America[s] (Ludovic Manchette, Christian Niemiec)

lundi 27 juin 2022

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Un road trip initiatique et sensible à travers l'Amérique par les auteurs d'Alabama 1963.

Philadelphie, juillet 1973. Voilà un an qu'Amy est sans nouvelles de sa grande sœur partie tenter sa chance au Manoir Playboy, à Los Angeles. Inquiète, la jeune adolescente décide de la rejoindre. Pour cela, il lui faudra traverser les États-Unis. Seule.

Dans une Amérique de la contre-culture secouée par le scandale du Watergate et traumatisée par la guerre du Vietnam, elle croisera la route d'individus singuliers : vétéran, couple en cavale, hippies de la dernière heure, un Bruce Springsteen encore débutant, mais aussi une certaine Lorraine, autrefois serveuse à Birmingham, en Alabama...

Dans ce deuxième roman, les auteurs d'Alabama 1963 convoquent Sur la route, L'Attrape-cœurs, Le Magicien d'Oz ou encore Alice au pays des merveilles pour un road trip initiatique sensible et original. Une ode à l'amitié et à la liberté.

***

J'ai passé un excellent moment de lecture en compagnie d'Amy et de ses compagnons de voyage. Ce road trip sent bon les vacances, l'Amérique des années 70 et le rock. Bien entendu, le roman n'est pas aussi léger qu'il y paraît, mais pourtant il s'inscrit dans les lectures "feel good". Le style est vivant, les dialogues fusent, l'écriture immersive. On se sent bien entre ces pages et on aimerait y rester plus longtemps.
C'est le deuxième titre que je découvre du duo Ludovic Manchette/Christian Niemiec après Alabama 1963, et une fois encore, ça m'a beaucoup plu.
Des auteurs à suivre, sans aucun doute.

Le Cherche Midi, 284 pages, 2022

Ce qui vient après (JoAnne Tompkins)

vendredi 24 juin 2022

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Dans l’État brumeux de Washington, Isaac traverse seul le deuil de son fils adolescent, Daniel, assassiné par son meilleur ami Jonah. Ce dernier se suicide et le monde de sa mère Lorrie s’effondre à son tour. Il n’y a aucune explication à ce drame. Isaac et Lorrie, autrefois amis, s’évitent telles des ombres séparées par leurs pertes incommensurables. Jusqu’à l’apparition soudaine d’une sans-abri de seize ans, enceinte. Recueillie par Isaac, accompagnée par Lorrie, Evangeline devient un rai de lumière dans leur vie. Mais une révélation éclate : la jeune fille avait croisé le chemin des garçons la semaine du meurtre. Tous trois devront confronter leurs souvenirs douloureux. Car comprendre le passé est leur seule chance de pouvoir se tourner vers l’avenir. 

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Deux éléments m'ont donné envie de lire Ce qui vient après : son résumé et sa superbe couverture.
J'étais intriguée par l'idée de départ, à savoir la mort brutale de deux jeunes adultes et amis, l'un assassiné par l'autre. Je n'avais pas vraiment d'attente, mais, en lisant ce roman, j'ai été agréablement surprise. C'est un récit qui s'apprivoise, qui va crescendo, tout doucement. Les explications et les détails viennent au fil des pages, il faut se montrer patient pour découvrir ce qui s'est passé dans la vie de Daniel et de Jonah. C'est une écriture toute en subtilité, pudique et belle, ciselée. 
Un roman qui aborde de multiples thématiques telles que le deuil, le pardon, la violence... Aucun personnage n'est épargné, ils ont tous leurs blessures propres, et pourtant Ce qui vient après n'est pas triste ni glauque, bien au contraire. C'est un message d'espoir et de résilience.
Un premier roman réussi et touchant.

Titre original : What comes after
Traduit de l'américain par Sophie Aslanides
Gallmeister, 573 pages, 2021 pour l'édition originale et 2022 pour l'édition française

Le grand monde (Pierre Lemaitre)

mercredi 22 juin 2022

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Trois histoires d’amour, un lanceur d’alerte, une adolescente égarée, deux processions, Bouddha et Confucius, un journaliste ambitieux, une mort tragique, le chat Joseph, une épouse impossible, un sale trafic, une actrice incognito, une descente aux enfers, cet imbécile de Doueiri, un accent mystérieux, la postière de Lamberghem, grosse promotion sur le linge de maison, le retour du passé, un parfum d’exotisme, une passion soudaine et irrésistible. Et quelques meurtres.

