Les mondes d'Ewilan #3 - Les tentacules du mal (Pierre Bottero)

vendredi 19 octobre 2018

003739983.jpgDernier tome de cette seconde trilogie dans l'univers d'Ewilan... J'aurais attendu bien longtemps avant d'oser m'y plonger, et finalement, une fois que je m'y suis mise, j'ai enchaîné les trois volumes. 
Celui-ci a donc une saveur toute particulière, car il signe une double fin. 

Le texte des Tentacules du mal est légèrement plus long que celui du tome deux, et plus dense aussi. L'action démarre bien plus tôt et on a affaire à un roman rythmé de bout en bout. 
Le récit s'organise autour de plusieurs nœuds de l'intrigue, et comme c'est la fin de l'histoire, on a parfois le sentiment que l'auteur aurait gagné à étaler les événements sur davantage de tomes. Quatre cents pages, c'est somme toute bien court pour offrir au lecteur des réponses à l'ensemble des questions posées, et surtout pour lui donner un véritable épilogue.
Moi qui peste après les séries à rallonge, j'aurais, pour le coup, apprécié que celle-ci soit plus longue. J'ai d'ailleurs regretté ce déséquilibre entre les trois opus de cette trilogie, le premier et le début du deuxième étant un peu lents à mon goût.
Malgré tout, Les mondes d'Ewilan est une belle série, ne serait-ce que parce que l'on y retrouve ces merveilleux personnages nés de l'imagination de Pierre Bottero, et surtout, son écriture si pure et touchante.

Rageot, 440 pages, 2015 pour la présente édition

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Sorties #4 (septembre/octobre 2018)

mercredi 17 octobre 2018

Mieux vaut tard que jamais, voici les sorties que j'ai repérées pour les mois de septembre et d'octobre !
Et vous, quels titres ont retenu votre attention ?

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Et puis Colette (Sophie Henrionnet  et Mathou) chez Delcourt
Une BD très chouette que j'ai déjà lue et beaucoup aimée !

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Orphelins 88 (Sarah Cohen-Scali) chez Robert Laffont dans la collection R
Nouveau roman de l'autrice du génialissime Max et du très bon Gingo. Comme pour Max, il s'agit également d'un roman sur la thématique du Lebensborn.

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De tes nouvelles (Agnès Ledig) chez Pocket
Sortie poche pour ceux qui l'auraient manquée, suite de On regrettera plus tard. Lu et beaucoup aimé.

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La grande épopée des chevaliers de la Table Ronde, Tome 3 : Perceval et Galaad (Sophie Lamoureux et Anne-Lise Boutin) chez Actes Sud Junior
Suite de cette superbe série consacrée à la légende arthurienne, je ne m'en lasse pas ! En cours de lecture, et j'aime toujours autant !  

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Le bruit de la lumière (Katharina Hagena) chez  Anne Carrière
Nouveau roman de l'autrice du Goût des pépins de pomme pour lequel j'avais eu un coup de cœur. Très curieuse de découvrir celui-ci.

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J'ai encore menti ! (Gilles Legardinier) chez Flammarion
Nouveau roman de Gilles Legardinier, lecture-doudou en perspective, parfait en cette saison !

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Outlander, Tome 1 : Le chardon et le tartan (Diana Gabaldon) chez J'ai lu
Réédition luxe du premier tome, pour ceux que ça tente... Pour ma part je vais pour le moment me contenter des versions semi-poche.

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Tout ce qui nous répare (Lori Nelson Spielman) chez Cherche Midi
Noté parce que c'est l'autrice de Demain est un autre jour que j'avais adoré. Mais je crois que j'attendrai la sortie en poche.

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L'Amour, c'est (Collectif et Jack Koch) chez Le livre de poche
Un recueil de courts textes de plusieurs auteurs sur le thème de l'amour, illustré par Jack Koch, dont j'aime énormément les dessins.

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The Tales of Beedle the Bard (J.K. Rowling  et Chris Riddell) chez Bloomsbury Childrens Books 
Une version des Contes de Beedle le barde illustrée par le génialissime Chris Riddell. En VO pour le moment, je ne sais pas si une version en français est prévue. Deux éditions sont proposées, une reliée, et une de luxe. Une idée de cadeau à placer sous le sapin !

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La résurrection de l'Epouvanteur (Joseph Delaney) chez Bayard Jeunesse
Le très attendu tome 15 de la série, inutile de préciser que je vais l'acheter et le lire dès sa sortie !!!

