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L'oiseau moqueur (Walter Tevis)

lundi 29 mars 2021

008738549.jpgPrésentation de l'éditeur :

"Pas de questions, détends-toi". C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

***

Je ne connaissais pas Walter Tevis, j'ai appris depuis que c'est l'auteur du Jeu de la dame dont j'ai vu la géniale adaptation en série télévisée. Je ne savais donc à quoi m'attendre avec L'oiseau moqueur, mais la thématique m'intéressait.
Avec cette lecture, je suis légèrement sortie de ma zone de confort. Le style de l'écriture est plutôt factuel et laisse le lecteur à distance des personnages et des émotions. Pourtant, l'histoire de cette société déshumanisée est passionnante. A la manière d'un roman initiatique, on remonte aux origines de cette ère robotisée à outrance, et l'on comprend petit-à-petit comment on en est arrivé là. Le scénario est très original, le monde décrit est angoissant et fascinant à la fois.
J'ai aimé découvrir cette plume et cet univers étonnant. 

Titre original : Mockingbird
Traduit de l'anglais par Michel Lederer
Gallmeister, 329 pages, 1980 pour l'édition originale et 2021 pour la présente édition française

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L'été des Perséides (Séverine Vidal)

lundi 15 mars 2021

008214948.jpgPrésentation de l'éditeur :

Jonas, 18 ans, est guide touristique dans la mangrove en Floride. Le lendemain d’une grosse tempête, il découvre que son collègue Evans a eu un accident et que son corps a mystérieusement disparu. Accompagné d’Ana, une amie d’Evans, Jonas part à sa recherche. Dans la région, les disparitions mystérieuses se multiplient et on retrouve des inconnus errant dans les rues, hagards et désorientés. Dans cette ambiance de fin du monde, Jonas et Ana essaient de comprendre ce qui se passe, et remontent le fil de leur histoire personnelle et familiale…

***

J'ai choisi de lire ce roman pour son auteure, parce que j'aime l'écriture de Séverine Vidal, sa sensibilité, son regard sur les choses (j'ai notamment adoré Quelqu'un qu'on aime).
Je suis donc entrée dans L'été des Perséides confiante et désireuse de découvrir ce livre.
Malheureusement, je crains être passée totalement à côté. Pire, je n'ai pas retrouvé ce que j'aime dans la plume de l'auteure.
Pourtant, cette histoire avait tout pour me plaire, le scénario était prometteur. Or, j'ai eu un sentiment d'inachevé au sortir de cette lecture. Le roman est, certes, court, mais il aurait été possible de creuser un peu le récit, étoffer l'univers, approfondir le travail sur les personnages... Là, au contraire, j'ai trouvé que le texte restait en surface et n'ai pas réussi à m'attacher à quiconque ni à embarquer dans l'aventure. Je suis restée à distance, perplexe. J'ai ressenti un je-ne-sais-quoi de bancal dans l'écriture, comme un déséquilibre, qui m'a empêchée d'adhérer au roman.
Bref, c'était une lecture décevante pour moi.
Dommage, car je le répète, j'apprécie cette auteure. 

Nathan, 267 pages, 2021

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La ville sans vent - T2 (Eléonore Devillepoix)

lundi 8 mars 2021

008641968.jpgPrésentation de l'éditeur :

Alors que le froid s’abat sur Hyperborée, Lastyanax et Arka sont séparés. Le jeune mage a laissé derrière lui famille et amis pour se lancer à la recherche de sa disciple, partie retrouver ses racines loin du nord.
Pendant ce temps, la conquête de la cité semble à portée de main pour le maître des lémures. Mais les projets mortifères de ses supérieurs vont faire vaciller ses plans…
Parmi ces êtres aux destins entrelacés, qui prendra la tête de la ville sans vent ?

***

Après avoir découvert le premier tome, j'ai rapidement enchaîné avec le second.
J'aime, quand c'est possible, pouvoir lire une histoire en entier d'affilée. Ca permet, d'une part, de conserver une mémoire fraîche de ce que l'on vient de lire, et, d'autre part, de rester dans l'univers bâti par l'auteur.
J'étais impatiente et ravie de retourner dans La ville sans vent, et je dois dire que ce tome-ci était encore meilleur, d'une certaine façon, que le précédent. Plus profond, plus abouti, il m'a enthousiasmée. Une fois le décor et l'intrigue plantés dans le livre 1, le récit s'est intensifié dans le second. A part dans la dernière partie du roman, il y a moins de scènes d'action au profit de réelles réflexions sur différents sujets cruciaux. Complots politiques, jeux de pouvoir, place de la femme dans la société, corruption... Par moments, on se serait cru, non plus à Hyperborée, mais dans le monde réel.  
On en apprend également davantage sur les personnages et leurs imperfections qui les rendent plus palpables. Je me suis particulièrement attachée à Arka dans cette partie de l'histoire.
Une suite - et fin - fort réussie qui m'a procuré un grand plaisir de lecture. 
Une super série de fantasy, originale et bien écrite. 

