Une chance sur un milliard (Gilles Legardinier)

lundi 16 novembre 2020

008009833.jpgLe dernier roman de Gilles Legardinier alias auteur chouchou, je ne pouvais pas manquer ça. Qui plus est par les temps qui courent, j'avais urgemment besoin d'une dose de doudouthérapie.
Bingo, Une chance sur un milliard, à l'instar de ses autres livres, a su me distraire et m'émouvoir à la fois.

Adrien est un jeune homme bien sous tous rapports qui mène une existence tranquille jusqu'au jour ou l'un de ses amis - médecin - lui annonce qu'il est atteint d'une grave maladie et condamné.
Je ne spoile pas en vous livrant ce résumé, car cette information arrive dans les premières pages et c'est d'ailleurs le point de départ du récit.
Dès qu'Adrien reçoit la nouvelle, sa vie va changer radicalement. Parce qu'il le désire, il va tout remettre à plat et opter pour de nouvelles directions.

Au départ, j'ai eu quelques craintes, me suis demandée si c'était un roman triste et difficile émotionnellement parlant. Rassurez-vous, il n'en est rien. Comme ses précédents titres, ce nouveau Legardinier est résolument positif et lumineux.
On retrouve la fantaisie de l'auteur, ses idées délirantes, des dialogues aux petits oignons, bref, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup ri au cours de cette lecture, et cela m'a fait un bien fou !!!
Une chance sur un milliard n'est pas un coup de cœur, mais on en est vraiment très proche.

Flammarion, 432 pages, 2020 

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L'attrape-rêves (Xavier-Laurent Petit)

vendredi 13 novembre 2020

003851458.jpgL'attrape-rêves est un roman qui date un peu puisque sa première édition remonte à 2009. Si je l'ai découvert et lu récemment c'est tout simplement parce qu'il faisait partie de la première box de l'abonnement Médium Box 2020-2021 de L'école des loisirs. Sans cela, je ne pense pas que j'aurais eu l'occasion de le lire, et cela aurait été fort dommage !

Je trouve que la présentation de l'éditeur ne colle pas exactement à la réalité de ce bouquin, du moins à mon ressenti de lectrice, raison pour laquelle je ne le mets pas en préambule de cette chronique.
Je ne souhaite pas en divulguer trop de l'histoire, mais sachez qu'elle se déroule aux Etats-Unis, dans un coin sauvage et paumé où les hivers sont rudes et où la nature est belle. Il y est question de différence, d'écologie, de liberté, d'amour aussi. Bien que L'attrape-rêves soit très court, de nombreux sujets forts y sont abordés. Mais ce qui m'a plu, au-delà de l'aspect engagé, c'est l'écriture en elle-même, son aspect totalement immersif. Pendant l'espace de quelques heures, j'étais dans la neige, je voyais les branches des arbres se courber sous leur fardeau, les rapaces déployer leurs ailes sur le ciel bleu... Bref, c'était beau et dépaysant, j'ai adoré le voyage par procuration.

PS : je n'aime pas trop cette couverture, je préfère celle de l'ancienne édition (en cliquant sur le lien ci-dessous vers l'ebook, vous la verrez) ou encore mieux, celle collector de la box !

L'école des loisirs (Médium Poche), 280 pages, 2016 pour la présente édition

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La vague des albums #164

mercredi 11 novembre 2020

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Présentation de l'éditeur :

 «  Ma grand-mère se nommait Eugénie. Eugénie Appenzell. D’elle, je tiens mes longs cheveux bouclés et, dit-on, mon caractère bien trempé. Peu de jours avant ma naissance, grand-mère Eugénie quitta les siens. En héritage, elle me laissa une boîte remplie de photographies et de lettres. “Pour que tu connaisses ta famille”, m’avait-elle écrit. Durant des années, j’ai démêlé les liens et les intrigues qui unissent ces personnes extraordinaires. J’ai pleuré et j’ai ri… 
Aujourd’hui, je vous livre leur histoire. Mon histoire. Celle de l’étonnante famille Appenzell.

La lecture de cet album a été une expérience peu banale, et, comme un déclic, m'a permis de comprendre que le style graphique de Benjamin Lacombe me sort totalement de ma zone de confort, que ses illustrations me mettent littéralement mal à l'aise. La thématique des "monstres" de L'étonnante famille Appenzell renforce l'étrangeté de ses illustrations et a déclenché chez moi cette prise de conscience. Pour autant, je suis capable d'apprécier la beauté des dessins de cet artiste de génie, mais au lieu de me procurer un plaisir visuel, ces derniers me créent une sorte de mal être physique !