Danny, champion du monde (Roald Dahl)

lundi 15 octobre 2018

003737876.jpgMoment d'émotion, je m'aperçois, au moment où j'écris ce billet, que je n'avais encore jamais chroniqué de roman de mon auteur chouchou.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir parlé de Roald Dahl, mais point de billet de lecture.
J'ai lu Danny, champion du monde - comme la plupart des romans jeunesse de l'auteur - lorsque j'étais enfant, et j'en gardais le souvenir d'un merveilleux moment, sans toutefois me rappeler de quoi il était question. Cela faisait quelques temps que j'y repensais de temps à autre, désireuse de le relire pour me remettre en mémoire cette histoire.
Et pour faire d'une pierre deux coups, j'ai décidé de partager cette lecture avec mon petit matelot. Nous avons donc suivi les tribulations du petit Danny et de son père plusieurs soirs de rang...
Danny et son père vivent seuls dans une vieille roulotte de gitan. Un jour, l'enfant découvre que son paternel lui cache un secret, sa passion pour le braconnage.

Si j'ai un peu tiqué au départ en (re)découvrant le thème du livre, j'ai vite été rassurée, car avec Roald Dahl, évidemment, on ne peut pas s'attendre à ce qu'il soit fait l'éloge du massacre d'animaux. Bien entendu, le récit va prendre une tournure burlesque et palpitante à la fois, et l'on se surprend à trouver du suspense dans ce texte pour enfants.
Comme toujours, l'auteur parvient à ferrer le lecteur avec trois fois rien, c'est tout bonnement délicieux.

Titre original : Danny, the champion of the world
Traduit de l'anglais par Jean-Marie Léger
Le livre de poche Jeunesse, 281  pages 2015 pour la présente édition française, 1975 pour l'édition originale

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Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens (Becky Albertalli)

vendredi 12 octobre 2018

9782367626918-001-T.jpegCoupDeCoeur2016.pngIl y a eu tant de battage autour de ce roman, lors de sa sortie, puis, plus tard, lors de son adaptation au cinéma, que j'ai fini par ne plus avoir envie de le lire. Le temps a passé et un beau jour je me suis décidée (pour la version audio, d'ailleurs excellente). Les premières pages m'ont laissée dubitative, j'ai bien cru laisser tomber, et finalement l'histoire m'a accrochée et je l'ai terminée en un rien de temps.
Alors oui, c'est un roman ado, oui, l'auteur ne nous épargne pas quelques clichés, mais franchement, cela ne m'a pas gênée le moins du monde. 
J'ai pris tellement de plaisir à découvrir l'univers de Simon, ses amis, sa famille, son lycée. A le découvrir lui aussi, ses états d'âme, son humour, sa sensibilité. Les échanges épistolaires avec Blue m'ont passionnée, j'ai cherché bien sûr, pendant tout le bouquin, pour tenter de débusquer qui se cachait derrière ce pseudonyme. Quand son identité m'a été révélée, j'ai eu envie de relire le livre pour prêter davantage attention à certains détails.
Bref, j'ai eu un coup de coeur pour cette belle histoire empreinte de sincérité et de douceur. Un roman-doudou par excellence.

Titre original : Simon vs. The Homo Sapiens Agenda
Traduit de l'anglais par Mathilde Tamae-Bouhon
Texte intégral lu par Gauthier Battoue
Audiolib, 2018
Durée totale d'écoute :  5h51

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La vague des BD #11

mercredi 10 octobre 2018

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Vous l'aurez reconnu à la couverture, cet album est bien l'adaptation du roman de Yves Grevet, premier tome de la géniale série Méto.
Ma lecture de la série remonte à quelques années maintenant et ma mémoire est incertaine, mais il me semble que le scénario est bien fidèle au roman. 
Pour rappel, ou pour information pour lecteurs n'ayant pas lu les romans, il s'agit d'une trilogie d'anticipation. Dans ce premier tome, on découvre un pensionnat d'un genre un peu particulier appelé La maison, et dans lequel vivent 64 garçons. Leur quotidien se déroule entre ces quatre murs, régulé de manière stricte par les Césars, sortes de matons. 

Dans cet album, on retrouve bien l'ambiance oppressante qui règne dans les romans, et ce côté mystérieux. Qu'y a-t-il au-delà des murs de la maison ? Où vont les garçons devenus trop grands ? Dans ce premier volume, on est volontairement plongé dans un univers fermé que l'on observe à travers les yeux des pensionnaires de La maison, sans en connaître davantage qu'eux sur la situation.

Une bonne adaptation.

