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Frère Wulf T1 - L'enlèvement de l'épouvanteur (Joseph Delaney)

lundi 7 juin 2021

009243648.jpgPrésentation de l'éditeur :

Frère Wulf, un jeune moine, doit espionner Johnson, un épouvanteur aux pratiques douteuses. Se faisant passer pour un scribe, Frère Wulf étudie le quotidien de son nouveau maître. Mais un jour, Johnson disparaît. Très inquiet, Wulf décide de chercher de l’aide.

C’est donc au milieu de la nuit qu’il frappe à la porte d’une étrange maison, dont le propriétaire n’est autre que Tom Ward. Ensemble, les deux hommes partent affronter une puissante créature de l’obscur… Mais le chemin est long, et les dangers, nombreux.

***

La saga de L'épouvanteur est une de mes séries préférées en fantasy jeunesse. Aussi, quelle ne fût pas ma joie de découvrir la parution de ce volume !
Inscrit dans l'univers de L'épouvanteur, mais premier tome d'un nouveau cycle, L'enlèvement de l'épouvanteur est consacré à un nouveau personnage, celui du jeune frère Wulf, un moine placé chez un épouvanteur pour être son scribe.
Ce qui m'a beaucoup plu, c'est de retrouver les personnages d'Alice et de Tom, mais aussi de découvrir celui de Wulf, un novice comme l'était Thomas Ward au début de la série.
Dès les premières pages, on est replongé dans l'ambiance, l'action bat son plein, on ne s'ennuie pas une seconde, un vrai régal.
Seul bémol, ce premier volet est très court, j'espère que les suivants seront plus longs. En tout cas, c'est un excellent début et je me réjouis à l'idée de retrouver frère Wulf pour la suite de ses aventures.

Titre original : Brother Wulf
Traduit de l'anglais par Marie-Hélène Delval
Bayard Jeunesse, 297 pages, 2020 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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Le prieuré de l'oranger (Samantha Shannon)

vendredi 28 mai 2021

007158053.jpgPrésentation de l'éditeur :

Un monde divisé. Un reinaume sans héritière. Un ancien ennemi s’éveille.
La maison Berethnet règne sur l’Inys depuis près de mille ans. La reine Sabran IX qui rechigne à se marier doit absolument donner naissance à une héritière pour protéger son reinaume de la destruction, mais des assassins se rapprochent d’elle…
Ead Duryan est une marginale à la cour. Servante de la reine en apparence, elle appartient à une société secrète de mages. Sa mission est de protéger Sabran à tout prix, même si l’usage d’une magie interdite s’impose pour cela.
De l’autre côté de l’Abysse, Tané s’est entraînée toute sa vie pour devenir une dragonnière et chevaucher les plus impressionnantes créatures que le monde ait connues. Elle va cependant devoir faire un choix qui pourrait bouleverser son existence.
Pendant que l’Est et l’Ouest continuent de se diviser un peu plus chaque jour, les sombres forces du chaos s’éveillent d’un long sommeil… Bientôt, l’humanité devra s’unir si elle veut survivre à la plus grande des menaces.

***

Comme beaucoup de lecteurs, j'ai succombé à la tentation et j'ai lu Le prieuré de l'oranger
Après avoir tourné la dernière page, je me suis demandée pourquoi ce roman est porté aux nues, pourquoi il est comparé à des monuments du genre fantasy, et pourquoi les avis sont majoritairement dithyrambiques. 
J'avoue que tout cela me laisse perplexe et que je ne comprends absolument pas l'engouement que ce titre a suscité.
Pour ma part, cette lecture a plus été un pensum qu'autre chose, et elle m'a déçue.
L'écriture est assez belle, l'univers et l'intrigue plutôt intéressants, bref, ce roman avait un bon potentiel, mais je n'ai pas du tout aimé ce qu'en a fait l'auteure. Malgré la longueur du livre, j'ai trouvé difficile de s'immerger dans le récit. Les descriptions des lieux et les scènes d'action (y compris la bataille finale) sont expédiées, survolées. Les personnages ne sont absolument pas attachants, je ne sais si c'est le fait de la narration qui est assez distante, mais je suis restée totalement indifférente à ce qui leur arrivait.
L'intrigue qui, je le disais plus haut, aurait pu être intéressante, n'est pas bien rendue et je me suis sérieusement ennuyée durant ma lecture. Il manque du liant entre les chapitres, à l'instar des personnages et des lieux, le récit reste en surface, n'explorant pas assez les émotions, les ambiances. Ce qui est dommage, c'est que finalement ce roman, bien que bavard, manque considérablement de profondeur.
Bref, je n'ai pas aimé Le prieuré de l'oranger et je ne le recommande donc pas.
Amateurs de fantasy, passez votre chemin, il y a bien mieux à lire, par exemple la géniale série de L'assassin royal.