Mais revenons à l'album que je vous présente ici... L'idée de raconter une histoire à partir de l'arbre généalogique d'une famille est originale et j'ai trouvé le scénario habile et bien construit. Ce qui, au départ, apparaît comme un "simple" album photos, devient au fil des pages un véritable récit. L'objet-livre est très beau et les illustrations de Benjamin Lacombe sont à couper le souffle, comme d'habitude. 
Si, comme bon nombre de lecteurs, vous êtes fan de son oeuvre, foncez, ce livre est un bijou. 

L'étonnante famille Appenzell
Sébastien Perez, Benjamin Lacombe
Margot, 2020

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Présentation de l'éditeur :

Pour célébrer la nuit du nouvel an, le Roi d'un immense empire offre une fête en son château. De tout le Royaume, les nobles invités se pressent pour déposer aux pieds de Sa Majesté des cadeaux rivalisant de splendeur. À minuit, Johann Kepler, jeune mathématicien de la cour se présente devant le Roi avec pour unique cadeau, un flocon de neige...

Pour être parfaitement honnête, j'ai acheté cet album simplement en sachant que son illustrateur n'était autre que l'artiste qui a réalisé les couvertures des romans de La passe miroir. Vous souvenez-vous de ces incroyables dessins ? Je suis certaine que c'est le cas, même si vous n'avez pas lu les romans de Christelle Dabos. Bref, je voulais avoir de nouveau l'occasion de contempler des illustrations de ce virtuose qu'est Laurent Gapaillard.
Au départ, j'ai pensé que Le flocon, avec un titre aussi évocateur, était un album hivernal, mais je me suis trompée, car hormis la période (veillée de l'an), l'ambiance de ce récit n'est pas liée à la saison de l'hiver. Cela est dû au fait que la majeure partie de l'histoire se déroule à l'intérieur du château. C'est un conte dans la veine classique avec une morale que nous propose Bertrand Santini. L'association du texte et des illustrations font de ce livre un superbe ouvrage bien que, pour ma part, je sois restée en dehors. J'ai trouvé l'histoire et les dessins très beaux, mais pour une raison obscure, je n'ai pas été touchée et suis restée relativement insensible à ce Flocon.
C'est juste une affaire de ressenti personnel, car c'est un album magnifique.

Le flocon
Bertrand Santini, Laurent Gapaillard
Gallimard Jeunesse, 2020

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Après celle de Blanche-Neige, on retrouve Gaël Aymon dans une nouvelle adaptation d'un conte classique. Cette version de La belle au bois dormant est une vraie réussite. Les superbes dessins de Sébastien Pelon sont magnifiés par les découpes au laser, l'effet est absolument somptueux. J'ai particulièrement aimé les couleurs, dans des tons de bleu et de gris jusqu'à l'arrivée du prince et l'éveil du royaume et de sa princesse.
Le texte est également à la hauteur du célèbre conte, soigné mais accessible. Cet album est un petit bijou, à offrir aux grand enfants (l'éditeur préconise à partir de 5 ans, mais cela me semble trop jeune à la fois pour la pleine compréhension du texte et pour la capacité à manipuler l'ouvrage avec précaution... 7 ans me semble plus raisonnable) et aux amoureux des contes en général.

La belle au bois dormant
Gaël Aymon, Sébastien Pelon
Nathan, 2020

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Présentation de l'éditeur :

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La première neige de l’hiver arrive avec l’anniversaire de Pikkeli Mimou, l’ami de Killiok. Il décide de lui rendre visite. La terre entière parait figée dans la neige et le froid. Killiok emporte son sac de couchage et des provisions (en plus du gâteau et du cadeau de Pikkeli Mimou.) « Heureusement, la neige est là, dit Killiok. Elle m’éclaire un peu. Je ne sais vraiment plus où je suis. » Quand soudain, il reconnaît la forêt. « Bon anniversaire Pikkeli Mimou ! »

Dans un autre univers - hivernal -, ce joli album sur l'instant présent, sur les petits bonheurs de la vie. Pikkeli Mimou fait la part belle à la nature. Quel délice de contempler ce paysage enneigé ! La forêt, le silence, la chaleur au coin du feu dans le chalet en bois, on ressent tout cela au cours de cette lecture. C'est beau et apaisant, bref, le livre pour enfants idéal à lire le soir à cette période de l'année.

