Mot-clé - HiverGrandnord

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 28 juin 2012

Une fleur dans les glaces (Géraldine Danon)

Unefleurdanslesglaces.jpg

Cet ouvrage est le récit de voyage de Géraldine Danon, son mari le célèbre navigateur Philippe Poupon et quatre de leurs enfants, sans oublier un chien !
A bord de la Fleur Australe, un voilier d'une vingtaine de mètres spécialement conçu pour les mers polaires, toute cette famille embarque en février 2009 pour tenter de traverser le fameux passage du Nord-Ouest qui relie les océans Atlantique et Pacifique. Sur les traces de nombreux explorateurs avant eux, ils se lancent dans ce défi périlleux. 
Géraldine Danon qui tient durant toute la durée de la navigation un journal de bord a écrit ce livre pour relater cette incroyable aventure. 

Ce sont huit mois de mer, de péripéties, de joies, de baisses de moral, d'angoisses mais aussi de sérénité, de fusion avec la nature. Une aventure familiale émouvante et passionnante que j'ai lue d'une traite et avec grand intérêt.
Seul petit bémol, l'aspect "people" qui par moments m'a un peu agacée... De par son passé d'actrice, l'auteur ne peut s'empêcher de parler de ses relations dans le milieu, des passages qui, à mon humble avis étaient déplacés dans ce livre, mais je pinaille. Mis à part cette infime critique, j'ai vraiment apprécié de suivre ce long voyage.
Un livre bien écrit qui donne de furieuses envies de prendre le large !

Merci Sandy !

J'ai Lu (Document), 156 pages, 2011


* * *

Pour en savoir davantage :

Le site consacré au voyage du passage du Nord-Ouest

- En 2010, la Fleur Australe a repris sa navigation cette fois vers le pôle sud ; l'émission Sept à Huit a consacré un reportage à ce deuxième voyage. Géraldine Danon a écrit un nouvel ouvrage qui s'intitule Fleur Australe, il est sorti en avril dernier.

- La Fleur Australe reprendra la mer en octobre prochain direction l'Amérique du sud, pour suivre cette nouvelle aventure, le site dédié.

- Fleur Australe est en partenariat avec Ifremer, Philippe Poupon explique comment dans une interview

jeudi 26 janvier 2012

Neige (Maxence Fermine)

Le Japon, XIXème siècle, Yuko a choisi d'être poète contre l'avis de son père. Le jeune homme va apprendre l'art du haïku auprès du maître Soseki, ancien samouraï et peintre aveugle. 

Roman initiatique, conte, fable, poème en prose, Neige est un peu tout cela à la fois. Un texte très court mais marquant, qui apaise, qui prend la mesure du temps qui passe. Un univers poétique, l'éloge du beau, la contemplation de la nature. Yuko a décidé de ne composer des haïkus que sur la neige.

La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers.

Neige, c'est aussi le prénom d'une femme, l'amour perdu de Soseki.

Neige était devenue funambule par souci d'équilibre. Elle, dont la vie se déroulait comme un fil tortueux, entrelacé de noeuds que nouaient et dénouaient la sinuosité du hasard et la platitude de l'existence, excellait dans l'art subtile et périlleux consistant à évoluer sur une corde raide. 

Un roman envoûtant, à lire pour la beauté des mots, simplement :

Ecrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellement sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe. 

Merci Sandy

Arléa (Points), 84 pages, 1999

mardi 29 décembre 2009

La nuit des temps (René Barjavel)

Je savais vaguement avant d'ouvrir ce livre de quoi il était question, mais je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai découvert.
Le style d'écriture m'a tout de suite plu et j'ai été frappée à plusieurs reprises par la beauté de certains passages.
Ce roman multiple embarque le lecteur vers la découverte d'une civilisation anéantie par la guerre. Le point de vue de l'auteur est très clair dès les premières pages et oppose notre société "pervertie" avec le monde parfait de Gondawa disparu 900 000 ans plus tôt. De ce dernier, deux humains ont survécu et traversé les âges, témoins de ce passé oublié.
Le récit se déroule sur trois tableaux en parallèle. D'un côté les pensées intimes du Docteur Simon, de l'autre, en alternance, les souvenirs d'Eléa et l'avancée des recherches de l'expédition polaire qui a découvert un vestige de Gondawa.
Parfois la narration devient foisonnante et l'on peut regretter finalement que ce roman soit si court, il y avait matière à développer encore l'histoire et à approfondir bien des sujets.
Je n'ai pas mentionné l'histoire d'amour entre Eléa et Païkan qui est souvent comparée à celle de Tristan et Iseut, elle m'a évidemment touchée, mais il y a bien plus que cela dans La nuit des temps.
C'est à la fois une réflexion sur l'humanité, sur l'essence même du bonheur, sur les progrès de la science... Un livre qui au départ devait être un scénario de film et qui a finalement vu le jour sous la forme d'un roman d'anticipation.
Je ressors de cette lecture émue et avec l'envie de lire d'autres titres de Barjavel.
Une très belle rencontre.


