La ville sans vent - T1 (Eléonore Devillepoix)

lundi 1 mars 2021

008641967.jpgPrésentation de l'éditeur :

A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

***

Je suis passée près du coup de cœur avec ce premier tome.
Déjà, il y avait cette somptueuse couverture qui nous invite dans un monde mystérieux, celui de l'Hyperborée, la ville sans vent, à l'abri sous son dôme d'adamante. Un monde organisé de manière verticale avec sept niveaux. Plus l'on est aisé et occupe un poste important, plus l'on vit en hauteur. Mais l'on peut aussi y accéder en réussissant les épreuves de l'attribution, le tournoi de sélection pour devenir disciple d'un mage. C'est ainsi que Lastyanax a réussi à atteindre le fameux septième et dernier niveau. C'est aussi de cette manière qu'Arka va y parvenir...
J'ai quasiment tout aimé dans ce premier volume. L'univers, original et bien pensé ; les scènes sont très imagées et l'effet d'immersion garanti, on se représente aisément la ville au fil des chapitres. Les personnages, charismatiques, tout en nuances, pas manichéens. L'intrigue qui s'étoffe progressivement jusqu'à la toute dernière page. A la fin du roman, on sent que l'auteure en a encore sous le pied et qu'elle n'a pas tout délivré.
Si j'avais une - petite - critique à faire, elle concernerait le rythme, du moins dans la première partie du livre. Les chapitres sont très longs et ma lecture était très lente durant un bon premier tiers de l'histoire. Par la suite, l'intensité augmentant, le rythme change et l'impression de lenteur s'estompe.
Sur la fin, j'avais du mal à lâcher le livre, cela ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps et c'était extra de retrouver cette délicieuse sensation d'addiction !
Un magnifique premier tome (histoire complète en deux tomes semble-t-il).

Hachette, 447 pages, 2020

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Existe aussi en ebook

L'Ickabog (J. K. Rowling)

vendredi 26 février 2021

008076854.jpgPrésentation de l'éditeur :

Haut comme deux chevaux. Des boules de feu étincelantes à la place des yeux. De longues griffes acérées telles des lames. L'Ickabog arrive...

La Cornucopia était un petit royaume heureux. On n'y manquait de rien, le roi portait la plus élégante des moustaches, et le pays était célèbre pour ses mets délicieux: Délice-des-Ducs ou Nacelles-de-Fées, nul ne pouvait goûter ses gâteaux divins sans pleurer de joie!

Mais dans tout le royaume, un monstre rôde: selon la légende, l'Ickabog habitait les Marécages brumeux et froids du nord du pays. On disait de cette créature qu'elle avait de formidables pouvoirs et sortait la nuit pour dévorer les moutons comme les enfants. Des histoires pour les petits et les naïfs? Parfois, les mythes prennent vie de façon étonnante...

Alors, si vous êtes courageux et voulez connaître la vérité, ouvrez ce livre, suivez deux jeunes héros déterminés et perspicaces dans une folle aventure qui changera pour toujours le sort de la Cornucopia.

