La servante écarlate (Margaret Atwood)

mercredi 6 février 2019

005504653.jpgLa servante écarlate est déjà vieux d'une trentaine d'années, et c'est l'un des premiers titres de science fiction dystopique a avoir connu un grand succès après (entre autres) les célèbres 1984 et Fahrenheit 451. Depuis de nombreuses années le titre de ce classique m'interpelle et je m'étais promis de le lire un jour. Finalement, c'est d'abord à l'écran que j'ai découvert cette histoire avec la série TV. Les premiers épisodes m'ont tellement plu et passionnée que j'ai commencé en parallèle à lire le roman. 

Présentation de l'éditeur :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, " servante écarlate " parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 

Pour une fois, je ne tomberai pas dans le cliché qui me fait dire bien souvent "le livre est meilleur", car en l'occurrence ici, j'ai largement préféré la série TV que j'ai trouvée tout bonnement époustouflante. 
Je crois que ce qui m'a gênée et empêchée d'apprécier pleinement ce roman, c'est le style de l'écriture adopté par l'autrice. Un style direct, au ton sec, qui ne laisse pas de place à l'émotion. La narration est volontairement factuelle et détachée, et si l'effet est saisissant, cela m'a dérangée et tenue à distance du récit. J'ai eu l'impression de lire un essai sur la république de Gilead, et malgré les atrocités que se remémore la narratrice, à aucun moment je n'ai ressenti une quelconque empathie à son égard, je suis restée tout du long comme une spectatrice extérieure, sans jamais entrer vraiment dans l'histoire.
Malgré cela, j'ai trouvé que c'était un texte fort avec une thématique qui fait réfléchir et s'interroger sur le sens de la liberté et sur sa fragilité. La construction de la narration entre passé et présent, la découverte, à travers les pensées de Defred, de la façon dont la société s'est peu a peu transformée jusqu'à devenir une dictature, tout cela est extrêmement bien pensé et efficace. 
Au final, je suis contente d'avoir pu découvrir ce roman et son histoire, mais ma préférence va à la série TV que je vous invite à découvrir de toute urgence si vous ne la connaissez pas. Mais attention, effet d'addiction garanti ! 

Titre original : The Handmaid's Tale
Traduit de l'anglais par Sylviane Rué
Robert Laffont (Pavillons Poche), 521 pages, 1985 pour l'édition originale, 2017 pour la présente édition française

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(existe aussi en ebook)

Dry (Neal & Jarrod Shusterman)

lundi 4 février 2019

005928473.jpgJ'ai un petit péché mignon, les films catastrophes. Lorsque j'ai l'occasion d'en regarder un, je ne boude pas mon plaisir, et comme je suis bon public, en général je passe un agréable moment.
C'est pour cette raison que j'ai eu envie de lire Dry, au parfait scénario catastrophe. 
Imaginez plutôt, un jour alors que vous tournez le robinet de votre évier, rien n'en sort, il n'y a plus une goutte. C'est le cauchemar auquel vont être confrontés des milliers de californiens qui, du jour au lendemain, se retrouvent sans eau. Comme le gouvernement tarde à venir au secours de la population, chacun va devoir se débrouiller pour survivre.
C'est le cas d'Alyssa et sa famille.

Alors, comment dire ? Il faut croire que je suis plus critique face à un livre qu'à un film, car si j'ai regardé sans déplaisir quelques navets, je n'ai guère apprécié ce roman.
L'idée de départ et la façon dont elle est traitée sont très intéressantes. La catastrophe soulève de nombreuses questions éthiques vers lesquelles les auteurs tentent une amorce, mais malheureusement le récit n'est pas assez creusé dans cette direction, et bien vite la philosophie cède le pas à l'action. Or, cette dernière n'est pas bien rendue ni passionnante, et si le premier tiers du livre se révèle assez addictif, très vite l'intérêt retombe comme un soufflé. Les scènes s'enchaînent mais c'est finalement assez creux, il manque de l'intensité et je suis restée en retrait de ma lecture. Je n'ai pas trouvé les personnages attachants, pire, certains m'ont exaspérée, bref, au fil des pages, je me suis doucement mais surement détachée du récit que j'ai terminé sans réelle envie, juste pour en connaître la fin.
Une petite déception, donc, dommage, sur le papier cette histoire avait tout pour me plaire.

