Les couleurs du ghetto (Aline Sax, Caryl Strzelecki)

lundi 17 juin 2019

006477495.jpgPrésentation de l'éditeur :

Varsovie, octobre 1940. Le quartier dans lequel vit Misja, sa soeur et ses parents, est transformé, sous l’occupation nazie, en ghetto. Tous les Juifs de la ville et de ses environs y sont enfermés. Les maladies, la faim et les expulsions éliminent lentement mais sûrement la population. Misja, lui, refuse la situation, il ne veut pas se laisser emmener à l’abattoir comme un agneau…

Il m'est difficile de vous parler de ce roman car il ne m'a pas plu, mais je me dois de le resituer par rapport au lectorat-cible, à savoir des adolescents. Peut-être en effet qu'à cet âge il m'aurait touchée et marquée. Malheureusement, ayant lu pas mal de titres sur ce sujet, celui-ci m'a paru fade.
Alors oui c'est bien écrit, et les illustrations sont sombres à souhait, mais pour autant je n'ai pas adhéré à ce texte. Peut-être est-ce en raison de sa longueur car c'est davantage une nouvelle qu'un roman, et sans doute aussi comme je viens de l'évoquer, en raison de mon âge.
Cela dit, j'ai lu aussi d'autres romans destinés aux adolescents sur le thème de la seconde guerre mondiale qui m'ont fait grande impressions (je pense en particulier à Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre, Max ou encore Il n'est si longue nuit), donc je ne sais pas véritablement pour quelle raison je n'ai pas accroché avec ce roman...

Titre original : De kleuren van het getto
Traduit du néerlandais par Maurice Lomré
La joie de lire (Encrage), 169 pages, 2011 pour l'édition originale et 2019 pour la traduction française

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La cage dorée (Camilla Läckberg)

vendredi 14 juin 2019

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Présentation de l'éditeur :

Un mari parfait, une fille adorable et un appartement de luxe dans l’un des quartiers les plus chics de Stockholm, Faye semble tout avoir. Mais de sombres souvenirs de son enfance à Fjällbacka la hantent et elle se sent chaque jour un peu plus prisonnière d’une cage dorée. La femme forte et ambitieuse qu’elle était autrefois a tout abandonné pour Jack. Lorsqu’il la trahit, son univers s’effondre. Du jour au lendemain, elle se retrouve sans rien. D’abord complètement anéantie, elle décide de rendre coup pour coup et se met à échafauder une vengeance impitoyable.

Alors oui, ce roman est un peu "facile" et les clichés ne manquent pas. Par ailleurs, l'intrigue n'est pas non plus extraordinaire et on se doute assez rapidement de l'issue du récit.
Cela dit, j'ai pour ma part passé un très bon moment de lecture avec La cage dorée.  J'ai aimé cet univers glauque, détester Jack et ressentir de l'empathie pour Faye, jubiler en découvrant ce qu'elle met sur pied pour se venger.
Une lecture certes légère mais qui m'a divertie, et je n'en demandais pas davantage.

Titre original : En bur av guld
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Actes Sud (Actes Noirs), 352 pages, 2019 pour l'édition originale et la traduction française

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Agatha Raisin enquête : La quiche fatale (M. C. Beaton)

mercredi 12 juin 2019

9782226317322-475x500-1.jpgAlors qu'elle dirigeait une affaire florissante, Agatha Raisin décide sur un coup de tête de prendre sa retraite anticipée et de quitter Londres pour s'installer à la campagne dans un village tranquille des Costwolds.
Seulement, après avoir mené une vie trépidante à la city, le changement s'avère pour le moins radical et Agatha commence à s'ennuyer sérieusement. Heureusement, le quotidien paisible va se retrouver bouleversé lorsqu'un habitant du village meurt dans d'étranges circonstances...

La série Agatha Raisin est présentée comme une série policière, mais je doute qu'elle plaise aux puristes du genre. C'est en effet plutôt une comédie légère avec un soupçon d'enquête policière en prime.
Pour ma part, je me suis régalée avec ce premier tome et j'ai adoré le personnage d'Agatha, caustique à souhait. Une héroïne qui a beaucoup de défauts mais n'en est que plus attachante. 
C'est une lecture légère et très drôle qui fait un bien fou !