***

Je le confesse, j'avais une appréhension avant de débuter cette lecture. Peur d'être déçue, de ne pas apprécier - pour la première fois - un livre de J. K. Rowling. La déconvenue aurait été rude.
Lors des premiers chapitres, bien que trouvant le texte plaisant à lire, j'ai un instant craint l'ennui. Mais, quand j'ai saisi l'intention de l'auteure, vers où elle voulait nous emmener, j'ai pu enfin me laisser pleinement prendre par l'histoire. 
Et quel plaisir ! 
Je sais que L'Ickabog n'a pas été apprécié de manière unanime par les lecteurs. Je pense, qu'encore une fois, ce titre a souffert de comparaisons avec la saga Harry Potter. A chaque fois que l'auteure a voulu proposer autre chose, les fans du sorcier se sont montrés réticents.
Très clairement, si vous souhaitez lire L'Ickabog, dites-vous que ce n'est en aucun cas une nouvelle aventure fantastique et épique, c'est... autre chose.
Cela étant dit, je peux maintenant affirmer haut et fort combien le talent de cette grande dame est immense. Toujours elle me surprend, et tout ce qu'elle entreprend nous montre qu'elle est une auteure complète, capable d'écrire des romans policiers, fantastiques ou encore de société.
Ici, il s'agit d'un conte. Conte qui m'a beaucoup fait penser à celui des Habits neufs de l'empereur de Andersen. Dans L'Ickabog, Rowling reprend cette idée de manipulation mentale et d'auto-conviction. Où comment, à force de suggestion, une personne peut parvenir à se convaincre de faits non advenus.
L'histoire est machiavélique et j'ai trouvé fascinant cette construction d'un mythe qui va jusqu'à transformer tout un royaume. C'est assez époustouflant. Si on ajoute à cela la superbe écriture (et traduction de Clémentine Beauvais), c'est un roman d'une fluidité sans pareille, qui se lit d'une traite avec un plaisir renouvelé page après page.
Une très belle surprise.
Merci à Marie pour le cadeau et à Claire pour la lecture partagée !

Titre original : The Ickabog
Traduit de l'anglais par Clémentine Beauvais
Gallimard Jeunesse, 340 pages, 2020 pour l'édition originale et l'édition française

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Les dernières reines (Christophe Léon, Patricia Vigier)

lundi 22 février 2021

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Le réchauffement climatique atteint des sommets dans cette zone équatoriale de l’Afrique où la forêt primaire n’est plus que résiduelle. L’agriculture intensive a investi toutes les terres disponibles et mobilise les dernières innovations technologiques – jusqu’à la pollinisation… Mais quand la fille du magnat de l’agroalimentaire achète sur le marché noir un mystérieux petit pot jaune à un séduisant africtiviste, un grain de sable s’immisce dans les rouages de la multinationale.

La catastrophe écologique qui se déclare risque de faire basculer de nombreuses vies, en direct sur les réseaux sociaux.

***

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire. Un récit d'anticipation avec comme thématique centrale l'écologie, un auteur dont j'aime particulièrement la plume. Les premières pages m'ont embarquée, j'ai d'emblée aimé l'univers. Puis le soufflé est vite retombé, le traitement du sujet m'a paru bien trop manichéen. Les clichés sont nombreux, on a d'un côté le méchant, super patron richissime, de l'autre les pauvres qui veulent protéger la planète... bref, cela ne m'a pas convaincue et j'ai trouvé l'ensemble caricatural. Dommage, Christophe Léon m'avait habituée à des romans bien plus forts, celui-ci m'a laissé un goût de superficialité et d'inachevé.

Muscadier (Rester vivant), 202 pages, 2020

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Renouveau T2 - Rébellion (Florence Cochet)

lundi 15 février 2021

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L’existence des intelligences artificielles, la face cachée du Gouvernement, mais aussi le sort de son père et le secret de ses origines : Lutessa se retrouve malgré elle au cœur d’un conflit dont les véritables enjeux lui échappent encore.

Plutôt que de rester un pion, elle est bien décidée à ne plus se laisser manipuler et à prendre son destin en main. Commence alors, dans la Forteresse des dissidents, son entraînement de glisseuse, pour intégrer l’équipe des Constellations.

Mais les événements se précipitent. Sa mission la mènera jusque dans les laboratoires du Gouvernement, voire plus loin encore. Car dans cette guerre sans merci, elle pourrait bien se révéler l’arme ultime.

