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mardi 14 décembre 2010

Les trois petits cochons (Marion Billet)

Vous connaissez certainement la célèbre histoire des Trois petits cochons, mais avez-vous testé cette édition en format pop-up ? 
Mon petit matelot l'a fait pour vous et ne lâche plus son livre.

Cet album se présente comme un coffret avec une planche dans laquelle sont encastrés les personnages du conte et quatre décors pour raconter l'histoire.

Plus qu'un simple livre pop-up dont on déploie et admire les pages, cet album est véritablement interactif et les différents décors regorgent de surprises. L'enfant peut ainsi ouvrir des placards et des portes, relever le courrier dans la boîte aux lettres, installer ses personnages pour une petite sieste dans un hamac ou un rocking chair, ou encore faire passer le loup par la cheminée avant d'y allumer le feu !


Côté pratique, cet ouvrage a été astucieusement pensé. Des élastiques permettent de maintenir en place les différents décors pour éviter qu'ils ne se soulèvent pendant la manipulation, les personnages possèdent chacun un pied qui leur permet de tenir debout pendant que les petites mains sont occupées ailleurs et peuvent être ensuite rangés dans la planche prévue à cet effet.

Côté esthétique c'est un vrai plaisir pour les yeux. Ça pétille de couleurs, le style graphique de Marion Billet colle parfaitement avec cet univers enfantin, c'est frais et joli. 

Cet album est un double coup de coeur, à la fois pour mon matelot qui a déjà passé des heures à faire son petit théâtre et pour la maman que je suis qui s'émerveille de le voir jouer si sagement !
Un album à utiliser avec l'adulte pour lire l'histoire ou alors par l'enfant seul qui s'invente les siennes.  
Une idée de cadeau pour les jeunes enfants à glisser dans la hotte du Père-Noël. Succès garanti !


Un coup de coeur aussi pour Lilibook


Tourbillon (Mon petit théâtre des contes)
Octobre 2010

mardi 7 décembre 2010

Harry Potter T7 ~ Harry Potter et les reliques de la mort (J. K. Rowling)

Je réédite ce billet initialement publié le 7 décembre 2007 (il y a donc trois ans pile jour pour jour, que le temps file vite !) pour le compléter avec mon avis sur le film qui vient de sortir en salle.

Il s'agit donc du premier volet puisque le septième et dernier tome de la série sera adapté au cinéma en deux parties. Le premier film est donc sorti au cinéma le 24 novembre dernier et est encore projeté dans de nombreuses salles à l'heure où j'écris ces lignes. Le second sortira le 13 juillet 2011.
En 2D ou en 3D ? Là est la question, puisque l'on nous annonçait partout que ce nouveau film sortirait en 3D, or il n'en est rien. Il se peut que l'on bénéficie de ce "bonus" pour la seconde partie, tout dépendra de la production. Bon, ceci dit, je ne cours pas après la 3D et je pense honnêtement que ce film ne s'y prêtait pas.
Autre mystère, la durée du film annoncée dans les salles et dans la presse est de 2h25min, or la version que j'ai vue n'a pas dépassé de beaucoup les 2h.... Une explication ?

Les bandes annonces que j'avais vues me faisaient littéralement baver, promettant de superbes scènes à sensation, des paysages grandioses... Or il semblerait que la plupart de ces images à couper le souffle proviennent du second film.
Non pas que ce premier volet soit nul, loin de là. Mais, parce qu'il y a un mais, il y manque un je-ne-sais-quoi pour me séduire totalement. 
Et parce que j'ai adoré la série, que j'ai énormément aimé les deux premiers films qui en ont été tirés, que depuis le cinquième film je ressors à chaque fois du cinéma en me disant qu'il manque cette étincelle magique, je vais encore me montrer critique face à ce septième film.

