La vague des albums #102

samedi 3 décembre 2016

Pour cette reprise des programmes, une vague d'albums spéciale Pop up.

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A la fois documentaire et Pop up, cet album de toute beauté nous présente sept merveilles du monde : les pyramides de Giseh, le Taj Mahal, le Colisée, la cathédrale Saint-Basile, la statue de la  Liberté, la tombe de l'empereur Qin Shi Huangdi et le château de Chenonceau. Toutes inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco et spectaculaires. La vision en volume permet de mieux prendre conscience de l'ingéniosité de ces constructions extraordinaires et de les examiner sous toutes les coutures. Superbe et passionnant.

Pop up merveilles
Marie Caillou, Olivier Charbonnel
De La Martinière Jeunesse, 2016

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Dans un tout autre genre, un conte qui nous emmène en voyage sur l'océan aux côtés d'un petit garçon. Alliant poésie et effet-surprise, cet album tout en hauteur promet au lecteur une bien jolie aventure. Chaque double page offre un nouveau paysage fascinant, jusqu'à la dernière qui clôt l'histoire avec malice. Un Pop up qui conviendra aux jeunes enfants si on leur apprend à en manipuler les pages avec précaution.

Matelot à l'eau !
ElmoDie
De La Martinière Jeunesse, 2016

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Plus dense que les deux précédents, cet album rassemble sept légendes du monde sur le thème des princesses. Chaque héroïne est associée à une fleur que le lecteur pourra tenter de fabriquer en origami à partir du matériel proposé en fin d'ouvrage. C'est donc un livre double, à la fois support d'histoires et livre-jeu. Les illustrations sont superbes, mais pour ce qui est de l'aspect Pop up, les réalisations sont moins spectaculaires que dans le Pop up des merveilles ou Matelot à l'eau !. Un très beau livre.

Fleurs de princesses
Christelle Huet Gomez, Seng Soun Ratanavanh, ElmoDie
De La Martinière Jeunesse, 2016

Rouge bonbon (Cathy Cassidy)

jeudi 1 décembre 2016

51o03X7V52L.jpgPour nos retrouvailles après ces deux mois d'absence, j'ai choisi un roman-douceur, à savoir le dernier de Cathy Cassidy, auteur de la célèbre série Les filles au chocolat.

Scarlett, douze ans, vient d'être confiée à son père par sa mère qui ne parvient plus à gérer ses écarts de comportement. Changement de vie radical, la jeune fille se retrouve en pleine campagne irlandaise dans un cottage rustique où elle devra partager le quotidien avec sa belle-mère et sa demi-soeur.

Au début, j'ai sincèrement eu peur d'être pour la première fois déçue par un roman de Cathy Cassidy. Une histoire gentillette et sans profondeur, une héroïne tête à claque, bref il y avait de quoi s'inquiéter. Et puis finalement, au fil des pages l'intrigue s'est étoffée, le charme de l'écriture a refait surface et j'ai plongé avec plaisir dans ce roman empreint de mystère. Une fois encore, l'auteur parvient à bâtir une histoire à partir de pas grand-chose et à cerner avec justesse la personnalité adolescente. Simple mais efficace.
Une jolie balade en Irlande.

Titre original : Scarlett
Traduit de l'anglais par Anne Guitton
Nathan, 240 pages, 2006 pour l'édition française et 2014 pour l'édition originale

Bientôt de retour

samedi 26 novembre 2016

Bientôt deux mois que je n'ai pas chroniqué un seul ouvrage par ici... C'est à ce jour la période la plus longue d'interruption que ce blog ait connue.
La cause principale en est le manque de temps. Après plusieurs années d'exercice à temps partiel, j'ai repris mon travail à plein temps en septembre dernier, et en toute logique je dispose donc de moins de temps libre. Pour le moment, je donne la priorité à la lecture plutôt qu'à la rédaction de chroniques et avec les jours qui passent, je dois dire que la pile d'ouvrages grandissant, ma motivation, va diminuant... Je vais néanmoins bientôt faire mon retour par ici parce que je n'envisage pas de laisser tomber Oceanicus in folio, mais je vous demande encore un petit peu de patience...
A très vite je l'espère !