***

Il y a un peu plus de deux ans maintenant, j'ai découvert la plume de l'auteure avec le premier tome de cette duologie. A l'époque, il avait paru chez un autre éditeur et la série s'intitulait Les altérés (titre que je trouve d'ailleurs bien meilleur  que "Renouveau"). A présent le tome 2 est donc enfin sorti, et les deux tomes sont édités chez Au loup éditions.
Au début, cela a été un peu difficile de me replonger dans l'histoire car mes souvenirs du tome 1 étaient vagues. Puis finalement, j'ai raccroché les wagons et j'ai pu pleinement apprécier ce volume.
Plaisir de retrouver l'univers si particulier de cette mini série et ses personnages charismatiques. Je l'ai déjà dit, j'aime vraiment l'écriture de Florence Cochet, quel que soit le genre qu'elle aborde (SF, romance, fantastiquejeunesse...).
Je suis contente d'avoir enfin pu découvrir la fin de ce récit qui m'aura beaucoup plu.
Si vous aimez un minimum la science fiction et la thématique des intelligences artificielles, je vous invite à découvrir ces deux volumes.

Au loup, 396 pages, 2020

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L'estrange Malaventure de Mirella (Flore Vesco)

vendredi 12 février 2021

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Moyen-Âge. Les rats ont envahi la paisible bourgade d’Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire ? Vous savez qu’un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d’Hamelin ? Oubliez ces sornettes. La véritable histoire est bien pire, et c’est grâce à Mirella, une jeune fille de quinze ans, qu’on l’a enfin compris. Cette crève la-faim a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d’autre ne voit. Par exemple, elle a repéré cet homme en noir qui murmure à l’oreille de ceux qui vont mourir de la peste… Et ça lui donne une sacrée longueur d’avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps.

***

Voilà une lecture qui m'a (agréablement) surprise et quelque peu dépaysée ! Dans cette adaptation du célèbre conte du Joueur de flûte de Hamelin, l'auteure a pris le parti d'écrire son texte dans un français moyenâgeux. Si les premières pages sont un peu ardues, le temps de se faire à cette langue de jadis, la lecture est finalement assez fluide et le style appréciable.
L'univers est bien campé et l'effet d'immersion immédiat ; on se croirait aux côtés de cette jeune porteuse d'eau dans une cité envahie par la peste. L'histoire est également bien pensée et ficelée, j'ai eu grand plaisir à lire ce roman qui m'a donné envie de poursuivre ma découverte de la plume de Flore Vesco.

L'école des loisirs (Médium +), 215 pages, 2019

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Existe aussi en ebook

Anne de Green Gables (Lucy Maud Montgomery)

vendredi 5 février 2021

007835281.jpgCoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d’humanité de onze ans parfaitement imparfait, héroïne d’une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, Anne de Green Gables, écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908. Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme. Féministe involontaire, romantique impénitente, elle est impulsive, dramatique, maline, drôle, et telle une authentique naïve, elle va bousculer le calme et la monotonie de la vie à Green Gables, en semant partout joies et rêveries, en dénichant la beauté dans les moindres recoins, en ne s’exprimant qu’en points d’exclamation, même dans « les affres du désespoir ». Parce que l’existence d’Anne a aussi une face sombre, hantée par la mort de ses parents et les abandons, qui lui donne son énergie folle, parfois hallucinée, et qui rend son idéalisme et son indignation si poignants et si convaincants. Si le regard d’Anne transcende le monde sur lequel il se pose, Anne de Green Gables, c’est la transformation magique, presque mystique, que seul l’amour peut opérer sur les hommes et les femmes. C’est l’histoire d’une petite fille qui parvient à se faire aimer de tous (Josie Pye exceptée), et de nous les premiers.

***

J'ai lu pour la première fois ce roman en 2017. Chose étrange, je n'en avais pas parlé ici. Depuis, j'ai vu la géniale adaptation réalisée par Netflix et j'ai eu envie de relire ce premier tome pour poursuivre ma découverte de la série. La sortie de cette - sublime - nouvelle édition chez Monsieur Toussaint Louverture et, parallèlement, d'une nouvelle traduction du texte, m'on fait opter pour cette parution.
Il y a quatre ans, j'avais attribué la "note" de 4 étoiles sur 5 sur Goodreads. Je crois, que, pour la première fois, j'ai davantage apprécié ma relecture puisque ce fut un véritable coup de cœur.

Âme de feu et de rosée, elle ressentait les plaisirs et les peines de la vie avec une intensité décuplée.

