Mot-clé - ❤ Coups de coeur ❤

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 15 mars 2019

Si c'est un homme (Primo Levi)

9782367620329-001-T.jpegCoupDeCoeur2016.pngPrésentation de l'éditeur :
Durant la Seconde Guerre mondiale, Primo Levi, vingt-quatre ans, juif, lutte aux côtés des maquisards antifascistes du Piémont. Capturé en 1943, il se retrouve peu après à Auschwitz, où il demeurera plus d’un an avant d’être libéré par l’armée russe en janvier 1945. Au camp, il observe tout. Il se souviendra de tout, racontera tout : la promiscuité des blocks-dortoirs, les camarades qu’on y découvre à l’aube, morts de froid et de faim ; les humiliations et le travail quotidiens, sous les coups de trique des kapos ; les « sélections » périodiques où l’on sépare les malades des bien-portants pour les envoyer à la mort ; les pendaisons pour l’exemple ; les trains, bourrés de juifs et de tziganes, qu’on dirige dès leur arrivée vers les crématoires… Et pourtant, dans ce récit, la dignité la plus impressionnante ; aucune haine, aucun excès, aucune exploitation des souffrances personnelles, mais une réflexion morale sur la douleur, sublimée en une vision de la vie.

Comme pour tous les "grands" livres, ceux qui traitent de sujets importants, ceux qui sont intemporels et universels, il est extrêmement difficile d'en parler et encore davantage d'émettre un avis à leur sujet, au risque de les ternir un peu.
Je vais donc me contenter d'exprimer ici mes ressentis de lectrice, et la raison pour laquelle cette lecture a été un coup de cœur.

Ce que j'ai apprécié tout d'abord, c'est la qualité du témoignage en lui-même. Primo Levi retrace son année passée à Auschwitz un peu à la manière d'un journal et raconte absolument tout ce qu'il vit, ou peut voir. C'est donc un texte très riche en informations, et bien qu'ayant lu quelques livres sur le sujet, j'ai appris bien des choses avec Si c'est un homme.
Ensuite, ce qui m'a touchée, c'est le style adopté par l'auteur, simple, sans fioritures et surtout sans aucun pathos. Jamais un jugement, jamais de plaintes personnelles, et toujours un regard tout en pudeur et le plus objectif possible. Qu'un individu parvienne à se décentrer à ce point, à prendre une telle distance par rapport à une expérience si terrible, force l'admiration et le respect.
Enfin, ce qui m'a plu, si je puis dire, dans ce livre, c'est la position adoptée par l'auteur, qui nous fait parfois presque oublier qu'il fut la victime de ce qu'il raconte, tant il analyse la vie au camp de manière quasi scientifique. Plus qu'un témoignage sur son vécu au sein du camp, c'est une véritable analyse sociologique que nous propose Primo Levi. 
Un livre au contenu aussi terrifiant que passionnant, riche d'enseignements. Un livre nécessaire. 

Texte intégral lu par Raphaël Enthoven
Suivi de :
- Interview de Primo Levi par Philip Roth lue par Benoît Peeters
- Entretien inédit avec Raphaël Enthoven
Durée totale d'écoute : 7h35
Audiolib, 2015

Acheter Si c'est un homme sur Les Libraires.fr

(existe aussi au format poche en version papier)

vendredi 8 mars 2019

Le pacte des Marchombres (Pierre Bottero)

005348026.jpgCoupDeCoeur2016.pngMa découverte de la plume de Pierre Bottero remonte déjà à plusieurs années et pourtant je n'ai pas encore lu l'intégralité de ses romans, je savoure et je prends mon temps. 
Ayant lu les trois premiers tomes de l'adaptation BD du Pacte des Marchombres, je connaissais donc le début de l'histoire consacrée à Ellana, personnage rencontré dans La quête d'Ewilan. En réalité, les trois premiers volumes de la bande dessinée correspondent quasiment au premier roman, seule la toute fin de ce dernier n'y figure pas.
J'ai donc lu pratiquement l'intégralité de ce livre en en connaissant l'histoire. Et pourtant, bien que n'ayant donc pas eu l'effet de surprise, ce fut un coup de cœur.
Dans ce premier volet, il est question de l'enfance d'Ellana et du début de son apprentissage en tant que Marchombre. Lorsque le récit s'achève, Ellana n'a que quinze ans, et pourtant c'est déjà un personnage ultra charismatique et extraordinaire.
Une fois encore, Pierre Bottero m'a fait rêver et m'a mis des étoiles dans les yeux. L'histoire est belle, poétique, profonde, mais aussi drôle et rythmée. Bref, c'est un superbe premier tome qui m'a donné envie de me jeter sur la suite illico.

