Souvenirs de Marnie (Joan G. Robinson)

mercredi 28 juillet 2021

009029251.jpgPrésentation de l'éditeur :

Sans cesse effrayée à l’idée d’être rejetée, Anna, petite orpheline solitaire du cœur de Londres, s’efforce de paraître la plus ordinaire possible et de ne jamais se faire remarquer. Ses parents adoptifs l’envoient profiter du climat salutaire d’un village côtier de l’est de l’Angleterre. Accueillie par un couple aussi bienveillant que rustique, elle laisse s’écouler le temps en rêvant dans les dunes qui s’avancent dans la mer, et fait la rencontre avec la mystérieuse Marnie, qui surgit toujours quand on ne s’y attend pas et devient sa toute première véritable amie. Seulement aussi subitement qu’elle est apparue, et avant même qu’Anna ne s’habitue à sa présence, Marnie disparaît.

***

Le film d'animation réalisé par le studio ghibli m'a tellement plu que j'étais très excitée à la perspective de pouvoir lire le roman dont il a été adapté. Notons au passage que c'est une édition française inédite, qui plus est chez Toussaint Louverture qui a encore fait un travail éditorial extraordinaire. Le livre est de toute beauté.
Pour ce qui est de la lecture, hélas, j'ai été déçue. L'histoire est bien écrite - le film d'animation est d'ailleurs très fidèle au texte - mais je suis restée en dehors. Le souci, c'est que Souvenirs de Marnie est avant tout un roman d'ambiance, et que, malheureusement, je n'ai pas réussi à y embarquer pleinement (alors que dans le film j'étais en totale immersion). C'est clairement un regard subjectif que je porte ici, ce n'est que l'expression de mon ressenti propre et je peux comprendre que ce livre ait enchanté bon nombre de lecteurs. C'est juste que ça n'a pas fonctionné avec moi et j'en suis bien attristée.

Titre original : When Marnie Was There
Traduit de l'anglais par Patricia Barbe-Girault
Monsieur Toussaint Louverture (Monsieur Toussaint Laventure), 356 pages, 1967 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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Bretzel & beurre salé (Margot et Jean Le Moal)

lundi 26 juillet 2021

009041441.jpgPrésentation de l'éditeur :

Mais qui est le nouveau propriétaire mystère de la plus belle maison de Locmaria, celle de la pointe de Kerbrat ?
Tout ce paisible village du Finistère le guette depuis des semaines et voilà que débarque, en pleine tempête, Cathie Wald, une pimpante Strasbourgeoise. La cinquantaine, divorcée, caractère bien trempé, elle a décidé de prendre un nouveau départ en Bretagne, et d’ouvrir à Locmaria un restaurant de spécialités alsaciennes.
La plupart des habitants l’accueillent à bras ouverts, ravis de ce petit vent de changement. Mais certains voient son installation d’un mauvais œil. Et ne tardent pas à lancer les hostilités. Après une soirée choucroute, un notable du village s’effondre, et Cathie est accusée de l’avoir empoisonné.
Une tentative de faire plier bagages à l’étrangère ?
Quoi qu’il en soit, Cathie n’est pas du genre à se laisser intimider. Et rien ne l’arrêtera pour prouver l’innocence de sa choucroute traditionnelle, quitte à se lancer elle-même sur les traces du coupable !

Voilà un cosy mystery au parfum d'embruns et de crêpes parfait pour un moment détente à la plage. L'intrigue n'est pas folle, il n'y a pas vraiment d'enquête, mais ce n'est pas non plus ce que l'on cherche dans ce genre de livre. C'est plutôt bien écrit, l'ambiance bretonne est restituée de manière réaliste et ceux qui ne connaissent pas la Bretagne s'y sentiront peut-être dépaysés.
Une lecture agréable. Pas sure par contre de lire la suite, ce tome-ci m'a suffi.

Calmann Levy, 270 pages, 2021

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Série Bill Hodges (Stephen King)

vendredi 23 juillet 2021

Il y a quelques années de cela, j'ai lu Carnets noirs sans savoir que c'était le deuxième tome de la trilogie consacrée au policier retraité Bill Hodges.
Cette année, j'ai décidé de lire la série dans l'ordre (et donc de relire Carnets noirs). Je chronique ici les trois tomes, mais mon avis sur le deuxième n'est qu'un copié-collé de mon billet d'origine puisque j'ai eu le même ressenti lors de cette seconde lecture.