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L'histoire du Grand monde se déroule dans l'après guerre, fin des années quarante. Nous suivons la famille Peltier du Liban en Indochine en passant par la France. A l'instar de ses précédents romans, Pierre Lemaitre nous propose une "petite" histoire dans la grande Histoire. 
C'est toujours aussi bien écrit, on retrouve encore une fois toute l'ampleur du talent de narration de l'auteur. C'est cynique, drôle, acide, parfois loufoque.
Un excellent moment de lecture. Du grand Pierre Lemaitre.

Texte intégral lu par l'auteur
Audiolib, 2022
Durée totale d'écoute : 17h34

Les célibataires de Bow Street (Kate Bateman)

lundi 20 juin 2022

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Pour échapper à un mariage forcé, Georgiana croyait avoir trouvé la parade idéale : épouser un condamné à mort déniché à la prison de Newgate. Sitôt mariée, sitôt veuve… Enfin, elle sera libre !
Quelle n’est pas sa stupeur quand, lors d’un bal, elle se retrouve nez à nez avec son mari !
Le soi-disant bagnard était en réalité un agent gouvernemental en mission secrète. Désormais, ils sont légalement unis. Or, le fringant Benedict déborde de charme et n’est pas du genre à se laisser ignorer…

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Je suis tombée par hasard sur cette romance, et, après avoir pris connaissance du pitch, j'ai eu envie de la découvrir.
Si l'idée de départ est originale et rigolote, la suite est assez convenue, mais qu'importe, c'était sympa à lire. J'ai bien aimé le personnage de Georgiana qui est indépendante et intéressante. Elle n'est pas l'archétype de la femme candide et soumise de l'époque et sa personnalité donne du relief à l'histoire.
Un agréable moment de lecture qui m'a donné envie de lire les autres tomes de la trilogie.

T1 - Les mariés du secret
Titre original : This Earl of Mine
Traduit de l'anglais par Elisabeth Duc
J'ai lu pour elle (Aventures et Passions), 320 pages, 2019 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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Un voleur d’une audace folle sévit dans les résidences chics de Mayfair. L’Engoulevent, comme on l’appelle, ne s’intéresse qu’aux joyaux de la Couronne de France, qu’il dérobe les uns après les autres, signant chaque fois son forfait d’une énigmatique plume noire. Cela ne peut plus durer, et Alexander Harland, comte de Melton, est secrètement mandaté par Bow Street pour appréhender l’impudent cambrioleur. Sa piste le conduit rapidement à Mlle Emmy Danvers, une jeune fille de bonne famille qui n’est peut-être pas si respectable que cela… et qui lui inspire bientôt les pensées les plus inconvenantes.

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Disons-le d'emblée, j'ai moins apprécié ce second volume, mais j'ai toutefois passé un bon moment.
J'ai regretté cette lenteur ; les événements mettent un temps infini à se produire et j'ai trouvé que le récit manquait de rythme par rapport au premier tome.
En revanche, j'ai préféré le personnage masculin de ce tome-ci. L'héroïne est chouette aussi mais elle manque de cohérence, elle agit comme si elle souhaitait se faire pincer à chaque nouveau larcin.
Bref, c'était encore une fois une lecture sympathique quoique moins bonne que la précédente.

T2 - Les meilleurs ennemis
Titre original : To Catch an Earl
Traduit de l'anglais par Cécile Desthuilliers
J'ai lu pour elle (Aventures et Passions), 384 pages, 2020 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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Sebastian, comte de Mowbray, savoure son joyeux célibat. Il préfère la fréquentation des courtisanes complaisantes à celle des débutantes dévorées d’ambition. Le soir où il rencontre une certaine Anya dans une maison de plaisirs, subjugué par sa beauté, il lui réclame une nuit. Mais elle l’envoie promener et disparaît ! Sebastian a à peine le temps de digérer son dépit qu’il la retrouve quelque temps plus tard chez sa grand-tante, dont Anya est la dame de compagnie. Qui est donc cette mystérieuse jeune femme ? Une aventurière ? Une ingénue ? Une seule chose est sûre : elle le rend fou de désir.

