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lundi 1 octobre 2018

Trilogie Kauri (Sarah Lark)

Après avoir lu la trilogie du Nuage blanc, j'ai eu envie de découvrir l'autre série de l'auteur qui se déroule également en Nouvelle-Zélande.

51xm5fptyZL._SL300_.jpgL'histoire débute à l'hiver 1846 en Irlande, lors de la grande famine. Kathleen et Michael sont jeunes et amoureux, insouciants ; ils veulent partir en Amérique pour y chercher fortune. Malheureusement, leur rêve va tourner court alors que Michael est arrêté pour vol, et envoyé au bagne en Australie. Kathleen, enceinte de lui, se retrouve alors dans une situation délicate et va être plus ou moins contrainte d'accepter la demande en mariage de Ian Coltrane, un vendeur de bétail. Une fois mariés, les deux jeunes époux vont partir pour la Nouvelle-Zélande.

De prime abord, cette nouvelle série semble très proche de la précédente. Le récit se déroule en Nouvelle-Zélande à la même période et l'on retrouve donc les mêmes thématiques : la ruée vers l'or, l'élevage de moutons, la culture maorie. Au début, j'ai un peu boudé mon plaisir, ayant l'impression de replonger dans un univers que j'avais certes, beaucoup aimé, mais dont l'attrait s'était un peu tari. 

Finalement, Sarah Lark a encore fait mouche et nous propose une histoire à part entière avec des personnages travaillés en profondeur et une intrigue haletante et passionnante. Alors oui, on a une légère impression de déjà vu, mais au final ce roman se dévore et on brûle d'en connaître la suite. 

Un premier tome excellent autour d'une nouvelle saga familiale en Nouvelle-Zélande.

Les rives de la terre lointaine
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 20h52
Audible, 2017

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51LWZ3qlUJL._SL500_.jpgCe deuxième tome démarre une génération après le premier, nous sommes en 1875 en Nouvelle-Zélande. Cette fois, l'histoire est principalement centrée sur les personnages de Matariki et Violette. Comme toujours, l'auteur construit son récit autour d'héroïnes fortes aux destins incroyables. 
Auprès de Matariki et Violette, gravitent de nombreux personnages que nous avons découverts dans Les rives de la terre lointaine et prenons plaisir à retrouver
Ici, s'ajoute, aux thèmes récurrents dans les romans de Sarah Lark (l'élevage des moutons, l'orpaillage), celui des chevaux de course, et à travers lui une des facettes de l'évolution de la société en Nouvelle-Zélande en cette fin de 19ème siècle. Comme précédemment, ce livre richement documenté offre une plongée dans un pays et un univers inconnus, c'est vraiment passionnant.
Pour ce qui est de la petite histoire dans la grande, j'ai beaucoup aimé cette suite qui apporte son lot de rebondissements et de dépaysement.

A l'ombre de l'arbre Kauri
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 22h48
Audible, 2017

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51JmalpBTfL._SL500_.jpgPour ce dernier opus, l'action se concentre autour des personnages - féminins, toujours - d'Atamarie et de Roberta, respectivement filles de Matariki et Violette, elles-mêmes héroïnes du tome 2.
Roberta est une jeune femme sage et réservée, secrètement amoureuse de Kevin, le fils de Lizzie et Michael. Tandis que ce dernier s'engage dans l'armée pour partir au front en Afrique du Sud, Roberta achève ses études pour devenir institutrice.
Atamarie, quant à elle, est passionnée et audacieuse, première femme a être admise à l'université de Christchurch pour y suivre des études d'ingénieur.

A l'instar du deuxième tome, cette fin de trilogie voit apparaître une thématique supplémentaire dans l'histoire, celle de l'aviation, en particulier des premiers vols motorisés. Comme à son habitude, l'auteure s'est documentée et l'on apprend énormément au fil de cette lecture. 
Ce dernier  opus m'a très agréablement surprise, et c'est même celui de la trilogie que j'ai préféré. Le bonheur de retrouver des personnages connus, de les avoir vus évoluer sur plusieurs décennies, de découvrir la suite de ce magnifique récit. Celui, aussi, de voyager en des terres inconnues, de côtoyer des cultures et des mondes différents.
Les romans de Sarah Lark sont denses et longs, mais ils se savourent. 
Une superbe fin.

Les larmes de la déesse Maorie
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 21h51
Audible, 2018

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samedi 14 octobre 2017

Le chant des esprits / Le cri de la terre (Sarah Lark)

L'été dernier, j'ai lu la superbe trilogie de Sarak Lark qui débute avec Le pays du nuage blanc. Pour moi, qui habituellement n'aime pas les pavés, c'est bien le signe que cette série m'a énormément plu. Voici mes impressions au sujet des tomes 2 et 3.