Je crois que ce qui m'a le plus dérangée, c'est la présence "physique" de Voldemort. Dans les livres, bien qu'on le croise à plusieurs reprises, sa présence est davantage suggérée, comme une sorte de halo sombre qui pèse sur les autres personnages. Dès le départ c'est "celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom", celui qui terrorise l'ensemble de la communauté magique. Il incarne le mystère, il est inaccessible. Bref, tout ceci pour dire que le voir quasiment d'entrée de jeu dans le film m'a un peu gênée. Et même si les scènes où il apparaît sont plutôt fidèles au livre, il n'en demeure pas moins qu'il est présenté de façon trop directe à mon goût... 
Deuxième point négatif, le rythme de l'histoire. Il faut dire que c'était une vraie gageure que de tourner en film ce dernier roman de la saga car dans la première partie il n'y a que très peu de scènes d'action hormis celle du tout début. Or, ce qui dans l'écriture est passionnant devient presque ennuyeux au cinéma. J'entendais l'autre jour une chroniqueuse à la radio dire qu'elle en avait assez de voir Harry, Hermione et Ron faire du camping durant tout le film.... Le trait est peut-être exagéré, mais il y a de ça... 
Et puis ça manque de gaieté, ou plus exactement de magie. Mais ce ce côté-là, on ne peut guère blâmer le réalisateur car depuis la fin du quatrième tome la saga Harry Potter a définitivement basculé du côté obscur de la force et la fin n'a rien à voir avec le côté enfantin des tous premiers tomes. Du coup au cinéma, ça donne un univers gris-bleuté qui au bout d'un moment vous file un peu le bourdon. Mais, à l'image de l'affiche que je trouve superbe, c'est très esthétique, on ne peut pas dire le contraire. En réalité, il m'a manqué tous les petits détails présents dans les livres qui nous rappellent à chaque instant que l'on est plongé dans un monde magique...
Comme les fois précédentes j'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs de manière générale et en particulier celui d'Hermione et Ron (la scène où ce dernier revient vers Harry et Hermione avec l'épée de Gryffondor dans la main et l'air niais au possible m'a rendue hilare). Mention spéciale pour Severus lors de la scène du début où il est filmé en gros plan alors qu'il arrive au manoir des Malefoy, il est juste magnifique dans son rôle !

Voilà, globalement c'est un film plutôt bien fait et assez fidèle à l'oeuvre originale, un bon moment de distraction, mais rien de transcendant. Cela dit, même si je ne suis pas enthousiasmée j'aime quand-même beaucoup retrouver Harry au cinéma et je serai bien entendu au rendez-vous l'été prochain.


Harry Potter et les reliques de la mort (Première partie), réalisé par David Yates, sorti au cinéma le 24 novembre 2010
Avec : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson...


* * * * * * * * * * * * * *


Septième et dernier tome de la saga Harry Potter. Un tome qui démarre sur les chapeaux de roue. Dès les premières pages, on entre directement dans l'action et les événements s'enchaînent les uns après les autres sans nous laisser de répit. Exit l'humour et l'atmosphère joyeuse des tous premiers volumes de la série ; à présent, le monde des sorciers est entré en guerre et chacun lutte pour sa survie. Harry est investi d'une mission qui lui (nous) semble impossible à remplir. Tout au long du livre, on va de rebondissement en rebondissement, retenant notre souffle, essayant d'imaginer la suite, sans jamais la deviner. Le récit regorge de détails (ayant avalé les pages, certaines choses m'avaient échappées et il m'a fallu revenir en arrière plus d'une fois) et renvoie à maintes reprises au passé, aux tomes précédents. Tout est lié, toutes les pièces du puzzle s'imbriquent les unes dans les autres et tout se tient, c'est à se demander comment l'auteur ne s'y est pas perdue elle-même !

Difficile de parler de Harry Potter et les reliques de la mort sans en dévoiler trop... C'est noir, très noir, mais plus que jamais l'amour et l'amitié sont présents, porteurs d'une force immense. Décidément, Harry  est finalement un garçon bien ordinaire si l'on considère ses pouvoirs magiques. Mais ce qui le rend extraordinaire c'est sa droiture et son courage, l'amour qu'il porte aux autres.


Bien sûr, ce récit de fiction n'est pas sans rappeler de terribles pages de notre histoire.
J'ai aimé obtenir enfin les réponses aux questions que je me posais, elles m'ont soulagée et confortée dans ce que je croyais depuis le début, mais chut ! je n'en dis pas plus ! J'ai aimé l'idée que la véritable force soit ailleurs que dans la magie et les pouvoirs extraordinaires, la fidélité des amis de Harry qui n'est plus si seul à présent, les retournements de situation au moment où on s'y attend le moins, la maturité du personnage de Harry, et le fait que pour la première fois l'histoire ne se déroule pas à Poudlard même si l'ambiance du château m'a tout de même manquée un peu... J'ai aimé les dernières trouvailles "magiques" comme le sac d'Hermione (je rêverais d'en avoir un comme celui-là !), la description des différents transplanages et la multitude d'astuces qui ponctuent le récit, notamment celles d'Hermione. J'ai été très légèrement déçue par l'épilogue, j'aurais voulu en savoir encore plus et j'ai trouvé qu'il manquait une intensité par rapport à l'ensemble du livre, c'était un peu "fade" à mon goût.