Cette (re) lecture a été un vrai moment doudou, le plaisir inextinguible de retrouver mon exemplaire tous les soirs pour une parenthèse enchantée. Je pensais régulièrement à Anne durant la journée, et au moment du coucher, je la retrouvais enfin, comme une récompense. Anne et ses envolées lyriques, Anne et sa joie de vivre, ses idées étranges, ses bêtises, ses idéaux. Quel bonheur de croiser le chemin de ce genre de personnage ! Ce roman est une véritable pépite, il vous emporte, vous amuse, vous attendrit, vous enveloppe de douceur.
La nouvelle traduction d'Hélène Charrier est excellente, elle a aussi sans-doute contribué à faire de cette relecture un coup de cœur. Et que dire que cette incroyable édition ? Magnifique serait un euphémisme. Les couleurs, la qualité de la reliure, du papier, tout a été peaufiné avec le plus grand soin et cet ouvrage est un bijou, ni plus, ni moins.
La bonne nouvelle, c'est que l'éditeur a prévu de rééditer l'intégralité de la série et que le second volume paraît le mois prochain. Que j'ai hâte !

Titre original : Anne of Green Gables
Traduit de l'anglais par Hélène Charrier
MonsieurToussaint Louverture (Monsieur Toussaint Laventure), 381 pages, 1908 pour l'édition originale et 2020 pour la présente édition française

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Black Friday (Christophe léon)

mercredi 3 février 2021

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J'aime particulièrement la plume de Christophe Léon que l'on pourrait qualifier d'engagée. Pour la première fois, je le découvre en auteur de nouvelles, n'ayant lu jusqu'à présent que des romans de lui.
Black Friday est donc un recueil comportant six nouvelles qui traitent toutes du thème de la société de consommation et du matérialisme. Bien entendu, le ton est mordant, ce sont des textes à l'humour (très) noir qui fait parfois grincer des dents.
Encore une fois, Christophe Léon fait mouche, il aborde le sujet sous un angle original qui lui est propre et ne laisse pas indifférent.
Un bon recueil, même si je ne suis pas une adepte des nouvelles en général.

Muscadier (Rester vivant), 102 pages, 2020

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T'embrasser sous la neige (Emily Blaine)

lundi 1 février 2021

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Pour cette fin d’année, Juliette avait prévu beaucoup de choses. Des vacances romantiques à la Barbade, un immense sapin à décorer avec Simon, son amoureux, et peut-être même une demande en mariage. Elle n’avait pas prévu en revanche de soudain redevenir célibataire, d’annuler ses congés pour organiser un gala de charité avec le célèbre rocker Evan MacNeil et d’être inscrite par ses amis à un concours de baisers. Alors, quand le musicien lui propose d’être son partenaire, elle se laisse convaincre. Car, même s’il est l’un des célibataires les plus convoités, même s’il se débat encore avec le deuil de son frère et sa nièce de moins d’un an qui n’a plus que lui, Evan parvient à la mettre en confiance. À tel point qu’elle en viendrait presque à abaisser le mur de glace qu’elle a érigé autour de son cœur…

***

Petite mise en garde, malgré ce que le titre et la couverture laissent imaginer, il ne s'agit pas d'une romance de Noël, même si, techniquement, l'histoire se déroule durant la période des fêtes de fin d'année.
Très clairement, ce que j'ai aimé dans cette romance, c'est la partie "épistolaire" et le mystère qui rôde autour de l'identité de la personne qui envoie des SMS à Juliette. Les échanges écrits entre les deux personnages font tout le sel de cette histoire, qui, sans cela, serait moyennement intéressante. C'est assez excitant d'être dans la peau du lecteur, de savoir ce qu'ignore l'héroïne, et d'anticiper sa réaction lorsqu'elle découvrira la véritable identité de son mystérieux correspondant.
Une romance mignonne, agréable à lire.

