Darling Jim en poche !

lundi 30 août 2010

A ceux qui se rappellent mon coup de coeur pour ce roman noir et aussi aux autres, Darling Jim vient de sortir en poche, plus d'excuses pour ne pas le lire !

Et si vous n'êtes toujours pas convaincus, allez voir ce qu'en a pensé Paul qui vient de le lire.

Autre nouvelle pour les lecteurs amateurs de romans noirs et nordiques, Canel organise le swap Frissons en Noir et blanc.

16 lunes (Kami Garcia et Margaret Stohl)

dimanche 29 août 2010

Je dois être une des dernières à avoir lu ce roman dont tout le monde parle depuis des mois, et si la découverte est tardive, elle n'en est pas moins délicieuse.
16 lunes est d'abord un roman dont la particularité est d'avoir été écrit à quatre mains. Je suis toujours admirative et curieuse face à ces livres qui ont plusieurs auteurs. Ce doit être une aventure incroyable que de partager l'écriture d'une histoire.
Celle de 16 lunes est née du croisement des passions de ses deux auteurs, l'une pour les mondes imaginaires, l'autre pour le sud des Etats-Unis.
Ainsi a vu le jour ce roman fantastique dont le récit se déroule dans une bourgade de la Caroline du sud, Etats-Unis.
La rencontre de ces deux univers a façonné une histoire à l'atmosphère très particulière, mélange à la fois de bayou et de surnaturel. Un cocktail réussi.

Gatlin (ville imaginaire), est une petite ville ancrée dans les habitudes. Ethan Wate y vit avec son père, écrivain replié sur lui-même depuis le décès de son épouse, et Amma la gouvernante qui joue un peu le rôle de la grand-mère. Les nuits du jeune homme sont régulièrement hantées par un rêve étrange dans lequel il retrouve toujours la même fille. Et puis un jour, il la rencontre pour de bon au lycée. La nouvelle s'appelle Lena Duchannes et est hébergée chez son oncle qui a la réputation d'être le fou du village. La vie à Gatlin était paisible avant l'arrivée de la jeune fille mais il en ira autrement après...

Voilà un livre délicieux dans lequel j'ai adoré me fondre. Quelle atmosphère ! Les lieux, mais surtout les personnages rendent cette histoire presque réelle. On remonte le temps pour se retrouver à l'époque de la guerre de Sécession, on y croise des disparus... il y est question d'amours impossibles, de talisman, de légendes, de superstitions...
Je n'ai guère envie de développer et de trop en dire, il me semble que 16 lunes est typiquement le genre de livre à découvrir tout seul pour pénétrer pleinement dans son univers si particulier

A la fin de cette lecture, restent des interrogations, des secrets non dévoilés. On en a déjà appris beaucoup mais il reste tant à découvrir... Un livre envoutant, un joli voyage.

La suite intitulée 17 lunes (Beautiful darkness en VO) sort en novembre prochain. La couverture est déjà prometteuse... 
Sur le site de l'éditeur vous pouvez en attendant sa sortie en lire le prologue ou bien (re)lire les premières pages de 16 lunes en VO.

 


Un extrait (page 144)

" La bibliothèque avait constitué le second foyer de ma mère. Sa seconde famille aussi. Nous y avions passé tous nos dimanches après-midi depuis que j'étais petit garçon. Je rôdais dans les allées, sortant des étagères le moindre livre ayant une image de bateau de pirate, de chevalier, de soldat ou d'astronaute. " Ceci est mon église, Ethan, avait eu l'habitude de me dire ma mère. Telle est notre façon de respecter le jour saint." "


Les avis de Karine et Clarabel


Titre original : Beautiful creatures
Traduit de l'américain par Luc Rigoureau
Hachette (Black moon), 634 pages, 2009 pour l'édition originale, 2010 pour la traduction française 

Vampire Knight (Matsuri Hino)

vendredi 27 août 2010

Après avoir découvert le genre shôjo avec la série Private Prince, j'ai changé un peu d'univers et me suis lancée dans la série Vampire Knight
Pour le moment je n'ai lu que les cinq premiers tomes et j'attends de recevoir la suite !

