Mot-clé - Pierre Bottero

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 19 octobre 2018

Les mondes d'Ewilan #3 - Les tentacules du mal (Pierre Bottero)

003739983.jpgDernier tome de cette seconde trilogie dans l'univers d'Ewilan... J'aurais attendu bien longtemps avant d'oser m'y plonger, et finalement, une fois que je m'y suis mise, j'ai enchaîné les trois volumes. 
Celui-ci a donc une saveur toute particulière, car il signe une double fin. 

Le texte des Tentacules du mal est légèrement plus long que celui du tome deux, et plus dense aussi. L'action démarre bien plus tôt et on a affaire à un roman rythmé de bout en bout. 
Le récit s'organise autour de plusieurs nœuds de l'intrigue, et comme c'est la fin de l'histoire, on a parfois le sentiment que l'auteur aurait gagné à étaler les événements sur davantage de tomes. Quatre cents pages, c'est somme toute bien court pour offrir au lecteur des réponses à l'ensemble des questions posées, et surtout pour lui donner un véritable épilogue.
Moi qui peste après les séries à rallonge, j'aurais, pour le coup, apprécié que celle-ci soit plus longue. J'ai d'ailleurs regretté ce déséquilibre entre les trois opus de cette trilogie, le premier et le début du deuxième étant un peu lents à mon goût.
Malgré tout, Les mondes d'Ewilan est une belle série, ne serait-ce que parce que l'on y retrouve ces merveilleux personnages nés de l'imagination de Pierre Bottero, et surtout, son écriture si pure et touchante.

Rageot, 440 pages, 2015 pour la présente édition

Acheter Les tentacules du mal  sur Les Libraires.fr

vendredi 17 août 2018

Les mondes d'Ewilan #2 - L'oeil d'Otolep (Pierre Bottero)

 004831915.jpgAprès ma légère déception à l'issue du tome précédent, j'étais curieuse de savoir si la série allait retrouver de l'allant dans les volumes suivants. Le début de ce deuxième tome n'est pas extraordinaire, les choses stagnent un peu et j'ai craint que cela ne décolle pas. Fort heureusement la suite m'a rassurée !

Cette fois, et c'est tant mieux, l'intégralité du récit se déroule en Gwendalavir et la plupart des personnages qui manquaient dans La forêt des captifs réaparaissent. Salim poursuit son apprentissage comme marchombre auprès d'Ellana, tandis qu'Ewilan suit des cours à l'académie d'Al-Jeit. Après quelques chapitres de calme relatif, la situation se complique, les choses s'emballent et l'aventure reprend le dessus, pour notre plus grand plaisir.

Et j'ai replongé avec délice dans cet univers dépaysant avec ces créatures exotiques, j'ai retrouvé avec bonheur tous ces personnages magnifiques et j'ai frémi à leurs côtés, me suis émue de leurs chagrins et réjouie de leurs félicité.
L'oeil d'Otolep est un petit diamant brut qui marque définitivement la qualité de cette série et efface le souvenir du tome précédent. Vivement la suite !

Rageot, 372 pages, 2015 pour la présente édition

Acheter L'oeil d'Otolep  sur Les Libraires.fr

mercredi 20 juin 2018

Les mondes d'Ewilan #1 - La forêt des captifs (Pierre Bottero)

003739976.jpgJ'ai découvert il y a maintenant quelques années la merveilleuse plume de Pierre Bottero avec la première trilogie mettant en scène le personnage d'Ewilan. J'avais adoré, et pour une raison obscure, j'ai attendu tout ce temps avant de me plonger dans la suite de cette saga au début enchanteur.

Dans ce premier tome des Mondes d'Ewilan, nous retrouvons Salim et Ewilan dans notre monde, où ils ont décidé de retourner quelques jours pour rendre visite à leurs proches. Malheureusement, les vacances vont tourner au cauchemar et Ewilan va se faire kidnapper et enfermer dans une institution étrange.
L'écriture de l'auteur m'a semblé aussi belle et douce que dans les précédents tomes, mais je n'ai pas retrouvé l'élan ressenti à la lecture de la trilogie précédente. Il est vrai cependant qu'il s'agit seulement du premier tome, et que celui-ci ne manque pourtant pas d'action, mais j'ai moins accroché à l'histoire. J'attribue ce sentiment à deux éléments principaux, à savoir d'une part que le récit se déroule intégralement en France, dans notre monde réel, et d'autre part que les trois quarts du roman sont centrés sur Salim et Ewilan. Or, ce que j'avais aimé plus que tout dans cette série, c'était justement son univers fantastique et sa galerie de personnages. Alors, certes, j'aime Salim et Ewilan, mais les autres m'ont terriblement manqué.
Malgré ce bémol, j'ai passé un bon moment de lecture et je compte bien entendu poursuivre avec les tomes suivants.