Harlequin, 416 pages, 2020

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Le bureau des cœurs trouvés T4 - Phoenix Melody (Cathy Cassidy)

vendredi 29 janvier 2021

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Phoenix est une fille « à problèmes ». Virée de son internat, elle débarque à Milford avec sa voix et ses poèmes, au moment même où les Lost & Found cherchent une nouvelle chanteuse. C’est un miracle ! Mais deux caractères aussi forts que Marley et Phoenix peuvent-ils s’entendre ? Le groupe réussira-t-il à percer la carapace de Phoenix et à lui prouver qu’elle peut être meilleure que sa réputation ?

***

Au moment de débuter ce roman, je me suis aperçue que je n'avais pas lu le tome précédent dans la série ! Pas d'inquiétude, si comme moi vous avez zappé un épisode, sachez qu'il est tout à fait possible de lire les différents tomes indépendamment les uns des autres. Bien sûr, c'est plus sympa de les lire dans l'ordre, mais la compréhension de l'histoire n'en sera pas perturbée car chaque volume est centré sur un personnage en particulier et sur l'aventure qui lui est consacrée.
Ici, donc, dans ce quatrième opus, il s'agit de Phoenix, présentée comme une ado à problèmes qui vient de se faire virer de son internat. En réalité, on découvre au fil des pages que la jeune fille souffre d'une relation difficile avec sa mère et que sa famille recèle quelques mystères. 
J'ai retrouvé avec plaisir la plume de Cathy Cassidy qui parvient à chaque fois à m'embarquer dans son récit en quelques pages à peine. Ses livres sont toujours pour moi l'assurance de trouver une ambiance un peu douillette, réconfortante, et ce, malgré des sujets parfois difficiles.

Titre original : Lost & Found - Forever Phoenix
Traduit de l'anglais par Anne Guitton
Nathan, 312 pages, 2020 pour l'édition originale et l'édition française 

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La vague des BD #25

mercredi 27 janvier 2021

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Présentation de l'éditeur :

Mimile a eu l'idée du siècle : inviter ses vieux amis à le rejoindre en Guyane pour un séjour mystérieux. Antoine, qui n'a jamais voyagé, est aux anges. Pierrot, qui n'a jamais voyagé non plus, n'a pas l'intention de laisser l'exotisme et l'aventure saper sa proverbiale mauvaise humeur. 
Les voyages forment la jeunesse, pas les vieux, pense-t-il.
Il se trompe pourtant, car c'est bien l'enfance qui les attend au détour du fleuve Maroni. La jeunesse de Guyane, mais aussi la leur, celle des vertes années dans le Sud-Ouest, lorsque les trois amis jouaient...

Quel bonheur que ces retrouvailles avec la géniale série des Vieux fourneaux ! Ca démarre très fort avec une scène désopilante qui nous remet directement dans l'ambiance. C'était formidable de passer ce tome en compagnie de Pierrot, bougon au possible, d'Antoine, jovial et taquin, et Mimile que l'on voit cependant moins dans ce tome. Le scénario est sympa, l'esprit reste rigoureusement le même depuis le premier opus et on en redemande ! Le ton à la fois tendre et acide me plaît toujours autant.
Une série absolument incontournable.

Les vieux fourneaux T6 - L'oreille bouchée
Wilfrid Lupano, Paul Cauuet
Dargaud, 2020

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Présentation de l'éditeur :

En feuilletant les pages de cet album, nous sommes comme chaque fois incroyablement touchés par la délicatesse du trait, la subtilité et la mélancolie de l’esprit de Sempé. Se dégage aussi des dessins une forme d’élégance morale, discrète et toujours amusée.
La plume de Sempé traduit sa vision tendrement ironique de nos travers et des travers du monde. Dans ce livre, on retrouve le meilleur de l’humour fin, subtil et allusif, allié à un formidable sens du dérisoire, qui caractérise toute l’œuvre de Sempé.
Observateur incomparable de nos vies quotidiennes, Sempé réunit ici ses meilleurs dessins inédits.