Titre original : The Evolution of Calpurnia Tate
Traduit de l'anglais par Cécile Ardilly
Robert Laffont (R), 494 pages, 2018 pour l'édition originale et l'édition française

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(existe aussi en ebook)

Player One (Ernest Cline)

vendredi 1 février 2019

005369946.jpgCoupDeCoeur2016.pngEt voilà, premier coup de cœur de l'année !!! Une fois n'est pas coutume, j'ai lu ce roman après en avoir vu la (géniale) adaptation cinématographique réalisée par Steven Spielberg.
J'ai passé un tellement bon moment avec le film, que, naturellement, j'ai eu envie de lire le livre dont il était inspiré. Et inspiré est ici le terme qui convient, car en me plongeant dans Player One, j'ai rapidement compris que les deux histoires étaient sensiblement différentes. Finalement, tant mieux, car les deux médias se complètent et ce fut un vrai plaisir de découvrir le récit original.

Présentation de l'éditeur :

2044. La Terre est à l'agonie.
Comme la majeure partie de l'humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l'OASIS – un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante. Mais lorsque le fondateur de l'OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l'OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars !
Multinationales et geeks s'affrontent alors dans une quête épique, dont l'avenir du monde est l'enjeu. Que le meilleur gagne...

Alors, que dire de Player One ? Que je n'en ai pas vu passer les 600 et quelques pages, que je l'ai trouvé bien trop court, signe évident que j'ai adoré cette lecture. Pourtant je ne figure pas parmi le lectorat cible de cette histoire, car si j'appartiens à la génération des late seventies, je ne suis pas spécialement une adepte des jeux vidéos, et ce n'est pas un univers qui, a priori, m'attire plus que de raison. Alors, certes, j'ai quelques références malgré tout, j'ai joué un peu dans ma tendre jeunesse, mais je suis très loin d'être une fan du genre. Et pourtant, j'ai embarqué dans cette histoire à la vitesse grand V, que dis-je, j'ai été happée par le monde d'Ernest Cline, et je n'avais de cesse d'y retourner. L'OASIS est un univers virtuel proprement fascinant, que j'ai découvert avec émerveillement. Ce bouquin est une bombe, il vous emmène ailleurs, vous coupe du réel pour votre plus grand bonheur.
En sus de cette virtualité hypnotisante si bien rendue, Player One possède bien d'autre qualités.
Le rythme est soutenu, de la première à la dernière page, les actions s'enchaînent non-stop et l'on ne s'ennuie pas une seconde.
Le ton est souvent drôle, le regard cynique de Wade est assez jouissif.
Les personnages sont chouettes, j'ai en particulier beaucoup aimé la relation entre Wade et son meilleur pote Aech, leurs dialogues, les vannes qui fusent entre eux.
L'intrigue est bien menée, car mine de rien il y a quand-même un certain suspense dans ce livre.
Enfin et surtout, les multiples références à la culture pop des années 80 qui émaillent ce livre, en font toute sa richesse.

En résumé, Player One, c'est l'assurance d'un excellent moment de lecture et d'une plongée dans un monde parallèle et dépaysant.

Titre original : Ready Player One
Traduit de l'anglais par Arnaud Regnauld
Pocket  (SF), 612 pages, 2011 pour l'édition originale, 2013 pour la traduction française

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(existe aussi en grand format et en ebook)

La vague des albums #141

mercredi 30 janvier 2019

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Dans la collection Pastel, un petit nouveau vient de paraître. Pablo, un poussin encore dans l'oeuf, ne va pas tarder à en casser la coquille pour découvrir le monde. Prudence étant mère de sûreté, l'oisillon perce de minuscules trous pour observer ce qui l'attend à l'extérieur. 
Les dessins minimalistes en noir et blanc de Rascal sont emplis de charme et de candeur. La chute est toute mignonne, elle achève en douceur cette histoire un brin espiègle.
Joli album.

Pablo
Rascal
L'école des loisirs (Pastel), 2019

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Aux commandes de ce titre, le génial duo Maudet-Escoffier qui a fait ses preuves plus d'une fois.
Une fillette joue tranquillement avec son chien, s'amusant à l'envoyer chercher un bâton. Soudainement, le chien disparaît et c'est un lion qui rapporte le bout de bois à sa place !
Encore un album rigolo et coloré qui donne la pêche ! 
Comme à chaque fois, la chute est bien pensée, et on lit les quelques pages dans l'attente du dénouement.
Drôle et pétillant !