Pikkeli Mimou
Anne Brouillard
L'école des loisirs (Pastel), 2020

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Un caillou au fond de la poche (Florence Cochet)

lundi 9 novembre 2020

9782330125844.jpgPrésentation de l'éditeur :

Au collège, les autres élèves surnomment Henri “la Calculette” ou “le Taré”. Car Henri est un enfant “différent”, surdoué, allergique aux contacts physiques et obsédé par l’ordre et les petits rituels. Sans la présence de sa meilleure amie Daisy, il aurait déjà craqué. Mais elle l’a pris sous son aile, et grâce à son optimisme communicatif, Henri se sent presque intégré. Ils forment une équipe soudée et inséparable. Mais un matin, Daisy n’est pas là pour venir le chercher et partir ensemble à l’école. Elle est malade, clouée au lit ! Il doit se débrouiller seul et les Cavaliers infernaux, une bande de petits racketteurs, comptent bien en profiter. Leur affreux chantage risque de mettre à mal son amitié avec Daisy. Le mystérieux caillou que lui a confié son excentrique enseignante de français suffira-t-il à le protéger des sales coups ?

***

Voici un petit livre qui ne paye pas de mine et qui, pourtant, cache en son sein un fort joli texte.
Dès les première lignes, j'ai ressenti une incroyable empathie pour le héros de l'histoire. L'écriture de l'auteure nous place d'emblée dans sa peau et la sensation est assez troublante. Un caillou au fond de la poche traite deux sujets essentiels que sont le harcèlement scolaire et la différence. Florence Cochet aborde ces thématiques avec beaucoup de justesse et de délicatesse et ce court roman est d'une rare sensibilité.
Un beau récit à mettre entre les mains des jeunes lecteurs.
Après avoir découvert l'auteure dans le genre SF, fantastique et romantique, la voici en jeunesse, je suis bluffée !

Actes Sud Junior, 144 pages, 2019

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Nevermoor T2 - Le Wundereur (Jessica Townsend)

vendredi 6 novembre 2020

006982694.jpgPrésentation de l'éditeur :

Morrigane Crow a réussi. Elle a vaincu la malédiction, triomphé de toutes les épreuves et rejoint la Société magique Wundrous. Mais rien ne se passe comme elle l’aurait rêvé et son apprentissage à l’école se révèle un parcours semé d’embûches… Quand les membres de la Société disparaissent un à un, les soupçons se portent sur Morrigane…

***

Comme bien souvent, une fois passé la découverte de l'univers du premier tome, on apprécie un peu moins le deuxième qui peine à maintenir le même niveau d'émerveillement. Ce fut le cas pour Nevermoor, et la raison pour laquelle Le Wundereur n'a pas été un coup de cœur. Mais, entendons-nous bien, cette suite reste excellente.
J'ai aimé la direction que prend l'auteure, l'aspect non manichéen du récit, les zones d'ombre et les doutes qui planent. Morrigane est un personnage encore bien mystérieux mais dont on connaît à présent davantage la personnalité.
J'ai bien hâte de découvrir ce que nous réserve la suite !

Titre original : Wundersmith. The Calling of Morrigane Crow
Traduit de l'anglais par Juliette Lê
PKJ, 520 pages, 2018 pour l'édition originale et 2019 pour l'édition française

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Sauveur & fils ~ Saison 6 (Marie-Aude Murail)

lundi 2 novembre 2020

couvmurailsauveur6.pngJ'ai trois bonnes nouvelles à propos de ce dernier tome de la série Sauveur & fils :

1 - Il est excellent.
2 - Il est légèrement plus long que le précédent = plaisir de lecture prolongé.
3 - Ce n'est pas le dernier de la saga puisqu'un tome 7 est prévu (youpi !).

Je pourrais m'en tenir à ces trois points positifs et boucler ainsi ma chronique, mais je vais tout de même tenter d'étoffer un peu mon propos !