Méto #1 - La maison
Yves Grevet, Lylian, Nesmo, Lerolle
Glénat, 2018

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Premier tome d'une série de science fiction (plutôt destinée aux ados-adultes, ne vous fiez pas au style des dessins), Le visage des sans-noms se révèle être un début prometteur. Dans un futur indéterminé, la ville de Phoenice (autrefois San Francisco)  est devenue un état divisé en deux zones distinctes. D'un côté la classe dominante, les nantis, de l'autre le reste de la population. Jonas, âgé de 14 ans, n'a qu'un but pour échapper à sa modeste condition, réussir le concours d'entrée pour intégrer les "élus", comme sa sœur auparavant.
Le scénario est bien ficelé, l'entrée en matière pique notre curiosité tout en nous offrant un lot de rebondissements et scènes d'actions. 
Un album qui se lit tout seul et donne envie de découvrir la suite.

Eden #1 - Le visage des sans-noms
Fabrice Colin, Carole Maurel
Rue de Sèvres, 2018

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CoupDeCoeur2016.pngAprès Bonne journée et Bonne continuation, Olivier Tallec revient avec un nouvel opus toujours aussi drôle et toujours plus fort !
Aussitôt reçu, aussitôt dévoré, je me suis jetée dessus après une journée fatigante et cela m'a fait un bien inouï ! On pourrait croire que la recette est moins bonne après deux tomes, il n'en est rien, bien au contraire. L'auteur a le don des formules et situations ubuesques mais désopilantes.
Un quart d'heure de lecture et quelques rires plus tard, j'étais une lectrice comblée !
N'oubliez pas de le placer sous le sapin cette année !

Je reviens vers vous
Olivier Tallec
Rue de Sèvres, 2018

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J'avais noté cette BD depuis un petit moment pour ne pas rater sa sortie... Fan de l'écriture de Sophie Henrionnet et de la douceur des dessins de Mathou, je voulais découvrir ce qui se cachait derrière cette couverture si attrayante.
Et puis Colette, c'est l'histoire d'une trentenaire célibataire qui va voir sa routine bousculée après le décès de sa soeur et son beau-frère. Leur petite Colette se retrouvant orpheline, le testament révèle que c'est la tata qui va devenir sa tutrice.
Mais est-ce qu'Anouk se sent capable d'endosser ce rôle ?
Entre douceur et douleur, une bien jolie histoire qui prend aux tripes. Beaucoup d'émotion dans ces pages.

Et puis Colette
Sophie Henrionnet, Mathou
Delcourt, 2018

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David Smith, un jeune sculpteur qui ne parvient plus à créer se voit proposer un pacte terrible : en échange de sa vie, il pourra sculpter tout ce qu'il souhaite à mains nues.
A travers cet album monumental de plusieurs centaines de pages, l'auteur nous propose une adaptation du mythe de Faust. 
Les dessins sont à couper le souffle et nous plongent littéralement dans l'histoire, par moments on oublie qu'on est à l'extérieur de l'histoire tant c'est prenant ! 
L'histoire est passionnante, anxiogène et étonnante.
A découvrir.

Le sculpteur
Scott McCloud
Rue de Sèvres, 2018

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Les altérés T1 ~ La proie du dragon (Florence Cochet)

lundi 8 octobre 2018

005394623.jpgJ'ai beaucoup tardé à lire ce roman, et aussi à vous en parler, pourtant j'ai passé un super moment en sa compagnie.
Qui plus est, à une période où je n'avais guère la tête à lire et éprouvais des difficultés à me concentrer et à entrer dans une histoire.

Lors d'une apocalypse déclenchée par des intelligences artificielles, l'humanité a failli disparaître. Depuis cette période, les technologies sont strictement contrôlées afin d'éviter une nouvelle catastrophe. 
Dans ce monde, vit la jeune Lutessa, seule avec son père, dans un village tranquille. Alors qu'elle s'apprête à réaliser enfin son rêve, devenir ingénieure, son père s'arrange pour lui faire rater son concours d'entrée à l'Institut des Technologies. Lutessa est folle de rage et ne comprend ce qu'il se passe.
Bien que la quatrième de couverture soit plus généreuse, je ne vous en dis pas davantage pour vous laisser découvrir ce que réserve la suite de l'histoire.

Comme je le disais en préambule, j'ai vraiment apprécié ce premier tome qui m'a très agréablement surprise. Les personnages sont atypiques, l'intrigue originale et bien menée, l'action et le suspense présents. Bref, tous les éléments sont réunis pour démarrer en beauté ce récit étonnant et captivant. Vivement la suite !
Dream Land, 316 pages, 2018

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Trilogie Kauri (Sarah Lark)

lundi 1 octobre 2018

Après avoir lu la trilogie du Nuage blanc, j'ai eu envie de découvrir l'autre série de l'auteur qui se déroule également en Nouvelle-Zélande.