Hachette, 400 pages, 2020

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Existe aussi en ebook

La ville sans vent - T1 (Eléonore Devillepoix)

lundi 1 mars 2021

008641967.jpgPrésentation de l'éditeur :

A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

***

Je suis passée près du coup de cœur avec ce premier tome.
Déjà, il y avait cette somptueuse couverture qui nous invite dans un monde mystérieux, celui de l'Hyperborée, la ville sans vent, à l'abri sous son dôme d'adamante. Un monde organisé de manière verticale avec sept niveaux. Plus l'on est aisé et occupe un poste important, plus l'on vit en hauteur. Mais l'on peut aussi y accéder en réussissant les épreuves de l'attribution, le tournoi de sélection pour devenir disciple d'un mage. C'est ainsi que Lastyanax a réussi à atteindre le fameux septième et dernier niveau. C'est aussi de cette manière qu'Arka va y parvenir...
J'ai quasiment tout aimé dans ce premier volume. L'univers, original et bien pensé ; les scènes sont très imagées et l'effet d'immersion garanti, on se représente aisément la ville au fil des chapitres. Les personnages, charismatiques, tout en nuances, pas manichéens. L'intrigue qui s'étoffe progressivement jusqu'à la toute dernière page. A la fin du roman, on sent que l'auteure en a encore sous le pied et qu'elle n'a pas tout délivré.
Si j'avais une - petite - critique à faire, elle concernerait le rythme, du moins dans la première partie du livre. Les chapitres sont très longs et ma lecture était très lente durant un bon premier tiers de l'histoire. Par la suite, l'intensité augmentant, le rythme change et l'impression de lenteur s'estompe.
Sur la fin, j'avais du mal à lâcher le livre, cela ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps et c'était extra de retrouver cette délicieuse sensation d'addiction !
Un magnifique premier tome (histoire complète en deux tomes semble-t-il).

Hachette, 447 pages, 2020

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Renouveau T2 - Rébellion (Florence Cochet)

lundi 15 février 2021

008187633.jpgPrésentation de l'éditeur :

L’existence des intelligences artificielles, la face cachée du Gouvernement, mais aussi le sort de son père et le secret de ses origines : Lutessa se retrouve malgré elle au cœur d’un conflit dont les véritables enjeux lui échappent encore.

Plutôt que de rester un pion, elle est bien décidée à ne plus se laisser manipuler et à prendre son destin en main. Commence alors, dans la Forteresse des dissidents, son entraînement de glisseuse, pour intégrer l’équipe des Constellations.

Mais les événements se précipitent. Sa mission la mènera jusque dans les laboratoires du Gouvernement, voire plus loin encore. Car dans cette guerre sans merci, elle pourrait bien se révéler l’arme ultime.

***

Il y a un peu plus de deux ans maintenant, j'ai découvert la plume de l'auteure avec le premier tome de cette duologie. A l'époque, il avait paru chez un autre éditeur et la série s'intitulait Les altérés (titre que je trouve d'ailleurs bien meilleur  que "Renouveau"). A présent le tome 2 est donc enfin sorti, et les deux tomes sont édités chez Au loup éditions.
Au début, cela a été un peu difficile de me replonger dans l'histoire car mes souvenirs du tome 1 étaient vagues. Puis finalement, j'ai raccroché les wagons et j'ai pu pleinement apprécier ce volume.
Plaisir de retrouver l'univers si particulier de cette mini série et ses personnages charismatiques. Je l'ai déjà dit, j'aime vraiment l'écriture de Florence Cochet, quel que soit le genre qu'elle aborde (SF, romance, fantastiquejeunesse...).
Je suis contente d'avoir enfin pu découvrir la fin de ce récit qui m'aura beaucoup plu.
Si vous aimez un minimum la science fiction et la thématique des intelligences artificielles, je vous invite à découvrir ces deux volumes.