Titre original : The quiche of death
Traduit de l'anglais par  Esther Ménévis
Albin Michel, 324 pages, 1992 pour l'édition originale et 2016 pour l'édition française

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Il n'est si longue nuit (Béatrice Nicodème)

lundi 10 juin 2019

005618537.jpgPrésentation de l'éditeur :

Sophie, Hugo, Magda, Jonas, Otto, Franz…
Ils sont jeunes, ils aiment la vie, ils ont le cœur plein de rêves. Hugo aime Magda, Sophie aime Otto, Franz ne vit que pour son piano, Jonas veut aider à bâtir un monde meilleur.
Le rêve d’Adolf Hitler est tout autre : il veut créer un empire qui dominera le monde pendant mille ans. Un empire dans lequel les hommes seront forts et inflexibles, les femmes soumises et fertiles. Dans lequel il n’y aura ni Juifs, ni communistes, ni homosexuels, ni malades. Ceux qui n’ont pas leur place dans ce Reich millénaire seront éliminés un par un jusqu’au dernier.
Comme tant d’autres ailleurs en Europe, dans le Berlin de 1940 ces jeunes doivent eux aussi choisir leur camp, hantés par ces questions que tous se posent : « Ai-je raison d’agir ainsi ? », « La lumière reviendra-t-elle un jour ? »

De Béatrice Nicodème j'avais lu la trilogie L'anneau de Claddagh que j'avais beaucoup aimée. Ici il s'agit d'un livre unique et le sujet est fort différent. Vous aurez peut-être remarqué que depuis quelques temps je lis régulièrement des ouvrages qui portent sur la seconde guerre mondiale, d'où mon désir de lire celui-ci. 
Il n'est si longue nuit est un roman choral prenant et bouleversant dont on a du mal à se défaire. J'ai trouvé géniale l'idée d'utiliser plusieurs personnages comme narrateurs. C'est un procédé d'écriture couramment utilisé, mais ici il prend tout son sens en permettant au lecteur de se mettre dans la peau de jeunes totalement différents. Ainsi on perçoit le point de vue de chacun et c'est pour le moins percutant. 
Durant ma lecture, j'ai souvent repensé aux paroles de la chanson de Jean-Jacques Goldman, Né en 17 à Leidenstadt :

Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ? 

Justement, Béatrice Nicodème dans son roman, nous offre la possibilité de découvrir plusieurs modes de pensée et visions du conflit, sans jugement, sans prendre parti. 
Un magnifique texte qui remue et fait réfléchir.

Gulf Stream (Electrogène) 381 pages, 2018

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Aberrations #1 - Le réveil des monstres (Joseph Delaney)

vendredi 7 juin 2019

006026639.jpgPrésentation de l'éditeur :

Le Shole, un monstrueux brouillard, a englouti des régions entières de l’Angleterre et continue son expansion vers le nord. Ceux qui s’y trouvent piégés meurent ou sont transformés en créature immondes : les aberrations.
Dans le duché de Lancaster, Crafty, treize ans, est l’un des rares survivants qui peut traverser ces étendues maudites. Recruté pour servir au château, il devient l’apprenti d’une mystérieuse guilde qui l’envoie effectuer des missions dans les zones dangereuses. Mais bientôt, le garçon devine que les aberrations ne représentent peut-être pas le plus grand danger…

Au vu de mon engouement pour L'épouvanteur, j'avais très envie de découvrir cette nouvelle série de Joseph Delaney (d'ailleurs je n'ai toujours pas lu Arena 13, il faudrait que j'y pense aussi). 
A celles et ceux, qui, comme moi, aiment l'écriture et l'univers de l'auteur, vous ne serez pas déçus en lisant ce premier tome d'Aberrations. En effet, on retrouve bien le style de Joseph Delaney même si ici, il nous propose une histoire bien différente de celle de L'épouvanteur.
Ce n'est que le début, mais déjà on a dans ce tome les bases d'un monde très original. L'atmosphère est assez anxiogène, les personnages étranges et inquiétants, bref tous les éléments pour une nouvelle saga à succès sont réunis.
Même si je préfère l'univers de L'épouvanteur, j'ai beaucoup apprécié cette lecture et je suis curieuse de découvrir la suite.