Dans les forêts de Sibérie (Sylvain Tesson)

mercredi 26 octobre 2016

La solitude est une patrie peuplée du souvenir des autres.

La vague des albums #101

lundi 3 octobre 2016

Une vague d'albums spéciale sur le thème du loup !

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Un petit album cartonné pour une histoire à deviner à partir du conte du Petit chaperon rouge. Le principe est de reprendre le conte traditionnel avec, à chaque page, une question portant sur le récit. Les devinettes sont illustrées, il s'agit pour l'enfant de choisir un élément parmi plusieurs propositions ou alors d'observer l'image dans son ensemble pour trouver une réponse à la question posée. Un album qui ravira les lecteurs connaissant déjà le conte du Petit chaperon rouge, avec ses adorables illustrations aux couleurs vives.

Le petit chaperon quoi ?
Raphaël Fejtö
L'école des loisir (Loulou & Cie), 2016

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Toujours sur le thème du Petit chaperon rouge, un album qui revisite l'histoire originale. C'est à travers les yeux d'une fourmi que le lecteur entre dans le récit pour suivre avec elle un périple un peu effrayant. Texte minimaliste, format tout en hauteur et jeu de plans rapprochés pour cet album qui accroche le regard. On retrouve ainsi l'univers du célèbre conte avec toutefois une fin plus heureuse. 

La fourmi et le loup
Jeanne Ashbé
L'école des loisir (Pastel), 2016

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On reste dans le domaine des contes traditionnels avec, cette fois, une adaptation du Loup et des sept chevreaux. Des chevreaux qui sont remplacés par des agneaux bien malicieux. Laissés seuls à la maison avec pour consigne de n'ouvrir la porte à quiconque, ces petits intrépides vont entraîner leur visiteur (le loup) dans une partie de cache-cache un peu spéciale ! Les images toutes douces et le texte court sont parfaitement adaptés aux plus jeunes.

Cache-cache loup
Gwendoline Raisson, Ella Charbon
L'école des loisir (Loulou & Cie), 2016

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J'ai vécu un chouette moment de lecture partagée avec des petits de trois ans grâce à cet album délicieux. Un loup trouve un oeuf et en recherche son propriétaire... Il rend visite à différents animaux pour finir par couver lui-même l'oeuf ! Les dessins sont tendres, le ton espiègle et l'histoire vraiment rigolote ! L'occasion au passage de faire une petite leçon sur les animaux qui pondent des oeufs et de constater que notre personnage n'y connaît pas grand chose en biologie ! 

L'oeuf du loup
Rascal, Edith
L'école des loisir (Pastel), 2016

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Pour les tout petits, celui-ci, un album très court avec des scènes simplissimes et une chute toute mignonne. Le principe est tout simple, deviner ce que va faire le loup maintenant qu'il est levé. Au fil des pages, différentes hypothèses vont naître mais toutes sont bien éloignées de la réalité. Notre petit loup sait surprendre son lecteur ! C'est typiquement le genre de classique qui fonctionne à merveille avec les enfants et dont ils redemandent la lecture à l'infini ou presque !

Debout le loup !
Isabelle Bonameau
L'école des loisir (Loulou & Cie), 2016

Les ombres de la nuit #13 ~ Poison éternel (Kresley Cole)

samedi 1 octobre 2016

9782290127360FS.gifJ'ai RDV avec Kresley Cole au moins une fois par an lors de la sortie du nouveau tome des Ombres de la nuit. C'est une fréquence qui me convient, une dose homéopathique qui permet de continuer d'apprécier la série  et de ne pas m’écœurer, comme c'est systématiquement le cas en matière de romances. 