Voilà, j'ai enfin quitté (à regrets) le monde de Harry Potter et j'avoue que j'ai un peu de mal à redescendre sur terre, je suis encore imprégnée de cette atmosphère si particulière et j'aurais aimé y rester encore un peu. Il est certain que si J. K. Rowling publie un jour autre chose elle aura un lectorat acquis dont je fais partie. Je ne sais pas si l'on peut considérer cette oeuvre comme un chef d'oeuvre de la littérature, je n'ai pas assez de recul et d'expériences de lecture pour en juger, mais après tout, est-ce que le seul jugement valable d'une oeuvre n'est pas l'impression des lecteurs ? En ce qui me concerne, l'histoire d'Harry Potter restera dans ma mémoire comme une lecture qui m'a transportée d'une façon qui est unique.


Un extrait que j'aime particulièrement :

" Hermione avait à nouveau pris sa main et la serrait étroitement. Il ne pouvait la regarder mais il lui rendit son étreinte, respirant profondément, à grandes bouffées, l'air de la nuit, en essayant de se reprendre, de retrouver le contrôle de lui-même. Il aurait dû leur apporter quelque chose mais il n'y avait pas pensé et toutes les plantes du cimetière étaient gelées, sans feuilles. Hermione leva alors sa baguette, décrivit un cercle dans les airs et ils virent éclore devant eux une couronne de roses de Noël. Harry l'attrapa et la déposa sur la tombe de ses parents.
Dès qu'il se fut relevé, il voulut s'en aller. Il n'aurait pas supporté de rester ici un instant de plus. Il passa un bras autour des épaules d'Hermione qui le prit par la taille ; tous deux se tournèrent en silence et s'éloignèrent à travers la neige, passant devant la mère et la soeur de Dumbledore, puis revenant vers l'église assombrie et la porte étroite, pour l'instant hors de vue. "

Chapitre 16 ~ Godric's Hollow

Gallimard - 809 pages

mardi 23 novembre 2010

Les chroniques de MacKayla Lane T2 ~ Fièvre rouge (Karen Marie Moning)

J'avais beaucoup aimé pénétrer dans l'univers de Karen Marie Moning avec Fièvre noire et j'étais désireuse de lire la suite. 
Une suite, comme l'annonce le petit coeur accolé à la couverture de l'ouvrage, qui m'a enchantée. J'ai totalement succombé au charme incroyable de cette histoire. 
Un récit multiple avec du fantastique, de l'humour, des dialogues croustillants, des personnages hauts en couleurs, de l'action, un soupçon d'érotisme... J'ai testé tout cela pour vous et ne peux à présent que vous enjoindre à m'imiter et à découvrir de toute urgence cette excellente série.
J'ai tout simplement adoré, dévoré ces pages avec avidité, tourné la dernière avec le même sentiment de frustration qui m'avait envahi à la fin de Fièvre noire. L'auteur sait maintenir le suspense et ne ménage pas le lecteur qui, loin d'avoir répondu à toutes ses interrogations, en a de nouvelles. 
Pour sa peine, il verra tout de même évoluer les personnages ; une Mac moins lolita, plus mûre, transformée en véritable walkyrie, un Barrons insondable mais dont le potentiel de sexytude explose littéralement... 
Si vous aimez l'Irlande, la vraie, avec le brouillard et tout, si vous aimez les fées un peu particulières, si vous aimez les hommes ténébreux et mystérieux, si vous aimez les héroïnes malmenées, ce livre est fait pour vous !