Titre original : The Beast Awakens
Traduit de l'anglais par Marie-Hélène Delval
Bayard Jeunesse, 352 pages, 2018 pour l'édition originale et 2019 pour l'édition française

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La vague des albums #146

mercredi 5 juin 2019

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On aurait pu rajouter dans le titre "et pour femmes" après le mot "filles", ou même encore appeler cet ouvrage Histoires du soir pour le genre humain. Bref, vous l'aurez compris, même si il a été édité et est commercialisé en jeunesse, ce livre est passionnant aussi pour les adultes. Dans ces pages, vous trouverez la présentation de 100 femmes qui ont marqué notre Histoire, qu'elles soient encore de ce monde ou disparues depuis bien longtemps.
Scientifiques, sportives, exploratrices, femmes politiques, reines... il y en a pour tout les goûts et le panel retenu est extrêmement varié. Pour chaque portrait, une double page, avec un texte et une illustration. La présentation est uniforme mais les illustrations diffèrent considérablement puisqu'elles ont été réalisées par différents artistes.
C'est vraiment une mine d'informations, une incursion dans des destins tous plus incroyables les uns que les autres.
J'ai énormément aimé ce volume et je me suis déjà plongée dans le suivant, car oui, il y en a un deuxième !

Histoires du soir pour filles rebelles #1
Elena Favilli, Francesca Cavallo
Les Arènes, 2019

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Autre très beau livre mais d'un genre différent, La princesse aux perles est un conte dans la veine classique.
La princesse Florimonde est très belle mais mauvaise. Elle use de magie noire pour éliminer ses prétendants qui disparaissent mystérieusement les uns après les autres.
Très nettement, le point fort de cet album, c'est la qualité des illustrations qui sont époustouflantes. Cela dit, l'histoire est bien écrite et j'ai apprécié ce conte qui m'a rappelé ceux de mon enfance, qu'on me lisait, ou plus tard que j'ai lus toute seule.

La princesse aux perles
Mary de Morgan, Yvonne Gilbert
Les éditions des éléphants, 2015

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J'aime beaucoup cette collection d'encyclopédies illustrées dont j'ai lu quelques titres. Comme je suis totalement inculte en botanique mais que j'aime les fleurs, j'ai eu envie de me procurer celui-ci afin d'apprendre à reconnaître les principales espèces.
J'ai fort bien fait car je me suis ainsi aperçue que plusieurs spécimens présentés m'étaient inconnus, soit de nom, soit de visuel et de nom.
Les dessins réalistes sont élégants, le texte simple mais suffisamment riche en informations, bref c'est un bon ouvrage pour qui s'intéresse aux fleurs.

Inventaire illustré des fleurs
Virginie Aladjidi, Emmanuelle Tchoukriel
Albin Michel Jeunesse, 2016

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Présentation de l'éditeur :

Ce livre raconte l’histoire de deux frères différents : la tête brûlée et le timoré. De sa plume virtuose, Klaus Ensikat illustre la fable des deux renardeaux, de la poésie du bonheur tranquille aux palpitations de l’aventure, dans des tableaux d’une grande beauté. Un livre d’images sur la nostalgie, les plaisirs simples, la chaleur du foyer, l’audace et la contemplation.

J'ai beaucoup aimé cet album que j'ai trouvé vraiment touchant. Renard et Renard sont totalement différents, mais ils apprennent de leurs différences et se respectent. C'est une belle leçon de vie servie pas des illustrations de style "classique" qui recèlent énormément de charme.
Un album un peu hors du temps, éloigné de la tendance des parutions actuelles, et c'est tant mieux !

Renard & Renard
Max Bolliger, Klaus Ensikat
La joie de lire, 2019

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Présentation de l'éditeur :

Dans la Louisiane des années 1960, Blancs et Noirs ne se mélangent pas. Ruby ne peut pas étudier à l’école près de chez elle, réservée aux Blancs : elle doit se rendre dans une autre école, bien plus loin de sa maison. Mais la ségrégation vit ses dernières heures et, à la rentrée de ses 6 ans, Ruby est la première enfant noire à intégrer une école de Blancs. L’hostilité de la population est immense et, arrivée en classe, Ruby est la seule élève… C’est le début d’une année terrible qui marquera sa vie.
Ruby Bridges a été érigée en symbole de la lutte pour les droits civiques, notamment en devenant le sujet du célèbre tableau de Norman Rockwell, The Problem We All Live With, où on la voit sur le chemin de l’école escortée par quatre marshalls fédéraux.