Va chercher !
Michaël Escoffier, Matthieu Maudet
L'école des loisirs (Loulou & Cie), 2019

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Un album de circonstance puisqu'il y est question du nouvel an chinois et de l'hiver. En Chine, la tradition veut que les oncles offrent à cette occasion des lanternes aux enfants. La fête des lanternes apporte de la douceur et de la chaleur au cœur de la saison froide. Les couleurs choisies par Zhu Chengliang en rendent compte et embellissent ces paysages hivernaux.
J'ai aimé la tendresse des illustrations mais aussi la découverte d'une fête traditionnelle chinoise que je ne connaissais pas. Une jolie histoire.

La lanterne de tonton
Wang Yage, Zhu Chengliang
HongFei, 2019

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Quelle ne fut pas ma surprise l'autre jour, alors que je flânais à la librairie, de tomber par hasard sur ce quatrième album collector des P'tites Poules ! Fans de la première heure, mes matelots et moi-mêmes collectionnons en effet ces ouvrages qui rassemblent à chaque fois quatre histoires de la série. Dans cet opus, donc, on retrouve les titres suivants : La poule au Bois Dormant, Les P'tites Poules sur l'île de Toutégratos, Les P'tites Poules et la cabane maléfique, Les P'tites Poules et la famille malpoulie. Je voudrais souligner, qu'à l'instar des précédents, cet album collector est soigné et que c'est un bel ouvrage. Le papier est de qualité ainsi que la mise en page, et finalement c'est aussi plaisant de lire les aventures des P'tites Poules dans ce format que dans le grand format initial. Concernant les histoires, comme toujours, c'est du très bon, l'humour est présent, on retrouve une nouvelle fois de nombreuses références culturelles et les dessins sont superbes. 
Bref, c'était d'excellentes retrouvailles !

Les P'tites Poules - Album collector #4
Christian Jolibois, Christian Heinrich
Pocket Jeunesse, 2018

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Orphelins 88 (Sarah Cohen-Scali)

lundi 28 janvier 2019

005660050.jpgOrphelins 88 est le troisième roman que je lis de l'auteur. Après Max, l'autrice s'intéresse une nouvelle fois au Lebensborn. Cependant, si les deux ouvrages traitent du programme eugéniste des nazis, ici l'histoire se situe dans l'après-guerre.

Juillet 1945 à Munich, un jeune garçon errant parmi les décombres est trouvé par les alliés et envoyé dans un orphelinat.
Baptisé Josh par ses "sauveurs", il ignore son prénom de naissance et son âge. Aidé par Ida, la directrice, il va tenter de retrouver son identité. 
Le point de vue adopté par Sarah Cohen-Scali est très intéressant, car si le Lebensborn est un sujet peu connu, celui du Lebensborn de l'après-guerre l'est encore moins. Que sont devenus tous ces enfants élevés et conditionnés pour servir une patrie qui a perdu la guerre ? Ces enfants séparés de leurs familles, qui ont tout oublié de leur culture d'origine ?
A travers Josh, on découvre combien la période qui a suivi la guerre a été difficile pour tous ces jeunes qui n'avaient plus de racines et de famille. C'est une quête longue et douloureuse, parfois impossible. 
A l'instar de Max, c'est un roman qui prend aux tripes et ne laisse pas insensible. Le climat ambiant est extrêmement bien rendu, l'effet d'immersion est immédiat, dès les premières pages. 
Un roman nécessaire et bouleversant.

Robert Laffont (R), 429 pages, 2018

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(existe aussi en ebook)

Outlander #7.2 - L'écho des cœurs lointains, Partie 2 (Diana Gabaldon)

vendredi 25 janvier 2019

51cqFUV1TXL.jpgJe poursuis doucement mais surement ma découverte de cette saga Ô combien addictive. Depuis quelques tomes à présent, j'ai opté pour la version audio avec la merveilleuse lectrice Marie Bouvier.
C'est bien simple, elle pourrait lire le bottin que je l'écouterais religieusement !
Bref, disais-je, je poursuis cette série incroyable, foisonnante et passionnante.