Et pour achever de vous convaincre, si je n'ai pas été assez persuasive, des extraits :

" J'ai aimé, mademoiselle Lane, et même si cela ne vous regarde pas, sachez que j'ai perdu. Bien plus que vous ne pouvez l'imaginer. Je ne suis pas comme mes concurrents, et encore moins comme V'lane. Quant à mes érections, je vous rassure, elles n'ont rien d'occasionnel. "

" - Qu'avez-vous fait avec V'lane en Faery ? demanda Barrons d'un ton trop désinvolte pour êre honnête. "

" Qu'il fût bon ou mauvais, qu'il eût raison ou tort, il était un phare dans ma nuit. "

" - Allez au diable, péronnelle !
- J'y suis déjà, merci ! Grâce à vous, ma vie est devenue un enfer !
- Serait-ce ma présence qui vous enflamme, mademoiselle Lane ? "

Lu aussi par : Sandy, Mlle Pointillés, Clarabel, Pimpi

Titre original : Bloodfever
Traduit de l'américain par Cécile Desthuilliers
J'ai lu, 440 pages, 2010 pour l'édition française, 2007 pour l'édition originale

dimanche 24 octobre 2010

Azilis T3 ~ Le sortilège du vent (Valérie Guinot)

Troisième (et dernier) tome d'Azilis et troisième coup de coeur.

Que dire que je n'ai déjà dit sur cette série que j'aime d'amour ? Comment vous convaincre de vous ruer en librairie pour acquérir le premier tome et commencer à le lire ? 

Le sortilège du vent est court, bien trop court. Et en même temps si dense. On y retrouve toutes les qualités des deux premiers tomes. Le souffle épique du début qui ne mollit pas, les valeurs de courage, d'amitié et d'amour exacerbées. Et le voile de légendes qui s'infiltre dans l'histoire pour finir par l'envelopper.

L'histoire d'Azilis relève également dans une certaine mesure du parcours initiatique. Les personnages dont j'ai fait la connaissance dans L'épée de la liberté ont considérablement évolué, changé. Chacun est allé à la rencontre de sa destinée, certaines plus douces que d'autres. Je ne les aime pas tous, mais je me suis attachée à plusieurs d'entre eux. Il y a bien sûr Azilis, celle qui a sans doute le plus souffert à cause des épreuves qu'elle a subies. Elle n'a que 16 ans à peine au début de l'histoire, et pourtant malgré son jeune âge, elle fait preuve d'une incroyable force morale. J'ai aussi une affection toute particulière pour Caius, son frère aîné. Guerrier courageux et fidèle en amitié, il n'est cependant pas exempt de défauts et c'est précisément sa nature bouillonnante qui fait tout son charme. Kian est indéniablement le potentiel masculin du roman, mais hélas il est peu présent dans ce dernier volet. Heureusement, chacune de ses apparitions compense son absence prolongée ! Enfin il y a les personnages que je qualifierais de "secondaires" mais qui ont toute leur importance : Ninian, le jumeau d'Azilis, Enid, devenue servante d'Azilis et puis la sorcière Rhiannon que l'on retrouve avec plaisir dans ce troisième tome. J'allais oublier de parler du fameux Myrddin... Il faut dire que je ne l'aime guère celui-là. Perfide, calculateur, ensorceleur et... terriblement séduisant. Il a beau m'être profondément antipathique (dès le départ j'ai eu un faible pour Kian), force est de reconnaître son charisme auquel personne n'est insensible.

Dans ce dernier opus, la légende prend davantage de place dans l'histoire. J'ai adoré la façon dont l'auteur s'empare de la dualité du personnage d'Azilis. Le sortilège du vent permet enfin de démêler les fils des tomes précédents et tout prend sens. 
Il faut tout de même que je confesse que j'ai attendu pendant près de quatre cents pages de savoir si Azilis allait retrouver le ténébreux Kian. Non pas que le reste soit inintéressant, loin de là, mais bon, je voulais savoir qui de Myrddin ou de Kian allait gagner le coeur de notre belle romaine. Or l'issue de l'histoire est assez surprenante même si parfaitement logique quand on y songe. 

Une série brillante, maîtrisée de bout en bout par Valérie Guinot. Et me voici de nouveau en mode sevrage après avoir quitté cette époque, ces lieux, ces personnages que j'ai côtoyé le temps de quelques heures...  



