BIBLIOTHEQUE › Biographies, Journaux intimes

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Le journal d'Anne Frank (Anne Frank)

mercredi 20 février 2019

001036543.jpgAlors que de nombreux collégiens/lycéens étudient cette oeuvre au cours de leur scolarité, je n'avais pour ma part encore jamais lu Le journal d'Anne Frank. Comme depuis quelques temps je m'intéresse aux ouvrages portant sur la seconde guerre mondiale, il était important que je découvre ce témoignage.

Au risque de choquer des lecteurs, il me faut avouer, bien que j'ai opté pour la version audio, que je me suis ennuyée à plusieurs reprises durant cette lecture.
J'ai découvert qu'en réalité, dans son journal, Anne Frank ne parle finalement pas beaucoup de la guerre, et que la plupart de ses écrits traitent de problèmes domestiques ou de son introspection d'adolescente en pleine transformation physique et psychique. 
C'est donc un témoignage touchant quand on sait quelle fut la fin tragique de cette jeune fille, mais pas passionnant pour qui cherche des informations sur la guerre.
D'autre part, il me faut avouer que j'ai trouvé détestable la personnalité d'Anne. A travers ses lignes, on découvre une gamine égocentrée au possible (ce qui n'est pas anormal compte tenu de son âge et de l'environnement difficile dans lequel elle vit) et fort peu sympathique. Elle possède une haute opinion d'elle-même, dénigre en permanence les autres, profère des propos d'une violence inouïe vis-à-vis de sa mère, bref, certains passages sont assez insupportables à lire. Dans les derniers mois de sa correspondance, on sent toutefois qu'elle a grandi et évolué, que sa manière de penser a changé.
Malgré ces bémols, j'ai plutôt apprécié cette lecture, et la raison tient à l'écriture d'Anne Frank, qui malgré son jeune âge, avait un vrai talent. Sa maturité et son humour font de son journal une oeuvre de qualité. Nulle doute que si elle était parvenue à l'âge adulte, elle serait devenue une auteure reconnue. 
Pour en terminer avec cette chronique, je suis heureuse d'avoir enfin découvert ce "classique" même si son contenu m'a déçue et si je n'y ai pas trouvé ce que j'y cherchais. J'ai ainsi préféré le journal d'Hélène Berr qui apporte un vrai regard éclairé sur cette période de l'Histoire.

Texte intégral lu par Irène Jacob et Pierre Tissot
Durée totale d'écoute : 12h00
Audiolib, 2011

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Auteur jeunesse, comment le suis-je devenue, pourquoi le suis-je restée ? (Marie-Aude Murail)

mercredi 23 janvier 2019

9782732037752-uk.jpgCette autobiographie partielle consacrée à son métier d'auteur est un petit bonbon pour les fans de Marie-Aude Murail !
Dans cet ouvrage, elle revient sur ses débuts dans l'écriture et sur son expérience d'auteur au fil des ans. 
J'ai lu d'une traite ce texte bien trop court à mon goût, et j'aurais aimé en apprendre plus. 
On retrouve dans ces pages le style irrévérencieux et drôle de Marie-Aude Murail, auteure chouchou qui m'a procuré de nombreux coups de cœurs ces dernières années. Quand on aime ses romans, c'est forcément intéressant de découvrir l'envers du décor. 
Seul bémol de ce livre, son côté un peu fouillis ; j'ai trouvé qu'il manquait de structuration et que les informations se succédaient, sans qu'il y ait forcément de liens entre elles. Le fond était intéressant, mais le propos un peu décousu. Au final, il s'agit davantage d'une série d'anecdotes que d'une réelle réflexion sur le parcours d'auteur.
Une lecture très agréable, mais qui me laisse sur ma faim !