008283470.jpgCoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Midwest, 2009. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue devant un salon de l’emploi. Soudain, une Mercedes fonce sur la foule, laissant huit morts et quinze blessés dans son sillage. Le chauffard, lui, a disparu dans la brume, sans laisser de traces. Un an plus tard, Bill Hodges, flic à la retraite qui n’a pas su résoudre l’affaire, reste obsédé par ce massacre. Une lettre du « tueur à la Mercedes » va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent.

***

Coup de cœur pour ce premier tome incroyablement prenant. Les personnages sont extrêmement bien travaillés, c'est d'ailleurs, je trouve, le point fort de King dans ses romans. Mention spéciale ici pour le rôle du méchant qui est fascinant de folie et de cruauté.
L'intrigue est géniale, menée de main de maître, tous les éléments s'enchaînent avec virtuosité et la tension va crescendo jusqu'à la toute fin. C'est machiavélique, sombre et totalement jouissif. Du très grand King. 

T1 - Mr. Mercedes
Titre original : Mr. Mercedes
Traduit de l'anglais par Océane Bies et Nadine Gassie
Le livre de poche, 2014 pour l'édition originale et 2016 pour la présente édition française

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Présentation de l'éditeur :

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Devenu fou de rage depuis la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s'emparer de sa fortune et, surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C'était compter sans les mauvais tours du destin... et la perspicacité du détective Bill Hodges.

***

Le thème central en est l'obsession d'un fan, ici en particulier d'un lecteur.
L'auteur John Rothstein ne publie plus depuis quelques années et a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. L'un d'entre eux, Morris Bellamy, ne va pas parvenir à surmonter sa frustration et va commettre l'irréparable en assassinant tout bonnement John Rothstein. Avant de fuir le lieu du crime, il va s'emparer de précieux carnets d'écriture qui renferment entre autre une suite à la série Jimmy Gold.

Voilà le point de départ du récit qui va rapidement évoluer et se compliquer. Au fil du temps, les nœuds de l'intrigue se resserrent et la tension grimpe de page en page.
Vous devez vous en douter, cette histoire d'obsession, de lecteur compulsif et névrosé m'a beaucoup plu ! Une fois de plus, la plume de Stephen King m'a emportée dans ce roman noir. Les personnages sont terribles et bouleversants, l'atmosphère pesante et oppressante. Avec ce thème autour de la lecture, c'était si je puis le formuler ainsi "la cerise sur le gâteau" et j'ai adoré cette lecture glauque à souhait !

T2 - Carnets noirs
Titre original : Finders Keepers
Traduit de l'anglais par Océane Bies et Nadine Gassie
Le livre de poche, 2015 pour l'édition originale et 2017 pour la présente édition française

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Présentation de l'éditeur :

Dans la chambre 217 de l’hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

***

J'ai légèrement moins apprécié ce troisième et dernier tome pour une raison toute simple, c'est qu'on n'est plus dans le genre policier "pur". En effet, King distille de petits éléments fantastiques là où j'aurais préféré rester dans une intrigue policière classique. Cela dit, comme c'est le maître du genre qui est aux commandes, cela donne tout de même un excellent roman !
J'ai adoré retrouver les personnages de Bill, Holly et Jerome, ce trio totalement improbable mais qui fonctionne à merveille. J'ai aimé retrouver l'ambiance des deux premiers volumes et j'ai terminé cette série avec regrets, c'était vraiment extra !

T3 - Fin de ronde
Titre original : End of Watch
Traduit de l'anglais par Océane Bies et Nadine Gassie
Le livre de poche, 2016 pour l'édition originale et 2019 pour la présente édition française

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La vague des BD #29

mercredi 21 juillet 2021

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Présentation de l'éditeur :

1868. À bord de son ballon de haute altitude, la mère de Séraphin disparaît mystérieusement à la frontière de l'espace. Un an plus tard, une lettre anonyme révèle que son carnet de bord a été retrouvé... Séraphin et son père, échappant de justesse à un enlèvement, suivent la piste du carnet jusque dans les contreforts des Alpes. C'est là, à l'ombre d'un château de conte de fées, que le roi Ludwig de Bavière a entrepris la construction d'un engin spatial de cuivre et de bois qui s'apprête à changer le cours de l'Histoire.

Difficile de se faire une opinion objective avec ce premier tome qui pose les bases de l'univers de la série. Du point de vue de l'intrigue il ne se passe pas grand-chose, mais suffisamment tout de même pour m'avoir donné envie de lire la suite.
Les dessins sont beaux, bien que j'ai eu un peu de peine à me faire au style de l'auteur (qui me plaît dans l'absolu, mais me gênait légèrement pour cette histoire).
C'est un début prometteur dans un monde onirique et passionnant, inspiré par l'univers de Jules Verne. 