Une larme naquit dans un univers violet, roula sur le velours d'une joue, porteuse d'un bonheur sans limite alors qu'un sourire émerveillé illuminait le visage d'Ewilan.

 Rageot, 374 pages, 2015 pour la présente édition

Acheter La forêt des captifs sur Les Libraires.fr

samedi 23 septembre 2017

Billet 100% Pierre Bottero !

Il y a quelques années de cela maintenant, je découvrais la merveilleuse plume de Pierre Bottero avec un énorme coup de cœur pour sa trilogie La quête d'Ewilan. Après cette lecture inoubliable j'ai lu quelques autres titres au compte-goutte, me forçant à faire durer le plaisir, à déguster son oeuvre en prenant mon temps. Finalement les années ont passé et je n'ai toujours pas lu la suite de La quête d'Ewilan ! Je pense avoir patienté assez et je me suis donc replongée dans ses écrits. Coïncidence, Flammarion Jeunesse a réédité dans une jolie collection aux couvertures colorées cinq de ses romans. Parfois le destin t'envoie des signes...!

Me voilà donc devant mon clavier, avec l'envie de vous présenter ces petits bijoux...

9782081410930FS.gif

Je commence par Zouck que j'avais déjà lu. Je ne vais donc pas m'attarder sur ce livre, je préfère vous renvoyer à la chronique de ma première lecture. Malgré le temps, cette deuxième lecture m'a autant émue que la première et ce que j'écrivais alors est encore valable aujourd'hui.

Zouck
156 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

9782081410954FS.gif

C'est l'histoire de deux collégiennes, Brune et Sonia, qui deviennent amies dès le jour de leur rencontre. Seulement, Sonia manque parfois les cours et semble cacher quelque chose. Qu'importe, Brune veut être son amie et l'aider coûte que coûte, quitte à s'éloigner des ses autres copines.
Au début du roman, le personnage de Brune m'a légèrement agacée, je la trouvais égoïste de laisser tomber ses copines pour Sonia, je ne comprenais pas son choix. Elle m'apparaissait comme une enfant gâtée alors qu'en réalité le récit est bien plus profond que cela, et l'attitude de Brune va rapidement s'expliquer. J'ai toujours dit de l'écriture de Bottero qu'elle était généreuse, et je crois que dans Amies à vie on a le parfait exemple de cette générosité. Une belle histoire d'amitié qui remue un peu.

Amies à vie
135 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

9782081410947FS.gif

Tristan est un jeune de la cité, aux fréquentations parfois douteuses. Pour autant, ce n'est pas un mauvais garçon, il tente d'aider sa mère qui l'élève seule, et de s'accrocher en cours, mais ce n'est pas toujours évident d'être un adolescent modèle... Et puis un beau jour, une nouvelle élève débarque au collège et c'est le coup de foudre pour Tristan.
Un livre court mais intense, empli d'émotions contradictoires. Deux magnifiques personnages qui se cherchent et peinent à se trouver en raison de leurs différences. 

Tour B2 mon amour
154 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

9782081410923FS.gif

Encore un thème délicat pour ce roman qui met en scène  deux enfants : Agathe, collégienne, et Jules, son jeune frère, écolier. Depuis le décès accidentel de leur père l'été précédent, Jules s'est replié sur lui-même. Devenu mutique, il n'a plus qu'une obsession, courir vite. Seulement ses jambes ne lui répondent plus. 
La relation entre le frère et la sœur est assez bouleversante. Agathe voudrait protéger Jules mais elle est impuissante face à la violence et au regard des autres. On voudrait, comme elle, aider ce petit garçon, lui dire que la vie est belle même si son père n'est plus. Une galerie de personnages touchants qui servent une belle histoire.

Le garçon qui voulait courir vite
162 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

Tsina.gif

Des cinq romans réédités, celui-ci est le plus long. A l'origine, il fut édité en deux parties rassemblées ici en un seul volume. Tsina, jeune collégienne de 12 ans originaire du Kazakhstan, vit en France avec sa famille depuis quelques années dans des conditions modestes. Un jour, tentant d'échapper à une bande qui veut l'intimider, elle se cache dans une ancienne et immense propriété. Dans le parc de cette dernière, elle découvre des chevaux dont un superbe étalon.
Il y toujours eu en littérature de jeunesse des séries qui tournent autour des chevaux, mais si, comme moi, vous vous dites "encore une histoire de chevaux", détrompez-vous, celle-ci est bien différente !
Il y a comme de la magie dans ce roman auréolé de mystère. Les origines de Tsina, ce beau cheval abandonné, le quotidien de cette famille pauvre... un ensemble d'éléments qui font penser à un conte. Lors de ma lecture, j'ai trouvé des ressemblances avec le style de Frances Hodgson Burnett dans des romans comme La petite princesse, par exemple. 
Une bien jolie découverte.