Le pacte des Marchombres #1 - Ellana
Rageot, 439 pages, 2017 pour la présente édition

Acheter Le pacte des Marchombres #1 sur Les Libraires.fr

005315050.jpgCoupDeCoeur2016.pngDans ce deuxième tome, Ellana achève son apprentissage auprès de son maître Jilano. Ce dernier lui confie une mission : escorter une caravane et s'assurer de son arrivée à bon port. Ellana va officier seule pour la première fois, sans son mentor, et elle va rencontrer maints obstacles.
Ce volume retrace le parcours initiatique de la jeune Marchombre. Avancer sur la voie n'est pas aisé et Ellana doit faire face à de nombreux doutes et questions. C'est très beau de la voir évoluer et forger petit à petit l'adulte que l'on rencontre dans La quête d'Ewilan. On comprend mieux à l'issue de ces deux premiers tomes comment elle est devenue ce personnage redoutable et mystérieux.
Encore un coup de cœur pour cette suite passionnante et enlevée qui se lit en un rien de temps.

Le pacte des Marchombres #2- Ellana, l'envol
Rageot, 474 pages, 2018 pour la présente édition

Acheter Le pacte des Marchombres #2 sur Les Libraires.fr

005315064.jpgCoupDeCoeur2016.pngDernier volet de la trilogie, bien plus long que les précédents, pour mon plus grand plaisir.
Grosse surprise, dans ce tome qui se déroule quelques années après le deuxième, on retrouve les personnages des Mondes d'Ewilan, puisque l'action se situe chronologiquement après Les tentacules du mal. Quel bonheur de retrouver tout ce petit monde ! Dès le début, Ellana est en fâcheuse posture, blessée à mort, elle se remémore les années et les événements passés de sa propre vie. Le lecteur remonte donc le temps pour découvrir ce qui est arrivé.
C'est bien simple, j'ai tout aimé dans cette fin. La construction du récit qui met en parallèle le temps présent avec Ellana et le passé. L'humour, toujours, avec une mention particulière pour le peuple des Petits qui sont des personnages formidables. L'action omniprésente et le côté roman d'aventure, on a une véritable quête, c'est haletant de bout en bout. Les messages à portée philosophique qui parsèment toute l'oeuvre de Bottero et sont fréquents dans ce tome-ci. La poésie de l'écriture, certains passages sont magnifiques. Et puis bien sûr, le fait de retrouver l'ensemble des personnages rencontrés dans les deux séries (Ewilan et Ellana), les voir réunis dans cette histoire était génial. La boucle est à présent bouclée, et je dois avouer que j'étais très émue de terminer cette histoire et de me dire que je quittais ces personnages pour de bon.
Superbe (et je ne parle pas des horribles couvertures choisies par l'éditeur, elles ne mettent malheureusement pas du tout en valeur cette histoire...).

Al-Jeit.
Perle de Gwendalavir.
La capitale de l'Empire était une cité féerique érigée au sommet d'un inexpugnable plateau rocheux jaillissant de la prairie. La vision de ce plateau, prodigieuse merveille minérale, aurait comblé le plus exigeant des esthètes si son imposante beauté n'avait été éclipsée par le faste de la cité qu'il supportait.
Tours graciles partant à l'assaut de l'azur, coupoles audacieuses, entrelacs de passerelles vertigineuses, flèches de jade ou d'argent, dômes de verre, Al-Jeit était un miracle de finesse et de force, de hardiesse et de légèreté qui liait le génie de ses créateurs à la beauté de l'absolu.

* * * 

La douleur infinie de celui qui reste,
Comme un pâle reflet de l'infini voyage
Qui attend celui qui part.

Le pacte des Marchombres #3- Ellana, la prophétie
Rageot, 474 pages, 2018 pour la présente édition

Acheter Le pacte des Marchombres #3 sur Les Libraires.fr

lundi 4 mars 2019

En nous beaucoup d'hommes respirent (Marie-Aude Murail)

005586680.jpgCoupDeCoeur2016.pngJ'ai mis beaucoup de temps à me plonger dans ce livre, je ne sais pour quelle raison. Pourtant, j'avais très envie de découvrir l'histoire de Marie-Aude Murail et celle de sa famille. Elle figure parmi mes écrivains préférés, j'ai quasiment aimé tous ses romans (ceux que j'ai lus !) et plusieurs d'entre eux ont été des coups de cœur. Quand on me demande un conseil de lecture, c'est souvent son nom que je cite. Bref, quand j'ai appris que ce titre sortait, j'étais impatiente, et finalement j'ai attendu bien longtemps avant de m'y plonger. Les voies du lecteur sont impénétrables...
Dans cet ouvrage, Marie-Aude Murail retrace donc son histoire familiale à partir de documents trouvés en vidant la maison de ses parents. Photos, correspondances et autres lui font remonter le temps et découvrir ou redécouvrir une famille pour le moins étonnante.
Tout au long de ma lecture, je me suis demandée pourquoi j'étais tellement happée par ce que je lisais, pourquoi un texte somme tout très personnel et portant sur de parfaits inconnus m'intéressait autant. Bien sûr, il y a mon attrait pour la plume de l'autrice, mais au-delà de ça, je crois que j'ai aimé ce livre pour son message universel. A travers cette sorte d'enquête familiale, Marie-Aude Murail explore les fondamentaux de l'existence, l'amour, les relations familiales, la séparation, le deuil. Et elle le fait presque avec candeur, de manière très naturelle et sincère, tout en conservant la pudeur nécessaire. Son regard singulier sur toutes ces choses confère une dimension particulière à ce journal intime.
J'ai plongé dans ces pages avec passion et j'ai passé un moment hors du temps, en apnée livresque, immergée dans la famille Murail. 
Un ouvrage remarquable, que l'on aime ou non l'oeuvre de Marie-Aude Murail.