T1 - 1869 : La conquête de l'espace
Alex Alice
Rue de Sèvres, 2014

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Présentation de l'éditeur :

Veuve depuis peu, Suzette repense à Francesco, son premier amour, perdu de vue il y a 60 ans. Sa petite-fille Noémie l'invite alors à partir à sa recherche. Sur la route de l'Italie, les deux femmes vont, du haut de leurs générations et de leurs expériences respectives, échanger sur la vie de couple, l'engagement et les histoires qui durent... Et s'il n'y avait pas d'âge pour vivre le grand amour ?

Après mon immense coup de cœur pour l'Odyssée d'Hakim, j'ai souhaité découvrir les autres albums de l'auteur. Ici, retour à la fiction après le titre autobiographique Ce n'est pas toi que j'attendais.
Encore une fois, l'écriture de Fabien Toulmé m'a énormément touchée. C'est un vrai conteur d'histoires, capable de nous faire pénétrer dans l'intimité des personnages. Le récit de Suzette est très beau et émouvant, porteur d'espoir. C'est un album intelligent, qui, sous couvert de légèreté, aborde des sujets essentiels, notamment la place de la femme dans le couple.
A travers la relation entre Suzette et sa petite-fille, l'auteur explore l'évolution de la condition des femmes au fil des générations.
Superbe.

Suzette ou le grand amour
Fabien Toulmé
Delcourt (Mirages), 2021

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Présentation de l'éditeur :

Baudouin est un trentenaire solitaire, enfermé dans un quotidien monotone. Son frère, Luc, est à l'inverse un esprit libre, voyageur et séducteur. Un jour, Baudouin se découvre une tumeur qui ne lui laisse que quelques mois à vivre. L'anti-héros décide alors de tout plaquer pour partir avec son frère. Un récit touchant sur les liens familiaux et sur le thème universel de la réalisation personnelle.

Je pourrais presque faire un copier-coller de ce que j'ai écrit ci-dessus au sujet de Suzette ou le grand amour. Fabien Toulmé m'a encore bluffée avec Les deux vies de Baudoin. L'écriture est assez incroyable, en lisant cette histoire, on traverse un large éventail d'émotions, et il est impossible de rester insensible au destin de Baudoin. C'est remarquable de compassion, d'empathie et d'humanité, d'amour. Un récit que j'ai lu d'une traite et qui m'a retournée.
Encore plus puissant que Suzette.

Les deux vies de Baudouin
Fabien Toulmé
Delcourt (Mirages), 2017

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Présentation de l'éditeur :

Une jeune femme, en apparence calme et sans histoire, vient d'être arrêtée pour meurtre. Pour son mari, c'est la stupéfaction. Par l'entremise de l'avocat choisi pour la défendre, elle nous livre peu à peu l'histoire de sa vie.
C'est l'histoire de deux sœurs jumelles, d'un père absent et d'une mère abusive. C'est l'histoire d'un terrible secret de famille… Et celle d'une tragédie annoncée.

J'ai découvert les dessins d'Olivier Grenson avec la duologie La femme accident il y a maintenant une décennie. J'avais beaucoup aimé son style et c'est totalement par hasard que je me suis retrouvée à lire un autre album illustré par lui.
Les illustrations sont magnifiques, c'est un vrai plaisir pour les yeux. En revanche, pour ce qui est du scénario, difficile  de parler de beauté. Ce récit familial qui tourne au drame est prenant et glaçant. C'est bien écrit, on entre assez facilement dans le la vie de cette maman qui élève seule ses jumelles et on assiste, impuissant, à sa folie grandissante.
Un album réussi.

