volet d'une série.
Au final j'ai passé un fort bon moment avec ce roman enlevé, drôle et bien écrit.

L'école des loisirs (Médium+), 441 pages, 2021

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L'homme aux cercles bleus (Fred Vargas)

lundi 7 septembre 2020

 9782356417756-T.jpgPrésentation de l'éditeur :

« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? » Ça amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles qui surgissent à la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de la ville ; au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombone, bougie, pince à épiler, yaourt, patte de pigeon… Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite « suintent » la cruauté. Il le sait, il le sent : bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique.

***

Cela faisait bien longtemps que je me disais qu'il fallait que je découvre la plume de Fred Vargas et sa célèbre série mettant en scène le commissaire Adamsberg. J'ai donc en toute logique jeté mon dévolu sur ce premier tome, L'homme aux cercles bleus. Je crois que je vais recevoir des tomates, mais malheureusement, je n'ai pas accroché à ce roman.
Au départ déjà, le style m'a surprise. Je m'attendais à un polar dans la veine classique et pas à cet aspect loufoque et décalé. Soit. Ensuite, je n'ai pas aimé les personnages, en particulier celui du commissaire. Pas attachants, ils m'ont laissée de marbre. Enfin, restait l'intrigue policière en laquelle j'avais donc placé tous mes - derniers - espoirs. L'idée des cercles était intéressante, c'était une bonne entrée en matière. Hélas, mon intérêt est rapidement redescendu comme un soufflé et je me suis principalement ennuyée au cours de cette lecture. Le scénario policier est quasi inexistant, la résolution de l'enquête est une vaste blague car en réalité il n'y en a pas. Restent les discussions et réflexions pseudo-philosophiques du commissaire qui m'ont, elles aussi, rapidement agacée...
Bref, ce fut un flop pour moi et je crois que ma découverte de Fred Vargas s'arrêtera là.

Texte intégral lu par Jacques Frantz
Audiolib, 2014
Durée totale d'écoute : 7h00

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