L'iconoclaste, 440 pages, 2018

Acheter En nous beaucoup d'hommes respirent sur Les Libraires.fr

mercredi 27 février 2019

La vague des albums #142

006079592.jpg

J'ai fait connaissance il y a quelques temps déjà avec la belle plume d'Agnès Ledig. Jusqu'alors, je n'avais lu que ses romans, je la découvre pour la première fois dans un album.
Le cimetière des mots doux reprend la trame de son dernier ouvrage, Dans le murmure des feuilles qui dansent, et traite d'un sujet délicat, le deuil.
C'est l'histoire d'Annabelle (la fillette sur la couverture) qui va devoir faire face à la mort de son amoureux, Simon, atteint de leucémie. 
Frédéric Pillot et Agnès Ledig forment un magnifique tandem et abordent ce thème douloureux avec beaucoup de pudeur et de douceur.
Un superbe album qui peut aider à apprivoiser la mort et le deuil avec un enfant.

Le cimetière des mots doux
Agnès Ledig, Frédéric Pillot
Albin Michel Jeunesse, 2019

Acheter Le cimetière des mots doux sur Les Libraires.fr

9782372730723-200x303-1.jpg

Depuis quelques temps, je m'intéresse aux albums documentaires qui présentent des personnages historiques. Aux Editions des Eléphants, j'ai ainsi beaucoup aimé Rien n'arrête Sophie, et j'ai eu un coup de cœur pour le sublime Henry et la liberté
Cette fois, il s'agit d'un ouvrage qui présente non pas un mais plusieurs personnages, en l'occurrence des femmes, toutes à l'origine d'inventions qui sont toujours utilisées dans notre monde moderne.
Des couches jetables au lave-vaisselle en passant par le kevlar, une quinzaine d'inventions sont présentées, chacune sur une double page. La mise en page est aérée et dynamique, les illustrations pétillantes. Un petit bémol, mais je chipote : j'ai regretté que sur la quinzaine d'inventrices, treize soient américaines et deux européennes, pas de représentation des autres continents (cela dit, je suppose que ce n'est pas un choix délibéré et qu'il est sans doute compliqué de trouver des inventrices du monde entier aux siècles derniers). Pour autant, c'est un album très intéressant à lire. Moi qui aime toujours découvrir comment certains objets ont été inventés puis améliorés, j'ai été servie avec Les inventrices et leurs inventions !
Un documentaire esthétique qui ravira les petits (et grands !) curieux. 

Les inventrices et leurs inventions
Aitziber Lopez, Luciano Lozano
Les Editions des Eléphants, 2019

Acheter Les inventrices et leurs inventions sur Les Libraires.fr

005981040.jpg

CoupDeCoeur2016.pngHabituellement, je ne suis pas spécialement fan des documentaires animaliers illustrés avec des dessins, je préfère voir les animaux en photo.
Requins fait exception car j'ai eu un coup de cœur pour cet ouvrage que je trouve juste parfait. 
Bien sûr, il s'adresse aux lecteurs qui s'intéressent un minimum aux requins, si vous n'aimez pas ces bêtes, passez votre chemin ! Pour ma part, je me suis régalée, et j'ai appris quantité de choses au sujet de cette espèce. Parce que, mine de rien, bien qu'adressé à des enfants, ce documentaire est conçu avec beaucoup de rigueur scientifique. C'est un livre très riche, avec des textes explicatifs assez poussés sans être barbants (et donc accessibles aux plus jeunes). Les dessins sont jolis mais pas que, ils sont aussi très réalistes, raison pour laquelle je suis passée sur le fait que ce ne soit pas des photos ! Et puis il faut souligner la qualité générale du livre, son grand format, la mise en pages, tout est soigné dans la présentation et c'est très agréable pour les yeux.
Bref, un vrai bijou, une remarquable petite encyclopédie sur les squales.