La fée assassine
Sylvie Roge, Olivier Grenson
Le lombard, 2021

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La fleur perdue du chaman de K. (Davide Morosinotto)

lundi 19 juillet 2021

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Pérou, 1986. Être admise dans une clinique neurologique ne faisait pas vraiment partie des projets de Laila… Mais si ses symptômes ne s’étaient pas manifestés, jamais Laila n’aurait rencontré El Rato. Et jamais ils n’auraient découvert un étrange journal, écrit en 1941 par un certain Dr Clarke, dans lequel le dessin d’une fleur allait changer le cours de leur existence. Utilisée par les chamans de la tribu de K., la Fleur Perdue aurait un grand pouvoir de guérison (encore faut-il la dénicher). Lorsque le diagnostic tombe pour Laila, et que l’espoir ne semble plus permis, les deux amis décident de tenter le tout pour le tout : trouver la fleur et ainsi guérir Laila. Mais pour cela, un long voyage des Andes à la forêt amazonienne les attend, un long voyage semé d’embûches…

***

J'ai découvert la plume de Davide Morosinotto il y a trois ans avec Le célèbre catalogue Walker & Dawn, une chouette lecture dépaysante à souhait.
L'aventure de La fleur perdue du chaman de K. se déroule également sur le continent américain, mais plus au sud, au niveau de l'Amazonie. 
Il n'est pas aisé de parler de ce roman à l'écriture si particulière. Particulière de part son style, mais également en ce qui concerne la mise en page du livre. En effet, un important travail éditorial a été réalisé pour ce roman dont le texte n'est pas présenté de manière classique. D'ailleurs, l'objet-livre, à l'instar du Catalogue Walker & Dawn, est très beau.
La fleur perdue du chaman de K. est un savant mélange entre récit d'aventure et conte initiatique. J'y ai retrouvé le style un peu décalé de l'auteur qui m'avait plu, flirtant entre le poétique et le loufoque. Le résultat est assez étonnant.
Cette histoire m'a fait voyager, vivre dans un pays imaginaire aux côtés de El Rato et Laila. La balade était belle.
Davide Morosinotto est décidément un auteur qui sort des sentiers battus et dont je suis curieuse de découvrir les autres titres.

Titre original : Il fiore perduto dello sciamano di K
Traduit de l'italien par Marc Lesage
L'école des loisirs (Médium +), 523 pages, 2019 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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Waterloo Necropolis (Mary Hooper)

vendredi 16 juillet 2021

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Londres, 1861. Grace Parkes, presque 16 ans, embarque à bord de l’express funéraire Necropolis, en direction du cimetière de Brockwood, pour y dire adieu à un être cher. Elle fera là-bas une rencontre décisive en la personne de Mr et Mrs Unwin, entrepreneurs de pompes funèbres, qui lui proposent de devenir pleureuse d’enterrement. D’abord réticente, la jeune fille finit par accepter leur offre, et doit faire face aux manigances de cette famille peu scrupuleuse, prête à tout pour s’emparer d’un mystérieux héritage.

***

Cela faisait bien longtemps que ce roman me tentait avec sa couverture fascinante. Waterloo Necropolis est le premier que je lis de Mary Hooper mais certainement pas le dernier. Maintenant que je me suis frottée à sa plume, j'ai très envie de réitérer l'expérience et de découvrir ses autres titres.
Au-delà de l'aspect fictionnel, ce que j'ai trouvé particulièrement intéressant, c'est que l'auteure bâtit son récit à partir de faits historiques. Ici, en l'occurrence, elle s'est inspirée de l'épidémie de choléra qui fit rage en Angleterre dans les années 1830, et du culte du deuil qui s'ensuivit dans la capitale londonienne en particulier. 
Fiction et Histoire s'emboîtent ainsi parfaitement pour former un roman bien écrit et original.
J'ai beaucoup aimé suivre cette aventure à l'époque victorienne. L'atmosphère était étrange et fort bien rendue, effet d'immersion total.

Titre original : Fallen Grace
Traduit de l'anglais par Fanny Ladd et patricia Duez
Les grandes personnes, 313 pages, 2010 pour l'édition originale et 2011 pour l'édition française

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La vague des albums #173

mercredi 14 juillet 2021

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A mi-chemin entre documentaire et fiction, cet album nous raconte le séjour d'un gardien de phare. De son arrivée à son départ, nous le suivons dans ce quotidien si particulier. L'entretien du bâtiment et de la lampe, la tenue du journal de bord, les tempêtes... tout est relaté dans une écriture presque poétique.
Les dessins sont très beaux et donnent à voir la vie dans un phare. C'est passionnant et fascinant à la fois.
De toute façon, avec un titre et une couverture pareils, je ne pouvais pas résister à la tentation !
Un très bel album. 

Le phare
Sophie Blackall
Les éditions des éléphants, 2021

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Boucles de pierre est un album absolument somptueux.
Une jeune fille traverse quotidiennement un parc pour rendre visite à son oncle malade. A force de refaire le même trajet jour après jour, elle découvre d'étranges changements au sein du parc.
La belle plume de Clémentine Beauvais et les superbes illustrations de Max Ducos forment un ensemble harmonieux et quelque peu insolite, hors du temps. L'histoire recèle un brin de malice et d'originalité.
J'ai beaucoup aimé la balade.

