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lundi 22 octobre 2018

Un caillou dans la poche (Marie Chartres, Jean-Luc Englebert)

005720422.jpgTino est un petit garçon pas comme les autres, qui vit sur une un île de 216 âmes. Son quotidien lui semble ennuyeux, et Tino rêve qu'un événement extraordinaire brise un jour cette vie monotone. 
Cet événement aura bien lieu, mais pas sous la forme qu'il espérait...

De prime abord, j'ai craqué pour l'illustration de la couverture et pour l'autrice de ce roman. Et j'ai eu raison, car j'ai passé ma foi un fort joli moment.
Une histoire qui se déroule dans un environnement qui m'est à la fois familier et plaisant, la mer, une île, la Bretagne. Un héros attachant et étonnant. Un récit embelli par les adorables dessins de Jean-Luc Englebert.
Si vous cherchez un roman original et bien écrit pour un jeune lecteur, optez pour celui-ci, bonne pioche assurée ! 
Idéal pour une première lecture de qualité.

L'école des loisirs (Neuf), 128 pages, 2018

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dimanche 5 février 2012

Les nuits d'Ismaël (Marie Chartres)

J'ai découvert la plume de Marie Chartres avec Les anglaises, un roman délicieux qui m'avait conquise. Ici on est dans un registre plus difficile avec le thème du deuil, de la perte d'un parent. Avec une sensibilité et une pudeur incroyable, l'auteur nous raconte ce petit garçon dont la maman va mal.
Chaque nuit, grâce au super pouvoir de sa cape magique, il voyage et se réveille au matin dans le lit de sa mère. Un beau jour, elle disparaît et avec elle le pouvoir d'Ismaël. 

Il y a dans ces mots une justesse et un voile de douceur qui m'ont terriblement émue.
Comment comprendre la disparition d'un être cher alors qu'on est qu'un enfant ? Comment vivre avec une maman dépressive ? Comment survivre après la mort d'une maman ? Ce sont toutes ces questions qui sont sous-jacentes dans le roman de Marie Chartres. Ismaël est un enfant qui accuse le choc de la mort de sa mère et ne parvient plus à parler. Sa maman a emporté avec elle son pouvoir magique mais aussi sa parole. A présent Ismaël mélange les lettres, les mots sortent de sa bouche comme ils peuvent...

Quelle délicatesse dans la façon de traiter un sujet aussi dur, je suis admirative. Merci Cess, pour ce beau cadeau.

L'avis de Clarabel

L'école des loisirs (Neuf), 74 pages, 2011

jeudi 17 juin 2010

Les anglaises (Marie Chartres)

Voilà un petit livre dont la couverture et le titre m'ont tout de suite attirée... En l'empruntant à la bibliothèque, je me disais que je l'avais déjà vu quelque part... Mais oui, c'est bien sûr, Clarabel avait encore frappé !!!

Les anglaises, c'est l'histoire de Suzie. Bientôt dix ans, des boucles folles et des questions plein la tête. Une petite fille qui se demande pourquoi elle ne ressemble pas à ses parents, pourquoi ses cheveux sont indomptables alors que ses géniteurs les ont lisses, eux. Suzie en arrive à la conclusion qu'elle a été adoptée et entame une correspondance avec Mine, sa supposée mère absente. 

Un roman tout en délicatesse et en sensibilité. La plume de Marie Chartres fait mouche, elle nous plonge dans les méandres de la pensée de cette enfant qui doute et qui souffre. Une écriture réjouissante et poétique à la fois, une analyse très fine des personnages ; Les anglaises se révèle un roman délicieux. Un livre qui nous aide à réaliser que la vie d'un enfant est parfois compliquée, que se construire même dans un foyer rempli d'amour n'est pas chose aisée... 

Pour le plaisir, des extraits piochés ça et là :

La première fois que je l'ai vue, ce sont ses cheveux qui m'ont sauté au visage. Mine, sa ressemblait à une attaque orange. Elle est rousse, tellement rousse : je suis persuadée que, si les gens dans l'univers entier n'arrivaient plus à connaître la signification des mots, tous au même moment, et devaient tout réapprendre, et bien, le monsieur chargé d'inventer le dictionnaire mettrait la photo de Marcia face à ce mot de six lettres et tout le monde comprendrait, c'est sûr.

Je n'ai parlé à personne de tout la journée. C'est peut-être ça avoir de vrais problèmes : ne trouver personne à qui se confier ou avec qui discuter. C'est garder les soucis à l'intérieur du corps comme dans une prison. "

Mine, tu sais, j'ai regardé dans le dictionnaire. Maintenant, c'est certain, avec toute cette histoire de haricots verts et de cheveux bouclés, nous n'avons pas le même ADN. Rien ne me rattache à eux, pas un seul petit caractère héréditaire. Ils ne m'ont même pas transmis le goûts des légumes. 

Le blog de l'auteur

L'école des loisirs (collection Neuf) - 99 pages