Requins
Sarah Sheppard
L'école des loisirs, 2019

Acheter Requins sur Les Libraires.fr

9782940481514-200x303-1.jpg

Il n'est pas trop tard pour vous présenter cet album hivernal. La couverture donne le ton, c'est une histoire à lire emmitouflé sous un plaid en buvant un chocolat chaud. D'ailleurs cela tombe bien, car en fin d'ouvrage, on trouve justement la recette de chocolat chaud de Stína. En effet, notre héroïne n'aime pas le froid et passe tout l'hiver à l'abri en mode cocooning. Pour éviter d'avoir à mettre le nez dehors, et même d'ouvrir le réfrigérateur, elle invente des systèmes ingénieux. Sinon, le reste du temps, elle reste sous la couette ou elle tricote.
Le scénario est intrigant et bien construit, j'étais curieuse de découvrir la fin de l'histoire. L'aspect esthétique participe à l'originalité de cet album avec le style des illustrations et les couleurs choisies.
Une belle histoire parfaite pour l'hiver.

Stína , La fille qui avait peur du froid
Lani Yamamoto
Helvetiq, 2018

Acheter Stína sur Les Libraires.fr

vendredi 1 février 2019

Player One (Ernest Cline)

005369946.jpgCoupDeCoeur2016.pngEt voilà, premier coup de cœur de l'année !!! Une fois n'est pas coutume, j'ai lu ce roman après en avoir vu la (géniale) adaptation cinématographique réalisée par Steven Spielberg.
J'ai passé un tellement bon moment avec le film, que, naturellement, j'ai eu envie de lire le livre dont il était inspiré. Et inspiré est ici le terme qui convient, car en me plongeant dans Player One, j'ai rapidement compris que les deux histoires étaient sensiblement différentes. Finalement, tant mieux, car les deux médias se complètent et ce fut un vrai plaisir de découvrir le récit original.

Présentation de l'éditeur :

2044. La Terre est à l'agonie.
Comme la majeure partie de l'humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l'OASIS – un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante. Mais lorsque le fondateur de l'OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l'OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars !
Multinationales et geeks s'affrontent alors dans une quête épique, dont l'avenir du monde est l'enjeu. Que le meilleur gagne...

Alors, que dire de Player One ? Que je n'en ai pas vu passer les 600 et quelques pages, que je l'ai trouvé bien trop court, signe évident que j'ai adoré cette lecture. Pourtant je ne figure pas parmi le lectorat cible de cette histoire, car si j'appartiens à la génération des late seventies, je ne suis pas spécialement une adepte des jeux vidéos, et ce n'est pas un univers qui, a priori, m'attire plus que de raison. Alors, certes, j'ai quelques références malgré tout, j'ai joué un peu dans ma tendre jeunesse, mais je suis très loin d'être une fan du genre. Et pourtant, j'ai embarqué dans cette histoire à la vitesse grand V, que dis-je, j'ai été happée par le monde d'Ernest Cline, et je n'avais de cesse d'y retourner. L'OASIS est un univers virtuel proprement fascinant, que j'ai découvert avec émerveillement. Ce bouquin est une bombe, il vous emmène ailleurs, vous coupe du réel pour votre plus grand bonheur.
En sus de cette virtualité hypnotisante si bien rendue, Player One possède bien d'autre qualités.
Le rythme est soutenu, de la première à la dernière page, les actions s'enchaînent non-stop et l'on ne s'ennuie pas une seconde.
Le ton est souvent drôle, le regard cynique de Wade est assez jouissif.
Les personnages sont chouettes, j'ai en particulier beaucoup aimé la relation entre Wade et son meilleur pote Aech, leurs dialogues, les vannes qui fusent entre eux.
L'intrigue est bien menée, car mine de rien il y a quand-même un certain suspense dans ce livre.
Enfin et surtout, les multiples références à la culture pop des années 80 qui émaillent ce livre, en font toute sa richesse.

En résumé, Player One, c'est l'assurance d'un excellent moment de lecture et d'une plongée dans un monde parallèle et dépaysant.

Titre original : Ready Player One
Traduit de l'anglais par Arnaud Regnauld
Pocket  (SF), 612 pages, 2011 pour l'édition originale, 2013 pour la traduction française

Acheter Player One sur Les Libraires.fr

(existe aussi en grand format et en ebook)

vendredi 7 décembre 2018

Les mésaventures d'Emilien (Marie-Aude Murail)

CoupDeCoeur2016.pngCette série qui comporte sept tomes met en scène un adolescent, Emilien Pardini, qui vit seul avec sa mère.
Comme je trouve la présentation de l'éditeur parfaite, je lui cède la parole :

Émilien est tout maigre, il a un grand nez, une scoliose et de la tachycardie, il est romantique et moqueur, cossard et entreprenant, idéaliste et pragmatique, il est fils de fille mère et de chercheur de trésors, neveu d'artiste, frère de prématurée et futur père de quatre enfants, il est fou amoureux de Martine-Marie, il sait parler aux bébés, faire craquer les grandes, rassurer les parents, inquiéter les méchants, il adore dessiner, il fait les pires chaussons aux pommes du monde, vous allez avoir du mal à vous passer de lui.