9782352878032FS.gifLe chant des esprits

Le chant des esprits nous fait faire un bond d'une génération puisque nous retrouvons Gwyneira quelques années après la fin du Pays du nuage blanc en compagnie de sa petite-fille Kura, déjà âgée de quinze ans. La jeune fille a un physique et une voix magnifiques, mais un caractère peu amène. Kura qui est l'héritière du domaine familial Kiward Station n'a nullement l'intention d'assumer ce rôle. Ce qui l'intéresse, c'est la musique, le reste lui importe peu.

Dans ce second tome, les héroïnes du Pays du nuage blanc, à savoir Gwyneira et Helen, passent à l'arrière plan et l'histoire tourne principalement autour du personnage de Kura. Un personnage fascinant mais pas très attachant, il faut bien le dire. Une jeune femme capricieuse, fore tête et dépourvue d'empathie. Difficile de l'apprécier, pourtant elle suscite l'admiration et le lecteur est forcé de reconnaître qu'il se dégage d'elle une force inouïe et une volonté inébranlable. Kura choisit son destin et met tout en oeuvre pour parvenir à ses fins, quitte à blesser son entourage au passage. 

A l'instar du premier tome, on est emporté dans le tourbillon de cette saga passionnante qui connaît de nombreux revirements de situation. 

Titre original : Das Lied der Maori
Traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès
Archipoche, 670 pages, 2008 pour l'édition originale et 2014 pour la traduction française

9782352878810FS.gifLe cri de la terre

Troisième tome et troisième génération, cette fois l'héroïne du roman est Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira et fille de Kura. La jeune fille a passé son enfance à Kiward Station, choyée par ses grands-parents et son grand oncle Jack, jusqu'à ce que ses parents décident qu'il est temps pour elle de quitter la Nouvelle-Zélande pour aller étudier en Angleterre. De la ferme familiale au strict pensionnat, il y a comme un gouffre, et Gloria va y passer de tristes années tandis que ses parents sont perpétuellement en voyage pour la carrière de sa mère.
Gloria, quant à elle, n'a qu'une idée en tête : retrouver son pays et sa famille. Mais pour revenir au bercail, la route est longue et semée d’embûches. 

Cette saga familiale n'est certes pas légère et sucrée, mais ce dernier tome se révèle bien plus dur que les précédents. Gloria est un personnage qui n'est pas épargné par son auteur, et son parcours d'une violence qui va parfois jusqu'à provoquer la nausée chez le lecteur. A la souffrance de Gloria s'ajoute aussi l'avènement de la première guerre mondiale. La Nouvelle-Zélande, bien qu'éloignée géographiquement du cœur du conflit, va y prendre part, et la famille de Gloria s'y trouver mêlée comme beaucoup d'autres.

Cet excellent tome clôt en beauté cette superbe série qui m'aura fait voyager et passer par tout un panel d'émotions.

Titre original : Der Ruf des Kiwis
Traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès
Archipoche, 701 pages, 2009 pour l'édition originale et 2015 pour la traduction française

mercredi 19 juillet 2017

Le pays du nuage blanc (Sarah Lark)

9782352876342FS.gifPremier tome d'une saga familiale qui s'étend sur plusieurs générations et trois gros volumes, Le pays du nuage blanc nous invite à voyager en Nouvelle-Zélande au XIXème siècle.
L'histoire démarre à Londres en 1852 alors qu'Hélène, jeune préceptrice, décide de changer radicalement de vie en répondant à une annonce d'un genre particulier :

Eglise anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.

Lassée de sa situation, qui, semble-t-il, ne devrait guère évoluer, Hélène veut tenter sa chance à l'autre bout de la planète. A bord du paquebot, elle va rencontrer Gwyneira, jeune Lady issue d'une bonne famille, elle aussi promise à un inconnu.

Ce premier pan de la célèbre saga néo-zélandaise se déroule sur vingt-cinq années et quelques sept cents pages, de quoi s'imprégner largement des personnages et des lieux.
Il y a un vrai souffle romanesque dans ce récit captivant. A travers les deux héroïnes, on découvre la destinée extraordinaire de deux familles. Les événements plus ou moins tragiques se succèdent, les années passent et les personnages évoluent, vieillissent et laissent progressivement la place à d'autres. Hélène et Gwyneira restent toutefois au premier plan dans ce tome dont elles sont le fil conducteur.

Entre le dépaysement apporté par la découverte d'une contrée lointaine il y  a deux siècles et le charisme de ces deux femmes au destin incroyable, le lecteur embarque pour une aventure fascinante. Effet d'addiction garanti. 

Titre original : Im Land der weissen Wolke
Traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès
Archipoche, 754 pages, 2007 pour l'édition originale et 2013 pour la traduction française