Sorbier, 125 pages, 2003

Chère Mamie (Virginie Grimaldi)

lundi 24 décembre 2018

006032093.jpgUn peu à la manière d'un jeu, Virginie Grimaldi a commencé a écrire des lettres à sa mamie, qu'elle publiait sur les réseaux sociaux. Ces textes qui racontaient avec beaucoup d'humour des anecdotes de son quotidien étaient accompagnées de photos.
Ces missives ayant remporté un franc succès, ont donné naissance à ce recueil, Chère Mamie.
La plume de Virginie Grimaldi est ici très spontanée et drôle. Chaque texte est une dose de bonne humeur et la lecture en mode feuilleton est agréable, on peut lire quelques lettres, reprendre plus tard, picorer au gré de ses envies dans ces pages.
J'ai passé un super moment de lecture avec quelques fous-rires et beaucoup de sourires.

Si, en cette veille de Noël, vous cherchez un petit cadeau de dernière minute, voilà un ouvrage à placer sous le sapin.
Parce qu'il est original, parce qu'il est drôle, parce qu'il ne coûte que 5 € et surtout que tous les bénéfices sont reversés à l'association Cékedubonheur.
Bref, vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas l'offrir autour de vous !

Le livre de poche, 231 pages, 2018

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Toute une histoire (Hanan El-Cheikh)

lundi 14 mai 2018

41jFC0Cg29L._SX310_BO1_204_203_200_.jpgDans ce roman biographique, l'auteur raconte l'histoire de sa propre mère, Kamleh. Née dans les années trente dans une famille pauvre du sud du Liban, elle fut mariée à l'âge de quatorze ans au mari de sa défunte sœur. Elle s'installa à Beyrouth avec la famille de son mari. Elle y rencontra Mohamed, un jeune homme lettré et passionné de poésie et tomba follement amoureuse de lui. Ecrit à partir des confessions de l'intéressée, ce livre raconte l'existence peu banale d'une femme qui vécut une passion hors norme.

Kamleh est un sacré personnage ! Pas vraiment vertueuse, cette jeune fille analphabète mariée de force à un homme qui aurait pu être son père osa beaucoup dans un pays et une époque où la liberté de la femme n'était pas vraiment de mise. Heureusement, sa débrouillardise et son obstination lui permirent de parvenir à ses fins et de vivre une grande passion. Le ton du roman est plutôt léger malgré la gravité du contexte, et l'on y découvre une femme étonnante. Kamleh est un personnage qui n'est pas exempt de défauts, elle est volontiers capricieuse, roublarde et égoïste. Du coup il est difficile de s'attacher à elle, mais on doit tout de même lui reconnaître une volonté hors du commun. Parvenir à divorcer pour se remarier avec son amant est à peine croyable dans le milieu dans lequel elle vivait. J'ai d'ailleurs eu le sentiment de lire une fiction tant le ton est détaché et même drôle par moments. Pourtant, ce portrait extraordinaire est bien une histoire vraie.

J'ai découvert ce livre grâce à la box Exploratology et en ai partagé la lecture (avec un léger décalage !) avec Tiphanie.
Une jolie rencontre pour une histoire d'amour unique.

Titre original : Hikâyatî sharh yatûl
Traduit de l'arabe par Stéphanie Dujols
Actes Sud (Babel), 328 pages, 2005 pour l'édition originale, 2014 pour la présente édition française

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Journal d'un vampire en pyjama (Mathias Malzieu)