Titre original : The Priory of the Orange Tree
Traduit de l'anglais par Benjamin Kuntzer et Jean-Baptiste Bernet
De Saxus, 992 pages, 2019 pour l'édition originale et l'édition française

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Eden Island T1 - Le secret (Hana Claistel)

lundi 24 mai 2021

008725385.jpgPrésentation de l'éditeur :

La vie est un conte de fées et elle en est l’héroïne ! C’est du moins ce que pense Analia en se préparant pour la prestigieuse soirée qui va marquer son entrée dans le monde adulte.
Elle a le privilège de vivre sur l’archipel d’Eden Island où tout n’est qu’ordre, harmonie et beauté ! Alors que partout ailleurs la montée des eaux a depuis longtemps réduit les continents à quelques îles arides disséminées sur l’océan où les populations luttent pour leur survie.
Mais Aylan, nouvellement arrivé sur l’archipel, ne va-t-il pas changer à jamais le destin de l’adolescente en lui montrant la face sombre du paradis ?
Du rêve au cauchemar, il n’y a parfois qu’un pas…

Avec ce roman, c'était une première à tout point de vue : première fois que je lisais un ouvrage de cette maison d'édition, première fois que je lisais cette auteure et premier roman pour Hana Claistel, si je ne m'abuse.

Une dystopie en deux tomes écrite par une française, voilà les arguments qui m'ont convaincue de plonger dans ce premier volet.
Une lecture qui m'a fait passer un bon moment malgré de petits défauts. Le principal étant le manque de profondeur dans le traitement de l'histoire. Bien que l'auteure ait bâti son récit autour d'idées intéressantes et engagées, l'écriture est plutôt légère et j'ai regretté ce côté superficiel, j'aurais aimé que l'intrigue soit plus développée que cela. Toutefois, le dernier tiers du roman compense ce déficit avec une intensité grandissante jusqu'à la toute dernière page. L'univers créé par Hana Claistel est bien campé et visuel, ce qui est très agréable dans ce genre de livre. Les personnages sont assez attachants, en particulier celui d'Aylan qui m'a touchée.
Ce premier tome était plutôt sympa et je suis curieuse de lire la suite et fin (parution le mois prochain, ouf, il n'y aura pas trop long à attendre !).

Inceptio, 303 pages, 2021

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Le club de l'ours polaire (Alex Bell)

mercredi 21 avril 2021

006873846.jpgPrésentation de l'éditeur :

Stella Flocus Pearl a toujours voulu accompagner son père sur les terres inconnues de ses voyages. Son rêve se réalise le jour de ses douze ans : partir en exploration avec le Club de l'Ours Polaire ! Aux côtés d'un chuchoteur de loups, d'un magicien snob et arrogant, et d'un demi-elfe timide et maladroit, Stella se lance à la conquête des étendues polaires. Mais une catastrophe vient bouleverser l'expédition et d'innombrables dangers se dressent bientôt sur leur chemin.

***

J'avais commencé cette série il y a un ou deux ans, et j'avais abandonné au début de ce premier tome, pas convaincue. Pour une raison obscure, j'ai eu envie de retenter, et j'ai fort bien fait, car ce second essai fut concluant.
On le sent à la lecture, pour construire l'univers dans lequel évolue son héroïne, Alex Bell s'est inspirée de plusieurs autres romans de la littérature de jeunesse. Pour autant, on découvre dans ce premier opus un monde et une histoire somme toute assez originaux. Alors certes, si vous êtes des habitués du genre fantastique vous aurez peut-être le sentiment de déjà vu à certains moments, mais très franchement, j'ai été agréablement surprise par ce début de série. Le rythme est soutenu, les chapitres assez courts et le style vivant. Les personnages sont bien campés, il y a de l'humour, de l'aventure et énormément de fantaisie. J'ai passé un super moment en compagnie de Stella, et une fois la dernière page tournée, j'ai eu envie de me plonger rapidement dans la suite.