*** SPOILERS SUR LE TOME PRÉCÉDENT *** 

Présentation de l'éditeur :

Tandis que la guerre d'Indépendance bat son plein dans les colonies sécessionnistes américaines, le couple Fraser parvient enfin à regagner l'Écosse. Toutefois, retenu par des problèmes familiaux, Jamie doit à regret laisser son épouse repartir dans les colonies, où ses patients ont besoin d'elle. Séparés par les circonstances, réussiront-ils à se retrouver dans un pays où le conflit fait rage?

Pendant ce temps, au XXe siècle, leur fille Brianna et son mari Roger ont fait l'acquisition du manoir familial de Lallybroch. Ils suivent les aventures de Claire et de Jamie grâce aux lettres que ces derniers leur ont laissées dans un coffre...

*** FIN DES SPOILERS ***

Dans ce nouveau tome, encore de nombreux événements et beaucoup d'émotion. Après toutes ces péripéties et ces deux décennies passées depuis le début de l'histoire, on pense connaître plutôt bien nos deux héros, Claire et Jamie, or, dans ce volume, on découvre de nouveaux traits de leur personnalité. Diana Gabaldon a créé des personnages forts et profonds, magnifiques. Ce ne sont pas des êtres lisses et parfaits, au contraire, ils ont un caractère bien trempé, mais sont beaux dans leur ténacité et leur soif de vivre et d'aimer, de protéger leurs proches. 
Au-delà de cet aspect, il y a toujours également la trame historique extrêmement bien documentée et fouillée, et dès que l'on commence de lire, on est d'emblée projeté au XVIIIème siècle. 
Une suite excellente, à tout point de vue. Je suis impatiente de découvrir les tomes suivants !

Titre original : An echo ine the bone
Traduit de l'anglais par Philippe Safavi
J'ai lu, 731 pages, 2016 pour la présente édition, 2009 pour l'édition originale

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Auteur jeunesse, comment le suis-je devenue, pourquoi le suis-je restée ? (Marie-Aude Murail)

mercredi 23 janvier 2019

9782732037752-uk.jpgCette autobiographie partielle consacrée à son métier d'auteur est un petit bonbon pour les fans de Marie-Aude Murail !
Dans cet ouvrage, elle revient sur ses débuts dans l'écriture et sur son expérience d'auteur au fil des ans. 
J'ai lu d'une traite ce texte bien trop court à mon goût, et j'aurais aimé en apprendre plus. 
On retrouve dans ces pages le style irrévérencieux et drôle de Marie-Aude Murail, autrice chouchou qui m'a procuré de nombreux coups de cœurs ces dernières années. Quand on aime ses romans, c'est forcément intéressant de découvrir l'envers du décor. 
Seul bémol de ce livre, son côté un peu fouillis ; j'ai trouvé qu'il manquait de structuration et que les informations se succédaient, sans qu'il y ait forcément de liens entre elles. Le fond était intéressant, mais le propos un peu décousu. Au final, il s'agit davantage d'une série d'anecdotes que d'une réelle réflexion sur le parcours d'auteur.
Une lecture très agréable, mais qui me laisse sur ma faim !

Sorbier, 125 pages, 2003

Outlander #7.1 - L'écho des coeurs lointains, Partie 1 (Diana Gabaldon)

lundi 14 janvier 2019

004202416.jpg*** SPOILERS SUR LE TOME PRÉCÉDENT *** 

Depuis le départ de leur fille, Roger et leurs petits-enfants, Claire et Jamie se retrouvent seuls, et le lecteur avec eux. Bien que l'on suive les deux familles à deux siècles de distance, c'est un peu triste de les voir séparées.

*** FIN DES SPOILERS ***

Présentation de l'éditeur :

Juillet 1776. Les treize colonies sécessionnistes ont signé leur déclaration d'indépendance, mais la guerre contre l'Empire britannique continue. Au lieu de s'engager dans l'armée de George Washington, Jamie Fraser décide de regagner l’Écosse afin de retrouver sa presse d'imprimerie. Pendant ce temps, William, fils adoptif de lord John Grey, débarque dans les colonies avec les armées envoyées par Sa Majesté pour écraser l'insurrection.

