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samedi 14 octobre 2017

Le chant des esprits / Le cri de la terre (Sarah Lark)

L'été dernier, j'ai lu la superbe trilogie de Sarak Lark qui débute avec Le pays du nuage blanc. Pour moi, qui habituellement n'aime pas les pavés, c'est bien le signe que cette série m'a énormément plu. Voici mes impressions au sujet des tomes 2 et 3.


9782352878032FS.gifLe chant des esprits

Le chant des esprits nous fait faire un bond d'une génération puisque nous retrouvons Gwyneira quelques années après la fin du Pays du nuage blanc en compagnie de sa petite-fille Kura, déjà âgée de quinze ans. La jeune fille a un physique et une voix magnifiques, mais un caractère peu amène. Kura qui est l'héritière du domaine familial Kiward Station n'a nullement l'intention d'assumer ce rôle. Ce qui l'intéresse, c'est la musique, le reste lui importe peu.

Dans ce second tome, les héroïnes du Pays du nuage blanc, à savoir Gwyneira et Helen, passent à l'arrière plan et l'histoire tourne principalement autour du personnage de Kura. Un personnage fascinant mais pas très attachant, il faut bien le dire. Une jeune femme capricieuse, fore tête et dépourvue d'empathie. Difficile de l'apprécier, pourtant elle suscite l'admiration et le lecteur est forcé de reconnaître qu'il se dégage d'elle une force inouïe et une volonté inébranlable. Kura choisit son destin et met tout en oeuvre pour parvenir à ses fins, quitte à blesser son entourage au passage. 

A l'instar du premier tome, on est emporté dans le tourbillon de cette saga passionnante qui connaît de nombreux revirements de situation. 

Titre original : Das Lied der Maori
Traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès
Archipoche, 670 pages, 2008 pour l'édition originale et 2014 pour la traduction française

9782352878810FS.gifLe cri de la terre

Troisième tome et troisième génération, cette fois l'héroïne du roman est Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira et fille de Kura. La jeune fille a passé son enfance à Kiward Station, choyée par ses grands-parents et son grand oncle Jack, jusqu'à ce que ses parents décident qu'il est temps pour elle de quitter la Nouvelle-Zélande pour aller étudier en Angleterre. De la ferme familiale au strict pensionnat, il y a comme un gouffre, et Gloria va y passer de tristes années tandis que ses parents sont perpétuellement en voyage pour la carrière de sa mère.
Gloria, quant à elle, n'a qu'une idée en tête : retrouver son pays et sa famille. Mais pour revenir au bercail, la route est longue et semée d’embûches. 

Cette saga familiale n'est certes pas légère et sucrée, mais ce dernier tome se révèle bien plus dur que les précédents. Gloria est un personnage qui n'est pas épargné par son auteur, et son parcours d'une violence qui va parfois jusqu'à provoquer la nausée chez le lecteur. A la souffrance de Gloria s'ajoute aussi l'avènement de la première guerre mondiale. La Nouvelle-Zélande, bien qu'éloignée géographiquement du cœur du conflit, va y prendre part, et la famille de Gloria s'y trouver mêlée comme beaucoup d'autres.

Cet excellent tome clôt en beauté cette superbe série qui m'aura fait voyager et passer par tout un panel d'émotions.

Titre original : Der Ruf des Kiwis
Traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès
Archipoche, 701 pages, 2009 pour l'édition originale et 2015 pour la traduction française

mercredi 19 juillet 2017

Le pays du nuage blanc (Sarah Lark)

9782352876342FS.gifPremier tome d'une saga familiale qui s'étend sur plusieurs générations et trois gros volumes, Le pays du nuage blanc nous invite à voyager en Nouvelle-Zélande au XIXème siècle.
L'histoire démarre à Londres en 1852 alors qu'Hélène, jeune préceptrice, décide de changer radicalement de vie en répondant à une annonce d'un genre particulier :

Eglise anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.

Lassée de sa situation, qui, semble-t-il, ne devrait guère évoluer, Hélène veut tenter sa chance à l'autre bout de la planète. A bord du paquebot, elle va rencontrer Gwyneira, jeune Lady issue d'une bonne famille, elle aussi promise à un inconnu.

Ce premier pan de la célèbre saga néo-zélandaise se déroule sur vingt-cinq années et quelques sept cents pages, de quoi s'imprégner largement des personnages et des lieux.
Il y a un vrai souffle romanesque dans ce récit captivant. A travers les deux héroïnes, on découvre la destinée extraordinaire de deux familles. Les événements plus ou moins tragiques se succèdent, les années passent et les personnages évoluent, vieillissent et laissent progressivement la place à d'autres. Hélène et Gwyneira restent toutefois au premier plan dans ce tome dont elles sont le fil conducteur.

Entre le dépaysement apporté par la découverte d'une contrée lointaine il y  a deux siècles et le charisme de ces deux femmes au destin incroyable, le lecteur embarque pour une aventure fascinante. Effet d'addiction garanti. 

Titre original : Im Land der weissen Wolke
Traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès
Archipoche, 754 pages, 2007 pour l'édition originale et 2013 pour la traduction française