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vendredi 11 janvier 2019

Calpurnia (Jacqueline Kelly)

003336272.jpgUne fois n'est pas coutume, j'ai lu ce roman après avoir découvert son excellente adaptation en bande dessinée.

Présentation de l'éditeur :

Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums.
Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n’y prête pas de livres ?
On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

J'avais donc beaucoup aimé l'adaptation BD, et, sans surprise, j'ai aussi beaucoup aimé le roman. L'avantage de ce format, ce sont bien sûr tous les détails et péripéties qui ne peuvent être restitués dans un album de quelques dizaines de pages. D'autant que Calpurnia est un roman relativement long et dense, bien que l'histoire ne se déroule que sur une seule année.
Quatre saisons au cours desquelles nous suivons Calpurnia, son quotidien, ses aspirations, la relation extrêmement touchante qu'elle tisse avec son grand-père, sa découverte des sciences.
L'atmosphère est bien rendue, on s'imagine volontiers dans une plantation de coton  à l'aube du XXème siècle, dans une société encore rétrograde et conservatrice où les femmes et les gens de couleur n'ont que peu de droits. Pour autant, le récit n'est pas sombre, il est plutôt empreint de légèreté à l'image de sa jeune héroïne. 
Un très bon premier roman qui m'a donné envie de lire la suite (même si celui-ci peut se lire comme un tome unique).

Titre original : The Evolution of Calpurnia Tate
Traduit de l'anglais par Diane Ménard
L'école des loisirs (Médium poche), 494 pages, 2009 pour l'édition originale, 2015 pour l'a présente édition française

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(existe aussi en grand format et en ebook)

mercredi 16 mai 2018

La vague des BD #10

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Bienvenue au paradis ! est le premier tome d'une série qui s'intitule Rubis et sa clique. Il s'agit d'une BD jeunesse de science fiction.
Rubis, 10 ans, est une terrienne qui est enlevée par des extraterrestres dont le vaisseau va se crasher sur une planète inconnue. Parmi les survivants, il y a Rubis, bien sûr, mais également de nombreux aliens à l'apparence étrange. Commence alors une aventure pour la survie.
Cette BD petit format (A5, pour vous donner une idée) est tout de même relativement longue avec presque 200 pages réparties sur cinq chapitres. Les dessins sont sympas et modernes, j'ai particulièrement apprécié la colorisation que je trouve très réussie. L'histoire est mignonne, c'est un scénario assez basique mais la découverte du monde extraterrestre est intéressante et bien rendue.
Un joli album pour les enfants qui aiment la SF.

Rubis et sa clique #1 - Bienvenue au paradis !
Eddie Pittman
Rue de Sèvres, 2018

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Présenté comme un thriller écologique, ce one-shot nous plonge dès les premières pages dans une ambiance étrange. Un grand format, un choix de couleurs plutôt froides, des dessins saisissants... Zep installe le lecteur dans une histoire prenante et anxiogène. 
Théodore vient d'intégrer une équipe de scientifiques qui étudie les arbres. Ce laboratoire basé en Suède s'intéresse plus particulièrement à la communication des végétaux, entre eux et avec les humains. Sous la houlette du professeur Frawley, un individu fantasque et passionné des Doors - dont il écoute en boucles les titres chaque après-midi - Théodore va faire d'étranges découvertes.
L'idée de départ est originale et passionnante, les arbres apparaissent sous un nouveau jour, et Zep rend ici un bel hommage à la nature. L'histoire est captivante, je l'ai lue d'une traite et m'y suis immergée comme si j'étais au cinéma entrain de regarder un film.
Un récit efficace et un bel album.

The end
Zep
Rue de Sèvres, 2018

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Cette bande dessinée est adaptée du roman éponyme de Jacqueline Kelly (paru chez L'école des loisirs) que je n'ai pas lu mais que j'ai maintenant furieusement envie de découvrir !
Calpurnia, onze ans, est la seule fille d'une fratrie de sept enfants. L'histoire se déroule au Texas à la toute fin du 19ème siècle, une époque peu propice à la personnalité de la jeune fille qui voudrait devenir naturaliste comme son grand-père. Accompagnée par ce dernier, elle développe son esprit scientifique et se passionne pour la nature qui l'entoure.  
J'ai adoré cet album, le personnage extrêmement attachant de Calpurnia, découvrir sa vie au milieu d'une famille nombreuse. Ce récit m'a rappelé d'une certaine manière l'atmosphère de romans comme Tom Sawyer de Mark Twain. Des gosses dégourdis, curieux, qui s'écartent des chemins de la bonne conduite et de la bienséance de mise en ces temps-là. 
Les dessins de Daphné Collignon sont doux et servent à merveille cette belle histoire. 
Un magnifique album dont je brûle de découvrir la suite.

Calpurnia
Daphné Collignon, Jacqueline Kelly
Rue de Sèvres, 2018

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Le simple nom du scénariste, Scott Westerfeld, dont j'ai découvert la plume avec la géniale série Uglies, m'a donné envie de lire cette bande dessinée.
Dans un genre un peu particulier, entre post-apocalyptique et zombies, nous découvrons l'héroïne et narratrice, la jeune Addison. Depuis la mystérieuse nuit trois années auparavant, la ville Poughkeepsie est devenue une zone à risque dans laquelle seuls les inconscients s'aventurent. Addison vit seule avec sa jeune soeur Lexa, devenue muette depuis la catastrophe, et enfreint les règles en se rendant régulièrement dans la zone interdite pour y prendre des photos qu'elle vend illégalement à une collectionneuse.
Je dois avouer qu'au départ, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire en raison du dessin que je n'apprécie pas. Puis finalement, j'ai trouvé que ce style collait parfaitement à l'histoire même si esthétiquement parlant, ce n'est pas "beau". Il faut reconnaître qu'il y a un sacré travail de mise en scène, de perspective, c'est très efficace visuellement parlant, et l'on est immergé très rapidement dans cet univers étrange.
C'est une série en deux tomes, or ce premier tome s'achève avec de nombreuses questions en suspens, je me demande bien comment l'auteur parviendra à boucler son histoire avec un seul autre volume. En tous les cas, j'ai beaucoup aimé cette introduction qui donne envie de lire la suite.

Spill Zone
Scott Westerfeld, Alex Puvilland
Rue de Sèvres, 2018

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