Chaque nouveau tome de cette série (en réalité, chaque nouveau roman de l'auteure) est un RDV en doudouthérapie. J'ignore toujours quel est son secret, mais Marie-Aude Murail a ceci de génial qu'elle parvient en quelques lignes à captiver l'intérêt du lecteur et à l'immerger dans son récit. Que l'on soit fatigué, tracassé, pas en mesure de se concentrer pleinement, qu'importe, sa plume magique nous entraîne avec elle et les pages se lisent toutes seules. Ce sixième opus de Sauveur & fils a eu exactement cet effet sur moi, comme les précédents. 
Quel bonheur de retrouver la famille recomposée du 12 rue des Murlins à Orléans ! Bien entendu, Sauveur père reste mon idole absolue, mais j'aime également les autres personnages, tous plus déjantés les uns que les autres, mais tellement attachants... L'auteure pousse toujours plus loin l'étude de leur personnalité au point de donner le sentiment que ce sont des personnages réellement incarnés, de chair et de sang.
Quel talent, quel brio ! 
Si vous ne connaissez pas cette série, il vous faut réparer cette erreur monumentale de toute urgence !

L'école des loisirs (Médium), 332 pages, 2020

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Nevermoor T1 - Les défis de Morrigane Crow (Jessica Townsend)

vendredi 30 octobre 2020

41639045._SY475_.jpg CoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Morrigane Crow est née le jour du Merveillon, ce qui signifie deux choses :
1. Elle est maudite.
2. Elle est condamnée à mourir à minuit le jour de ses onze ans.
Son cercueil l’attend.
Elle est sauvée in extremis par un homme étrange qui l’emmène dans le royaume magique de Nevermoor…

***

Quelle magnifique découverte que cette série ! En entamant la lecture de ce tome 1, j'avais le sentiment de celui qui a fait une véritable trouvaille, qui se trouve en présence d'un trésor.

Depuis Harry Potter, je n'ai, je crois, rien lu d'aussi fantaisiste et original dans ce genre littéraire jusqu'à Nevermoor. Et si je fais cette comparaison avec la saga du célèbre sorcier, c'est à dessein, car, comme d'autres lecteurs, je trouve une ressemblance entre les deux séries. Mais, pour autant, et malgré les similitudes, Jessica Townsend a su créer un univers qui lui est propre. Et que j'ai aimé son monde ! Que de trouvailles, de fantaisies, de gadgets, de personnages incroyables... C'est typiquement ce que je cherche dans un roman fantastique de ce type. Nevermoor, c'est une histoire à la croisée des univers de J. K. Rowling et de Roald Dahl, entre autres, mais c'est clairement une nouvelle empreinte dans le monde de l'imaginaire, celle de son auteure.
Ce premier tome, c'est l'illustration parfaite de l'influence que la littérature peut avoir sur l'écriture d'un auteur, mais sans que ce soit négatif. Il ne s'agit pas en effet d'un facsimilé, mais de la subtile restitution d'influences dans une œuvre littéraire inédite.
Tout cela pour dire que j'ai adoré ce récit dans lequel j'ai plongé avec délice.
Un bijou du genre. 

Titre original : The Trials of Morrigane Crow
Traduit de l'anglais par Juliette Lê
PKJ, 476 pages, 2017 pour l'édition originale et 2018 pour l'édition française

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La vague des albums #163

mercredi 28 octobre 2020

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Dans ce petit format tout cartonné on retrouve la fillette rencontrée dans Va chercher !, cette histoire désopilante à la fin surprenante.
Retour, donc, de ce binôme d'auteurs que j'aime tant. J'ai tout apprécié. Les dessins naïfs aux couleurs pep's, la chute géniale et la simplicité du récit - pourtant redoutablement efficace -.
Michaël Escoffier et Matthieu Maudet ont une nouvelle fois fait mouche avec ce petit bouquin intelligent et bien pensé.
Un album aux petits oignons et un must pour les lecteurs en herbe.

Miaou ! Cui ! Ponk !
Michaël Escoffier, Matthieu Maudet
L'école des loisirs (Loulou & Cie), 2020

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La petite poule rousse fait partie de la collection Mes petits livres-théâtre, une collection qui adapte des contes classiques pour les tout-petits. Des marionnettes en feutrine sont fournies avec l'album et permettent de donner vie à l'histoire grâce aux pages évidées qui transforment le livre en véritable mini scène de théâtre.
Les dessins de Marion Billet sont particulièrement mignons, le livre est dans un petit format tout cartonné et résistant aux petites mains.
Une jolie façon de faire découvrir les classiques aux bébés lecteurs !

La petite poule rousse
Marion Billet
Nathan (Mes petits livres-théâtre), 2020

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Le petit chaperon rouge appartient à la même collection que La petite poule rousse et c'est également un album très réussi. Deux marionnettes recto verso accompagnent le livre, permettant de jouer les personnages du loup, du petit chaperon rouge, du loup déguisé en grand-mère et du chasseur. Deux supports sur la couverture permettent de ranger les marionnettes après lecture, afin de ne pas les perdre.
Les dessins sont toujours aussi adorables, vraiment c'est une super idée que d'avoir adapté ce conte pour les petits bouts de choux !

