Mot-clé - Stephen King

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 7 mai 2018

Ça (Stephen King)

51QgeRuyklL._SL500_.jpgToujours dans l'optique de poursuivre ma découverte de l'oeuvre de Stephen King, j'ai décidé de m'intéresser à l'un de ses romans les plus célèbres, le fameux Ça.
Comme c'est un joli pavé, j'ai opté pour la version audio et j'ai écouté cette histoire lors de mes trajets maison-travail. De Ça, je savais juste qu'il était question d'une histoire d'horreur et d'un clown maléfique. 

Le récit débute à la fin des années 50 à Derry, une ville fictive créée par l'auteur et située dans le Maine. Un garçonnet de six ans, George, va être sauvagement tué par un clown maléfique dans les égouts. Quelques mois plus tard, son frère Bill et d'autres enfants vont vivre des événements surnaturels terrifiants, à la suite de quoi ils vont former le " Club des ratés " pour tenter de combattre le monstre.
Vingt-sept années plus tard, une nouvelle vague d'horreur va frapper la ville, et les membres du Club des ratés vont se réunir sur les lieux de leur enfance.

Déjà, première chose, je n'ai pas eu peur en écoutant ce livre, et c'est un bon point me concernant, car je craignais de ne pas être capable de lire l'histoire en entier pour cette raison. Pour autant, ce n'est pas un récit exempt de scènes sanglantes et atroces, mais dans l'ensemble j'ai trouvé que cela restait dans des limites supportables. 
Autre point, j'ai découvert en Ça un roman extrêmement dense et riche. Je me doutais bien, pour avoir lu d'autres textes de l'auteur, que le livre ne reposerait pas uniquement sur l'horreur et la disparition brutale d'enfants, cependant Ça a dépassé toutes mes espérances. Stephen King, à travers ses personnages hyper travaillés, emmène le lecteur dans une sorte de récit quasi initiatique et aborde de nombreux thèmes. Ça est en effet avant tout un livre sur l'enfance et sur le passage à l'âge adulte, d'ailleurs l'intrigue repose sur l'idée que seules les personnes ayant gardé une âme d'enfant peuvent voir et lutter contre Ça. C'est justement l'histoire de ce groupe d'enfants, de leur amitié indéfectible, de leur solidarité, qui m'a plu dans ce roman. L'aspect horrifique n'est finalement qu'un prétexte pour confronter les personnages à l'impossible, et les mettre dans des situations extrêmes face auxquelles ils sont contraints de se révéler. 
L'histoire est longue et complexe, pleine de méandres, de va-et-vient entre passé et présent, et il est parfois difficile de ne pas s'y perdre. Bien que quelques passages m'aient semblé longs, j'ai pourtant trouvé ce roman passionnant de bout en bout.
On pourrait parler pendant des heures de cette oeuvre, tant il y a de choses à en dire, mais je ne me sens pas capable de vous en faire une analyse détaillée. Sachez simplement que c'est un magnifique roman, certes sombre, mais avec malgré tout des moments de beauté. Une formidable histoire d'amitié et d'enfance. Stephen King est vraiment un virtuose de l'écriture, il nous emmène très loin avec ce livre. 

Ça (tome 1)
Texte intégral lu par Arnaud Romain
Durée totale d'écoute : 26h26
Audible, 2016

Acheter Ça Tome 1 sur Les Libraires.fr 

Ça (tome 2)
Texte intégral lu par Arnaud Romain
Durée totale d'écoute : 21h38
Audible, 2016

Acheter Ça Tome 2 sur Les Libraires.fr 

Acheter le coffret Ça sur Les Libraires.fr 

dimanche 19 juin 2016

Carnets noirs (Stephen King)

9782367621227-001-G.jpegJe connais encore peu l'oeuvre de Stephen King puisque ce n'est que le troisième titre que je lis de lui, mais c'est le premier qui n'a aucun caractère fantastique.

Le thème central en est l'obsession d'un fan, ici en particulier d'un lecteur. 
L'auteur John Rothstein ne publie plus depuis quelques années et a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. L'un d'entre eux, Morris Bellamy, ne va pas parvenir à surmonter sa frustration et va commettre l'irréparable en assassinant tout bonnement John Rothstein. Avant de fuir le lieu du crime, il va s'emparer de précieux carnets d'écriture qui renferment entre autre une suite à la série Jimmy Gold. 