Vampire Knight, comme son nom l'indique, est donc une série qui met en scène des vampires.
L'histoire se déroule à l'Académie Cross où des élèves que tout oppose se partagent les lieux, la Day Class, constituée de mortels et la Night Class, constituée de vampires. Bien entendu, les élèves de la Day Class ignorent totalement la véritable nature de leurs camarades de la nuit. Yûki Kurosu et Zero Kiryû, les enfants adoptifs du directeur, sont les gardiens de l'Académie, chargés de protéger le secret et de maintenir des rapports pacifiques entre les deux groupes. Une tâche qui est loin d'être aisée.

Tome 1 
Ce premier tome introduit les personnages principaux de la série.
Yûki, âgée de 15 ans, adoptée par le directeur de l'Académie alors qu'elle était enfant. Victime d'une attaque par un "mauvais" vampire, elle a été sauvée par le beau et mystérieux Kaname. Elle n'a aucun souvenir de sa petite enfance. La jeune fille prend très à coeur sa mission de gardienne et partage la vision optimiste de son père concernant les relations entre humains et vampires.
Zero, second gardien de l'Académie, issu d'une famille de vampire hunters qui a été massacrée par des vampires. Seul survivant, il a été recueilli enfant par le directeur. Zero est un jeune homme peu sociable et dur. Il voue une haine profonde à l'égard des vampires depuis qu'il a perdu sa famille par leur faute. 
Kaname, vampire au sang-pur, est aussi le chef de la Night class, respecté et craint par tous ses pairs. 

Tome 2
La tension monte entre Kaname et Zero, ce dernier ayant de plus en plus de mal à cacher son secret. Yûki veut protéger les deux et l'on assiste au classique triangle amoureux... Et puis il y a Tôga Yagari qui débarque, un chasseur de vampire et ancien mentor de Zero. Le personnage de Zero s'impose davantage dans ce tome, il gagne en charisme et l'histoire prend un tournant inattendu.

Tome 3
Retour en arrière, nous découvrons enfin ce qui s'est réellement passé quelques années auparavant pour nos trois héros. Yûki en pince pour Kaname, mais elle se rend bien compte que leurs univers respectifs les éloignent l'un de l'autre.

Tome 4
Une nouvelle élève débarque à l'Académie, Maria Kurenai. Sa venue plonge Zero dans l'angoisse et la colère... Qui est-elle, et quel marché a-t-elle passé avec Yûki ? Yûki dont le personnage évolue lui aussi. De la frêle jeune fille un peu naïve et timide, elle devient plus téméraire et prend les choses en mains.

Tome 5
Les passions se déchaînent, l'intensité monte encore d'un cran. On verse vraiment dans le gothique avec ce cinquième tome, beaucoup plus noir que les précédents. Zero se retrouve dans une situation pour le moins délicate, Kaname se révèle sous un jour nouveau, et Yûki se retrouve partagée entre les deux qu'elle veut toujours protéger.


J'aime énormément cette série, et je suis impatiente d'en découvrir la suite.
D'abord il y a les dessins qui sont magnifiques. Les personnages sont très beaux, chacun avec une personnalité qui lui est propre. Les costumes des élèves de la Night Class et de la Day Class sont également superbes. Manque peut-être des décors... Matsuri Hino se focalise principalement sur les personnages et il y a donc très peu de dessins concernant les lieux.
Ensuite il y a l'histoire qui pour le moment est bien amenée et maintient le suspense. Les vampires sont entourés d'une aura de mystère, ils sont à la fois beaux et inquiétants, et l'atmosphère est admirablement rendue. 
Enfin, comme tout shôjo qui se respecte, il y a bien sûr des relations amoureuses qui se tissent mais sans mièvrerie. Pour le moment mon coeur balance entre Kaname et Zero... ce qui est certain c'est que tous les deux ont un sacré potentiel !


La série est toujours en cours au Japon avec 12 tomes sortis à ce jour. En France 11 tomes ont été traduits, le onzième sorti en juillet dernier.