Des extraits :

" - Parce que tu penses que j'ai une chance de reconquérir Kian ? 
- Et bien... Oui. De cela aussi je suis certaine. Bien que je ne puisse me fier qu'à mon instinct pour l'affirmer...
- Et ton instinct est fiable, murmura Niniane. Je l'ai maintes fois vérifié. "

" Sa main glissa le long du dos d'Azilis. Elle frissonna, la peau parcourue de mille étincelles. Elle retint son souffle, fouettant sa volonté pour renforcer le mur qu'elle avait dressé entre elle et lui. "

" Il luttait contre une angoisse sourde, animale, qui se dépliait en lui comme un serpent prêt à bondir. Il n'était pas superstitieux, croyait en Dieu par habitude plus que par conviction. Cette fois, il sentait la présence d'une puissance immatérielle et la peau de ses bras se hérissait de peur. "

" Ils ne s'embrassèrent que plus tard. Un long baiser qui s'égrena jusqu'à l'aube. "

"  La douleur des âmes était plus difficile à soigner que la douleur des corps. "

" L'espace de ce minuscule instant, elle vit qu'il avait maigri, que son bras était bandé, qu'il portait un torque d'or, qu'il était plus beau que jamais. "


Rageot, 402 pages, octobre 2010

samedi 2 octobre 2010

The summer I turned pretty T1 ~ L'été où je suis devenue jolie (Jenny Han)

Voilà typiquement le genre de roman que je mettrais dans ma liste "doudouthérapie". C'est sucré mais sans guimauve, c'est doux comme un bonbon, chaud comme le sable de plage en été.... Tout m'a plu dans L'été où je suis devenue jolie. La couverture qui promet une belle histoire, l'écriture délicate, l'histoire si touchante, les personnages attachants... 

Un roman-doudou donc, qui m'a fait voyager dans le temps, m'a renvoyée aux étés de mon adolescence... Les premiers émois amoureux, l'amitié indéfectible, la maison de vacances qu'on retrouve chaque été, les bains de minuit... C'est un ensemble de détails, de moments précieux qui s'ajoutent les uns aux autres année après année depuis que Belly est enfant. Des instants qu'elle se remémore alors qu'elle est de retour dans la maison au bord de la plage l'été de ses seize ans. Aux côté de sa mère, son frère Stevens, Susannah l'amie de sa mère et ses deux fils Conrad et Jeremiah, la vie semble parfaite, et pourtant cette année-là elle va être chamboulée.

Il y a dans ce roman une atmosphère incroyable qui m'a happée dès les premières lignes. C'est tellement douillet qu'on aimerait s'y lover. Pourtant l'histoire n'est pas totalement légère, il y a aussi le chagrin et les doutes qui rôdent, la douleur de grandir... mais malgré cette tristesse qui surgit parfois c'est un livre terriblement réconfortant. Un mélange de fraîcheur et de magie, celle de ces instants fugaces mais qui marquent durablement.

A lire en été ou pas, pour se changer les idées, pour un moment de bonheur...

Et bien sûr je me suis plongée dans la suite puisqu'il s'agit d'une trilogie !

Merci pour cette belle découverte Clarabel !

Lael l'a lu aussi 

Titre original : The summer I turned pretty
Traduit de l'anglais par Alice Delarbre
Albin Michel (Wiz), 301 pages, 2009 pour l'édition originale, 2010 pour l'édition française

mardi 28 septembre 2010

Comment se débarrasser d'un vampire amoureux (Beth Fantaskey)

J'ai passé une partie de la journée avec ce délicieux roman et je n'ai pas vu les heures passer ! Hélas, c'était bien trop court. D'un autre côté, pour une fois il ne s'agit pas d'une série à rallonge...
Encore un roman destiné aux "young adults", avec toutes ces lectures, je vais rester éternellement jeune, à 60 ans je serai revenue à mes premières amours, la bibliothèque rose ! Bon, plaisanterie mise à part j'ai été très agréablement surprise par Comment se débarrasser d'un vampire amoureux. Clarabel disait dans son billet qu'il colle aux doigts, et c'est exactement ça. Une fois ouvert, difficile de le reposer, c'est le page turner par excellence, le genre de bouquin à ne surtout pas ouvrir avant d'aller se coucher sous peine de passer une nuit blanche. En revanche, ce sera un merveilleux allié pour les courageux qui feront un marathon de lecture de 24h !