Tsina
309 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

Parmi ces cinq romans, je n'ai pas vraiment de préférence, chacun m'ayant touchée à sa manière. Tous ont en commun de traiter de l'injustice au sens large (la maladie, le deuil, la pauvreté, la violence à l'école...)  tout en faisant la part belle à l'humanité des personnages. 

mardi 3 février 2015

La quête d'Ewilan #2 ~ Akiro (Lylian - Pierre Bottero - Laurence Baldetti)

009_EWILAN_tome_2.jpg

En relisant mon billet au sujet du premier tome, je constate que j'avais dit une bêtise et que ce sont en fait les deux premiers tomes qui recouvrent le premier roman de la trilogie La quête d'Ewilan. Ceci dit, ma lecture des romans remonte à présent dans le temps et mes souvenirs sont fragiles.
Pour ce deuxième tome, je pourrais redire exactement ce que j'ai dit du précédent. C'est encore une fois une adaptation plus que réussie de laquelle transparaît un profond respect pour l'oeuvre de Bottero. Le scénario est bien pensé, les dessins toujours aussi charmants et il se dégage de cet album une énergie positive qui fait très plaisir. J'ai dévoré ces quelques pages avec un sentiment d'immense satisfaction, celle d'avoir lu une adaptation largement à la hauteur des romans. 
Dans ce tome 2, l'action tient pour une large part, c'est très visuel et l'effet est admirablement rendu. C'est aussi le tome qui introduit le personnage d'Ellana dont la représentation colle assez à l'image que je m'étais faite d'elle.
Une suite au top et une série de qualité. Vivement la suite ! Troisième tome prévu pour octobre.

Un extrait :

011.jpg

Glénat, 67 pages, octobre 2014

lundi 3 février 2014

La quête d'Ewilan T1 ~ D'un monde à l'autre (Lylian - Pierre Bottero - Laurence Baldetti)

718wz4LgxjL._SL1057_.jpg

Il y a quelques années j'ai découvert la plume merveilleuse de Pierre Bottero avec sa trilogie La quête d'Ewilan. Ce fut ma première incursion dans son monde magique et aussi un immense coup de coeur. J'étais curieuse de découvrir l'adaptation en bande dessinée de cette série mais honnêtement, mes attentes n'étaient pas très élevées. J'espérais des dessins pas trop vilains et un respect du texte d'origine... Or, cette lecture a été une vraie belle surprise.

Ce premier volume correspond au premier roman de la saga de La quête d'Ewilan et pose les bases de l'autre monde dans lequel vont par la suite évoluer les personnages.
Première impression immédiate, les dessins sont vraiment réussis. J'aime l'apparence d'Ewilan et Salim et des autres personnages de l'histoire, j'aime les décors, les paysages fantaisistes, les créatures fantastiques et la mise en couleur. Les traits sont doux, les tons chauds, les scènes d'action maîtrisées, bref c'est fort plaisant pour les yeux. 
Deuxième constat, le scénario est habilement pensé et très fidèle au roman. Lylian a su transposer avec brio cette histoire de fantasy au format BD tout en lui conservant ses qualités. J'ai vraiment retrouvé l'ambiance du roman dès les premières vignettes et je me suis réjouie de retrouver cette sensation d'émerveillement à la lecture.

Un premier tome réussi à tout point de vue qui ne décevra pas les fans de Bottero et leur offrira un nouveau voyage en images à Gwendalavir. 

Ewilan2.jpg

Pour voir d'autres planches, consultez le site de l'éditeur.

Glénat, 67 pages, octobre 2013

jeudi 25 octobre 2012

Zouck (Pierre Bottero)

vqto0l84.jpg

A chaque fois que je vois un livre de Pierre Bottero ou que j'entends parler de lui, j'ai le coeur qui se serre, comme si je l'avais connu personnellement, comme si c'était un ami proche qui avait disparu. Il y a une telle générosité dans ses livres, une telle sensibilité, qu'on ne peut qu'éprouver de la sympathie pour cet auteur parti bien trop tôt.

Zouck ne fait pas exception à la règle, c'est un roman touchant et délicat, qui m'a émue. Zouck c'est le diminutif d'Anouck, une lycéenne passionnée de danse. Cette histoire, c'est la sienne, celle de son éloignement d'avec sa meilleur amie Maïwenn, celle de son obsession pour les kilos en trop, celle de son repli sur elle-même, de cette lente descente aux enfers que connaissent certains ados mal dans leur peau. J'ai déjà lu des romans qui parlent d'anorexie, cette histoire n'a donc rien d'original et pourtant elle a su me capter. Bottero a une façon bien à lui de séduire avec une écriture poétique et brute à la fois, il sait trouver les mots justes pour dire les choses avec toute la délicatesse dont il est capable. Quand je le lis, je le sens empli de compassion pour ses personnages. C'est ça, le talent d'écrivain.