Sempé, c'est un peu pour moi une Madeleine de Proust. J'ai découvert ses dessins alors que j'étais enfant, avant même d'en comprendre l'humour. Depuis cette époque, j'ai continué de le lire, de temps à autre. Et puis l'autre jour, j'ai découvert la sortie de ce nouvel album et je l'ai aussitôt acheté. Envie d'un retour aux sources... Et quel plaisir de retrouver ses traits délicats, la finesse de son humour. Garder le cap est d'abord un beau livre au format généreux, typiquement du genre qu'on a envie d'offrir en cette fin d'année. 
Sempé passe au crible de son regard malicieux et intelligent les travers de la société. C'est à la fois jouissif et subtil, bref, un excellent moment de lecture.
Un superbe ouvrage à déposer au pied du sapin.

Garder le cap
Sempé
Denoël/Martine Gossieaux 2020

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Présentation de l'éditeur :

Pour échapper aux hommes de main du camp minier, Max et Baia se perdent dans la jungle. Qu'importe, Baia guide, nourrit et soigne Max. En s'enfonçant toujours davantage dans cette forêt tropicale, Baia arrive jusqu'à l'épave d'un avion écrasé il y a quelques années. À son bord, le squelette d'une enfant dont les poignets sont encore ligotés. Serait-ce l'épave de cette vieille histoire de kidnapping de la fille du patron de la mine ? De leur côté, Christelle et Charlotte prennent la fuite en direction de chez Corinne. Elles quittent le dispensaire où elles abandonnent un cadavre. Recherchées, les deux infirmières pourront compter sur l'aide de Rego, un vieux flic de la région au passé douteux. Croisant malfrats, chasseurs de trésors, et vieux secrets enfouis, chaque pas dans la jungle amazonienne semble réduire les chances de survie de nos héros.

Si j'avais apprécié le premier tome, j'étais alors bien en peine d'émettre un avis tranché sur ma lecture. En effet, Isabel jetait les bases de cette saga et j'ignorais comment serait la suite. En toute honnêteté, j'ai beaucoup aimé ce deuxième album. J'ai particulièrement apprécié les dessins, le trait d'Olivier Pont. J'ai aimé retrouver cet univers, l'Amérique du sud, la moiteur, la jungle... les personnages, hauts en couleurs, attachants. Et puis il y a énormément d'action dans ce tome 2, on ne s'ennuie pas une seconde.
Bref, une suite plus que réussie. Vivement le prochain volume !

Un putain de salopard T2 - O Maneta
Régis Loisel, Olivier Pont, François Lapierre
Rue de Sèvres, 2020

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Présentation de l'éditeur :

Kiku a 16 ans. Américano-japonaise, elle se sent déconnectée de son héritage japonais et en sait peu sur l’histoire de sa famille qui cultive le secret. Alors qu’elle est en vacances avec sa mère à San Francisco, elle se retrouve brusquement dans les années 1940, propulsée dans un des camps qui a fleuri sur le territoire américain au lendemain de Pearl Harbor. Parquée, Kiku partage le quotidien de sa jeune grand-mère et de 120 000 citoyens nippo-américains déchus de tous leurs droits civiques par leur propre gouvernement, car accusés d’être des ennemis de la nation… 

Ce récit autobiographique m'attirait car il traite d'un thème que je connais fort peu et que je n'avais encore jamais rencontré en littérature. Ce pan de l'Histoire est en effet méconnu et je n'en ai entendu parler pour la première fois que récemment. 
Ce fut donc une lecture instructive à partir d'un témoignage, certes, romancé, mais plutôt bien documenté. A travers les yeux de Kiku, on découvre ce qu'ont vécu ces milliers de citoyens d'origine japonaise dans ces camps de détention. Des hommes et des femmes, des enfants, qui, du jour au lendemain, ont été bannis de chez eux, incités à retourner au Japon, pays que la plupart ne connaissaient pas ou peu. Privation de liberté, rejet de la nation américaine, ces personnes ont beaucoup subi et il est bien de s'en souvenir.
Une BD à découvrir.

Les indésirables
Kiku Hughes
Rue de Sèvres, 2021

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