Tome 1 - Stella et les mondes gelés
Titre original : The Polar Bear explorers' Club
Traduit de l'anglais par Faustina Fiore
Gallimard Jeunesse, 368 pages, 2017 pour l'édition originale et l'édition française

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006509745.jpgPrésentation de l'éditeur :

Une île maudite peuplée de sorcières, de trolls et de loups damnés: la suite tant attendue du Club de l'Ours Polaire.
Personne n'est jamais revenu vivant du Mont des Sorcières, or c'est justement là que se dirige le père de Stella... Accompagnée d'Ethan, Shay, Dragigus et de Gideon, un explorateur du Club du Chat de Jungle pas très coopératif, la jeune fille doit à tout prix lui venir en aide.

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Un deuxième tome à la hauteur du premier. Toujours la même  inventivité, la même fantaisie et le même humour. On ne s'ennuie pas une seconde, les péripéties s'enchaînent et l'on découvre en compagnie du quatuor un nouveau monde à explorer. Des créatures étonnantes, des liens qui se nouent avec de nouveaux personnages, et, plus que jamais, le goût de l'aventure.
J'ai trouvé touchante l'amitié grandissante entre Stella et les garçons et j'ai passé un super moment de lecture avec Le mont des sorcières.

Tome 2 - Le mont des sorcières
Titre original : Explorers on Witch Mountain
Traduit de l'anglais par Faustina Fiore
Gallimard Jeunesse, 400 pages, 2018 pour l'édition originale et 2019 pour l'édition française

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008214316.jpgPrésentation de l'éditeur :

Stella et son père ont de sérieux ennuis: bannis du prestigieux Club de l'ours Polaire, ils ont l'interdiction formelle d'organiser la moindre expédition. Mais la vie de leur ami Shay ne tient plus qu'à un fil et le seul remède à son mal se trouve de l'autre côté du Pont de Glace Noir - un lieu maudit qui fait trembler les explorateurs du monde entier...

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Au moment d'entamer ce troisième tome que je pensais être le dernier de la série, j'ai appris qu'un quatrième opus venait de sortir en VO. J'ignore quand il sera traduit, mais je le lirai certainement !

Nouvelle aventure, donc, avec nos quatre jeunes gens, et encore une fois, j'ai adoré les suivre dans ce périple passionnant. L'imagination de l'auteure n'a pas de limite et son récit déborde de trouvailles toutes plus géniales les unes que les autres.
Un excellent tome, à la hauteur des deux premiers.

Tome 3 - L'atlas fantôme
Titre original : Explorers on Black Ice Bridge
Traduit de l'anglais par Faustina Fiore
Gallimard Jeunesse, 400 pages, 2019 pour l'édition originale et 2020 pour l'édition française

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A noter que l'on trouve dans ces romans quelques illustrations au fil des chapitres. Le travail éditorial est superbe, les couvertures (identiques à celles des versions originales, si on excepte les couleurs) sont sublimes, la mise en page aérée, bref, ce sont de très beaux ouvrages.

L'oiseau moqueur (Walter Tevis)

lundi 29 mars 2021

008738549.jpgPrésentation de l'éditeur :

"Pas de questions, détends-toi". C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

***

Je ne connaissais pas Walter Tevis, j'ai appris depuis que c'est l'auteur du Jeu de la dame dont j'ai vu la géniale adaptation en série télévisée. Je ne savais donc à quoi m'attendre avec L'oiseau moqueur, mais la thématique m'intéressait.
Avec cette lecture, je suis légèrement sortie de ma zone de confort. Le style de l'écriture est plutôt factuel et laisse le lecteur à distance des personnages et des émotions. Pourtant, l'histoire de cette société déshumanisée est passionnante. A la manière d'un roman initiatique, on remonte aux origines de cette ère robotisée à outrance, et l'on comprend petit-à-petit comment on en est arrivé là. Le scénario est très original, le monde décrit est angoissant et fascinant à la fois.
J'ai aimé découvrir cette plume et cet univers étonnant. 