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Peut-être est-ce celui des trois tomes que j'ai préféré. L'intrigue de départ est certes plus classique que celle des Mariés du secret, mais j'ai retrouvé dans ce dernier volet de la trilogie le même plaisir de lecture que dans le premier.
Les deux héros sont attachants, le début de leur relation sort un peu des sentiers battus en romance et l'histoire se tient bien.
J'ai aimé la relation entre Sebastian et Anya et le fait qu'il y ait un équilibre au niveau de l'écriture entre romantisme et guimauve. C'était mignon, mais pas niais.

T3 - Princesse sans couronne
Titre original : The Princess and the Rogue
Traduit de l'anglais par Agathe Nabet
J'ai lu pour elle (Aventures et Passions), 384 pages, 2021 pour l'édition originale et l'édition française

Mardi soir 19h (Gilles Legardinier)

vendredi 17 juin 2022

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Elynn est assez jeune pour avoir la vie devant elle. Pourtant, elle a souvent le sentiment que ses rêves sont de plus en plus loin derrière.
Entre son couple qui végète et la réalité quotidienne de son métier d’infirmière, la jeune femme a l’impression de faire du sur-place dans un horizon sans intérêt. Comment en est-elle arrivée là ? Qu’est devenue l’enfant pleine d’envies qu’elle était ?
Cherchant à bousculer sa routine, Elynn s’inscrit dans un club de sport. De rencontres inattendues en expériences inédites, ce simple rendez-vous va vite se révéler essentiel et déclencher d’imprévisibles réactions en chaîne. Elynn et ses nouvelles amies vont peu à peu trouver les moyens de forcer les verrous qui les entravaient. La cage ne résistera pas longtemps…

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Quel délice que ce dernier roman de Gilles Legardinier ! J'y ai retrouvé toute sa tendresse, sa fantaisie, sa joie de vivre. C'est déjanté à souhait (mais pas trop), drôle, émouvant. Un hymne à la vie, au quotidien, à l'amour avec un grand A, aux petits bonheurs.
Je suis ravie d'avoir pris autant de plaisir à écouter ce titre, ce furent de belles retrouvailles !
Un roman-doudou par excellence.

Texte intégral lu par Clémentine Domptail
Durée totale d'écoute : 10h48
Gallimard (Ecoutez lire), 2021

Velvet (Mary Hooper)

mercredi 15 juin 2022

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Orpheline dans le Londres des années 1900, Velvet survit tant bien que mal en travaillant dans l’enfer d’une blanchisserie. Lorsque l’occasion lui est donnée de s’occuper du linge de clients fortunés, la jeune fille saisit sa chance et attire l’attention de l’intrigante Madame Savoya, l’un des médiums les plus courus de la capitale. Emménageant à la Villa Darkling aux côtés de Madame et de George, son séduisant assistant, Velvet ne va pas tarder à découvrir les usages et secrets de cet univers fascinant qu’est celui du spiritisme. Elle est pourtant loin de se douter que le danger qui la guette ne vient pas du royaume des morts…

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Troisième roman que je lis de l'auteure, Velvet s'inscrit dans la continuité des précédents avec une intrigue qui se déroule en Angleterre sur fond d'époque victorienne.
Cette histoire traite du thème des médiums et du spiritisme qui faisaient l'objet d'un important - et malhonnête - commerce au début du 20ème siècle.
Si j'ai retrouvé avec grand plaisir l'écriture de Mary Hooper, j'ai toutefois été moins séduite par Velvet que par Waterloo Necropolis ou L'infortune de Kitty Grey. Par contre le contexte historique est bien documenté et toujours aussi intéressant.

Titre original : Velvet
Traduit de l'anglais par Fanny Ladd et patricia Duez
Les grandes personnes, 336 pages, 2012 pour l'édition française

Les pantoufles (Luc-Michel Fouassier)

lundi 13 juin 2022

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Un homme sort de chez lui en pantoufles en oubliant les clés à l’intérieur de son appartement. Contraint d’affronter une journée sans chaussures, il s’engage dans cette aventure à pas feutrés. Mais face à ses collègues de travail, à sa famille et même aux forces de l’ordre, chaussé de ses confortables charentaises, il provoque de surprenantes réactions d’hostilité ou d’engouement.
Et le voilà lancé dans un combat contre la tyrannie du conformisme. Dans un monde trop pressé, il impose doucement sa si tranquille façon de marcher.