Vous l'aurez compris, la série des Mésaventures d'Emilien est drôle, même très drôle, mais pas que. Marie-Aude Murail a injecté dans chacun de ces volumes tout son génie d'écrivain. 
Chaque tome est centré sur un épisode de la vie du héros, et les romans de la série sont très courts, ils se lisent en un rien de temps. Ils ont tous été réédités dans la collection Neuf (dédiée aux 9-12 ans) à L'école des loisirs, ce qui, à mon humble avis, est une erreur, car la série n'est pas accessible aux très jeunes lecteurs, il faut la réserver aux adolescents, voire aux adultes.
Le style est hautement addictif, on en apprend davantage sur Emilien au fur et à mesure que l'on progresse dans la découverte de la série et l'on a toujours envie d'y revenir. 
Moralité, si vous êtes passés à côté de cette vraie pépite, n'attendez plus pour faire connaissance avec Emilien.

9782211082600.jpg

Pour se payer le PC de ses rêves, Emilien décide de faire du baby-sitting. Le souci, c'est qu'il n'a aucune expérience en la matière, et que mentir pour se faire passer pour un as n'est pas forcément une bonne idée...
Le ton est donné dès ce premier tome, on fait la connaissance du personnage central de la série, et d'emblée, on s'attache à lui, comment pourrait-il en être autrement ?!
Le style est direct, sans fioritures, le ton est incisif mais avec toujours une pointe de douceur, bref, c'est un premier tome parfait.

T1 - Baby-sitter blues
L'école des loisirs (Neuf), 137 pages, 2016 pour la présente édition

Acheter Baby-sitter blues sur Les Libraires.fr

9782211082631.jpg

Comme la mère d'Emilien pense qu'il lui manque un modèle identificatoire masculin, elle décide d'envoyer ce dernier en vacances chez son oncle. Alors qu'Emilien commence à apprécier Marc, il est rappelé d'urgence à la maison. Son père, dont il ignorait l'existence, vient de mourir.
Avec ce deuxième volet de l'histoire, on creuse un peu dans la vie d'Emilien, et l'on découvre qui est son père, et surtout, quelle relation il entretient avec sa mère. 
Un tome fantaisiste et drôle, à l'image du précédent.

T2 - Le trésor de mon père
L'école des loisirs (Neuf), 165 pages, 2013pour la présente édition

Acheter Le trésor de mon père sur Les Libraires.fr

9782211082679.jpg

Tandis que sa mère fréquente un type qu'il n'aime pas, Emilien, de son côté, se lie d'amitié avec le nouveau de la classe. Jocelyn est un gars bizarre qui vit seul et a parfois des idées noires.
Troisième opus qui introduit des thématiques moins légères dans le récit. L'humour est présent, mais le ton est globalement plus "sérieux".
On s'attache davantage encore à Emilien dans Le clocher d'Abgall, en percevant ses qualités humaines.

T3 - Le clocher d'Abgall
L'école des loisirs (Neuf), 135 pages, 2006 pour la présente édition

Acheter Le clocher d'Abgall sur Les Libraires.fr

9782211082693.jpg

Cet été-là, Emilien est moniteur de colo dans un centre "pittoresque" (selon la directrice).
Les rapports avec les autres jeunes moniteurs sont compliqués, pour ne pas dire mauvais, les enfants sont difficiles... bref, Emilien tente de tirer son épingle du jeu, mais il galère.
Dès les premières pages, c'est rock'n roll, le rythme est plus enlevé encore que dans les tomes précédents, et on passe par toute une palette d'émotions diverses, allant de l'empathie à la tristesse, en passant par l'incrédulité.
L'autrice frappe fort avec Au bonheur des larmes, c'est un roman prenant.

T4- Au bonheur des larmes
L'école des loisirs (Neuf), 114 pages, 2015pour la présente édition

Acheter Au bonheur des larmes sur Les Libraires.fr

000517259.jpg

Dans ce tome des plus rocambolesques, on apprend que Martine-Marie a déménagé à Londres avec ses parents et qu'elle manque cruellement à notre héros. D'un autre côté, la mère d'Emilien semble entretenir une relation avec un type qu'il ne peut déjà pas supporter rien qu'en écoutant les messages que ce dernier laisse quotidiennement sur le répondeur téléphonique...
Emilien peut se montrer machiavélique lorsqu'il a une idée derrière la tête, et se comporte en dictateur avec sa mère. Encore une fois, la relation mère-fils est ultra émouvante et n'en rend Emilien que plus attachant.
Un superbe tome.