Ce roman est donc un véritable coup de coeur même si je dois confesser que j'ai moins aimé la dernière partie du livre que j'ai trouvé un peu vite expédiée.
Ce qui est étonnant, c'est que l'histoire démarre sur un ton très léger avec un humour omniprésent, puis d'un coup dans le dernier tiers du livre on bascule du côté obscur de la force et c'est de suite beaucoup moins drôle.

Jessica
est lycéenne, elle entame sa terminale. Alors qu'elle espérait mettre à profit cette dernière année au lycée pour s'épanouir et savourer davantage de liberté et d'indépendance, voilà Lucius qui débarque et lui colle aux basques. Le jeune homme se prétend vampire et prince roumain, pire encore, il est censé être son fiancé, promis depuis la naissance. Un cauchemar pour Jessica qui subit sa cour et n'est nullement sensible à ses charmes alors que la gent féminine se pâme devant lui. Il faut dire aussi que malgré ses efforts pour s'adapter à la culture américaine, Lucius a des allures de gentleman d'un autre temps qui sont parfois embarrassantes pour la jeune femme.
Bien entendu la belle changera d'avis, cela on n'en doutait pas une seconde, mais quand elle découvre enfin la nature de ses véritables sentiments, il est trop tard.
Et là, l'histoire prend une tournure inattendue et ma foi, fort intéressante. On sent que le Lucius a souffert dans sa prime jeunesse et que son côté sombre menace de resurgir à tout instant. Malheureusement, et c'est ce que je déplorais en préambule de ce billet, cet aspect n'est traité que de façon superficielle, l'histoire survole rapidement les choses pour conduire le lecteur au dénouement là où j'attendais davantage de développements.

On pouvait craindre une énième histoire d'amour mettant en scène le vampire mâle dans toute sa splendeur, mais malgré une intrigue sans grande originalité, Comment se débarrasser d'un vampire amoureux est un roman qui lit d'une traite et procure un très agréable moment.
Inutile d'ajouter que le personnage de Lucius n'est pas étranger à mon engouement pour ce roman, si ?! Encore un nom à ajouter à la (déjà) longue liste des potentiels masculins rencontrés dans mes lectures de ces derniers mois. Le jeune homme est beau et élégant, mais surtout il a un humour incroyable et le regard qu'il porte sur la société américaine moderne est proprement hilarant...

Titre original : Jessica's guide to dating on the dark side
Traduit de l'anglais par Elsa Ganem
Le Masque, 412 pages, 2008 pour l'édition originale et 2009 pour l'édition française

mardi 7 septembre 2010

Joker (Susie Morgenstern)

Voici un roman de jeunesse tout-à-fait charmant à lire en cette période de rentrée des classes

Hubert Noël est un maître d'école pas comme les autres.
Le jour de la rentrée, il offre à chaque élève de la classe de CM2 un jeu de cartes constitué uniquement de jokers.

Un joker pour une récré interminable
Un joker pour allonger les vacances
Un joker pour ne pas écouter la leçon...

Une histoire sur l'école, mais pas seulement. Susie Morgenstern nous y parle de la beauté de la vie, de l'importance de saisir sa chance quand elle est là. C'est un peu le carpe diem du Cercle des poètes disparus en version jeunesse.

Un texte tout en tendresse, drôle et émouvant à la fois. 

Comme une enfant je me suis surprise à inventer mes propres jokers... 

C'est la première fois que je lisais un roman de Susie Morgenstern, inutile de vous dire que je compte bien poursuivre la découverte.


Ecole des loisirs (Mouche), 61 pages, 1999

vendredi 3 septembre 2010

The hunger games T3 ~ Mockingjay (Suzanne Collins)

Je l'attendais, ce dernier tome de la trilogie The hunger games. Les deux premiers m'avaient hypnotisée, donné une claque. C'était une caresse. J'ai tourné la dernière page il y a un peu moins d'une heure et je me disais que je serais incapable d'en parler ici. Comme toujours, mes émotions dominent. Du coup j'ai eu envie d'exprimer à chaud ce que j'ai ressenti.

Au tout départ, je me suis jetée à corps perdu dans le livre, avec l'intention d'en finir vite, pensant que j'allais avaler ce dernier tome comme ses prédécesseurs. Seulement, parvenue au tiers de ma lecture, j'ai eu besoin d'air, sensation d'étouffer. Le ton était donné dès les premières pages et rien n'irait en s'arrangeant. J'ai eu du mal à accepter la tournure que prenaient les événements, cherchant désespérément une note d'espoir. 
On m'avait dit qu'il fallait oublier les Team Gale et Team Peeta, oublier le passé, mais pour quel avenir ?