Pour lui rendre hommage...






Flammarion (Tribal), 152 pages, 2004

lundi 19 septembre 2011

A comme Association #2 (Erik L'Homme, Pierre Bottero)

Quelle série amis lecteurs, je me suis faite avoir comme une bleue ! J'avais beaucoup aimé les deux premiers tomes qui me semblaient prometteurs, mais j'étais loin du compte !

A comme Association est une série qui doit se déguster car chaque tome est bien trop court. J'ai tout aimé dans cette suite. L'humour totalement jouissif. La qualité de l'écriture, pétillante et intelligente. L'histoire, originale, qui prend un tournant inattendu. Les personnages, comment ne pas s'attacher à eux ? 

Il est bien sûr impossible de vous présenter ces trois tomes sans revenir un instant sur la si brusque disparition de Pierre Bottero. Songer que Le subtil parfum du soufre est son dernier texte, qu'il n'a pas eu le temps de le remanier ni de lire celui de son complice, Erik L'homme. Réaliser que la réalité et la fiction se sont rejointes, lire la postface d'Erik L'Homme et avoir la gorge nouée. 
Les auteurs ne sont pas que des individus cachés derrières leurs livres, par leurs écrits ils prennent une place importante dans notre vie et sont parfois comme des amis invisibles que l'on retrouve avec un plaisir immense à travers les mots.
Je n'ai découvert la plume de Pierre Bottero que sur le tard, mais je me réjouis d'avoir encore de ses romans à lire, pour faire durer le plaisir. Le peu que j'ai lu m'a séduite et j'aime énormément l'univers qu'il a construit.
A comme Association était un projet audacieux dans lequel ses deux créateurs se sont lancés avec une envie et une joie de vivre palpables.  Ils nous ont offert, à nous autres lecteurs, une série de grande qualité. Maintenant Erik L'Homme doit poursuivre l'aventure en solo, et si cela est profondément triste, je peux vous dire que A comme Association continue d'exister et que le cinquième et dernier tome en date est brillant.

L'étoffe fragile du monde s'inscrit dans la continuité des deux tomes précédents. L'aventure est prenante, mais ce que je retiens,  c'est l'humour incroyable de Jasper et sa rencontre totalement hilarante (une fois passé le danger) avec le troll Erglug. Les dialogues entre les deux personnages sont jubilatoires et je me suis régalée du début à la fin. La vision de cette créature aux mensurations sur-humaines qui joue les philosophes est irrésistible. Et bien entendu, le duo fonctionne à merveille pour le plus grand plaisir du lecteur. Un tome plutôt léger mais excellent.

Le subtil parfum du soufre est donc le second tome écrit par Pierre Bottero et quatrième de la série. Comme un fait exprès, alors que c'était le dernier tome qu'il écrivait pour la série, celui-ci se révèle plus abouti que les précédents, plus grave aussi. L'intrigue prend une autre dimension, les personnages sont plus fouillés et le voile est levé sur une partie du fonctionnement de l'association. Comme si ce tome marquait un tournant dans la série qui perd un peu de sa légèreté. La fin est douloureuse à lire parce qu'elle renvoie à la réalité et l'envie de lire la suite se fait impérieuse.

Là où les mots n'existent pas est sans doute le tome que j'ai préféré des cinq sortis à ce jour. Il est émouvant, touchant et prenant. Jasper est un personnage qui n'a pas fini de nous étonner et j'éprouve beaucoup d'affection pour lui. Le rythme s'accélère, peu de temps morts mais une narration alternée par des passages d'introspection jamais pesants. Juste ce qu'il faut pour mieux appréhender le passé et comprendre le présent. Je suis très curieuse de savoir ce que nous réserve la suite et j'ai vraiment hâte de la découvrir.

Si vous ne connaissez pas déjà cette série, jetez-vous dessus, un très beau moment de lecture vous attend.

* * *

Ce qu'en ont pensé Clarabel et Edelwe

* * *

Gallimard Jeunesse - Rageot éditeur

T3 ~ L'étoffe fragile du monde (Erik L'Homme)
197 pages, mars 2011

T4 ~ Le subtil parfum du souffre (Pierre Bottero)
183 pages,  mars 2011

T5 ~ Là où les mots n'existent pas (Erik L'Homme)
202 pages, juin 2011