A l'aube de la guerre d'indépendance, Jamie veut regagner l'Ecosse pour récupérer sa presse d'imprimerie. Mais la route du retour est parsemée d'embûches... 
Dans ce tome, l'histoire nous est contée selon trois plans distincts : Claire et Jamie, Brianna et Roger et enfin William.
L'accent est mis sur le personnage de William, et je dois dire que cette partie m'a moins intéressée, j'ai un peu regretté l'absence des autres personnages, en particulier ceux de Claire et Jamie, bien moins présents.
Contrairement aux volumes précédents, celui-ci est plus court car, pour une raison obscure, l'éditeur français a choisi de publier le septième tome de la série en deux fois. Alors, certes, on a une lecture moins longue, mais du coup j'ai le sentiment que ça casse le rythme du récit et pour être honnête, il ne se passe pas grand chose dans cette première partie.
Pour autant, cela reste un bon tome intéressant à lire et toujours remarquablement écrit, mais moins intense que les précédents. Je parie que la seconde partie sera bien plus riche en événements.

Titre original : An echo ine the bone
Traduit de l'anglais par Philippe Safavi
J'ai lu, 798 pages, 2016 pour la présente édition, 2009 pour l'édition originale

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Calpurnia (Jacqueline Kelly)

vendredi 11 janvier 2019

003336272.jpgUne fois n'est pas coutume, j'ai lu ce roman après avoir découvert son excellente adaptation en bande dessinée.

Présentation de l'éditeur :

Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums.
Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n’y prête pas de livres ?
On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

J'avais donc beaucoup aimé l'adaptation BD, et, sans surprise, j'ai aussi beaucoup aimé le roman. L'avantage de ce format, ce sont bien sûr tous les détails et péripéties qui ne peuvent être restitués dans un album de quelques dizaines de pages. D'autant que Calpurnia est un roman relativement long et dense, bien que l'histoire ne se déroule que sur une seule année.
Quatre saisons au cours desquelles nous suivons Calpurnia, son quotidien, ses aspirations, la relation extrêmement touchante qu'elle tisse avec son grand-père, sa découverte des sciences.
L'atmosphère est bien rendue, on s'imagine volontiers dans une plantation de coton  à l'aube du XXème siècle, dans une société encore rétrograde et conservatrice où les femmes et les gens de couleur n'ont que peu de droits. Pour autant, le récit n'est pas sombre, il est plutôt empreint de légèreté à l'image de sa jeune héroïne. 
Un très bon premier roman qui m'a donné envie de lire la suite (même si celui-ci peut se lire comme un tome unique).

Titre original : The Evolution of Calpurnia Tate
Traduit de l'anglais par Diane Ménard
L'école des loisirs (Médium poche), 494 pages, 2009 pour l'édition originale, 2015 pour la présente édition française

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(existe aussi en grand format et en ebook)

La vague des BD #12

mercredi 9 janvier 2019

Il s'agit d'une vague BD un peu spéciale, puisque exclusivement centrée sur les adaptations de l'oeuvre de Pierre Bottero.
J'avais démarré celle de La quête d'Ewilan et m'étais arrêtée au troisième tome.
J'ai enfin rattrapé mon retard avec les trois tomes suivants et le début de la série Ellana. Et je me demande bien pourquoi j'ai attendu tout ce temps, car j'ai passé un super moment de lecture !

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Ewilan et ses compagnons arrivent enfin à la capitale, Al-Jeit, une superbe cité entourée d'eau. La jeune femme rencontre  l'empereur et en apprend un peu plus sur ses parents. Après cette halte bienvenue, le groupe se remet en route et la seconde partie du voyage n'est pas de tout repos.
Il est facile de se replonger dans la série car au début de chaque tome, le lecteur peut se rafraîchir la mémoire en lisant le résumé des précédents tomes. Bien utile lorsque l'on a mis sa lecture en pause depuis longtemps !
Ce volume est à la hauteur du début de la série, les dessins sont très beaux, notamment les nombreuses vues d'Al-Jeit, et l'adaptation des romans de Pierre Bottero toujours aussi réussie. 
Bien que connaissant déjà l'histoire, j'ai ressenti une forte envie d'enchaîner avec le tome suivant (ce que j'ai fait !) tant le suspense est bien distillé. 