Le petit chaperon rouge
Marion Billet
Nathan (Mes petits livres-théâtre), 2020

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Pour les plus grands et dans un tout autre style, le dernier album d'Yvan Pommaux nous raconte l'histoire d'un... galet ! On remonte le temps pour retourner aux sources de ce joli caillou lisse et sombre, poli par les ans.
C'est un récit un peu étrange et fascinant que nous propose ici le père de Marion Duval.
Plaisir de retrouver le dessin de cet auteur génial et de découvrir ce bel album.

Tu étais où, avant ?
Yvan Pommaux
L'école des loisirs, 2020

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Protège-la (Olivier Gay)

lundi 26 octobre 2020

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Malgré sa belle gueule, Quentin n'est pas vraiment le gendre idéal. Plus doué pour la baston que pour les maths, il a abandonné le lycée et travaille dans un petit garage de banlieue. Le jour où un milliardaire menacé de mort lui demande de protéger sa fille à son insu, Quentin pense avoir trouvé le job de rêve. Mais du lycée hyper-sélect aux boîtes des beaux quartiers, la jeunesse dorée de Paris lui réserve quelques mauvaises surprises. Quant à Camille, sa protégée, elle n'est pas la jeune fille sage qu'on lui avait décrite. Pas du tout...

***

Très clairement, si je m'étais arrêtée à la couverture, je n'aurais jamais eu l'envie d'ouvrir ce roman ! Plus kitsch, tu meurs ! Non, ce qui m'a décidée, c'est tout simplement le nom de l'auteur. J'ai découvert la plume d'Olivier Gay il y a cinq années de cela avec sa série Le noir et ma couleur, puis j'ai poursuivi ma découverte de son œuvre avec quelques autres titres. 
Bref, ce long préambule afin de vous expliquer pourquoi il fallait que je lise Protège-la !Au départ, j'ai cru à une romance pour ados, et puis non. Difficile d'ailleurs de qualifier le genre de ce roman qui puise à la fois dans les domaines du policier et du contemporain,  avec un soupçon de romance (tout de même).
Protège-là n'est certes pas le meilleur titre que j'ai lu de l'auteur à ce jour, et ce n'est pas non plus un livre inoubliable, mais c'est un très chouette roman.
Si vous recherchez un texte fluide, léger, drôle et avec de l'action, c'est le livre qu'il vous faut ! Pas prise de tête, terriblement divertissant, Protège-la fait le job comme on dit, et j'ai passé un agréable moment de lecture. J'ai retrouvé tout ce que j'aime dans l'écriture de l'auteur, un style simple mais efficace, un humour comme j'aime, en résumé une histoire récréative pour se changer les idées. Dans ce domaine, Olivier Gay est très bon et j'ai vraiment apprécié son dernier roman.

Gallimard Jeunesse, 317 pages, 2020

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La vague des BD #24

vendredi 23 octobre 2020

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Présentation de l'éditeur :

Un Irlandais bercé pendant toute sa jeunesse du rêve américain, se voit pour la énième fois expulsé des USA pour non renouvellement de sa carte de séjour.
Il va s’imposer, en guise d’exorcisme, le Pacific Crest Trail, un trail de 4 240 km qui coure de la frontière mexicaine à la frontière canadienne, du désert à la glace en traversant 25 parc nationaux.
La manière la plus radicale de se confronter à soi et à l’Amérique loin de tous les fantasmes et les rêves d’enfance.
Une sorte d’Into the Wild « secure », mais qui n’en égratigne pas moins tous les paradoxes et les zones d’ombre de la société américaine contemporaine avant l’élection de Trump.

J'ai lu ce roman graphique sur la (judicieuse) recommandation de ma libraire, et ce fut une superbe découverte. D'autant que, de moi-même, je ne serais probablement pas allée vers cette BD. 
C'est un petit format compact (plus de 300 pages) avec une alternance de dessins dans des tons de bleu et de rose, et de textes. Un voyage par procuration, dans les pas de ce jeune auteur qui s'est lancé dans ce pari fou de faire le Pacific Crest Trail. Je n'avais jamais entendu parler de ce trail, à présent j'en sais davantage sur ce parcours difficile qui traverse trois états américains et une grande diversité de paysages. 
Ce récit de voyage à pied est tout-à-fait fascinant, et le temps de quelques heures, j'étais aux côtés de Luke Healy, je vivais sa soif et sa faim, sa peur, son épuisement physique, mais aussi son envie de continuer à marcher malgré tout, la beauté du décor, les rencontres humaines.
Comme une sorte de récit initiatique, un long sentier qui réconcilie (ou pas) avec soi-même, une parenthèse pour se mettre à l'épreuve et réfléchir.
Passionnant.