51xm5fptyZL._SL300_.jpgL'histoire débute à l'hiver 1846 en Irlande, lors de la grande famine. Kathleen et Michael sont jeunes et amoureux, insouciants ; ils veulent partir en Amérique pour y chercher fortune. Malheureusement, leur rêve va tourner court alors que Michael est arrêté pour vol, et envoyé au bagne en Australie. Kathleen, enceinte de lui, se retrouve alors dans une situation délicate et va être plus ou moins contrainte d'accepter la demande en mariage de Ian Coltrane, un vendeur de bétail. Une fois mariés, les deux jeunes époux vont partir pour la Nouvelle-Zélande.

De prime abord, cette nouvelle série semble très proche de la précédente. Le récit se déroule en Nouvelle-Zélande à la même période et l'on retrouve donc les mêmes thématiques : la ruée vers l'or, l'élevage de moutons, la culture maorie. Au début, j'ai un peu boudé mon plaisir, ayant l'impression de replonger dans un univers que j'avais certes, beaucoup aimé, mais dont l'attrait s'était un peu tari. 

Finalement, Sarah Lark a encore fait mouche et nous propose une histoire à part entière avec des personnages travaillés en profondeur et une intrigue haletante et passionnante. Alors oui, on a une légère impression de déjà vu, mais au final ce roman se dévore et on brûle d'en connaître la suite. 

Un premier tome excellent autour d'une nouvelle saga familiale en Nouvelle-Zélande.

Les rives de la terre lointaine
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 20h52
Audible, 2017

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51LWZ3qlUJL._SL500_.jpgCe deuxième tome démarre une génération après le premier, nous sommes en 1875 en Nouvelle-Zélande. Cette fois, l'histoire est principalement centrée sur les personnages de Matariki et Violette. Comme toujours, l'auteur construit son récit autour d'héroïnes fortes aux destins incroyables. 
Auprès de Matariki et Violette, gravitent de nombreux personnages que nous avons découverts dans Les rives de la terre lointaine et prenons plaisir à retrouver
Ici, s'ajoute, aux thèmes récurrents dans les romans de Sarah Lark (l'élevage des moutons, l'orpaillage), celui des chevaux de course, et à travers lui une des facettes de l'évolution de la société en Nouvelle-Zélande en cette fin de 19ème siècle. Comme précédemment, ce livre richement documenté offre une plongée dans un pays et un univers inconnus, c'est vraiment passionnant.
Pour ce qui est de la petite histoire dans la grande, j'ai beaucoup aimé cette suite qui apporte son lot de rebondissements et de dépaysement.

A l'ombre de l'arbre Kauri
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 22h48
Audible, 2017

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51JmalpBTfL._SL500_.jpgPour ce dernier opus, l'action se concentre autour des personnages - féminins, toujours - d'Atamarie et de Roberta, respectivement filles de Matariki et Violette, elles-mêmes héroïnes du tome 2.
Roberta est une jeune femme sage et réservée, secrètement amoureuse de Kevin, le fils de Lizzie et Michael. Tandis que ce dernier s'engage dans l'armée pour partir au front en Afrique du Sud, Roberta achève ses études pour devenir institutrice.
Atamarie, quant à elle, est passionnée et audacieuse, première femme a être admise à l'université de Christchurch pour y suivre des études d'ingénieur.

A l'instar du deuxième tome, cette fin de trilogie voit apparaître une thématique supplémentaire dans l'histoire, celle de l'aviation, en particulier des premiers vols motorisés. Comme à son habitude, l'auteure s'est documentée et l'on apprend énormément au fil de cette lecture. 
Ce dernier  opus m'a très agréablement surprise, et c'est même celui de la trilogie que j'ai préféré. Le bonheur de retrouver des personnages connus, de les avoir vus évoluer sur plusieurs décennies, de découvrir la suite de ce magnifique récit. Celui, aussi, de voyager en des terres inconnues, de côtoyer des cultures et des mondes différents.
Les romans de Sarah Lark sont denses et longs, mais ils se savourent. 
Une superbe fin.

Les larmes de la déesse Maorie
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 21h51
Audible, 2018

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Les mondes d'Ewilan #2 - L'oeil d'Otolep (Pierre Bottero)

vendredi 17 août 2018

 004831915.jpgAprès ma légère déception à l'issue du tome précédent, j'étais curieuse de savoir si la série allait retrouver de l'allant dans les volumes suivants. Le début de ce deuxième tome n'est pas extraordinaire, les choses stagnent un peu et j'ai craint que cela ne décolle pas. Fort heureusement la suite m'a rassurée !