Boucles de pierre
Clémentine Beauvais, Max Ducos
Sarbacane, 2021

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A la fois recueil de contes et documentaire, cet album au grand format est tout simplement somptueux.
Secrets de jardins rassemble dix-huit contes piochés dans la littérature classique et réécrits par Anne Lascoux. On y retrouvera des adaptations étonnantes de textes connus comme celui, par exemple, de La princesse au petit pois. Les différents récits sont répartis dans plusieurs catégories (La cuisine du potager, Le jardin ensorcelé, Les arbres du verger et Le jardin fleuri) qui ont en commun le thème du jardin.
L'écriture comme les dessins sont très beaux, et la mise en page particulièrement soignée.
Pour parfaire le voyage, une douzaine de plantes sont présentées en fin d'ouvrage ; on y découvre des informations passionnantes.
Un magnifique album à offrir aux amoureux des plantes et du jardinage.

Secrets de jardins
Anne Lascoux, Yukiko Noritake
Albin Michel, 2019

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Coïncidence amusante de cette vague d'albums, en voici un second mettant en scène un phare. Alors évidemment, une histoire sur le thème de la mer, je ne pouvais pas passer à côté, mais ce qui m'a surtout donné envie de la découvrir, c'est son auteur. J'aime particulièrement les dessins et l'univers de Max Ducos. Dans Le garçon du phare, on retrouve son côté imaginatif, sa patte unique et si particulière. Il est difficile de décrire son style, mais ce qui est certain c'est qu'il recèle quelque chose de profondément immersif. Ici, on est embarqué dans le récit dès les premières pages et l'on est avec les personnages dans cette aventure étrange.
Un très bel album que j'ai beaucoup aimé.

Le garçon du phare
Max Ducos
Sarbacane, 2019

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Un presque coup de cœur pour cet album enchanteur. Grand format à l'italienne, Esther Andersen est une lecture de saison par excellence. Suivre les journées de ce petit garçon été après été chez son oncle. Les escapades à vélo à travers champs, la maison remplie d'objets insolites, le soleil, et puis la mer, la rencontre avec Esther.
Il se dégage une émotion incroyable de cette histoire. Minimalisme des mots et des dessins qui procure une sensation d'espace et de beauté de l'instant.
Douces et poétiques, les illustrations d'Irène Bonacina sont superbes, elles m'ont rappelé le style du grand Sempé que j'affectionne tant.
Un livre magnifique.

Esther Andersen
Timothée de Fombelle, Irène Bonacina
Gallimard Jeunesse, 2021

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Parfois, une image vaut mieux qu'un long discours. Migrants est un album sans texte d'une force incroyable. A travers ces animaux anthropomorphes, l'auteure retrace le parcours d'une population de migrants fuyant leur pays. Ils sont accompagnés par la mort qui les suit silencieusement, attendant son tour.
Au fil des pages, on suit ces personnages, leur quotidien dans cette fuite éperdue. Marcher, se protéger du froid, se faire à manger, dormir comme on peut, embarquer à bord d'un bateau surchargé, tomber à la mer.
Puis, pour certains, enfin, réussir, trouver une terre d'accueil.
Ce périple est glaçant, les dessins étonnants de réalisme.
Un album coup de poing qui se passe de mots.

Migrants
Issa Watanabe
La joie de lire, 2020

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Le tueur à la cravate (Marie-Aude Murail)

lundi 12 juillet 2021

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En quelques clics et en empruntant l’identité de son père, Ruth Cassel, quatorze ans, a déposé une vieille photo de classe noir et blanc sur le site perdu-de-vue.com. La manip n’a qu’un but : l’aider à faire la différence entre deux jumelles aux yeux noisette, Ève-Marie, morte l’année de la photo, et Marie-Ève, la mère de Ruth, morte vingt ans plus tard.
Très vite, comme s’ils avaient attendu ce signal, des anciens de la terminale C3 se manifestent. Guy Dampierre, l’ex-beau gosse de la classe, Alice Meyzieux, une copine des jumelles, madame Parmentier, prof de philo désormais à la retraite et, en prime, René Lechemin, un grand-père dont Ruth ne soupçonnait pas l’existence, s’empressent de lui répondre. Tout pourrait s’arrêter là, mais…
La photo de classe a réveillé de terribles souvenirs. Les e-mails évoquent un meurtre, celui d’Ève-Marie, commis par un étrangleur récidiviste, le tueur à la cravate. Bien plus effrayant, ils mettent en cause celui que Ruth aime le plus au monde, cet homme au charme énigmatique, Martin Cassel, son père.