Titre original : Mockingbird
Traduit de l'anglais par Michel Lederer
Gallmeister, 329 pages, 1980 pour l'édition originale et 2021 pour la présente édition française

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Existe aussi en ebook

L'été des Perséides (Séverine Vidal)

lundi 15 mars 2021

008214948.jpgPrésentation de l'éditeur :

Jonas, 18 ans, est guide touristique dans la mangrove en Floride. Le lendemain d’une grosse tempête, il découvre que son collègue Evans a eu un accident et que son corps a mystérieusement disparu. Accompagné d’Ana, une amie d’Evans, Jonas part à sa recherche. Dans la région, les disparitions mystérieuses se multiplient et on retrouve des inconnus errant dans les rues, hagards et désorientés. Dans cette ambiance de fin du monde, Jonas et Ana essaient de comprendre ce qui se passe, et remontent le fil de leur histoire personnelle et familiale…

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J'ai choisi de lire ce roman pour son auteure, parce que j'aime l'écriture de Séverine Vidal, sa sensibilité, son regard sur les choses (j'ai notamment adoré Quelqu'un qu'on aime).
Je suis donc entrée dans L'été des Perséides confiante et désireuse de découvrir ce livre.
Malheureusement, je crains être passée totalement à côté. Pire, je n'ai pas retrouvé ce que j'aime dans la plume de l'auteure.
Pourtant, cette histoire avait tout pour me plaire, le scénario était prometteur. Or, j'ai eu un sentiment d'inachevé au sortir de cette lecture. Le roman est, certes, court, mais il aurait été possible de creuser un peu le récit, étoffer l'univers, approfondir le travail sur les personnages... Là, au contraire, j'ai trouvé que le texte restait en surface et n'ai pas réussi à m'attacher à quiconque ni à embarquer dans l'aventure. Je suis restée à distance, perplexe. J'ai ressenti un je-ne-sais-quoi de bancal dans l'écriture, comme un déséquilibre, qui m'a empêchée d'adhérer au roman.
Bref, c'était une lecture décevante pour moi.
Dommage, car je le répète, j'apprécie cette auteure. 

Nathan, 267 pages, 2021

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Existe aussi en ebook

La ville sans vent - T2 (Eléonore Devillepoix)

lundi 8 mars 2021

008641968.jpgPrésentation de l'éditeur :

Alors que le froid s’abat sur Hyperborée, Lastyanax et Arka sont séparés. Le jeune mage a laissé derrière lui famille et amis pour se lancer à la recherche de sa disciple, partie retrouver ses racines loin du nord.
Pendant ce temps, la conquête de la cité semble à portée de main pour le maître des lémures. Mais les projets mortifères de ses supérieurs vont faire vaciller ses plans…
Parmi ces êtres aux destins entrelacés, qui prendra la tête de la ville sans vent ?

***

Après avoir découvert le premier tome, j'ai rapidement enchaîné avec le second.
J'aime, quand c'est possible, pouvoir lire une histoire en entier d'affilée. Ca permet, d'une part, de conserver une mémoire fraîche de ce que l'on vient de lire, et, d'autre part, de rester dans l'univers bâti par l'auteur.
J'étais impatiente et ravie de retourner dans La ville sans vent, et je dois dire que ce tome-ci était encore meilleur, d'une certaine façon, que le précédent. Plus profond, plus abouti, il m'a enthousiasmée. Une fois le décor et l'intrigue plantés dans le livre 1, le récit s'est intensifié dans le second. A part dans la dernière partie du roman, il y a moins de scènes d'action au profit de réelles réflexions sur différents sujets cruciaux. Complots politiques, jeux de pouvoir, place de la femme dans la société, corruption... Par moments, on se serait cru, non plus à Hyperborée, mais dans le monde réel.  
On en apprend également davantage sur les personnages et leurs imperfections qui les rendent plus palpables. Je me suis particulièrement attachée à Arka dans cette partie de l'histoire.
Une suite - et fin - fort réussie qui m'a procuré un grand plaisir de lecture. 
Une super série de fantasy, originale et bien écrite. 

Hachette, 400 pages, 2020

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Existe aussi en ebook

La ville sans vent - T1 (Eléonore Devillepoix)

lundi 1 mars 2021

008641967.jpgPrésentation de l'éditeur :