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Un roman sans prétention, une histoire rigolote et empreinte de légèreté, mais finalement plus profonde qu'il n'y paraît.
De temps en temps, j'apprécie de lire ce genre de court récit fantaisiste et récréatif.
Le ton est résolument décalé, c'est jubilatoire et drôle.
Un bon moment.

Folio, 128 pages, 2022

Déracinée (Naomi Novik)

vendredi 10 juin 2022

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Depuis toujours, le village de Dvernik est protégé des assauts du Bois – une forêt maléfique douée d’une volonté propre – par le «Dragon», un puissant magicien. Celui-ci, en échange de ses services, prélève un lourd tribut : à chaque génération, la plus jolie jeune femme de la communauté disparaît dans sa tour. Cette année, c’est Kasia qui sera choisie. Forcément, c’est la plus belle, la plus populaire. Personne n’en doute, et encore moins Agnieszka, qui n’a jamais voulu de cet honneur. Mais les choses ne vont pourtant pas se passer comme prévu, et Agnieszka va découvrir un monde au-delà de l’entendement...

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Avec cette sublime couverture, cela faisait un bye que ce roman me faisait de l'œil. Lorsque je suis tombée sur un exemplaire lors d'un passage en librairie, j'ai décidé de passer à l'acte !
Déracinée est un excellent roman de fantasy qui s'enracine (jeu de mots involontaire !) dans différents folklores et œuvres littéraires, à commencer par une influence du Seigneur des anneaux (je précise que ce n'est pas une vérité, mais l'expression de mon propre ressenti). C'est un récit riche, étonnant, à la narration particulièrement originale avec quelques lenteurs et un aspect contemplatif assumé à certains moments. De ce point de vue, j'ai regretté un déséquilibre au niveau du rythme entre le début et la fin de l'ouvrage. En effet, la dernière partie s'accélère et m'a semblé légèrement expédiée.
En fin de compte, et malgré ce bémol, c'est un très bon roman qui m'a beaucoup plu.

Titre original : Uprooted
Traduit de l'anglais par Benjamin Kuntzer
J'ai lu, 512 pages, 2015 pour l'édition originale et 2018 pour la présente édition française

L'Arpenteuse de rêves (Estelle Faye)

mercredi 8 juin 2022

9782700276565-001-T.jpegPrésentation de l'éditeur :

Myri est une Arpenteuse, elle a le pouvoir de s’immiscer dans les rêves des autres. Ce pouvoir est aussi une malédiction qui a causé la mort de sa jeune sœur, quelques années auparavant. Depuis, Myri se tient à l’écart des rêves grâce à la nerfolia, une plante interdite.
Mais dans le royaume de Claren, quand on est une habitante de la ville basse, on n’échappe pas facilement à son destin. Une pollution inquiétante se répand autour des ateliers, le long du fleuve. Elle coïncide avec l’apparition d’étranges fantômes qui s’introduisent dans les rêves et les transforment en cauchemars. Alors, quand le petit Miracle est à son tour frappé par le Mal des fantômes, Myri n’a pas d’autre choix que de redevenir une Arpenteuse.

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Cette sublime couverture abrite un bon roman français de fantasy. Histoire en un volume, élément que j'apprécie car, parfois, je me lasse des séries à rallonge.
Un univers bien pensé et assez original, un rythme soutenu et une jolie plume, voilà les principaux ingrédients de L'arpenteuse de rêves.
Une jolie découverte qui m'a toutefois laissée un peu sur ma faim. J'aurais apprécié quelques pages de plus, une histoire plus fouillée ; c'était trop court à mon goût. Dommage, car il y a d'excellentes idées qui auraient mérité d'être développées davantage. 

Rageot, 314 pages, 2021

La vague des BD #32

lundi 6 juin 2022

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Présentation de l'éditeur :

Que se passe-t-il si la cigogne qui apporte le bébé se casse l'aile ? Surtout si elle repasse le bébé à deux autres bras cassés : un lapin pas super malin et un canard encore moins futé. Heureusement, un petit cochon un peu grognon veille...

Il fallait oser, et Benjamin Renner l'a fait, il nous livre une histoire qui part dans tous les sens, sans aucune limite.
C'est débridé, déjanté et surtout désopilant.
Le coup de crayon est efficace, l'auteur croque ses personnages à merveille pour un résultat absolument jubilatoire.
Le récit qui ne suit en apparence aucun fil conducteur nous promène de page en page vers des idées plus folles les unes que les autres.
C'était délirant et ça fait drôlement du bien !