Forcément, quand une histoire est vraie, elle est d'autant plus intéressante. Ne la connaissant pas, j'ai eu envie de lire cette version illustrée. 
Avant toute chose, je tiens à préciser que le texte est long et un peu exigeant et qu'il convient de réserver ce livre pour de bons lecteurs (ou en tout cas pour des non lecteurs qui ont une bonne compréhension).
Je ne suis pas spécialement fan du style de l’illustrateur, toutefois j'ai trouvé que c'était un "beau" livre. Quant au texte, il retrace donc le destin de cette fillette noire qui fut scolarisée dans une école pour blancs. C'est à la fois révoltant et édifiant, et je suis contente d'avoir découvert ce récit.
Un album qui fait réfléchir.

Ruby tête haute
Irène Cohen-Janca, Marc Daniau
La joie de lire, 2019

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Et enfin, pour clore cette vague de jolies découvertes, un tout nouveau titre dans la collection Loulou & Cie de L'école des loisirs.
La maison d'Honoré est à la fois un imagier et un cherche et trouve. On visite la maison pièce par pièce et on soulève à l'envie les multiples volets. Il y a énormément de détails et donc de vocabulaire dans cet ouvrage.
Les illustrations enfantines sont adorables, et cet album devrait beaucoup plaire aux plus jeunes.

La maison d'Honoré
Iris de Moüy
L'école des loisirs (Loulou & Cie), 2019

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Pour terminer cette longue vague d'albums, un jeu édité par L'école des loisirs et réalisé d'après l'univers d'Alex Sanders.
Pas le loup ! est un jeu coopératif qui ressemble au mémory mais avec des "handicaps". Pour jouer, on dispose l'ensemble des grandes cartes en carré, on les observe quelques secondes puis on les retourne. Ensuite, on retourne la première carte de la pioche (petites cartes) et l'on doit alors retrouver la paire correspondante. Si on tombe sur une carte "loup" à fond rouge, on récolte un jeton. Si les joueurs n'ont pas retrouvé l'ensemble des paires avant d'avoir quatre jetons "loup", ils ont perdu.
C'est une règle simple et ludique, ce jeu plaît beaucoup aux jeunes enfants (testé avec des élèves de 4/5 ans, il a rencontré un vif succès). Qui plus est, les illustrations sont joyeuses et colorées.
Un chouette jeu !

Pas le loup !
D'après l'univers d'Alex Sanders
L'école des loisirs, 2019

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Comment mon père est mort deux fois (Yves Grevet)

lundi 3 juin 2019

006179970.jpgLes habitués de ce salon savent que je suis une fan de l'écriture d'Yves Grevet depuis pratiquement la première heure avec la découverte de sa série Méto. Je crois que depuis, j'ai lu quasiment tous ses nouveaux romans, et certains avec plus de plaisir que d'autres. Malheureusement cette lecture fut en demi-teinte.

Dans ce récit, nous suivons deux personnages avec deux temporalités. Sur l'île de la Réunion, Soën, qui vient de perdre son père dans un accident de voiture étrange. En Turquie, trente ans auparavant, son père, jeune enseignant en coopération. Soën va tenter de remonter le passé pour comprendre ce qui est réellement arrivé à son père, pour essayer de prouver qu'il a été victime d'un assassinat.
J'ai aimé la construction du roman, l'alternance des points de vue et des époques, des lieux. L'atmosphère qui s'en dégage. Je ne connais pas la Turquie et j'ai apprécié ce dépaysement. J'ai aussi accroché avec certains personnages, le style de l'écriture, encore différent de celui utilisé dans les précédents romans d'Yves Grevet.
Mais, parce qu'il y a un mais, je n'ai pas vraiment adhéré à l'intrigue. Je trouve qu'elle manque de clarté et que la résolution de l'énigme est un peu expéditive, qu'il manque des liens entre les chapitres qui se succèdent parfois de manière trop superficielle.
Une petite déception pour moi.

Syros, 352 pages, 2019

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La magie du rangement (Marie Kondo)

vendredi 31 mai 2019

005002668.jpgAvec l'arrivée imminente d'un déménagement et l'expérience de quelques mois difficiles dernièrement, s'est annoncé l'envie de changement, de repartir sur des bases nouvelles et réfléchies.
Dans cette optique, et en m'intéressant au développement personnel au sens large, j'ai pris connaissance en même temps de la pensée minimaliste et de la méthode de rangement de Marie Kondo. Deux idées qui se sont introduites à point nommé dans mon existence.
Après m'être documentée, avoir lu, regardé et étudié des témoignages et expériences allant dans ce sens, j'ai eu envie, moi aussi, de trier et de ranger, de faire un grand vide autour de moi.
La magie du rangement m'y a aidée.