T5 - Un séducteur-né
L'école des loisirs (Neuf), 116 pages, 2015 pour la présente édition

Acheter Un séducteur-né sur Les Libraires.fr

000602281.jpg

De toute la série, celui-ci est probablement mon préféré. Il m'a fait passer un moment de lecture intense et vivre un panel complet d'émotions, allant du sourire au rire en passant par la tristesse. Comment l'autrice, en si peu de pages, et dans une langue simple, parvient-elle à emporter le lecteur à ce point ? A chaque nouvelle lecture, son talent me saute aux yeux avec une force toujours renouvelée. 
Dans cet opus, nous retrouvons Emilien dans une une situation peu joyeuse, entre les difficultés financières de sa mère, l'absence de sa petite amie et son désintéressement pour les cours au lycée. Heureusement, une vieille voisine va lui faire découvrir les romances de Barbara Cartland, un baume au coeur en ces temps troublés !
Je le disais en préambule, un tome encore plus riche en émotions que les précédents, et une série qui ne faiblit nullement. 

T6 - Sans sucre, merci
L'école des loisirs (Neuf), 165 pages, 2006 pour la présente édition

Acheter Sans sucre, merci sur Les Libraires.fr

000555711.jpg

Dernier tome, petit pincement au cœur au moment de le refermer. Un tome qui clôt cette saga en douceur, avec, toujours cette même verve dans l'écriture et les paroles d'Emilien.
L'impression d'avoir fait un bout de chemin aux côtés d'un personnage réel et pas seulement de papier, m'être attachée à lui et à son histoire.
Une merveilleuse série, une de mes plus belles découvertes livresques de l'année.

T7 -  Nos amours ne vont pas si mal
L'école des loisirs (Neuf), 137 pages, 2006 pour la présente édition

Acheter Nos amours ne vont pas si mal sur Les Libraires.fr

mercredi 31 octobre 2018

La vague des albums #137

81hE5UWAwTL.jpg

CoupDeCoeur2016.pngPour se mettre dans l'ambiance automnale, commençons par ce titre, un petit livre, mais un grand coup de coeur. 
Minusculette, c'est le personnage féminin présent sur la couverture, sorte de petite fée. Cet album est la quatrième aventure dans laquelle on la retrouve, même si pour moi, c'était la première !
Dans cette histoire, Minusculette va aider Maurice, un petit muscardin qui s'est perdu dans la forêt.
Quelle jolie lecture ! Les dessins de Christine Davenier sont enchanteurs, on y retrouve les couleurs chaleureuses de l'automne et l'atmosphère propre à cette saison. Le récit est doux mais pas gnangnan, il aborde des notions fortes comme l'entraide ou l'amitié.
Un superbe livre à offrir aux plus jeunes et à leur lire, pour s'émerveiller avec eux.

Minusculette en automne
Kimiko, Christine Davenier
L'école des loisirs (Loulou & Cie), 2018

Acheter Minusculette en automne sur Les Libraires.fr

005538045.jpg

Restons dans la douceur avec cet album délicieux qui fera gentiment frissonner les lecteurs en herbe. 
C'est l'heure du coucher et de l'histoire. A la demande de ses rejetons, papa grenouille lit avec une grosse voix. Mais rapidement, les enfants inquiets demandent à leur père de changer de ton...
On retrouve dans cet ouvrage le style caractéristique d'Emile Jadoul, tendre et drôle à la fois.
Une histoire toute mignonne pour se faire (un peu) peur !

Une histoire à grosse voix
Emile Jadoul
L'école des loisirs (Pastel), 2018

Acheter Une histoire à grosse voix sur Les Libraires.fr

91QtKTmtJOL.jpg

Nouvel album de Catharina Valckx et nouvelle aventure de Billy, je ne pouvais pas manquer cela ! Ici, Billy cherche un trésor, comme l'indique le titre. Pour mener à bien sa quête, il est aidé de son ami Jean-Claude et d'une carte au trésor. 
C'est un vrai plaisir de retrouver les deux acolytes dans une histoire inédite. L'autrice a vraiment su créer un univers qui lui est propre autour de ce personnage attachant. Les dessins sont toujours aussi adorables. 
Un rendez-vous à ne pas manquer.

Billy cherche un trésor
Catharina Valckx
L'école des loisirs, 2018

Acheter Billy cherche un trésor sur Les Libraires.fr

005638965.jpg

Passons à un album entre histoire et documentaire, destiné à expliquer les caractéristiques de la famille des félins.
Le petit chat Simon est persuadé d'appartenir à ce groupe, mais le lion, le puma, le tigre, la panthère et le guépard ne sont pas du même avis. S'ensuit alors une longue listes de contre-arguments tendant à prouver que Simon n'est pas un félin...
J'ai trouvé très sympa et originale l'idée d'aborder ce thème sous la forme d'une histoire drôle. 
L'humour passe à la fois par le texte et par les dessins emplis de malice. Le regard de Simon, entre autres, est assez désopilant !
Une bonne pioche !