Mockingjay n'est plus l'histoire qui m'avait tenue en haleine, celle des Hunger games, celle de cette société régie par un Capitole dictateur, celle de ces districts opprimés depuis tant d'années. Ce pourrait être l'histoire de n'importe quelle nation en guerre, un roman de fiction mais qui illustre avec précision et réalisme ce qu'est la véritable nature de l'être humain, les conflits, la violence... L'image n'est pas reluisante, elle peut même effrayer. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne faut pas mettre ce livre entre toutes les mains et préférer un moment où l'on est bien dans sa peau avant de s'y plonger. C'est sombre, très sombre, c'est sans appel, les événements s'enchaînent d'une manière qui semble inéluctable et l'on a le sentiment d'être dans une impasse. Mais une impasse truffée de pièges de toutes sortes. Je n'irai pas jusqu'à dire que les Hunger games étaient une promenade de santé à côté, n'exagérons rien, mais Suzanne Collins a véritablement changé de ton avec ce roman final. Les personnages sont brisés, à la fois physiquement et moralement, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Disparus les points de repère, nous somme à présent au coeur de l'histoire. Exit les "jeux", maintenant on s'entretue pour de vrai. 

Alors certes, je me suis sentie trahie, j'ai eu un goût amer dans la bouche en tournant les pages, j'ai regretté les morts. Puis après avoir reposé quelques temps Mockingjay histoire de reprendre mon souffle, j'ai terminé cette histoire en cessant de résister, en acceptant de me laisser porter et de suivre l'auteure où elle voulait m'emmener. Malgré tout, l'instinct a repris le dessus à certains moments et j'ai de nombreuses fois eu envie de lutter de nouveau. Parce que je ne pouvais pas supporter de voir disparaître ces personnages auxquels je m'étais attachée, parce que j'estimais qu'ils avaient eu leur lot de souffrance, qu'ils méritaient un peu de répit. Trop souvent je me suis plainte de ces auteurs consensuels qui protègent leurs héros de papier et répugnent à les faire disparaître. Suzanne Collins n'appartient pas à cette catégorie-là. Elle ose malmener ses personnages au-delà de l'imaginable, elle n'a pas peur de briser le lecteur. 

A celles et ceux qui croyaient au happy end, qui imaginaient que le pire était resté dans l'arène des Hunger games, ils se trompaient, lourdement. Et moi avec.


Les billets de Cécile et Clarabel, mes camarades d'infortune...

Scholastic, 455 pages, août 2010


 * * * Par égard pour les lecteurs qui n'ont pas encore lu Mockingjay, merci de signaler lorsque il y a des spoilers dans votre commentaire, MERCI ! * * *

dimanche 27 juin 2010

Ma journée verte (Melanie Walsh)

Ce délicieux album était glissé dans le colis verdoyant de ma binomette préférée Lau, et fut lu à mes deux matelots le soir même. 

Voilà un album comme je les aime, avec de superbes dessins, une mise en page très gaie, avec des découpes, une police de caractères sympa, de la fantaisie, de la couleur, bref, du plaisir pour les yeux !

Ma journée verte aurait également pu s'intituler "mon premier livre vert", il s'adresse aux jeunes lecteurs auxquels il propose 10 petits gestes pour une journée respectueuse de l'environnement. Des conseils sans prétention, faciles à mettre en oeuvre avec les plus petits et surtout à comprendre. C'est clair, amusant et surtout c'est bon pour la planète. Et bien entendu, l'ouvrage est fabriqué en papier recyclé...

Rien à ajouter de plus, c'est un album réussi sur toute la ligne à offrir sans retenue.











Gallimard jeunesse, 2010 pour la traduction française, 2010 pour la version originale
Titre original : My green day ; 10 green things I can do today

mercredi 23 juin 2010

La quête d'Ewilan (Pierre Bottero)

Voilà maintenant un petit moment que j'ai tourné la dernière page de La quête d'Ewilan et il m'a fallu laisser reposer cette lecture avant de venir vous en parler. Quand je rédige un billet de lecture, je ne sais jamais à l'avance ce que je vais écrire, je me contente d'exprimer ce que j'ai ressenti, de façon totalement subjective. Parce qu'un livre, une oeuvre, ça se ressent avant tout, c'est une affaire de frissons en fin de compte...