Un bébé à livrer
Benjamin Renner
Delcourt (Shampooing), 2018

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Présentation de l'éditeur :

On voulait faire un humain augmenté, on a créé l'humain assisté.
Nous sommes en 2113, Constant équipé d’un implant, représente la première génération « augmentée » à vivre avec un second cerveau totalement connecté au DataBrain Center. Ce projet mondial lancé il y a 30 ans pour les plus fortunés, détourne au passage la quasi-totalité de l’énergie mondiale produite. Pour ceux qui peuvent y prétendre, toutes les expériences extrêmes virtuelles mais aux sensations si proches du réel sont à portée de pilule à avaler ou de programme à télécharger.

Une histoire complète en un seul volume. Un récit de science fiction qui fait froid dans le dos mais semble douloureusement plausible. Des dessins époustouflants, l'impression d'être dans un film.
Cet album m'a fait grande impression. J'ai trouvé l'intrigue maîtrisée et captivante, les illustrations saisissantes. 
Une magnifique BD qui marque.

Ce que nous sommes
Zep
Rue de Sèvres, 2022

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Présentation de l'éditeur :

Un jour, une métamorphe tombe amoureuse d’un jeune homme nommé Ambroise. Elle peut changer de forme à volonté, mais des questions finissent par la hanter : quel visage doit-elle incarner pour se faire aimer ? Qui doit-elle être pour conquérir sa proie ? 
Inconscient de l’obsession dont il est l’objet, ignorant la vraie nature de la créature, Ambroise cherche à acquérir une légitimité au sein de l’orchestre qu’il vient d’intégrer en tant que harpiste. C’est alors qu’il rencontre Francesca Forabosco – cantatrice aussi excentrique que renommée – qui va le prendre sous son aile. Elle lui propose un marché. S’il veut obtenir la harpe de ses rêves, Ambroise devra relever 47 défis. Un seul échec, et l’instrument lui échappe...

Hypnotisant aussi, mais dans un tout autre genre, ce dernier album en date de Timothé Le Boucher. Un nouveau thriller psychologico-fantastique, à l'instar de ses autres ouvrages.
Les dessins sont magnifiques et dérangeants à souhait, le récit flirte en permanence avec une sorte de perversion mystérieuse. Il se dégage de ces pages un sentiment d'obsession malsaine, c'est incroyablement bien rendu.
Il s'agit de la première partie de l'histoire, j'ai très envie de lire la seconde tant cet album m'a happée.

47 cordes
Timothé Le Boucher
Glénat, 2022

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Présentation de l'éditeur :

La rencontre entre un auteur majeur de la bande dessinée et un éminent spécialiste des questions énergétiques et de l'impact sur le climat a abouti à ce projet, comme une évidence, une nécessité de témoigner sur des sujets qui nous concernent tous. Intelligent, limpide, non dénué d'humour, cet ouvrage explique sous forme de chapitres les changements profonds que notre planète vit actuellement et quelles conséquences, déjà observées, ces changements parfois radicaux signifient. Jean-Marc Jancovici étaye sa vision remarquablement argumentée en plaçant la question de l'énergie et du changement climatique au cœur de sa réflexion tout en évoquant les enjeux économiques (la course à la croissance à tout prix est-elle un leurre ?), écologiques et sociétaux. Ce témoignage éclairé s'avère précieux, passionnant et invite à la réflexion sur des sujets parfois clivants, notamment celui de la transition énergétique. Christophe Blain se place dans le rôle du candide, à la façon de son livre "En cuisine avec Alain Passard" et de "Quai d'Orsay" signé avec l'expertise d'un coauteur : un pavé de 120 pages indispensable pour mieux comprendre notre monde, tout simplement !

Un ouvrage dense mais accessible, passionnant, édifiant, hautement didactique. J'ai appris quantité de choses sur le sujet du réchauffement climatique et de l'énergie. Cette BD tout public (mais néanmoins exigeante) permet de mieux comprendre l'évolution du climat et de l'humanité. C'est extrêmement bien fait, souvent drôle (pour faire passer les messages les plus sérieux), parfois effrayant, toujours bien expliqué et vulgarisé.
Un ouvrage incontournable sur ces sujets Ô combien d'actualité.

Le monde sans fin
Christophe Blain, Jean-Marc Jancovici

Dargaud, 2021

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