Des extraits qui m'ont particulièrement touchée :

p. 36 : " Ils étaient onze, deux Noirs, deux Jaunes, quatre Blancs, et trois allant du café au lait à l'huile d'olive. Mais leurs onze sangs mêlés dans une coupe n'eussent fait qu'un seul sang rouge. "

p.209 : " PaÏkan leva les bras et se laissa glisser derrière elle. Elle s'appuya à lui, assise, flottante, légère. Il la serra contre son ventre, prit son élan vers le haut et son désir dressé la pénétra. Ils reparurent à la surface comme un seul corps. Il était derrière elle et il était en elle, elle était blottie et appuyée contre lui, il la pressait d'un bras contre sa poitrine, il la coucha avec lui sur le côté et du bras gauche se mit à tirer sur l'eau. Chaque traction le poussait en elle, les poussait tous les deux vers la grève de sable. Eléa était passive comme une épave chaude. Ils arrivèrent au bord et se posèrent, à demi hors de l'eau. Elle sentit son épaule et sa hanche s'enfoncer dans le sable. Elle sentait Paîkan au-dedans et au-dehors de son corps. Il la tenait cernée, enfermée, assiégée, il était entré comme le conquérant souhaité devant lequel s'ouvrent la porte extérieure et les portes profondes. Et il parcourait lentement, doucement, longuement, tous ses secrets. "

p.291: " Vivre les malheurs d'avance, c'est les subir deux fois. "

Pour en savoir davantage sur La nuit des temps, je vous renvoie à l'excellent et très complet article de Wikipédia

L'avis de Joëlle


Presses de la cité (collection Presses Pocket) - 380 pages

samedi 5 décembre 2009

Le chagrin du roi mort (Jean-Claude Mourlevat)

Laissez-moi tout d'abord m'attarder un instant sur la couverture que je trouve magnifique (et la photo ne lui rend pas justice, il y a du doré et un bleu métallisé que l'on ne distingue pas dessus). Une couverture qui me donnait déjà envie de lire ce roman avant même de savoir de quoi il parlait.
Et bien je peux vous dire que la prose de Mourlevat est à la hauteur de cette couverture (ou plutôt est-ce l'inverse ?!).
C'est un univers très particulier que celui du Chagrin du roi mort, empreint de merveilleux et de poésie. On y croise une sorcière friande de rats, deux frères jumeaux et complices, un nain musicien à ses heures, un roi qui vient de mourir, un pays entouré d'eau et recouvert de neige, un homme assoiffé de pouvoir et de sang... autant d'éléments qui s'assemblent pour en faire une superbe histoire où il sera question de fraternité, d'amour, de courage et d'espoir, mais aussi de trahison, de guerre et de mort.
Un roman relativement sombre, d'une beauté majestueuse, envoutant, bouleversant. On tourne les pages sans pouvoir s'arrêter, pour savoir ce qui va se passer, où l'aventure va nous conduire, et on referme le livre avec un sentiment de frustration immense (ceux qui ont lu ce roman doivent savoir à quoi je fais allusion, pour les autres je vous laisse le soin de la découverte).

Il me faut à présent découvrir les autres romans de Jean-Claude Mourlevat, une chose est certaine, je suis totalement séduite par sa plume enchanteresse.

Un extrait jubliatoire (qui n'est pas forcément représentatif de l'ensemble du roman) :

" Brit évalua rapidement la situation. Elle avait devant elle une grille fermée. De l'autre côté de cette grille se trouvait un garde qui en détenait la clé. Le garde n'ouvrirait pas et il ne donnerait pas la clé. La question était donc : comment faire passer la clé de ce côté-ci de la grille ? Et la réponse : en faisant passer  le garde tout entier, clé comprise. La question était : comment faire passer tout entier un garde de cent trente kilos entre des barreaux espacés de vingt centimètres ? Brit y apporta la réponse suivante, simple et radicale : en tirant fort.
- Tenez ça hu-hu..., dit-elle, et elle avança sa main entre les barreaux comme pour donner quelque chose.
Le garde ne se méfia pas. Qu'à-t-on à craindre d'une centenaire cassée en deux lorsqu'on est un homme dans la force de l'âge, et armé de surcroît ? Il baissa son arme et s'approcha.
- C'est quoi ? demanda-t-il.
- C'est ça..., répondit la sorcière.
Là-dessus, elle empoigna le malheureux par les cheveux, le souleva du sol et le tira vers elle, le forçant entre les barreaux comme on force le linge entre les rouleaux d'une essoreuse. Et lorsque le garde fut de l'autre côté de la grille, quelques courtes secondes plus tard, il était essoré et ... mort."