Voilà le point de départ du récit qui va rapidement évoluer et se compliquer. Au fil du temps, les nœuds de l'intrigue se resserrent et la tension grimpe de page en page. 
Vous devez vous en douter, cette histoire d'obsession, de lecteur compulsif et névrosé m'a beaucoup plu ! Une fois de plus, la plume de Stephen King m'a emportée dans ce roman noir. Les personnages sont terribles et bouleversants, l'atmosphère pesante et oppressante. Avec ce thème autour de la lecture, c'était si je puis le formuler ainsi "la cerise sur le gâteau" et j'ai adoré cette lecture glauque à souhait !

Texte intégral lu par Antoine Tomé
Audiolib, 2016
Durée totale d'écoute : 14h39

vendredi 9 mai 2014

Les chroniques de Harris Burdick (Collectif)

914lbhpb4dL._SL1500_.jpg

J'aime énormément les albums de Chris Van Allsburg et j'ai une affection toute particulière pour Les mystères de Harris Burdick. Aussi, lorsque j'ai su qu'un collectif d'auteurs avait entrepris d'écrire des histoires à partir de ses illustrations, j'ai été très curieuse de les découvrir. 
Ils sont exactement 14 (dont le grand Stephen King, mazette !) à avoir relevé le défi : Sherman Alexie, M. T. Anderson, Kate Dicamillo, Cory Doctorow, Jules Feifer, Stephan King, Tabitha King, Lois Lowry, Gregory Maguire, Walter Dean Myers, Linda Sue Park, Louis Sachar, Jon Scieszka, Chris Van Allsburg.

Dans tous les recueils de nouvelles il y en a de moins bonnes que d'autres et c'est le cas ici. Je ne reviendrai pas en détail sur chaque nouvelle pour dire lesquelles je n'ai pas aimées car cela n'a pas grand intérêt. Disons que globalement, seulement quatre ou cinq m'ont vraiment interpellée. Mais si je n'ai pas été transcendée par ce recueil, j'en ai néanmoins apprécié la lecture pour la simple raison qu'il donne enfin vie à ces illustrations fascinantes. Moi qui n'ai que peu d'imagination, je ne peux m'empêcher de rêver à chaque fois que je les observe et en cela ce livre m'a comblée car il raconte ce qui se passe derrière ces images. C'est juste magique de découvrir enfin qui sont ces personnages, d'où proviennent ces objets étranges... Chacun et chacune a une idée originale et l'a mise en mots. Le résultat est étonnant, parfois surprenant et le voyage est plein de mystères, ceux de Harris Burdick, bien sûr !

Traduit de l'américain par Diane Ménard
L'école des loisirs (Médium), 310 pages, 2014 pour l'édition française 

mardi 1 avril 2014

Docteur Sleep (Stephen King)

9782356416452-T.JPG

C'est le deuxième livre que j'ai lu (ou plutôt écouté...) de l'auteur, ma première rencontre avec la plume du grand King remontant à l'été dernier avec Duma Key
Avec ce deuxième roman, je ne savais pas à quoi m'attendre et les premières pages m'ont un peu désorientée, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Une fois que j'y suis entrée je n'en suis plus ressortie et j'ai adoré Docteur Sleep. Alors bien sûr, si le fantastique vous rebute, passez votre chemin, mais si en revanche vous n'êtes pas hostiles à ce genre, n'hésitez pas.

On en a beaucoup parlé dans la presse et sur l'Internet, il faut savoir que Docteur Sleep est en quelque sorte une suite à Shining. Pour ma part je ne l'avais pas lu, j'avais simplement vu le film de Kubrick (sublime et totalement flippant), mais rassurez-vous, pas besoin de connaître l'histoire de Shining pour lire celle-ci. En réalité, Stephen King reprend le personnage du petit garçon de Shining, Danny, et imagine sa vie d'adulte. 

C'est à la fois difficile et délicat de résumer un tel livre car je ne voudrais en dévoiler qu'un minimum. Il suffit de savoir que Danny est sorti de l’alcoolisme dans lequel il avait plongé et qu'il est devenu aide-soignant dans un hôpital. Surnommé Docteur Sleep, il utilise ses pouvoirs étranges pour aider les mourants en fin de vie. En parallèle, le lecteur suit la vie depuis la naissance de la petite Abra, elle aussi dotée de pouvoirs surnaturels. 