La grande famille
Galia Bernstein
Nathan, 2018

Acheter La grande famille sur Les Libraires.fr

005538028.jpg

Je crois n'avoir encore jamais présenté ici d'autres albums de cette série pourtant excellente. Le principe : dans chaque nouvelle histoire, s'installe un dialogue entre le loup et des enfants (que le lecteur ne voit pas).
Ici en l'occurrence, le loup est attiré par le bruit qu'ils font. Son arrivée suscite bien des émotions, et pour pouvoir le faire partir, il va falloir faire moins de bruit !
J'adore le concept et les dessins irrésistibles d'Alex Sanders.
Un must qui a toujours énormément de succès auprès des enfants !

Pas trop de bruit !
Alex Sanders
L'école des loisirs (Loulou & Cie), 2018

Acheter Pas trop de bruit !sur Les Libraires.fr

lundi 29 octobre 2018

Simple (Marie-Aude Murail)

003498384.jpgCoupDeCoeur2016.pngEt hop ! Deuxième coup de cœur d'affilée pour un roman de Marie-Aude Murail ! Quand je disais qu'elle a de l'or dans son stylo !

De tous les romans que j'ai lus d'elle, Simple est sans doute celui dont le sujet est le plus difficile. Et pourtant, elle parvient encore à nous faire rire tout au long du livre.

Simple, c'est le pseudonyme d'un jeune homme (dont j'ai oublié le véritable prénom !) de vingt-deux ans, déficient mental. Sur la couverture, c'est Monsieur Pinpin, son doudou et complice de ses (nombreuses) bêtises. Simple vit avec son frère cadet Kléber, pas encore majeur. Le hic, c'est que lorsque Kléber se rend au lycée, Simple est livré à lui-même. La situation devient alors très compliquée à gérer. Mais Kléber est bien décidé à trouver une solution pour éviter à tout prix que Simple ne soit placé en institution.

Attention, superbe texte, mais à lire dans un moment faste, parce que mine de rien, si on rit souvent au fil des pages, on a aussi régulièrement le cœur serré et les larmes au coin des yeux.
Le procédé de narration de l'autrice, à savoir faire parler le doudou de Simple (via Simple), rend l'histoire encore plus immersive et crée un effet très particulier. On a le sentiment d'être dans la tête de Simple, et c'est assez déroutant, mais incroyablement réaliste.

Cette histoire est totalement bouleversante et j'ai été plus que touchée par la magnifique relation entre les deux frères, à la fois sans concession et très tendre.

L'école des loisirs (Médium Poche), 203 pages, 2017 pour la présente édition

Acheter Simple sur Les Libraires.fr

vendredi 26 octobre 2018

Maïté coiffure (Marie-Aude Murail)

003498381.jpgCoupDeCoeur2016.pngMarie-Aude Murail figure sans doute dans le top 10 de mes auteurs chouchous. J'aime plus que tout sa plume, sa capacité à écrire des histoires dures sans pathos, parvenant même à faire rire le lecteur. Plusieurs de ses romans sont déjà des coups de coeur, et je suis chaque fois étonnée d'en avoir des nouveaux au fur et à mesure que je découvre son oeuvre. Louis, élève de troisième, doit effectuer un stage d'une semaine, mais ne sait pas où. Ses parents ont de beaux projets pour lui, mais Louis, qui n'aime pas l'école, n'est pas vraiment sur la même longueur d'ondes qu'eux. Finalement, par l'intermédiaire de sa grand-mère, il va dégoter un stage chez Maïté Coiffure. Ce qu'il considère au départ comme un choix ringard, va se transformer petit-à-petit dans l'esprit du garçon.

Alors déjà, mention spéciale pour le salon de coiffure plus vrai que nature, je me suis délectée de la description qu'en fait l'autrice. Tout y est, les personnages, les dialogues, les clients... On s'y croirait !
Ensuite, il y a Louis et sa vie, émouvante et triste, mais comme toujours chez Marie-Aude Murail, sans pathos. D'une histoire ordinaire en apparence, elle parvient à créer un univers captivant, et elle embarque le lecteur aux côtés de ses personnages, dans leur quotidien peu reluisant.

Voilà, une fois encore j'ai été bluffée par son talent, et j'ai passé un très beau moment de lecture. 

L'école des loisirs (Médium Poche), 227 pages, 2017 pour la présente édition

Acheter Maïté Coiffure sur Les Libraires.fr

mercredi 24 octobre 2018

La vague des albums #136

Pour cette reprise des vagues d'albums, je vous en propose une toute particulière, centrée sur des personnages extraordinaires. Qu'ils soient fictifs ou réels, ils vous feront voyager loin.