Merci à Sabrina de la boutique Alapage pour l'envoi de ce livre.

Les avis de Clarabel, Lael, Karine :), Théoma, Cuné, Fashion

Gallimard jeunesse - 402 pages

vendredi 26 juin 2009

Du bon usage des étoiles (Dominique Fortier)

Il paraît que d'autres ouvrages sont bien meilleurs sur ce sujet, mais j'ai pourtant passé un excellent moment en compagnie de Du bon usage des étoiles.

Il s'agit du premier roman (quelle belle promesse !) d'une jeune auteure québécoise qui s'est intéressée à l'expédition menée en 1845 par l'explorateur britannique Sir John Franklin et dont l'objectif était de trouver le fameux passage du Nord-Ouest . Il semble que Dominique Fortier se soit documentée en profondeur avant d'entreprendre l'écriture de son livre, mais celui-ci reste toutefois une fiction bien que les faits qu'il relate aient eu une réalité historique.
Ce qui d'emblée m'a plu dans ce roman, c'est sa construction, alternance entre le récit du narrateur et le journal de bord de Francis Crozier, commandant du Terror (il portait bien son nom celui-là !), l'un des deux navires qui participaient à l'expédition. Une alternance qui rend l'histoire plus vivante et prenante. Du bon usage des étoiles ne détaille pas les étapes de cette expédition et ne s'attache pas trop au quotidien de ces marins qui se retrouvèrent bloqués par la glace et périrent les uns après les autres, incapables de repartir sinon à pied. Pour ma part j'ai aimé ce style et cette légèreté apparente avec laquelle Dominique Fortier traite ce sujet plutôt difficile. L'écriture est très froide et détachée au premier abord, et finalement il s'en dégage une certaine tension, adoucie cependant par les épisodes qui concernent la vie des femmes restées dans cette Angleterre victorienne.
Vous l'aurez compris, il faut lire Du bon usage des étoiles pour ce qu'il est, c'est-à-dire une fiction, et peut-être ensuite se tourner vers d'autres ouvrages pour en savoir davantage sur cette expédition.

Les avis de Caro[line] (merci pour le prêt !), Catherine, Fashion et Cuné

Lu dans le cadre du Prix Biblioblog 2009


Alto - 344 pages

lundi 10 novembre 2008

Lointains hivers (Mario Rigoni Stern)

L'envie de découvrir ces Lointains hivers est née il y a presque un an avec ce billet.

Un ouvrage précieux, à lire dans un moment de calme, peut-être devant un feu de cheminée... J'ai presque regretté qu'il ne fasse pas assez froid et qu'il ne neige point pour accompagner pleinement cette lecture feutrée...

Mario Rigoni Stern revient sur les hivers de sa vie, à différents moments de son existence. Durant son enfance, pendant la seconde guerre mondiale alors qu'il est au front, puis après la guerre et aujourd'hui. Au coeur de ses nombreux hivers, un élément commun : le froid et le besoin impératif de se chauffer. L'évocation de ses souvenirs est l'occasion pour l'auteur de dire son amour immense pour la nature qui l'entoure et les saisons qui passent.

Une écriture d'une extrême sensibilité que j'ai dégustée en douceur, me forçant à ne pas lire trop vite pour apprécier plus longtemps.

Un ouvrage intemporel et en quelque sorte universel, pour les amoureux de la montagne et tous ceux de la nature.

Merci Allie pour cette superbe découverte !

Mille et une nuits - 59 pages

mardi 7 octobre 2008

Construire un feu (Chabouté)

Depuis l'année dernière je me remets doucement mais surement à la BD. Celle-ci m'a tentée car elle est une adaptation d'une nouvelle de Jack London, dont j'aime particulièrement l'écriture.

Je dois dire que je n'avais encore jamais lu (mais mes références ne sont pas très étendues) d'album BD de ce type. Le texte est minimaliste, aucun dialogue, seulement le récit du narrateur qui décrit ce que vit et ressent le personnage.
L'histoire est tout sauf légère, il s'agit ni plus ni moins de la survie d'un homme dans le grand nord canadien qui se retrouve seul avec son chien dans des conditions climatiques extrêmes.
Le lecteur suit ce personnage jusqu'à la sombre issue de ce voyage, et à chaque nouvelle page qui rapproche de la fin, la tension du récit augmente.
Le travail de mise en couleurs est assez remarquable et joue un rôle important dans cette atmosphère angoissante. Le blanc de la neige et du froid n'est interrompu que par des nuances de noir, de gris ou de marron, toutes les autres couleurs étant absentes de cet album (sauf l'orangé qui apparaît quelque fois de façon brutale pour symboliser le feu). Le résultat est oppressant et l'on est suspendu au destin de cet homme qui joue sa vie à chaque pas.
Côté dessin, je n'ai pas aimé les traits du personnage, mais c'est davantage l'expression d'un goût personnel qu'une critique, je crois tout simplement que je n'accroche pas avec le style de Chabouté.
Par contre, je rends hommage à la façon dont il a su traiter cette histoire et la mettre en images.