Traduit par Xavière Daumarie
Panini Manga 
2005, 2006 et 2007 pour la version originale, 2007 et 2008 pour la traduction française

Le baiser de l'ange ~ Tome 2 (Elizabeth Chandler)

jeudi 26 août 2010

- - - ATTENTION, SPOILERS SUR LE TOME 1- - -

Voici donc le deuxième tome de la trilogie Le baiser de l'ange que j'ai lu quasiment dans la foulée du premier. J'étais curieuse de découvrir la suite de cette histoire et je n'ai pas été déçue, si ce n'est peut-être par sa brièveté. Je me rends compte que j'accroche généralement moins avec les romans courts. En deçà de 300 pages j'ai du mal à pénétrer complètement dans un livre.

Tristan est donc mort et Ivy a bien du mal à se remettre de sa disparition. Elle trouve auprès de Gregory son presque-frère du réconfort, mais le comportement de ce dernier est étrange. Est-il animé des meilleures intentions ? En parallèle, Tristan devenu une sorte d'ange, tente désespérément de contacter Ivy pour lui dire qu'elle est en danger.

J'ai été surprise - mais agréablement - par la tournure que prennent les événements dans ce deuxième tome. L'histoire perd en fraîcheur mais gagne aussi en profondeur. Si le premier tome était "gentillet", celui-ci bascule du côté sombre. Ivy se rapproche de Gregory alors qu'elle le détestait jusque là, et le jeune homme semble prêt à tout pour la posséder. Il y a aussi Eric, l'ami de Gregory, qui se montre hostile vis-à-vis de la jeune fille. Philip, quant à lui, perçoit la présence de Tristan et le considère comme son ange protecteur. Malheureusement il ne parvient pas à en convaincre sa soeur qui a perdu sa foi en les anges. Difficile pour elle d'oublier son amour et de se consoler de sa disparition brutale. Ivy se retrouve au milieu d'un groupe de personnages qui tentent de l'aider mais la solitude est bien là. 

Je n'ai pu m'empêcher de penser au film Ghost dont l'histoire est très proche. Un amour perdu, le défunt qui cherche à communiquer avec sa moitié encore en vie pour la prévenir d'un danger et la protéger. Finalement, il n'y a que l'âge des protagonistes qui change. Malgré cette ressemblance frappante entre le film et le roman et cette sensation de déjà vu à la lecture, j'ai apprécié ce deuxième tome. Plusieurs pistes s'ouvrent au lecteur, quelques zones d'ombre persistent et donnent envie de lire la fin de cette trilogie. Les personnages sont bien étudiés. On ne peut s'empêcher de ressentir de l'empathie pour Ivy qui souffre et pour Tristan qui angoisse de ne pouvoir communiquer avec elle.

Un roman simple, sans prétention, mais au ton juste. Le dernier tome sort le mois prochain, vivement la suite ! 


Lu dans le cadre d'un partenariat avec Livraddict

Merci à l'éditeur Hachette pour l'envoi de ce livre.


Titre original : The power of love
Traduit de l'américain par Catherine Guillet
Hachette (Black moon), 227 pages, 1995 pour l'édition originale, 2010 pour la traduction française 

Le baiser de l'ange ~ Tome 1 (Elizabeth Chandler)

mercredi 25 août 2010

Je crois que la collection Black Moon d'Hachette va devenir une valeur sure pour la lectrice-qui-ne-veut-pas-grandir-et-aime-lire-la-littérature-pour-ados que je suis... Jusqu'à présent, aucun titre ne m'a déçue même si certains m'ont davantage enthousiasmée que d'autres. 

Le baiser de l'ange est le premier tome d'une trilogie (déjà bouclée dans sa version originale) mais que les détenteurs de PAL (pour ceux qui ne connaissent pas ce sigle barbare, cela signifie Pile A Lire, en d'autres termes la pile des livres qui encombrent votre chez vous en attendant d'être lus... chez certains lecteurs compulsifs, la longueur de ladite pile pouvant atteindre des sommets) se rassurent, ces trois tomes sont courts !

L'histoire est celle d'Ivy, une jeune fille qui possède une collection de statuettes d'anges. Elle croit en eux et les invoque quand elle est dans le pétrin. Mais le jour où elle se retrouve en difficulté sur le plongeoir d'une piscine alors qu'elle est aquaphobe, c'est un être de chair et de sang qui vient à son secours, Tristan.