mercredi 6 décembre 2017

9782367624365-001-T.jpegCoupDeCoeur2016.pngJe viens d'achever l'écoute de ce livre merveilleux, et il fallait que j'en parle de suite. De Mathias Malzieu, je n'avais jusqu'à présent lu qu'un seul roman, La mécanique du cœur, que j'avais trouvé superbe. 
Journal d'un vampire amoureux n'est pas une fiction, il s'agit d'un journal d'hospitalisation. En 2013, Mathias Malzieu apprend qu'il est atteint d'une aplasie médullaire (en gros, c'est un dysfonctionnement de la moelle osseuse) et doit subir une greffe de moelle osseuse.
Il va devoir effectuer plusieurs séjours à l'hôpital, dont deux de plusieurs semaines en chambre stérile. Pour tenir le coup, il plonge dans la création artistique et quelques années plus tard, ce journal ainsi qu'un album éponyme réalisé avec son groupe - Dionysos - verront le jour.
J'insiste sur le thème de création, car Journal d'un vampire amoureux n'est pas qu'une simple autobiographie d'une période douloureuse dans la vie de l'artiste. Ce dernier mêle en effet à la réalité son imagination débordante, ce qui donne lieu a un texte poétique d'une grande beauté. On retrouve ainsi l'univers de Mathias Malzieu qui ne se contente pas de décrire ce qu'il vit mais y adjoint ses remarques, ses envies et même ses rêves. Le style est très particulier, c'est un peu comme lire un conte de fées moderne. La fantaisie et la poésie transpirent de ce journal et lui confèrent un esprit d'optimisme étonnant. 
Les émotions sont fortes, parfois le cœur se serre, d'autres fois le sourire revient. Le dernier chapitre arrive et l'on a le sentiment d'avoir partagé un moment étrangement intime avec l'auteur, de mieux le connaître et l'apprécier, comme un ami qu'on découvrirait.
Un gros coup de cœur.

Dans cette superbe version audio (texte lu par l'auteur lui-même), Journal d'un vampire amoureux est suivi d'un autre texte, Carnet de Board, récit d'un voyage en Islande à skate. Ce carnet de bord est en quelque sorte la cerise sur le gâteau, puisque c'est le (court) récit de la réalisation d'un rêve de l'auteur après sa guérison. 

Texte intégral lu par l'auteur
Durée totale d'écoute : 4h58
Audiolib, 2017

Entretien avec Jean Teulé par Jean-Luc Hees

samedi 11 novembre 2017

9782367624211-001-T.jpegEn début d'année, je vous avais parlé de cette nouvelle collection intitulée L'écrivain chez Audiolib. C'est le deuxième entretien que j'écoute, cette fois avec Jean Teulé, un auteur que j'affectionne particulièrement.
Un interlude d'une petite heure qui m'en a appris davantage sur l'écrivain. Sa méthode de travail, son regard sur sa propre personne, son rapport à la littérature, son évolution professionnelle, ses doutes, son humilité aussi. 
L'entretien est fort bien mené et c'est en somme une discussion passionnante qui s'engage entre les deux hommes. Jean Teulé n'a pas sa langue dans sa poche, il dit les choses comme il les pense, sans état d'âme et parfois dans un langage très cru. J'ai beaucoup ri à l'écoute de certaines de ses réflexions, on retrouve l'écrivain entier et drôle des livres.

Entretien conduit par Jean-Luc Hees
Durée totale d'écoute : environ une heure
Audiolib, 2017

J'aime le sexe, mais je préfère la pizza (Thomas Raphaël)

samedi 4 novembre 2017

51BG2Jua4kL._SL300_.jpgJ'ai découvert la plume de Thomas Raphaël avec la sortie de son premier roman, La vie commence à 20h10, qui m'avait enchantée. Puis j'ai lu ses deux autres romans à leur sortie également : Le bonheur commence maintenant (suite de La vie commence à 20h10) et Pour un soir seulement. J'ai beaucoup aimé ces trois romans.
J'aime le sexe mais je préfère la pizza est donc le dernier né de l'auteur, mais aussi son premier texte qui ne soit pas de la fiction. Sorte d'autobiographie écrite à la manière d'une comédie, ce livre retrace des passages de la vie de Thomas Raphaël depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte. Le texte n'est pas construit de manière chronologique, au contraire l'auteur effectue des allers-retours entre les différentes périodes de son existence. Sur un ton à la fois candide et cynique, Thomas Raphaël nous parle de ses amours, de son côté "anti-héros", de ses cours de hip-hop, de sa famille... Anecdotes et événements importants se côtoient dans un style résolument léger et empreint d'auto-dérision.
C'est bien écrit et l'on retrouve dans cette autobiographie le talent de l'auteur. Cela dit, je me suis parfois ennuyée au cours de cette lecture et j'ai trouvé que son contenu n'était pas forcément passionnant. Certains passages sont drôles ou bien émouvants, certes, mais au final je ne peux pas dire que ce soit une lecture fondamentalement intéressante. C'est donc pour moi une légère déception que cette lecture, je préfère largement Thomas Raphaël dans la fiction.