La méthode préconisée par Marie Kondo ne me convient pas totalement et je n'adhère pas à certains aspects, notamment à sa vision des choses un peu "spirituelle" parfois. Cela étant, elle se révèle très intéressante pour effectuer un vrai rangement et tri en profondeur. Marie Kondo propose en effet une méthode qui semble évidente et logique et qui pourtant change de ce qui est habituellement conseillé en matière de rangement.
Pour qui veut réorganiser son espace de vie, se débarrasser du superflu ou encore trouver une nouvelle façon efficace de ranger ses affaires, cet ouvrage est celui à lire. 

Titre original : There's someone inside your house
Traduit de l'anglais par Christophe Billon
Pocket, 231 pages, 2011 pour l'édition originale et 2015 pour la traduction française

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La vague des BD #13

mercredi 29 mai 2019

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JCoupDeCoeur2016.pnge pensais la série achevée, or, à ma grande surprise, est paru ce cinquième tome. Est-ce à dire que la série va se poursuivre ? Je l'ignore. En tout cas, une chose est sure, si d'autres tomes aussi bons que celui-ci sont prévus, je m'empresserai de les lire. Car, si j'avais trouvé le quatrième volume légèrement moins bon que les précédents, ce cinquième est un coup de cœur. Je craignais "le tome de trop", une commande éditoriale, du réchauffé, bref, j'étais très loin de me douter que j'allais aimer à ce point Bons pour l'asile. C'est bien simple, j'ai ri du début à la fin ! 

Présentation de l'éditeur :

Retour à Paris pour Antoine, Mimile et Juliette. Le plan est simple : ramener Juliette auprès de sa mère, puis filer au Stade de France pour assister au match de rugby France-Australie. C'est du moins ce qui est prévu... Mais, désireuse de voir son père et son grand-père se rabibocher, Sophie les oblige à s'occuper ensemble de Juliette jusqu'au lendemain. Mimile ne peut donc compter que sur Pierrot pour l'accompagner au match. Or, Pierrot l'anarchiste mène un nouveau combat : il s'est engagé en faveur des migrants. Alors vous pensez bien qu'assister à un match opposant la France, qui refuse d'accueillir les migrants, à l'Australie, qui ne pense qu'à les entasser dans des camps, bafouant ainsi les droits de l'homme, c'est hors de question ! Mimile n'a plus pour seule compagnie que ses désillusions... Et si lui aussi était bon pour l'asile ?

On retrouve dans Bons pour l'asile l’irrévérence et l'humour si caustique des premiers tomes, l'essence-même de la série. Les personnages sont hyper bien campés et croqués, les dialogues fusent, les situations ubuesques s'enchaînent et la soixantaine de pages se lit d'une traite. Bien entendu au passage, on notera des messages liés à l'actualité et à la politique, car les héros sont engagés, mais c'est aussi une série qui traite des thématiques plus "simples" comme la famille ou l'amitié.
Un superbe tome qui redonne du souffle à la série, un excellent moment de lecture et de nombreux éclats de rire.
A lire de toute urgence, de préférence lorsque l'humeur est morose !

Les vieux fourneaux #5 - Bons pour l'asile
Lupano, Cauuet
Dargaud, 2018

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Les lecteurs de ce salon savent combien j'aime l'écriture de Zweig que j'ai découverte avec sa célèbre nouvelle Le joueur d'échecs. J'avais donc très envie de découvrir cette adaptation en BD, et je n'ai pas été déçue.
David Sala a réussi le tour de force de restituer en images l'ambiance si particulière de la nouvelle. Ses dessins colorés à l'aquarelle sont superbes et très lumineux. J'ai particulièrement aimé les scènes qui se déroulent sur le pont du paquebot et les imprimés des textiles (robes, fauteuils...). Ce formidable travail d'illustration saute aux yeux directement, mais il y a également un travail remarquable au niveau du scénario. Cette adaptation reste fidèle au texte original tout en lui apportant un éclairage nouveau à travers les yeux de l'artiste.
Une réussite.