J'ai bien aimé cette histoire, qui, bien que ne sortant guère de l'ordinaire du point de vue de l'intrigue, possède une fraîcheur et une douce émotion qui m'ont touchée. Ce premier opus sert à planter le décor et dès les premières pages l'auteur dévoile au lecteur ce qui va se passer. Pas de surprise donc dans le déroulement du récit, il s'agit en fait d'un retour en arrière permettant de poser les choses et de faire connaissance avec les personnages jusqu'au moment de rupture. 

J'ai ressenti une réelle affection et de l'empathie pour Tristan, ce jeune homme quelque part un peu victime de son physique avantageux mais tellement maladroit et peu sûr de lui. Ivy, quant à elle, est plus difficile à cerner, à la fin du roman j'avais l'impression de moins bien la connaître. Elle a, à mon sens, moins de charisme que son alter ego masculin, mais recèle peut-être des secrets, qui sait ?

En résumé, un roman qui annonce une trilogie intéressante. A ce jour j'ai déjà lu le deuxième volet, je vous en reparle bientôt.

Titre original : Kissed by an angel
Traduit de l'américain par Catherine Guillet
Hachette (Black moon), 231 pages, 1995 pour l'édition originale, 2010 pour la traduction française 

Où il faut savoir composer avec son impatience...

mardi 24 août 2010

Aujourd'hui, chers lecteurs, est un grand jour, car Mockingjay, le dernier tome de la trilogie des Hunger games de Suzanne Collins vient de sortir.

Génial.
Sauf que, à part quelques petits veinards (qui narguent les autres en plus, trop cruelle la vie !), les lecteurs français qui, comme moi, n'ont pas accès à une librairie anglaise et ont passé commande sur le net devront attendre encore quelques jours avant de découvrir la suite des aventures de Katniss, Gale et Peeta.

Bon, me direz-vous, quand on attend un livre depuis un an, on n'est plus à quelques jours près...
Oui mais non.
Parce que la patience n'est pas ma vertu première.
Parce que le suspense est insoutenable, parce que je meurs d'envie de savoir ce qu'il va advenir de ces héros.
Parce que la couverture qui fleurit un peu partout sur les sites me nargue depuis des mois.
Parce que j'ai parié avec Clarabel que Katniss finirait dans les bras de Gale.
Parce que je VEUX ce livre MAINTENANT.

Y a-t-il d'autres pauvres âmes perdues comme moi ? Suis-je la seule à me lamenter ?

Ah, et au fait, je fais mon coming out pour ceux qui ne le sauraient pas encore :

Percy Jackson and the lightning thief (Rick Riordan)

jeudi 19 août 2010

J'ai fait l'erreur de commencer par aller voir le film avant de lire le livre. Généralement je fais l'inverse, et je préfère largement commencer par découvrir un roman avant d'aller voir son adaptation au cinéma car cela me laisse la liberté de me créer ma propre représentation. 
J'avais très envie de découvrir la saga de ce Percy Jackson dont j'entendais beaucoup de bien depuis quelques temps... Hélas, après avoir vu le film, ma motivation est retombée au plus bas (pour ne pas dire aux oubliettes) et le livre ne m'attirait plus du tout. La faute à un film raté dont je reparlerai plus bas...
Bref, il m'a fallu plusieurs mois pour que l'envie, ou plutôt la curiosité, revienne. 

Mon sentiment au sortir de cette lecture était pour le moins mitigé, et avoir attendu quelques jours avant de rédiger ce billet a permis de faire évoluer mon avis dans le bons sens (ce qui est assez rare pour être souligné, habituellement le temps ne sert pas les livres que j'ai lus...). 

Mais revenons à nos moutons, que dis-je, à nos minotaures.... Car à moins d'avoir déménagé sur une autre planète au cours des années précédentes, vous devez savoir que cette nouvelle série (enfin pas si nouvelle en fin de compte, ce tome a tout de même été publié en 2005 dans sa version originale) se déroule sur fond de mythologie grecque. Alors d'aucuns diront (c'est d'ailleurs une critique fréquemment avancée) que la mythologie grecque ne sert ici que de décorum mais pour ma part, j'ai trouvé plaisant de lire un roman de jeunesse qui change d'univers. 