J'ajoute, au sujet de la version audio, que je n'ai pas apprécié la lecture, pourtant réalisée par l'auteur lui-même. J'avais déjà fait ce constat pour Nue de Jean-Philippe Toussaint, et je le fais de nouveau aujourd'hui avec ce roman : contrairement à ce que je pensais, l'auteur n'est pas nécessairement la personne la mieux placée pour lire son texte. Malheureusement, Thomas Raphaël, bien qu'ayant une voix agréable, lit l'intégralité de son livre avec les mêmes intonations et le même ton monocorde, et franchement, ça m'a assez rapidement tapé sur le système. 

Texte intégral lu par l'auteur
Durée totale d'écoute : 5h03
Audible Studios, 2017

Terre des hommes (Antoine de Saint-Exupéry)

samedi 11 février 2017

51Zd02AR2GL.jpgOserais-je avouer, alors que Le petit prince occupe une place toute particulière dans ma vie, que je n'avais encore rien lu d'autre de l'auteur ?

Terre des hommes est un ensemble de récits et de réflexions nés de ses nombreux voyages et expériences en tant que pilote. Dans ce recueil, il rend également hommage à deux de ses amis, les célèbres aviateurs Mermoz ,et Guillaumet dont il rappelle les paroles : 

Ce que j'ai fait, je le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait.

Je ressors un peu mitigée, je dois le dire, de cette lecture. Autant certains passages m'ont éblouie, autant, par moment les considérations et pensées de Saint-Exupéry me sont passées au-dessus. Peut-être n'étais-je pas assez disponible, ou bien ai-je manqué de concentration par moment, je ne sais.

Je retiens de cette lecture qu'Antoine de Saint-Exupéry était un grand Monsieur. Quand il relate des incidents de vol et des moments où il a frôlé la mort, c'est très impressionnant. Il a vécu des choses extraordinaires et est allé au bout de lui-même. Sa passion pour l'aviation n'avait d'égale que celle qu'il vouait à la planète et au genre humain. On sent à travers ses mots son humanisme, sa soif et sa curiosité du monde, son émerveillement presque naïf.

Un superbe témoignage d'une vie hors normes d'un autre temps qui ramène le lecteur à l'essentiel.

Concernant cette lecture audio, la lectrice Marie Christine Barrault à la voix délicieusement rocailleuse met particulièrement en valeur le texte. Son interprétation est juste parfaite.

Pour écouter un extrait, consulter la page consacrée à l'ouvrage sur le site de l'auteur.

Texte intégral lu par Marie Christine Barrault
Durée totale d'écoute : 5h30
Gallimard (Ecoutez lire), 2008

Entretien avec Sorj Chalandon par Jean-Luc Hees

vendredi 27 janvier 2017

9782367622712-001-X.jpegUne nouvelle collection a vu le jour chez Audiolib. Elle s'intitule L'écrivain et propose de courts enregistrements d'entretiens avec des auteurs.
Bien évidemment, j'ai automatiquement jeté mon dévolu sur celui avec Sorj Chalandon, auteur qui me fascine.