Au loup, 396 pages, 2020

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L'estrange Malaventure de Mirella (Flore Vesco)

vendredi 12 février 2021

M0221130155X-source.jpgPrésentation de l'éditeur :

Moyen-Âge. Les rats ont envahi la paisible bourgade d’Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire ? Vous savez qu’un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d’Hamelin ? Oubliez ces sornettes. La véritable histoire est bien pire, et c’est grâce à Mirella, une jeune fille de quinze ans, qu’on l’a enfin compris. Cette crève la-faim a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d’autre ne voit. Par exemple, elle a repéré cet homme en noir qui murmure à l’oreille de ceux qui vont mourir de la peste… Et ça lui donne une sacrée longueur d’avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps.

***

Voilà une lecture qui m'a (agréablement) surprise et quelque peu dépaysée ! Dans cette adaptation du célèbre conte du Joueur de flûte de Hamelin, l'auteure a pris le parti d'écrire son texte dans un français moyenâgeux. Si les premières pages sont un peu ardues, le temps de se faire à cette langue de jadis, la lecture est finalement assez fluide et le style appréciable.
L'univers est bien campé et l'effet d'immersion immédiat ; on se croirait aux côtés de cette jeune porteuse d'eau dans une cité envahie par la peste. L'histoire est également bien pensée et ficelée, j'ai eu grand plaisir à lire ce roman qui m'a donné envie de poursuivre ma découverte de la plume de Flore Vesco.

L'école des loisirs (Médium +), 215 pages, 2019

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Nevermoor T2 - Le Wundereur (Jessica Townsend)

vendredi 6 novembre 2020

006982694.jpgPrésentation de l'éditeur :

Morrigane Crow a réussi. Elle a vaincu la malédiction, triomphé de toutes les épreuves et rejoint la Société magique Wundrous. Mais rien ne se passe comme elle l’aurait rêvé et son apprentissage à l’école se révèle un parcours semé d’embûches… Quand les membres de la Société disparaissent un à un, les soupçons se portent sur Morrigane…

***

Comme bien souvent, une fois passé la découverte de l'univers du premier tome, on apprécie un peu moins le deuxième qui peine à maintenir le même niveau d'émerveillement. Ce fut le cas pour Nevermoor, et la raison pour laquelle Le Wundereur n'a pas été un coup de cœur. Mais, entendons-nous bien, cette suite reste excellente.
J'ai aimé la direction que prend l'auteure, l'aspect non manichéen du récit, les zones d'ombre et les doutes qui planent. Morrigane est un personnage encore bien mystérieux mais dont on connaît à présent davantage la personnalité.
J'ai bien hâte de découvrir ce que nous réserve la suite !

Titre original : Wundersmith. The Calling of Morrigane Crow
Traduit de l'anglais par Juliette Lê
PKJ, 520 pages, 2018 pour l'édition originale et 2019 pour l'édition française

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Nevermoor T1 - Les défis de Morrigane Crow (Jessica Townsend)

vendredi 30 octobre 2020

41639045._SY475_.jpg CoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Morrigane Crow est née le jour du Merveillon, ce qui signifie deux choses :
1. Elle est maudite.
2. Elle est condamnée à mourir à minuit le jour de ses onze ans.
Son cercueil l’attend.
Elle est sauvée in extremis par un homme étrange qui l’emmène dans le royaume magique de Nevermoor…

***

Quelle magnifique découverte que cette série ! En entamant la lecture de ce tome 1, j'avais le sentiment de celui qui a fait une véritable trouvaille, qui se trouve en présence d'un trésor.

Depuis Harry Potter, je n'ai, je crois, rien lu d'aussi fantaisiste et original dans ce genre littéraire jusqu'à Nevermoor. Et si je fais cette comparaison avec la saga du célèbre sorcier, c'est à dessein, car, comme d'autres lecteurs, je trouve une ressemblance entre les deux séries. Mais, pour autant, et malgré les similitudes, Jessica Townsend a su créer un univers qui lui est propre. Et que j'ai aimé son monde ! Que de trouvailles, de fantaisies, de gadgets, de personnages incroyables... C'est typiquement ce que je cherche dans un roman fantastique de ce type. Nevermoor, c'est une histoire à la croisée des univers de J. K. Rowling et de Roald Dahl, entre autres, mais c'est clairement une nouvelle empreinte dans le monde de l'imaginaire, celle de son auteure.
Ce premier tome, c'est l'illustration parfaite de l'influence que la littérature peut avoir sur l'écriture d'un auteur, mais sans que ce soit négatif. Il ne s'agit pas en effet d'un facsimilé, mais de la subtile restitution d'influences dans une œuvre littéraire inédite.
Tout cela pour dire que j'ai adoré ce récit dans lequel j'ai plongé avec délice.
Un bijou du genre. 