Pitchons un peu : Percy est un adolescent âgé de 12 ans, souffrant de dyslexie et catalogué comme un élève à problèmes. En réalité son problème majeur est celui d'être un enfant pas comme les autres. Excusez du peu, tout le monde ne peut s'enorgueillir d'avoir Poséidon lui-même comme figure paternelle... Percy est donc un "half-blood" ou demi-dieu, puisque sa mère est humaine. Exit donc tous ses soucis de scolarité, mais la révélation de sa véritable identité n'est pas exempte de dangers. Et voilà notre Percy embarqué dans une aventure pour le moins mouvementée dont il sortira bien entendu indemne (sinon adieu la série !) mais non sans peur. Le jeune héros est flanqué de deux amis dans sa quête, une jeune fille brillante et un garçon pataud (ça vous rappelle quelque chose ?) et est hébergé dans un camp spécial qui accueille les jeunes demi-dieux comme lui. Vous l'aurez compris, nombreux sont les parallèles que l'on peut faire avec un autre jeune héros sorcier, mais pour ma part je m'arrêterai là car à mon sens rien n'est comparable à Harry Potter.

Ce premier tome se lit bien et promet une série sympathique. Rien d'extraordinaire, mais les personnages sont chouettes, l'humour est présent et il y a suffisamment d'action pour ne pas s'ennuyer. Je pensais m'arrêter là, mais finalement ma curiosité sera, je crois, la plus forte et je lirai probablement la suite.

La série est bouclée depuis 2009, elle compte 5 tomes en tout dont 4 sont traduits en français à ce jour et le cinquième prévu pour septembre.


Un extrait :

p. 168 : " In a way, it's nice to know there are Greek gods out there, because you have somebody to blame when things go wrong. For instance, when you're walking away from a bus that's just been attacked by monster hags and blown up by lightning, and it's raining on top of everything else, most people might think that's just really bad luck ; when youre a half-blood, you understand that some divine force really is trying to mess up your day. "


Ils l'ont lu aussi : Paul (dont le billet est passionnant), Leiloona (qui est fan de la série), Karine


Le site de l'auteur sur lequel on trouve - entre autres -  quantité d'informations à propos de la série Percy Jackson. 


Lu dans le cadre du Book Club de Livraddict.

Puffin, 374 pages, 2005


Malgré un casting des plus attrayants (dans lequel on retrouve entre autres Pierce Brosnan dans le rôle du centaure Chiron et Uma Thurman dans celui de Medusa), Percy Jackson le voleur de foudre est un superbe navet qui m'a fort déçue. Et pourtant je suis bon public. Mais là , franchement, c'était too much. 
Pourquoi avoir fait jouer de jeunes adultes alors que dans le livre Percy n'a que douze ans à peine ? Pourquoi ces coupes dans l'histoire, la disparition du personnage Mister D. ? 
Il est clair que le réalisateur a ici pris le parti de réinterpréter le récit pour en faire un film qui s'adresse au plus grand nombre, adultes compris. On a donc notre lot de bagarres, scènes d'action avec effets spéciaux (que je trouve nuls au passage, mais bon...), et tout le monde est content. Enfin tout le monde sauf moi ! Le désastreux jeu des acteurs n'a pas su me faire oublier le reste, hélas. Mis à part Brandon T. Jackson qui incarne Grover tel que je me l'imaginais, aucun acteur ne m'a semblé crédible un seul instant. Peut-être est-ce la faute au doublage en français ? Toujours est-il que je me suis ennuyée ferme et que je me demande encore comment  Chris Columbus a pu faire un tel ratage. D'autant que j'avais au contraire beaucoup aimé les deux premiers volets de la saga Harry Potter du même réalisateur. 
Bref, un film totalement dispensable qui ne fait pas honneur au livre, malheureusement.


Percy Jackson le voleur de foudre, réalisé par Chris Columbus - 2010

Avec : Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Pierce Brosnan...