Les deux protagonistes de cette histoire sont Rune et Jo. Rune est un sombre fey (né de l'union entre un fey et un démon) en visite sur la Terre pour éliminer la célèbre Valkyrie Nix. Caractéristique particulière, son sang est empoisonné, ce qui lui pose de sérieux problèmes dans sa vie amoureuse car en réalité, tous les "fluides" qu'il émet sont dangereux pour ses partenaires. Jo, quant à elle, est une créature du Mythos non identifiée au début du roman. Ce qui est certain, c'est qu'elle a des traits de vampire, mais elle semble également posséder les gènes d'une autre espèce... 

Je n'aurais pas cru le dire à un stade si avancé dans la série, car mine de rien, il s'agit déjà du treizième tome, mais l'auteur a réussi une fois encore à se renouveler et à proposer un couple et une histoire bien différents de ceux des précédents tomes. Déjà, de part l'origine de Rune, qui est, si je ne me trompe pas, le premier héros venant d'un autre monde. D'autre part, concernant l'histoire et la famille de Jo, qui sortent de l'ordinaire et ne se rapportent à aucune héroïne déjà rencontrée. Enfin, la "nouveauté" la plus frappante dans cet opus réside principalement au niveau de la relation entre Jo et Rune. Kresley Cole nous a en effet toujours habitués à des couples qui mettent du temps à se former. Neuf fois sur dix, le personnage féminin résiste au départ au jeu de séduction du héros masculin, faisant preuve de froideur ou même d'agressivité. Or, cette fois-ci, c'est l'inverse. Jo est d'emblée attirée par ce grand mâle ténébreux et le lui montre sans complexe. Le seul hic, c'est qu'elle exige de son partenaire une relation exclusive, ce qui pose problème à Rune... Je dois dire que cette approche un peu différente de l'histoire m'a plu et que j'ai souri plus d'une fois en découvrant la personnalité de Jo qui est une forte tête. Dans l'histoire elle porte la culotte et sait ce qu'elle veut, Rune à ses côtés perd son aspect menaçant et imposant, ce qui occasionne des scènes assez drôles.

Comme c'est le cas depuis quelques temps à présent, Poison éternel se déroule en parallèle de tomes précédents et permet au lecteur de croiser des personnages connus, donc la fameuse Nix, toujours aussi barrée !

En résumé, un agréable moment et une série qui semble se maintenir pour mon plus grand plaisir ! A l'année prochaine !

Titre original : Sweet Ruin
Traduit de l'américain par Charline McGregor
J'ai lu (Crépuscule), 632 pages, 2015 pour l'édition originale, 2016 pour la traduction française

Le sanglier (Myriam Chirousse)

jeudi 29 septembre 2016

004136099.jpgTroisième roman de Myriam Chirousse après Miel et vin et La paupière du jour. Le sanglier, bien plus court, s'inscrit dans un autre genre et propose au lecteur une immersion de vingt-quatre heures dans la vie d'un couple. Christian et Nicole vivent dans une vieille maison à la campagne, loin de tout. Une fois par mois ils font leurs courses dans la zone commerciale la plus proche de chez eux et en profitent pour rendre visite à Mamivette. 
Ce ne sont que quelques heures d'une existence banale, virée au supermarché, passage au restaurant chinois pour commander des plats à emporter... mais elles nous plongent directement dans le quotidien de ces deux êtres, dans leur relation amoureuse. Les travers de l'un et de l'autre jaillissent entre les phrases, la routine est pesante et le récit ancré dans une réalité étouffante.
Moins d'engouement que pour Miel et vin qui m'avait éblouie, mais je constate, une fois encore, tout le talent qui transpire de la plume de Myriam Chirousse. En l'espace de trois romans, elle démontre qu'elle peut écrire dans des genres diamétralement opposés, et qu'elle le fait bien, très bien même.

Buchet Chastel, 155 pages, 2016

Sous la vague (Anne Percin)

mardi 27 septembre 2016

9782812611032.jpgD'Anne Percin, je n'ai toujours pas lu l'avant-dernier roman (Les singuliers) qui m'attend sagement depuis plus d'un an, mais j'ai en revanche lu quasiment dès sa sortie Sous la vague.