Finalement, l'intrigue est assez simple, on a affaire à une lutte entre le bien et le mal et le suspense n'est pas extraordinaire, mais c'est l'écriture qui est géniale. L'auteur parvient à nous plonger jusqu'au cou dans les vies des ces personnages auxquels on ne peut que se lier. L'argument fantastique est parfaitement maîtrisé et là où d'autres auraient sombré dans le ridicule, King livre un roman prenant et hypnotisant. Quelle imagination débordante et quel talent ! J'ai vraiment envie à présent de découvrir ses autres romans. 

Je n'avais encore rien lu de tel et j'aime vraiment l'univers de Stephen King.

02-02-700x357.jpg 

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Julien Chatelet
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Nadine Gassie
Audiolib, janvier 2014
Durée totale d'écoute : 18h44

lundi 15 juillet 2013

Duma Key (Stephen King)

9782356410764-T.JPG

C'est le tout premier roman de cet illustre auteur que j'ai lu. Et ce ne sera pas le dernier. Duma Key est un quasi coup de coeur. Si je dis quasi, c'est parce que la fin m'a légèrement déçue et m'a paru un tout petit peu expédiée. Pour le reste, j'ai été totalement conquise.

Edgard Freemantle, quinquagénaire, riche entrepreneur, époux et père de deux jeunes femmes a une vie que beaucoup envieraient. Un accident de chantier va faire basculer sa vie du côté obscur. Après être sorti de l'hôpital avec un bras en moins et de nombreuses séquelles, Edgard se retrouve en proie à des accès répétés de colère incontrôlée. Sur les conseils du docteur Kamen, son psychiatre, il décide de changer de vie et s'installe à Duma Key, une île de Floride. Une fois sur place, il se met à la peinture, une activité qui l'intéressait autrefois, mais dans laquelle il ne s'est jamais vraiment lancé. Les jours passent, l'état de santé d'Edgard s'améliore et sa production artistique croît à un rythme effréné. Dans le même temps, il se lie d'amitié avec Jérôme Wireman, un ancien avocat qui s'occupe à présent de la vieille Elizabeth Eastlake qui se révèle être la propriétaire de toute l'île. Petit à petit, alors qu'Edgard a enfin pris ses marques dans sa nouvelle vie, des événements étranges surviennent...

Premier contact, donc, avec la plume de Stephen King, et quelle claque ! Je suis ressortie de cette lecture un peu sonnée et Ô combien admirative devant le talent de cet auteur. Son habileté à instaurer une atmosphère étrange et angoissante, son souci du détail, sa façon, enfin, de distiller au compte-goutte des éléments de fantastique tout en ancrant le récit dans la réalité et le quotidien des personnages. Tout cela est mené de main de maître et j'ai plongé dans ce livre jusqu'au cou, avide d'en découvrir la suite, de retrouver à chaque fois les personnages que j'avais quittés quelques temps à contre-coeur. Et quels personnages ! J'ai particulièrement aimé la personnalité de Wireman, un homme aux réparties caustiques, loyal, fidèle en amitié, tendre. Un personnage qui devient rapidement le meilleur ami d'Edgard Freemantle et prend une place importante dans l'histoire. Il me faut aussi ajouter que la façon dont l'auteur insère la peinture et l'art en général dans son intrigue est remarquable. Certains passages donnent l'impression de visualiser les tableaux réalisés par Edgard. Tout cela concourt à installer un climat mystérieux et envoûtant sur cette île à la beauté troublante mais dont on sait que les habitants ne sortiront pas indemnes.

Côté lecture audio, c'est la perfection. Michel Raimbault a un timbre de voix incroyable et j'ai adoré sa façon de lire. Il parvient à donner vie aux personnages, à tel point que, par moments, je me croyais parmi eux à Duma Key. 

Magistral, à la fois pour le roman et l'enregistrement.

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Michel Raimbault
Traduit de l'anglais par William Olivier Desmond
Audiolib, juin 2009
Durée totale d'écoute : 26h51