A noter à la fin de l'ouvrage, un bonus intéressant, quelques croquis préparatoires et une photo de l'atelier de l'auteur.

Une vidéo d'une interview de l'auteur lors du festival d'Angoulème 2018.

Le joueur d'échecs
David Sala
Casterman, 2017

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Au détour des rayons alors que je flânais en librairie, mon regard a été attiré par cette couverture. J'ai acheté cette bande dessinée parce que les dessins me plaisaient et après avoir lu la quatrième de couverture ; je n'en avais pas entendu parler auparavant.
Une famille au complet a été assassinée. Six ans après, Pierre Grimaud, l'unique survivant du massacre, se réveille d'un profond coma. Il est alors pris en charge par une psychologue spécialisée en criminologie, Anna Kieffer. Lors des séances auprès de son patient, elle amène celui-ci à se souvenir de ce qui s'est passé la nuit où sa famille a été décimée.
Contrairement à ce que peu laisser penser la douceur de l'illustration de couverture, cette histoire est un thriller psychologique. Le suspense et la noirceur sont bien présents dans ces pages que l'on tourne avidement pour découvrir ce qui se passe ensuite. 
J'ai à la fois aimé le scénario et les dessins et j'ai passé un excellent moment de lecture avec Le patient.

Le patient
Timothé Le Boucher
Glénat, 2019

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Cet album me faisait de l’œil depuis longtemps mais je craignais la déception après ce battage médiatique sur les blogs. Finalement j'ai succombé à la tentation et je ne le regrette absolument pas !
Le prince et la couturière, c'est une sorte de conte des temps modernes qui met en scène la vie d'un jeune prince passionné de haute couture. Sa passion l'amène à endosser une double identité et à s'habiller en femme en cachette. Sa rencontre avec la couturière Francès va changer sa vie.
Avant de vous plonger dans cette BD, sachez qu'il n'y est ni question d'homosexualité, ni de de thématiques comme le transgenre ou l'identité sexuelle. Sébastien est un homme et ne remet pas en cause cela, simplement il aime les robes et se transformer en femme. C'est son excentricité, ni plus ni moins.
J'ai adoré cette histoire qui sort des sentiers battus, qui met en avant des valeurs comme le respect d'autrui et de la différence, sans jugement ni clichés.
C'est un joli conte servi par des illustrations douces et touchantes.
Superbe.

Le prince et la couturière
Jen Wang
Akileos, 2018

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Outlander #8.1 - A l'encre de mon coeur, Partie 1 (Diana Gabaldon)

lundi 27 mai 2019

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*** SPOILERS SUR LE TOME PRÉCÉDENT *** 

Présentation de l'éditeur :

Juin 1778.
L'armée britannique quitte Philadelphie, talonnée par les troupes de George Washington, qui ont délaissé Valley Forge.
Jamie Fraser, prétendument mort, réapparaît et découvre que son meilleur ami a épousé sa femme, Claire. Il apprend également que son fils illégitime connaît maintenant l'identité de son père.
Enfin réunis, Jamie et Claire se réjouissent que leur fille soit en sécurité au XXe siècle... mais il n'en est rien. Le fils de Brianna et Roger a été enlevé par un homme déterminé à percer le secret de la famille Fraser. Et alors que Roger s'est aventuré dans le passé pour suivre sa trace, le ravisseur peut désormais jeter son dévolu sur sa véritable cible : Brianna.

*** FIN DES SPOILERS ***

A chaque fois, je me dis que ce nouveau tome sera celui de trop, j'appréhende ma lecture, j'ai peur de me lasser... Mes doutes ne perdurent pas au-delà de quelques pages, et bien sûr j'embarque dans l'histoire, je plonge tête baissée comme dans les tomes précédents.
Celui-ci ne fut pas pauvre en événements et rebondissements, l'occasion pour le lecteur de parfaire sa connaissance des personnages (et aussi de réaliser qu'il sont bien plus complexes qu'il n'y paraît !).
On termine le tome sur de nouvelles perspectives d'évolution de l'intrigue, il semble que l'auteure ne soit pas à court d'inspiration, et c'est tant mieux !

Titre original : Written in my own heart's blood
Traduit de l'anglais par Philippe Safavi
J'ai lu, 800 pages, 2016 pour la présente édition, 2014 pour l'édition originale

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