La quête d'Ewilan est mon baptême avec Pierre Bottero, cet auteur que j'ai eu envie de découvrir après avoir lu autant d'éloges à son sujet quand la vie l'a quitté de manière brutale à la fin de l'année dernière.
J'ai donc commencé par la première de ses trilogies, tout en douceur, et je me suis laissée bercer par les mots. Le charme a opéré très vite. D'emblée j'ai su que j'allais aimer, et c'était bon de se sentir chez soi entre ces pages. J'aurais envie de vous dire que lire Bottero c'est un peu comme enfiler des charentaises, mais l'image est bien grossière alors que la plume du Monsieur est au contraire poétique. 

Je suis très émue en écrivant ces lignes car j'ai fait une vraie rencontre, l'une de celles qui font beaucoup de bien dans une vie de lecteur. C'est un coup de coeur, un coup de coeur d'émotion et totalement partial. Je ne crie pas au chef d'oeuvre, ce texte possède des faiblesses, mais il y a une véritable magie dans cette plume, un je-ne-sais-quoi qui m'a habitée. J'ai tellement aimé cet univers, le monde d'Ewilan, ce monde parallèle où rien n'est ordinaire, si éloigné du quotidien humain. 
On sent dans l'écriture de Pierre Bottero un véritable plaisir, une générosité incroyable. Comme c'est bon de se glisser parmi les personnages et de les accompagner dans leur quête. Ils sont tous attachants. Chacun d'eux possède une force qui lui est propre et je les ai tous aimés, à part peut-être Ewilan elle-même ! Et oui, l'héroïne m'a paru un peu fade à côté de ses partenaires d'aventure. Mention spéciale pour Salim, ce garçon si solaire et bon, et Ellana, cette jeune femme forte et mystérieuse. 
L'histoire en elle-même est assez prévisible finalement, mais c'est la façon dont l'auteur a su incarner cet univers qui est un pur bonheur. 

Mais je parle, je parle, et j'oublie l'essentiel, vous présenter cette fameuse quête d'Ewilan. Il s'agit donc de la première trilogie écrite par l'auteur, qui comprend dans l'ordre les tomes D'un monde à l'autre, Les frontières de glace et L'île du destin. L'éditeur Rageot a eu la merveilleuse idée de rééditer les trois titres en un volume unique relié et superbe qui comprend en prime des bonus qui raviront les fans. Cette série est donc une série de jeunesse qui s'inscrit dans le genre fantasy-merveilleux puisque l'histoire se déroule en majeure partie dans un monde parallèle au nôtre. Camille est une jeune fille adoptée par les Duciel, deux odieux personnages qui ne l'aiment pas. Heureusement elle a un ami, un vrai en la personne de Salim, son camarade de classe. Camille est âgée de seulement treize ans quand le récit démarre mais elle possède déjà une intelligence supérieure et une personnalité qui ne colle guère à celle d'une adolescente. C'est en faisant son premier pas sur le côté qui va la mener dans L'autre monde que la jeune fille devenue Ewilan va se réaliser pleinement et s'ouvrir à sa vraie vie.

Que dire de plus ? J'ai savouré chaque page, fait durer le plaisir le plus longtemps possible, mais la fin est arrivée malgré tout. J'ai une envie irrésistible de me jeter sur la suite pour replonger dans ce cocon douillet, mais je patienterai un peu pour apprécier pleinement. 
On parle souvent des séries anglophones pour la jeunesse, je peux vous dire que Bottero n'a pas à rougir dans ce domaine et qu'il a su inventer, créer un fabuleux monde qui vivra longtemps après sa disparition.
Humour, tendresse, magie, tous les ingrédients sont là et la recette est plus que réussie.


Mise en bouche...

p. 225 (D'un monde à l'autre)



Je dédie ce billet à Edelwe grâce à qui j'ai fait mon premier pas sur le côté. Merci, du fond du coeur.

Son billet sur La quête d'Ewilan. et celui de Coeurdechene



La quête d'Ewilan de Pierre Bottero, livre reçu dans le cadre d'un partenariat avec Alapage.

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Rageot - 805 pages

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