La quête d'Ewilan #4 - Les plateaux d'Astariul
D'après l'oeuvre originale de Pierre Bottero
Lylian (scénario), Laurence Baldetti (dessin), Nicolas Vial (couleurs)
Glénat, 2016

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A la fin des Plateaux d'Astariul, nous avions laissé Ewilan et ses compagnons en fâcheuse posture, et l'action reprend directement là où nous nous étions arrêtés. Ewilan arrive au terme de son long périple, les figés ne sont plus loin et il lui reste à affronter le gardien pour pouvoir délivrer enfin les sentinelles.
Bien que cette quête touche à son terme, les aventures d'Ewilan ne sont pas terminées, loin de là...
J'ai le sentiment de me répéter, mais ce tome-ci est très réussi, on en prend encore plein les yeux, et l'histoire est passionnante.

La quête d'Ewilan #5 - Al-Poll
D'après l'oeuvre originale de Pierre Bottero
Lylian (scénario), Laurence Baldetti (dessin), Nicolas Vial (couleurs)
Glénat, 2017

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Et enfin le  sixième et dernier tome paru pour l'instant. Un dernier tome est à paraître, mais j'en ignore la date de sortie. Il s'agira donc de la fin du cycle de La quête d'Ewilan (une trilogie pour la série originale en romans), mais j'ose espérer que l'autre série (Les mondes d'Ewilan) sera également adaptée en BD.
Dans ce tome-ci, on découvre le personnage de Siam, on en apprend également davantage sur Akiro et sur ses pouvoirs. On découvre également que Salim n'est pas un garçon comme les autres et qu'il cache un secret.
Bref, c'est un tome riche en événements et révélations, qui donne très envie de découvrir la suite. Pourvu qu'elle ne tarde pas trop !!!

La quête d'Ewilan #6 - Merwyn Ril'Avalon
D'après l'oeuvre originale de Pierre Bottero
Lylian (scénario), Laurence Baldetti (dessin), Nicolas Vial (couleurs)
Glénat, 2018

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Après avoir terminé la série de La quête d'Ewilan (enfin, les tomes parus !), j'ai donc poursuivi dans le même univers avec celle sur Ellana.
Comme je n'ai pas lu les romans de Pierre Bottero (là encore, une trilogie), j'ai découvert l'histoire.
Ce premier volume, comme l'indique le titre, correspond donc à l'enfance d'Ellana.
On découvre une petite fille avec un triste destin, mais volontaire et forte.
J'ai particulièrement apprécié les dessins de Montse Martin, dans la même veine que ceux de Laurence Baldetti (illustratrice de la série consacrée à Ewilan), mais encore plus jolis je trouve !
Cette entrée en matière m'a beaucoup plu, j'ai trouvé très intéressant de découvrir le passé d'Ellana, personnage charismatique de la série Ewilan.

Ellana #1 - Enfance
D'après l'oeuvre originale de Pierre Bottero
Lylian (scénario), Montse Martin (dessin), Loïc Chevallier (couleurs)
Glénat, 2016

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Comme le premier tome m'avait fait très bonne impression, j'ai lu dans la foulée les deux suivants !
Dans La voie des Marchombres, sans surprise, on découvre comment Ellana est entrée dans la confrérie et on assiste au début de sa formation. Au fil du temps, on découvre en Ellana un personnage passionnant, aux multiples talents.
Cette lecture est d'autant plus intéressante que l'on connaît bien Ellana adulte dans la série d'Ewilan, on comprend donc mieux comment elle est devenue une marchombre exceptionnelle.

Ellana #2 - La voie des marchombres
D'après l'oeuvre originale de Pierre Bottero
Lylian (scénario), Montse Martin (dessin), Loïc Chevallier (couleurs)
Glénat, 2017

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Dans ce troisième tome, Ellana va être présentée à l'Ahn-Ju, un conseil de marchombres qui a la capacité de valider ou non l'entrée des apprentis dans la voie.
Ellana n'est pas en formation depuis bien longtemps, mais son maître estime qu'elle a le niveau pour être présentée au conseil.
On en apprend encore un peu plus sur la formation et l'univers des marchombres, j'ai beaucoup aimé cet aspect "initiation". Ellana est sacrément volontaire, et doit sa survie à ce caractère bien trempé car ni son maître ni les membres du conseil ne la ménagent.
Vivement la suite !!! Il semblerait que le tome sorte en avril prochain, j'ai hâte ! 

Ellana #3 - Lames
D'après l'oeuvre originale de Pierre Bottero
Lylian (scénario), Montse Martin (dessin), Loïc Chevallier (couleurs)
Glénat, 2018

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