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mercredi 15 février 2017

Les petites reines (Clémentine Beauvais)

Couv_Les-petites-reines.jpgCoupDeCoeur2016.pngDepuis trois ans, Mireille Laplanche est élue Boudin d’Or de son lycée. Or, cette année, immense déception, elle n'obtient que la troisième place, Boudin de Bronze, derrière Hakima (Boudin d'Argent) et Astrid (Boudin d'Or). 
Les trois jeunes filles se rencontrent, et, par un concours de circonstances, décident de se lancer dans un projet un peu fou, celui de se rendre au palais de l'Elysée à Paris pour le 14 juillet à vélo... et en vendant du boudin !

Premier coup de cœur de cette année, Les petites reines confirme que, décidément, j'aime la plume de Clémentine Beauvais. Après Songe à la douceur, c'est donc le deuxième roman que je lis d'elle, et mon deuxième coup de cœur. Inutile de vous dire que j'ai bien l'intention de lire ses autres romans !

C'est un roman qui part d'une situation triste et écœurante, mais qui, curieusement, se révèle lumineux. A travers le personnage haut en couleur de Mireille, l'histoire, qui, au début, fait frémir, prend un tournant inattendu et drôle. L'auteur parvient à nous faire rire tout en dénonçant et en traitant un sujet grave. L'idée de départ est originale et donne l'impression au lecteur de découvrir un roman unique du genre, qui se démarque du lot.

Les petites reines, c'est un roman atypique et bourré d'humour, à la plume virevoltante. Un tourbillon de bonne humeur pour un thème sensible et sérieux.

Sarbacane (Exprim'), 270 pages, 2015

mercredi 7 décembre 2016

Songe à la douceur (Clémentine Beauvais)

71Qq4c92TOL.jpgCoupDeCoeur2016.pngRetour à la douceur avec cet OVNI littéraire, j'ai nommé Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais. On a beaucoup parlé de ce livre sur le net ces derniers temps, et pourtant lorsque je l'ai ouvert, je n'en savais pas grand-chose. 
A vous aussi, chers lecteurs, je voudrais offrir le luxe de découvrir ce texte sans trop en savoir. Sachez simplement que l'auteur s'est inspiré, pour l'écrire, du roman en vers d'Alexandre Pouchkine, Eugène Onéguine. Si vous ne connaissez pas ce dernier (ce qui était mon cas), cela n'a pas d'importance et ne vous empêchera pas d'apprécier Songe à la douceur. Il vous suffira de retenir qu'il est écrit, lui aussi, sous la forme d'un poème. Si je vous précise ceci, c'est parce que j'ai lu à plusieurs reprises qu'il s'agissait d'une histoire d'amour, ce que je trouve très réducteur. Si vous ouvrez ce livre en espérant une romance, vous serez déçus, car en réalité, ce roman va bien au-delà de la simple histoire d'amour. Il vous fera vivre une expérience de lecture différente, unique. 
Le commencer, c'est prendre le risque de se faire happer dès les premiers mots et de ne plus pouvoir s'en détacher.
Il m'est difficile d'exprimer ce que j'ai ressenti... la plume de Clémentine Beauvais est tout simplement magique, envoûtante. Les phrases s'enchaînent et nous emportent dans leur tourbillon. Impossible de leur échapper. 
Sublime.

Sarbacane (Exprim'), 237 pages, 2016