Les ombres de la nuit T2 ~ La Valkyrie sans coeur (Kresley Cole)

lundi 16 août 2010

Deuxième volet de la série des Ombres de la nuit, La Valkyrie sans coeur nous promet un moment de détente idéal pour les périodes de creux ou pour combler une panne de lecture. J'avais adoré le premier tome qui était celui de la découverte et celui-ci s'inscrit dans la même lignée, la surprise en moins, puisque l'histoire reprend sensiblement le même schéma que dans Morsure secrète. Dans ce deuxième tome, un nouveau couple incompatible par nature dont les deux moitiés s'attirent et se rejettent tout au long de l'histoire.

On retrouve les ingrédients qui ont fait le succès du premier volet : un potentiel masculin (spéciale dédicace à celles qui se reconnaîtront ! ) en la personne du vampire Sebastian Wroth, le beau mâle dans toute sa splendeur, une héroïne qui n'a pas froid aux yeux (Kaderin, personnage déjà rencontré dans le tome 1), des dialogues croustillants, de l'humour, des bagarres, du sexe, un joli panel de créatures fantastiques, bref, de quoi émoustiller la ménagère de moins de cinquante ans (et pourquoi pas au-delà).
Personnellement j'aime et j'en redemande, à dose homéopathique toutefois ! Un tome de cet acabit de temps-en-temps, c'est parfait !
J'espère simplement que la série s'étoffera avec le temps et que les prochains tomes permettront de tisser davantage de liens entre les différents personnages. Il sont nombreux, et donc l'auteur a matière à développer l'histoire dans bien des directions, reste à savoir laquelle elle a choisie...
(Bon, OK, j'avoue, Lachlain m'a manqué un tantinet...)

Vous trouverez ce deuxième tome en librairie dès le 18 août prochain, et la bonne nouvelle, c'est que le troisième est prévu pour le mois d'octobre, donc l'attente sera raisonnable !

Titre original : No rest for the wicked
Traduit de l'américain par Michelle Charrier
J'ai lu (Crépuscule), 408 pages, 2006 pour l'édition originale, 2010 pour la traduction française

Private Prince (Maki Enjoji)

dimanche 15 août 2010

Qui eût cru qu'un jour je me mettrais aux mangas, et qu'en plus j'y prendrais goût ? Moi la réfractaire qui refusait catégoriquement d'en ouvrir ne serait-ce qu'un seul... Bon, j'ai quand-même lu quelques albums de Taniguchi mais l'on m'a fait remarquer que c'était "le plus européen" des mangakas... bref, j'étais intimement persuadée que le genre manga n'était pas fait pour moi... et j'avais tort !

J'ai donc changé d'avis depuis, et j'ai lu de "vrais" mangas à la japonaise. Pour mon baptême, j'ai commencé avec le genre shôjo dont la légèreté convient parfaitement à mon humeur du moment !

Aujourd'hui je voulais vous parler de la série Private Prince qui me plaît beaucoup.

Une série qui a le mérite d'être courte (seulement 5 tomes dont 4 traduits en français à ce jour et le 5ème prévu pour la fin du mois) et qui est tout-à-fait charmante, à l'image du prince qui l'incarne !



L'histoire est construite autour de deux principaux personnages.
Wilfred Enrique Ritsuka Etsol (rien que ça !), dit Will, prince héritier de la famille royale d'Estolie. Il a vingt ans, le physique d'un mannequin et de l'élégance. Il est venu au Japon étudier à l'université d'Eito. Signe particulier : il aime les filles avec une poitrine généreuse.
Miyako Sakuragawa, étudiante à l'université d'Eito elle aussi, prépare un master d'histoire. Vingt ans, joli brin de fille, elle rêve de travailler dans la recherche.

La rencontre des deux jeunes gens qu'a priori tout sépare est pour le moins renversante. Miyako cherche à obtenir du prince des documents sur son arrière-grand-mère dans le cadre de la préparation de son mémoire. Will se déclare prêt à les lui fournir pour peu  qu'elle tombe amoureuse de lui... Les dés sont jetés, et nos deux tourtereaux entament une relation qui ne manque pas de piquant. Entre un jeune homme séduisant qui attire des hordes de filles partout où il se déplace et une jeune femme passionnée par ses recherches, concilier les deux tempéraments n'est pas simple.