Cette fois, et c'est tant mieux, l'intégralité du récit se déroule en Gwendalavir et la plupart des personnages qui manquaient dans La forêt des captifs réaparaissent. Salim poursuit son apprentissage comme marchombre auprès d'Ellana, tandis qu'Ewilan suit des cours à l'académie d'Al-Jeit. Après quelques chapitres de calme relatif, la situation se complique, les choses s'emballent et l'aventure reprend le dessus, pour notre plus grand plaisir.

Et j'ai replongé avec délice dans cet univers dépaysant avec ces créatures exotiques, j'ai retrouvé avec bonheur tous ces personnages magnifiques et j'ai frémi à leurs côtés, me suis émue de leurs chagrins et réjouie de leurs félicité.
L'oeil d'Otolep est un petit diamant brut qui marque définitivement la qualité de cette série et efface le souvenir du tome précédent. Vivement la suite !

Rageot, 372 pages, 2015 pour la présente édition

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L'inconnu de l'ascenseur et moi (Sophie S. Pierucci)

mercredi 15 août 2018

005532064.jpgCharlyne vit en colocation avec sa meilleure amie Vic et travaille comme cette dernière dans un club de nuit comme strip-teaseuse. Elle a aussi un voisin pas très sympathique et mystérieux, qui cache toujours son visage derrière un col roulé.

Voilà bien longtemps que je n'avais pas lu de romance, et si cela ne m'avait pas franchement manqué, j'ai apprécié d'y replonger.
Celle-ci ne brille pas par son originalité ni par son écriture, mais elle est agréable à lire et m'aura fait passer un bon moment.
C'est surtout la relation entre Charlyne et Matthew qui m'a plu, car elle n'est pas gnan-gnan. Les dialogues sont francs, souvent drôles et plutôt réalistes. 
Une romance sympa (en faisant abstraction de cette couverture mochissime...) qui remplit son office.

Addictives (Luv), 405 pages (version ebook), 2018

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Gingo (Sarah Cohen-Scali)

lundi 13 août 2018

005314486.jpgDe Sarah Cohen-Scali, je n'avais lu jusqu'alors que le magistral Max, qui m'avait chamboulée. Dans un autre genre, elle nous propose ici aussi un roman fort.

Présentation de l'éditeur :

Le mur. Il sépare la Cité Bleue de la Cité Blanche, Smartcity à la pointe de la technologie. Jade vit du côté bleu, là où le travail manque, où la vie est rude. Là où ses ancêtres ont un jour décidé de se déconnecter pour échapper à l’œil inquisiteur du Net. Elle doit ainsi se soumettre aux lois imposées par la Cité Blanche. Lui accordera-t-on ce qu’elle désire par-dessus tout ? Le droit d’avoir un enfant ? Accord refusé. Jade doit adopter. Or les Adoptés ne sont pas des enfants comme les autres. Ils sont difficiles à élever, à aimer. Ils servent avant tout d’objets d’étude pour les scientifiques de la Cité Blanche. Mais Jade parviendra à aimer Gingo comme son propre fils et de ce fait, elle conduira la Cité Bleue à la rébellion. À travers le combat d’une mère pour son fils, se dessine le portrait angoissant d’une société hyper connectée, assujettie à la suprématie des algorithmes et de l’Intelligence artificielle. Celle de demain ?

Autant l'énoncer d'emblée, je suis sortie de ma zone de confort lors de cette lecture et j'ai ressenti un profond malaise de la première à la dernière page. Difficile, dès lors, de dire que j'ai aimé ce roman, et pourtant il m'a marquée. Depuis que je l'ai terminé, il s'est rappelé à moi à de nombreuses reprises, et j'ai continué d'y penser.
Finalement, bien que le genre et le récit soient différents de ceux de Max, on peut établir des parallèles entre ces deux textes. Quelque part, la thématique est la même, dans les deux l'auteur nous invite à réfléchir sur l'humanité au sens large. On retrouve également des similitudes au niveau de l'écriture, qui est très particulière, même si, ici, le procédé narratif est plus classique que dans Max. 
Je suis ressortie de cette lecture un peu nauséeuse, les yeux écarquillés d'effroi et de surprise. 
Un roman qui ne laisse pas indifférent, puissant, très puissant. Décidément, Sarah Cohen-Scali est un auteur à suivre.

Gulf stream éditeur (Électrogène), 348 pages, 2018

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