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lundi 2 août 2021

Plein gris (Marion Brunet)

008746787.jpgCoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :

Lorsque Élise et Victor découvrent le corps de Clarence, noyé près de la coque de leur voilier, Emma comprend que leur croisière a définitivement viré au cauchemar. Avec la disparition de son leader charismatique, ce sont tous les secrets de la bande qui remontent à la surface, les rancœurs et les lâchetés qui régissent toujours un groupe. Et quand une tempête terrifiante s’annonce, les émotions et les angoisses se cristallisent dans une atmosphère implacable...

De Marion Brunet, je n'avais lu jusqu'à présent que Dans le désordre, un roman que je n'avais pas particulièrement apprécié, et dont j'avais même oublié la lecture. C'est en consultant la bibliographie de l'auteure que je me suis rendue compte que j'avais déjà lu un livre d'elle.

Attention, Plein Gris est un livre coup de poing, un huis-clos à l'atmosphère prenante et étouffante. Le genre qu'on lit en apnée et d'une traite. Si vous souhaitez lire ce roman - et j'espère que ce sera le cas -, prévoyez de le faire en une fois.
Dans un perpétuel aller-retour entre passé et présent, l'auteure dévoile progressivement ce qui relie les cinq protagonistes. Comment se sont-ils connus ? Quelles sont leurs liens ? Que font-ils ensemble à bord de ce voilier ?
C'est subtil et étouffant. De manière insidieuse, on découvre que les rapports entre les personnages sont plus complexes qu'il n'y paraît et l'interrogation fait place à la stupeur. 
Ajoutez à ce roman psychologique le contexte nautique qui m'a énormément plu et vous aurez un récit hypnotisant et hautement addictif.
Plein Gris m'a bluffée et j'ai maintenant très envie de découvrir Sans foi ni loi, paru également chez Pocket Jeunesse.

Pocket Jeunesse, 196 pages, 2021

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samedi 7 mai 2016

Dans le désordre (Marion Brunet)

5118Ek3XhQL.jpgÇa commence dans une manif, Dans le désordre. Sept personnes s'y rencontrent et décident plus tard de vivre ensemble. Cette petite communauté partage un squat comme un acte de résistance, pour lutter contre un mode de vie trop réglé, trop matérialiste.  

Le récit va crescendo jusqu'à un point de rupture qui va bouleverser l'équilibre précaire du groupe. Ces personnages si différents les uns des autres ont pris la décision de contrer la société telle qu'elle est, car elle ne leur convient pas. Au départ, ce ne sont pas tous des "marginaux", certains viennent juste de quitter une vie bien rangée pour aller vivre dans le squat. La confrontation des genres et des idéaux est intéressante, à l'image de l'intrigue du roman. 
C'est un texte qui se veut percutant et incisif, se lit vite et en apnée. 
Pour ma part je ne suis pas parvenue à entrer dans l'histoire, j'en ai apprécié la lecture sans toutefois embarquer complètement.
J'aurais dû être touchée, mais je suis restée imperméable à l'émotion qui se dégage de ce livre. Pourquoi, je ne sais pas... Je suis ressortie de là avec l'impression d'avoir lu un texte dédié à la jeunesse sur une thématique plutôt adulte. D'un côté on a affaire à un sujet grave, de l'autre à une écriture moins aboutie et plus superficielle que celle à laquelle on s'attend. C'est probablement ce décalage qui m'a gênée. 

Sarbacane (Exprim'), 251 pages, 2016