Americana
Luke Healy

Casterman, 2020

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Présentation de l'éditeur :

Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait dans votre vie ?
Au début c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher…
Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants…

Il s'agit ici de l'adaptation en BD du roman éponyme de Gilles Legardinier. Comme j'avais adoré Demain j'arrête !, lorsque j'ai découvert l'existence de cet album, j'ai eu envie de le lire et de me replonger dans l'histoire un peu folle de Julie. Et c'était très chouette !
J'ai beaucoup apprécié le style graphique de Laetitia Aynié qui me fait penser à celui de Margaux Motin. 
Ayant lu le roman il y a déjà un bye, je n'en avais plus grand souvenir, si ce n'est celui d'une lecture drôle et réconfortante. Cette adaptation est dans la même veine et restitue bien cet esprit de légèreté.
Un fort agréable moment.

Demain j'arrête !
Laetitia Aynié, Véronique Grisseaux

Michel Lafon, 2019

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Présentation de l'éditeur :

Ys, est une ville d’une beauté merveilleuse avec son palais et ses jardins aux milieux des mers.
Leur souveraine, Malgven, « Reine du Nord » a utilisé sa magie pour maîtriser les monstres marins et ériger de grands murs qui protègent la cité des eaux tumultueuses. Après son inexplicable mort, ses filles s’éloignent l’une de l’autre. Rozenn, l’héritière du trône, passe son temps sur les landes à communier avec les animaux sauvages, tandis que Dahut, la plus jeune, jouit des splendeurs de la vie royale et tue sans regret ses amants au petit matin. Plus leurs destinées s’opposent et plus Ys se fragilise. Les écluses ne protègent plus la cité confrontée aux assauts de la mer, quel secret cachait la Reine ? Telle l’Atlantide, Ys est-elle condamnée à sombrer dans les abysses ?

Il existe une grande variété de versions de la célèbre légende de la Ville d'Ys et je me souviens, enfant, avoir été charmée par une version audio et fascinée par l'image de cette cité engloutie.
Dans Sœurs d'Ys, la légende est centrée sur les deux filles du roi Gradlon et de Malgven. Deux filles, qui après le décès de leur mère, vont suivre deux chemins distincts et s'éloigner l'une de l'autre. 
C'est une histoire sombre et somme toute effrayante, un conte fantastique comme je les aime. 
Le scénario est parfaitement réussi et l'ouvrage est de grande qualité, l'aspect esthétique est particulièrement soigné.
Malheureusement, je n'ai pas du tout apprécié le style graphique de l'illustrateur, ce qui a un peu gâché mon plaisir de lecture. 
Un très beau livre si l'on aime les dessins de Jo Rioux.

Soeurs d'Ys
M. T. Anderson, Jo Rioux

Rue de Sèvres, 2020

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CoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité. 

La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité… mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l’humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d’homme nous invite tant à la libération des mœurs qu’à la quête folle et ardente de l’amour.

Le texte de l'éditeur présente bien mieux que je ne m'apprête à le faire cette sublime bande dessinée.
On assimile souvent ce genre littéraire à du simple divertissement, et bien ce titre à lui seul nous prouve, si cela était nécessaire, à quel point la BD mérite l'appellation de neuvième art.
Peau d'Homme est une superbe histoire rocambolesque, drôle, entraînante. Mais elle est bien plus que cela et questionne un thème essentiel de la vie : la sexualité. Au-delà du récit de Bianca et Giovanni, le lecteur découvre dans Peau d'Homme une réflexion quasi philosophie sur l'identité sexuelle, sur la liberté en la matière, sur la sexualité des femmes.
Concernant l'aspect esthétique, car il est important quand il s'agit de bande dessinée, je tiens à préciser que l'image de la couverture ne rend absolument pas justice à la beauté du livre.
Un ouvrage incroyable à lire et relire.

Peau d'Homme
Hubert, Zanzim

Glénat (1000 feuilles), 2020

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