Mars 2011, un tsunami déclenche une catastrophe nucléaire au pays du soleil levant, tandis que dans l’hexagone, l'entreprise familiale de Bertrand Berger-Lafitte est au bord de la faillite. Avec Fukushima, les bourses internationales et le marché du luxe s'effondrent. La société de Bertrand, spécialisée dans la production et la vente de Cognac, est indirectement touchée par ce terrible événement qui s'est produit à l'autre bout du monde.

Sous la vague est une comédie sociale qui m'a touchée. L'humour et les situations décalées côtoient des scènes de vie émouvantes et confèrent à ce livre une atmosphère douce-amère. Le roman est centré sur le personnage de Bertrand, cinquantenaire divorcé, un tantinet dépressif sur les bords, idéaliste et contemplatif. Mais le personnage qui m'a plu davantage encore, c'est celui du chauffeur de Bertrand, Eddy. De simple employé, il devient au fil des pages le confident de son patron. Petit à petit, l'homme d'affaires cède la place au père de famille, à l'ex-mari et au rêveur sous les yeux du lecteur. La relation entre Bertrand et Eddy est forte et étonnante, entre ces deux-là les rapports sont parfois inversés et les dialogues drôles et tendres à la fois. J'ai aimé pénétrer dans l'intimité de ces personnages, découvrir leur quotidien, leur vie d'homme en dehors de l'aspect travail. 

Un beau texte pour une jolie promenade entre estampes japonaises et cépages de Cognac.

Rouergue (La Brune), 199 pages, 2016

Livrocolor #4

dimanche 25 septembre 2016

Pour entamer l'automne, une sélection en orange...

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Secrets de famille de Louisa May Alcott
Un joli roman victorien de l'auteur du célèbre Les quatre filles du Docteur March.

Harry Potter and the half blood prince de J. K. Rowling
L'avant dernier tome de cette série magique, plus sombre, plus mature encore que les précédents...

Le retour de l'aube de Malorie Blackman
Dernier volet de cette série bouleversante, à lire, absolument. ♥

Le mystère de Lucy Lost de Michael Morpurgo
Toujours pas lu, mais avec son dos orange, il devait figurer ici ! ;-)

Birth marked, Captive de Caragh M. O'Brien
Dernier tome de la trilogie, pas le meilleur, mais une série à découvrir.

Soudain, seuls (Isabelle Autissier)

vendredi 23 septembre 2016

81dcCHxm7NL.jpgLouise et Ludovic, trentenaires, ont eu envie de faire une pause dans leur vie de citadins et sont partis pour un tour du monde à la voile.

Entre la Patagonie et le Cap Horn, ils font escale sur une île déserte. Au moment de repartir, leur voilier a disparu, ses amarres n'ont pas résisté à la tempête qu'ils viennent de traverser. Les voilà donc seuls, sans possibilité d'appeler à l'aide, confrontés à la nature sauvage, aux intempéries, et surtout à eux-mêmes.

Je suis ressortie de cette lecture avec un avis mitigé.
J'ai apprécié l'idée de départ, la survie, le mythe de Robinson Crusoé revisité. Ce qui m'a déplu en revanche, c'est la façon dont l'auteur traite le sujet. Je m'attendais à une description de la souffrance, de l'effort, de chaque instant de lutte pour rester en vie... Finalement Isabelle Autissier survole un peu les choses, elle ne s'attarde pas sur les détails, et à cause de cela on reste à distance du récit car il manque de cette intensité dramatique qui fait plonger le lecteur dans un livre, sans retenue aucune.
Autre aspect qui m'a gênée, c'est l'écriture en elle-même que j'ai trouvé assez fade et insignifiante. Je n'aurais pas la prétention de juger de sa qualité, mais je ne retiendrai pas de ce roman qu'il est "bien écrit".

A lire toutefois, par curiosité, mais pas transcendant.

Stock, 248 pages, 2015

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