En une petite heure de temps, on découvre l'écrivain et le journaliste (son "vrai" métier). J'avais eu la chance de rencontrer Sorj Chalandon il y a quelques temps lors d'un café-débat, aussi je connaissais déjà un peu le personnage. Pourtant cet entretien m'a appris des choses que j'ignorais. On y découvre un homme profond, sensible, torturé par son passé de reporter de guerre et par son enfance auprès d'un père pas comme les autres. 

J'admire et j'aime sa plume, sa façon de percevoir le monde, et ses paroles m'ont permis de mieux comprendre ses romans (du moins ceux que j'ai lus) et sa démarche.
Passionnant et indispensable pour les lecteurs qui aiment son oeuvre, ou simplement pour les curieux qui ont envie de découvrir cet auteur. Attention, vous risquez fort ensuite d'avoir une furieuse envie de lire ses livres !

Entretien conduit par Jean-Luc Hees
Durée totale d'écoute : environ une heure
Audiolib, 2016

Sur les chemins noirs (Sylvain Tesson)

jeudi 15 décembre 2016

9782070146376FS.gifEn 2014, Sylvain Tesson fait une chute de près de dix mètres dont il réchappera par miracle avec toutefois quelques séquelles physiques. Pendant son séjour à l'hôpital, il se promet, s'il peut de nouveau marcher, de traverser la France à pied à sa sortie. Sur les chemins noirs est le carnet de ce voyage qu'il a pu faire durant l'automne 2015. 
De l'auteur, je n'avais lu jusqu'à lors que Dans les forêts de Sibérie (autre journal d'un séjour au bord du lac Baïkal) que j'avais beaucoup aimé. J'ai acheté ce livre lors d'une rencontre avec l'auteur qui fut passionnante et m'a appris, entre autre chose, que Sylvain Tesson tient un journal depuis des années.
Sur les chemins noirs n'est pas un carnet de voyage au sens classique du terme car l'auteur ne fait pas que relater ce qu'il vit durant ses journées de marche (il omet d'ailleurs volontairement des pans entiers de son voyage), il nous fait aussi part de ses pensées, de ses réflexions de toutes sortes. 
J'ai vraiment apprécié ce texte très court qui ne se lit pas d'une traite, mais au contraire se déguste par petits bouts. Chez Sylvain Tesson j'admire l'érudition, l'esprit, le regard sur le monde et le côté cynique. C'est un homme fascinant avec une écriture superbe, je lirai certainement d'autres ouvrages de lui.

Quatre mois plus tard j'étais dehors, bancal, le corps en peine, avec le sang d'un autre dans les veines, le crâne enfoncé, le ventre paralysé, les poumons cicatrisés, la colonne cloutée de vis et le visage difforme. La vie allait moins swinguer.

* * *

Certains hommes espéraient entrer dans l'Histoire. Nous étions quelques uns à préférer disparaître dans la géographie.

* * *

Un jour où nous naviguions sur la rivière Bikine, au nord de Vladivostok, je l'avais entendu lancer à des Russes qui s'insultaient à grand renfort de putain de bite de mes couilles : " Messieurs, je vous prie de cesser de jurer ", ce qui avait davantage estomaqué les types qu'un coup de knout en travers de la gueule.

* * *

C'était la noble leçon de Mme Blixen devant le paysage de sa ferme africaine : " Je suis bien là, où je me dois d'être ". C'était la question cruciale de la vie. La plus simple et la plus négligée.

* * *

Le nom de Mermoz serait donné à l'établissement. Personne n'ajoutait que le demi-dieu de l'Aéropostale qui avait réparé son avion pendant quarante-huit heures avec une clé à molette n'aurait pas grand-chose à carrer du haut débit.

* * *

Les forêts se doraient, que le sorbier ponctuait de rouge. Les pommiers croulaient sous les fruits. Leurs contours japonisaient la rousseur des orées. Le vent arrachait des paillettes aux arbres des fossés. Elles tombaient en copeaux, motifs de Klimt.

Gallimard, 141 pages, 2016

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