Au moment d'écrire cette chronique je réalise que c'est le dix-neuvième billet que je vais consacrer à Marie-Aude Murail sur Oceanicus in folio !
En effet, "quand on aime, on ne compte pas" et MAM figure sans aucun doute au panthéon de mes auteurs préférés. Découvrir un de ses livres est toujours source d'une joie profonde pour moi ; je sais que je vais passer, au mieux, un bon moment, et bien souvent, un excellent.
Le tueur à la cravate est un roman (jeunesse) policier, style dans lequel l'auteure écrit moins. Jusqu'à présent, je n'avais lu qu'Angie d'elle dans le même genre.
L'histoire est bien troussée, l'intrigue tient la route et on passe un agréable moment de lecture. Bien entendu, ce qui est intéressant ici - du moins pour le lecteur adulte -, c'est comme toujours le travail qui est fait sur les personnages. 
S'il ne fera pas partie de mes favoris, Le tueur à la cravate est un bon roman.
A noter qu'en fin d'ouvrage, on trouve un journal tenu par Marie-Aude Murail au moment de l'écriture du roman. Je l'ai trouvé passionnant et rien que pour cela, il est intéressant de se procurer et de lire ce livre !

L'école des loisirs (Médium + poche), 362 pages, 2020 pour la présente édition

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Le serpent majuscule (Pierre Lemaitre)

lundi 14 juin 2021

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Avec Mathilde, jamais une balle plus haute que l’autre, du travail propre et sans bavures. Ce soir est une exception. Une fantaisie. Elle aurait pu agir de plus loin, faire moins de dégâts, et ne tirer qu’une seule balle, bien sûr.

Le serpent majuscule, écrit en 1985, est le premier roman policier de Pierre Lemaitre. Jamais publié jusqu'alors, il paraît plus de trente ans après avoir été achevé.
Mathilde, sexagénaire, commence à perdre un peu la boule. Le hic, c'est que ses pertes de mémoire ne font pas bon ménage avec sa profession de tueuse à gages !
Un livre dans lequel le style de Pierre Lemaitre est déjà bien marqué. Humour noir, ton caustique, l'auteur pousse le trait un peu loin, il en fait des tonnes, mais qu'est-ce que c'est drôle ! 
Une lecture légère et hautement jubilatoire.

Albin Michel, 336 pages, 2021

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Frère Wulf T1 - L'enlèvement de l'épouvanteur (Joseph Delaney)

lundi 7 juin 2021

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Frère Wulf, un jeune moine, doit espionner Johnson, un épouvanteur aux pratiques douteuses. Se faisant passer pour un scribe, Frère Wulf étudie le quotidien de son nouveau maître. Mais un jour, Johnson disparaît. Très inquiet, Wulf décide de chercher de l’aide.

C’est donc au milieu de la nuit qu’il frappe à la porte d’une étrange maison, dont le propriétaire n’est autre que Tom Ward. Ensemble, les deux hommes partent affronter une puissante créature de l’obscur… Mais le chemin est long, et les dangers, nombreux.

***

La saga de L'épouvanteur est une de mes séries préférées en fantasy jeunesse. Aussi, quelle ne fût pas ma joie de découvrir la parution de ce volume !
Inscrit dans l'univers de L'épouvanteur, mais premier tome d'un nouveau cycle, L'enlèvement de l'épouvanteur est consacré à un nouveau personnage, celui du jeune frère Wulf, un moine placé chez un épouvanteur pour être son scribe.
Ce qui m'a beaucoup plu, c'est de retrouver les personnages d'Alice et de Tom, mais aussi de découvrir celui de Wulf, un novice comme l'était Thomas Ward au début de la série.
Dès les premières pages, on est replongé dans l'ambiance, l'action bat son plein, on ne s'ennuie pas une seconde, un vrai régal.
Seul bémol, ce premier volet est très court, j'espère que les suivants seront plus longs. En tout cas, c'est un excellent début et je me réjouis à l'idée de retrouver frère Wulf pour la suite de ses aventures.

Titre original : Brother Wulf
Traduit de l'anglais par Marie-Hélène Delval
Bayard Jeunesse, 297 pages, 2020 pour l'édition originale et 2021 pour l'édition française

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