Un album qui secoue, mais réussi.

Il me faudrait maintenant découvrir la nouvelle de ce cher Jack pour comparer avec l'histoire originale...

L'avis de Joëlle que je partage pleinement.

Vents d'ouest (collection Equinoxe) - 63 pages

dimanche 29 juin 2008

Kazan (James Oliver Curwood)

Kazan est un roman animalier qui m'a replongée dans l'univers des lectures de mon enfance sans que je sois toutefois capable de me rappeler si je l'avais déjà lu...

Kazan est une force de la nature possédant les qualités de deux espèces animales. Avec un quart de loup et trois quarts de chien de traîneau, il est perpétuellement ballotté entre deux univers. D'un côté, le monde des hommes qu'il a longtemps côtoyé, de l'autre le wilde qui l'attire malgré lui.
Avec Louve grise, devenue sa compagne, il va traverser de nombreuses épreuves, braver le danger et risquer sa vie à plusieurs reprises.

Au-delà de cette histoire de chien-loup et de ses pérégrinations dans le grand nord canadien, on découvre un portrait étonnant des différentes espèces vivant dans cette région du globe. On perçoit l'amour de l'auteur pour cette nature sauvage et son amertume face à la cruauté des hommes. On sent bien que James Oliver Curwood connaît son sujet et raconte ce qu'il a vu et vécu. C'est d'ailleurs son talent de conteur qui m'a séduite et fait apprécier cette lecture dédiée à un jeune public.

Pour les amoureux de la nature, un classique de la littérature de jeunesse sur le thème du grand nord.

Hachette (collection Le livre de poche jeunesse) - 287 pages

dimanche 6 janvier 2008

Un gros bobard et autres racontars (Jorn Riel)

Ce recueil de nouvelles a été écrit après La vierge froide et autres racontars ; il est construit sur le même principe, à mi-chemin entre roman et nouvelles. Il fait partie de la série des "racontars arctiques" (au nombre de sept me semble-t-il, à confirmer). J'ai retrouvé avec plaisir les personnages dont j'avais fait la connaissance ; il me sont maintenant devenus familiers, et j'ai presque l'impression d'appartenir à leur famille ! J'ai une affection toute particulière pour Valfred, dont la majeure partie de l'emploi du temps est consacrée à dormir !  J'aime la façon qu'a Jorn Riel de faire dialoguer ses personnages ; un franc-parler sans retenue, sans pudeur, mais jamais vulgaire. C'est drôle, complètement loufoque, on se demande où l'auteur trouve de telles idées ! J'ai beaucoup apprécié cette lecture, tout comme j'avais apprécié La vierge froide et autres racontars et je vous recommande donc Un gros bobard et autres racontars. Je vais m'arrêter là pour là pour les racontars, mais probablement lirai-je les autres volumes de cette série un jour. J'ai maintenant envie de découvrir le reste de l'oeuvre de Jorn Riel. Affaire à suivre...

Gaïa Editions (collection 10/18 Domaine étranger) - 152 pages

mardi 1 janvier 2008

La vierge froide et autres racontars (Jorn Riel)

La vierge froide et autres racontars est une lecture à la fois dépaysante et hilarante. La particularité de ce recueil est de présenter dix nouvelles connectées les unes aux autres par les personnages dont elles racontent des tranches de vie.
Ces histoires se passent sur la côte nord-est du Groenland. Sur cette terre inhospitalière, des hommes - des trappeurs - partagent la même aventure de la survie dans le grand froid. Des destins liés, des rêves fous et inavoués, des désirs, des angoisses, des obsessions... on ne ressort pas indemne de plusieurs mois passés sur la banquise. Ces récits de fiction sont inspirés du vécu de Jorn Riel qui a cotoyé Paul-Emile Victor. On y découvre les difficiles conditions de vie de ces hommes au travers du regard cynique et humoristique de l'auteur ; un humour décalé, comme j'aime. On se prend d'affection pour ces personnages déjantés mais tellement sympathiques et humains. Au début de l'ouvrage une carte de la région avec les noms des différents personnages nous permet de visualiser les aventures qui nous sont contées.

Je crois bien que c'est mon premier contact avec la littérature scandinave et je dois dire que j'ai complètement accroché avec le style d'écriture de Jorn Riel. Je compte bien découvrir le reste de son oeuvre.

Lu dans la cadre du Blogoclub de lecture

Gaïa Editions (collection 10/18 Domaine étranger) - 157 pages

- page 1 de 2