Titre original : The Trials of Morrigane Crow
Traduit de l'anglais par Juliette Lê
PKJ, 476 pages, 2017 pour l'édition originale et 2018 pour l'édition française

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Ivy Wilde #1 - Quand fainéantise rime avec magie (Helen Harper)

vendredi 31 juillet 2020

005959899.jpgPrésentation de l'éditeur :

Bon, soyons clairs : Ivy Wilde n'est pas une héroïne. C’est même la dernière personne que vous contacteriez si vous aviez besoin d'une aide magique, malgré ses talents.
Si ça ne tenait qu'à elle, Ivy passerait ses journées affalée dans le canapé, devant la télé, paquets de chips en main, à papoter avec son familier félin jusqu'à ce que mort s'en suive.
Mais quand elle se retrouve victime d'une erreur d'identité, elle est embarquée malgré elle à la Branche Arcane, le département d'investigation de l'Ordre Hermétique du Crépuscule d'Or.
Les problèmes se multiplient quand un objet de valeur est volé au nez et à la barbe des représentants de l'Ordre ; et le fait d'être liée magiquement à l'Adeptus Exemptus Raphaël Winter ne fait qu'empirer la situation. Il a peut-être un regard couleur saphir et le corps d'un mannequin maillot de bain, mais pour Ivy, il représente tout ce qu'il y a de soporifique dans le boulot de sorcier.
Et s'il l'oblige à retourner à la salle de sport, juré, elle le transforme en crapaud.

Premier tome d'une série de fantasy urbaine qui compte actuellement trois tomes et demi et dont j'ignore si elle est terminée... 
J'ai passé un excellent moment en compagnie d'Ivy, un personnage drôle et attachant, l'archétype de l'anti-héroïne. Ivy, c'est une sorcière qui possède de sacrés pouvoirs mais qui s'en fiche, elle préfère vivre pépère avec son familier Brutus qui la maltraite - ce chat est tout bonnement génial ! - et faire chauffeuse de taxi pour gagner sa croute. La première scène donne le ton, ce roman est bourré d'humour et d'action. J'ai beaucoup aimé la relation entre Ivy et Winter, les dialogues qui fusent, leurs réparties qui font mouche à chaque fois. L'univers est intéressant, j'ai peu lu de romans dans ce genre et j'aime le fait que le thème de la série soit la magie.
Il me semble que c'est la première fois que je lisais un ouvrage édité par MxM Bookmark, il faut savoir que leurs livres sont également disponibles en format électronique à petit prix, ce qui est un point positif. Malheureusement en France il n'y a pas toujours de différence importante entre le coût du format papier et celui de l'électronique, et de ce point de vue MxM Bookmark joue le jeu, bravo à eux ! 
(Petit bémol concernant la relecture du texte, j'ai relevé quelques coquilles, vous savez que je n'aime pas du tout ça, et forcément ça m'a agacée.)
En résumé, ce premier volume de la série Ivy Wilde aura été une super lecture et je compte rapidement me procurer et lire la suite.

Titre original : Slouch Witch
Traduit de l'anglais par Marguerite Guillemet
MxM Bookmark (Infinity), 344 pages, 2017 pour l'édition originale, 2018 pour l'édition française

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Sortie 32.b (Antonio Da Silva)

lundi 27 juillet 2020

006960231.jpgPrésentation de l'éditeur :

Il y a d'abord eu les oiseaux figés dans le ciel. Les cadavres de vaches au milieu de la route. Les adultes devenus fous furieux dans l'aire de repos. Les flics partout, les sorties fermées et lourdement gardées. Et toujours l'autoroute, interminable. Au moindre arrêt, au moindre ralentissement : un nouveau danger, une nouvelle bizarrerie. Pour Lucille et son équipe de basket féminine, pour Aaron et ses frères, il n'y a qu'un seul espoir : atteindre la sortie 32.b et rouler. Rouler pour survivre.

Waou ! Quel roman ! Ça décoiffe ! Les pages défilent, ça va à cent à l'heure, les incidents se multiplient et l'action est omniprésente. J'ai adoré ce sentiment d'immersion dans l'histoire, comme si j'étais moi aussi à bord d'un véhicule sur cette autoroute maudite. C'est une idée extrêmement originale et traitée de façon intelligente. Ça aurait pu être un coup de cœur, si ce n'est le retournement de situation et le virage à 90° opéré aux deux tiers du roman. C'est un choix qui m'a déplu (mais qui n'enlève rien à la qualité du livre), et dès lors j'ai moins accroché à la lecture. Mais franchement, ce bouquin me laissera un souvenir marquant.
Bluffant. Un auteur à suivre.

Rouergue (épik), 392 pages, 2020

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