71g9uRNogYL.jpg

Rien n'arrête Sophie  retrace la vie d'une illustre mathématicienne, Sophie Germain, qui fut également la première femme à remporter un prix à l'Académie des Sciences.
Coïncidence amusante, alors que je n'avais jusque là jamais entendu parler d'elle, j'ai lu quelques temps avant celui-ci un autre album (Enfances, présenté ci-dessous) dans lequel un texte lui est consacré !
Le destin de cette femme est absolument incroyable et passionnant. Le format album m'a beaucoup plu dans ce cadre-là, car il m'a permis de découvrir une personnalité fascinante à laquelle je ne me serais probablement pas intéressée sous un autre format. Cette lecture a donc été pour moi une belle entrée en matière et a suscité l'envie d'en savoir davantage sur Sophie Germain.
Une jolie introduction, donc, accessible aux plus jeunes, mais également intéressante pour les adultes.

Rien n'arrête Sophie
Cheryl Bardoe, Barbara McClintock
Les éditions des éléphants, 2018

Acheter Rien n'arrête Sophie sur Les Libraires.fr

9782211206853FS.gif

CoupDeCoeur2016.pngAu départ, ce n'était pas gagné avec ce livre, car je dois avouer que je n'aime pas le style des illustrations de Claude Ponti. Je n'étais donc pas très tentée. Mais, ma curiosité ayant pris le dessus, je l'ai ouvert, pour voir... et j'ai commencé à le lire. Et là, il s'est passé un truc, le genre de moment magique qu'un lecteur vit parfois avec certains livres, j'étais embarquée, j'avais oublié le monde qui m'entourait et j'étais plongée corps et âme dans ces destins incroyables.
Car Enfances, c'est un recueil de textes, une soixantaine, tous consacrés à des personnages (fictifs ou réels) aux destinées extraordinaires. De Youri Gagarine à Nelson Mandela en passant par Hercule ou Louis XIV, c'est une galerie époustouflante d'hommes et de femmes que nous offrent les auteurs. Qu'on le lise à la manière d'un feuilleton ou d'une traite, Enfances nous emmène très loin faire un voyage magique auprès de véritables héros. 
A la fois instructif et inspirant, c'est surtout un ouvrage remarquablement écrit. Marie Desplechin a su trouver le ton juste pour présenter ces figures fascinantes.
Un coup de coeur dont je conseille vivement la lecture.

Enfances
Marie Desplechin, Claude Ponti
L'école des loisirs, 2018

Acheter Enfances sur Les Libraires.fr

617QeWYz_mL.jpg

CoupDeCoeur2016.png

Autre ouvrage consacré lui aussi à une figure historique, et nouveau coup de cœur !
Encore un personnage dont je ne connaissais pas l'histoire, que j'ai donc découverte via cet album. Il s'agit d'Henry Brown, également connu sous le pseudonyme d'Henry "Box", un esclave qui tenta l'impossible pour gagner sa liberté.
Cet album m'a profondément émue, ce qui arrive tout de même rarement avec ce format. Si j'aime énormément les albums jeunesse, et s'ils me font vivre des émotions, ces dernières sont toutefois moins intenses que celles que je peux ressentir à travers la lecture d'un roman. Or là, j'avais véritablement le cœur serré en découvrant la vie de cet infortuné. Son courage, son audace, sa folie, presque, m'ont fait écarquiller les yeux alors que je tournais les pages, et j'ai vibré pour cette histoire intense.
Je ne saurais dire quel élément, du texte ou des illustrations, m'a le plus touchée, tant j'ai trouvé que les deux se complétaient à merveille. Il faut tout de même souligner la beauté des dessins de Kadir Nelson ; certaines pages sont saisissantes.
Un bijou.

Henry et la liberté
Ellen Levine, Kadir Nelson
Les éditions des éléphants, 2018

Acheter Henry et la liberté sur Les Libraires.fr

916Ul82erWL.jpg

Oserais-je avouer que je n'avais encore jamais lu la célèbre nouvelle de Jean Giono, pourtant étudiée dans toutes les écoles de France et de Navarre ? Il faut croire que je suis passée au travers, et j'ai donc saisi l'occasion de la découvrir en version illustrée, format album.
L'histoire, brièvement, pour celles et ceux, qui, comme moi, seraient passés à côté, est celle d'un personnage incroyable, le fameux "homme qui plante des arbres". Elzéard Bouffier, de son vrai nom, est un berger de Provence, dont la vie va être bouleversée le jour où il va décider de planter des arbres dans la terre aride qui l'entoure. Le narrateur, qui est un personnage dont on connaît peu de choses, raconte l'histoire du berger, ses différentes rencontres avec lui, et surtout, à chacune de ses visites, l'évolution spectaculaire du paysage.
Un beau texte qui véhicule de nombreux messages, entre autres écologiques, mais qui peut aussi être perçu comme un conte poétique à la manière du Petit Prince.
La version illustrée que je présente pour cette chronique est particulièrement soignée et belle, les dessins d'Olivier Desvaux magnifiant le propos de Giono.
A découvrir.

L'homme qui plantait des arbres
Jean Giono, Olivier Desvaux
Gallimard Jeunesse, 2018

Acheter L'homme qui plantait des arbres sur Les Libraires.fr

- page 1 de 19