A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

***

Je suis passée près du coup de cœur avec ce premier tome.
Déjà, il y avait cette somptueuse couverture qui nous invite dans un monde mystérieux, celui de l'Hyperborée, la ville sans vent, à l'abri sous son dôme d'adamante. Un monde organisé de manière verticale avec sept niveaux. Plus l'on est aisé et occupe un poste important, plus l'on vit en hauteur. Mais l'on peut aussi y accéder en réussissant les épreuves de l'attribution, le tournoi de sélection pour devenir disciple d'un mage. C'est ainsi que Lastyanax a réussi à atteindre le fameux septième et dernier niveau. C'est aussi de cette manière qu'Arka va y parvenir...
J'ai quasiment tout aimé dans ce premier volume. L'univers, original et bien pensé ; les scènes sont très imagées et l'effet d'immersion garanti, on se représente aisément la ville au fil des chapitres. Les personnages, charismatiques, tout en nuances, pas manichéens. L'intrigue qui s'étoffe progressivement jusqu'à la toute dernière page. A la fin du roman, on sent que l'auteure en a encore sous le pied et qu'elle n'a pas tout délivré.
Si j'avais une - petite - critique à faire, elle concernerait le rythme, du moins dans la première partie du livre. Les chapitres sont très longs et ma lecture était très lente durant un bon premier tiers de l'histoire. Par la suite, l'intensité augmentant, le rythme change et l'impression de lenteur s'estompe.
Sur la fin, j'avais du mal à lâcher le livre, cela ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps et c'était extra de retrouver cette délicieuse sensation d'addiction !
Un magnifique premier tome (histoire complète en deux tomes semble-t-il).

Hachette, 447 pages, 2020

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Renouveau T2 - Rébellion (Florence Cochet)

lundi 15 février 2021

008187633.jpgPrésentation de l'éditeur :

L’existence des intelligences artificielles, la face cachée du Gouvernement, mais aussi le sort de son père et le secret de ses origines : Lutessa se retrouve malgré elle au cœur d’un conflit dont les véritables enjeux lui échappent encore.

Plutôt que de rester un pion, elle est bien décidée à ne plus se laisser manipuler et à prendre son destin en main. Commence alors, dans la Forteresse des dissidents, son entraînement de glisseuse, pour intégrer l’équipe des Constellations.

Mais les événements se précipitent. Sa mission la mènera jusque dans les laboratoires du Gouvernement, voire plus loin encore. Car dans cette guerre sans merci, elle pourrait bien se révéler l’arme ultime.

***

Il y a un peu plus de deux ans maintenant, j'ai découvert la plume de l'auteure avec le premier tome de cette duologie. A l'époque, il avait paru chez un autre éditeur et la série s'intitulait Les altérés (titre que je trouve d'ailleurs bien meilleur  que "Renouveau"). A présent le tome 2 est donc enfin sorti, et les deux tomes sont édités chez Au loup éditions.
Au début, cela a été un peu difficile de me replonger dans l'histoire car mes souvenirs du tome 1 étaient vagues. Puis finalement, j'ai raccroché les wagons et j'ai pu pleinement apprécier ce volume.
Plaisir de retrouver l'univers si particulier de cette mini série et ses personnages charismatiques. Je l'ai déjà dit, j'aime vraiment l'écriture de Florence Cochet, quel que soit le genre qu'elle aborde (SF, romance, fantastiquejeunesse...).
Je suis contente d'avoir enfin pu découvrir la fin de ce récit qui m'aura beaucoup plu.
Si vous aimez un minimum la science fiction et la thématique des intelligences artificielles, je vous invite à découvrir ces deux volumes.

Au loup, 396 pages, 2020

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L'estrange Malaventure de Mirella (Flore Vesco)

vendredi 12 février 2021

M0221130155X-source.jpgPrésentation de l'éditeur :

Moyen-Âge. Les rats ont envahi la paisible bourgade d’Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire ? Vous savez qu’un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d’Hamelin ? Oubliez ces sornettes. La véritable histoire est bien pire, et c’est grâce à Mirella, une jeune fille de quinze ans, qu’on l’a enfin compris. Cette crève la-faim a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d’autre ne voit. Par exemple, elle a repéré cet homme en noir qui murmure à l’oreille de ceux qui vont mourir de la peste… Et ça lui donne une sacrée longueur d’avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps.

***

Voilà une lecture qui m'a (agréablement) surprise et quelque peu dépaysée ! Dans cette adaptation du célèbre conte du Joueur de flûte de Hamelin, l'auteure a pris le parti d'écrire son texte dans un français moyenâgeux. Si les premières pages sont un peu ardues, le temps de se faire à cette langue de jadis, la lecture est finalement assez fluide et le style appréciable.
L'univers est bien campé et l'effet d'immersion immédiat ; on se croirait aux côtés de cette jeune porteuse d'eau dans une cité envahie par la peste. L'histoire est également bien pensée et ficelée, j'ai eu grand plaisir à lire ce roman qui m'a donné envie de poursuivre ma découverte de la plume de Flore Vesco.

L'école des loisirs (Médium +), 215 pages, 2019

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