Que dire pour convaincre les lectrices de se pencher sur cette série ? Un héros sexy au possible, tombeur de ces dames et gentleman à la fois. Une histoire drôle et touchante, des personnages secondaires avec un certain potentiel... Private Prince c'est la série qui fait sourire et soupirer en même temps, c'est simple et léger, c'est juste parfait pour terminer l'été en beauté !
Vivement la sortie du tome 5, tiens !

Et comme d'habitude, la tentatrice à l'origine de ce nouvel engouement c'est... Clarabel !


Traduit par Anaïs Koechlin
Aszuka (Shôjo) pour les tomes 1 et 2, Kazé (Shôjo) pour les tomes 3 et 4
2005 et 2006 pour la version originale, 2009 et 2010 pour la traduction française

Femmes et filles (Elizabeth Gaskell)

samedi 14 août 2010

Il m'a enfin été donné de découvrir la plume d'Elizabeth Gaskell avec celui qui fut son dernier roman. Son auteur étant morte de manière brutale en novembre 1865, Femmes et filles demeura inachevé, et cela est d'autant plus frustrant qu'il manque à peine un chapitre pour en clore l'histoire... 
Mais que cette frustration n'empêche pas les lecteurs d'ouvrir ce livre, car alors, ils se priveraient d'un bijou.

Femmes et filles qui se déroule dans l'Angleterre rurale des années 1820 met en scène une héroïne qui répond au doux nom de Molly. Une jeune personne droite, au caractère entier, fidèle à elle-même et à ceux qu'elle aime. Autour d'elle, gravite un ensemble de personnages tous différents et passionnants, qui participent à la construction de ce portrait de la société de l'époque.

Premier constat, ce roman se mérite et je me suis demandée si j'allais en venir à bout. Il est vrai que le texte est très long et que le format que j'avais entre les mains n'était pas aisément manipulable.
Deuxième constat, la langue est délectable et j'ai alors décidé de prendre tout mon temps pour savourer pleinement ce récit, ce que je ne regrette pas un instant. Je profite d'ailleurs de ce billet pour rendre tout l'hommage qu'elle mérite à Béatrice Vierne, la traductrice, qui a fait un travail formidable. Je n'ai pas lu ce roman dans sa langue originale, mais cette version traduite en français est remarquablement écrite.

Dans Femmes et filles, Elizabeth Gaskell, à travers l'histoire de cette jeune Molly, dépeint une société et ses travers d'une façon qui m'a semblé résolument moderne. On nous y parle d'amour, d'amitié, de constance dans les sentiments, des positions sociales des uns et des autres, de sciences, de littérature, de la maladie... ce roman aborde une multitude de sujets et nous offre une vision drôle et cynique à la fois.

Imaginez un instant que vous prenez le thé dans un salon du château de Cumnor. Les jeunes femmes sont assises bien droites dans leurs fauteuils, leurs tenues impeccables. Démarre alors une conversation où il est question des dernières rumeurs concernant les villages alentours. On y découvre ainsi les secrets les plus intimes de certains habitants. Il y est questions de scandales, de demandes en mariages accordées puis retirées, d'inconstance... Sur fond de révélations surprenantes, on entend le bruissement des robes de taffetas et le tintement des tasses. Vous êtes dans l'Angleterre victorienne.

Inutile de vous dire combien j'ai aimé ce livre, vous vous en doutiez, j'imagine. Un roman remarquable de lucidité sur une époque qui me fascine. L'écriture est admirable, subtile. Un régal, un de ces textes qui faut déguster avec lenteur pour en savourer toute l'essence.

Je compte bien, après cette première lecture, continuer de découvrir l'univers de Mme Gaskell, mais toujours en prenant mon temps.

Une belle, une très belle rencontre.


Lu dans le cadre de l'opération Masse critique de Babélio

Merci à l'éditeur L'Herne et à Babélio pour l'envoi de ce livre !


Titre original : Wives and daughters
Traduit de l'anglais par Béatrice Vierne
L'Herne, 651 pages, 2005 pour la présente édition, 1865 pour la version originale

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