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mardi 15 novembre 2011

La confrérie de la dague noire T5 ~ L'amant délivré (J. R. Ward)

Qui l'eut cru ? Je m'étais juré que l'on ne m'y prendrait plus, que quatre tomes cela suffisait amplement, que j'avais mieux à lire, blablabla, la rengaine habituelle du lecteur qui prend peur devant sa PAL tentaculaire.
Et puis voilà, le tome 5 m'est tombée entre les mains (et non pas tombé des mains !), plus le choix, je me devais de le lire !
Et je ne regrette pas. Du tout. Parce que figurez-vous que Viszs m'a autant séduite que ce cher Zadist, voire davantage. Si ! Incredible, isn't it ?
Bon, comme je suis atteinte de fémingite aiguë mais que j'ai pitié de vous, pour une fois je fais un copier-coller de la présentation de l'éditeur :

Une guerre fait rage à l’insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire. Impitoyable et brillant, Viszs est doté d’un pouvoir de destruction incroyable et d’une aptitude terrifiante à prédire l’avenir. Torturé par son passé, il ne fait pas dans les sentiments. La lutte contre les éradiqueurs est sa seule passion… jusqu’au jour où il croise la route du docteur Jane Whitcomb. Tout pourrait changer grâce à elle, mais Viszs est rattrapé par un destin incompatible avec celui de la jeune humaine…

Dans ce tome on est à la croisée d'Urgences et de Dracula. Voilà qui est bien réducteur et caricatural, mais il y a de ça tout de même. Et puis quand on ouvre un tome de La confrérie, on s'attend à la caricature, pire, on aime ça ! Contre toute attente, alors que j'avais peur de m'ennuyer, de lire un énième tome identique aux précédents, j'ai trouvé ce cinquième tome très réussi. Je pensais avoir lu le meilleur, mais je crois que je lui ai préféré celui-ci. Peut-être parce que c'est un tome qui se démarque des autres.
D'abord parce qu'il n'y a plus de chapitre entiers consacrés aux éradiqueurs, tout au plus quelques allusions, et franchement le lecteur ne s'en porte que mieux ! Ensuite parce que pour une fois, le roman n'est pas exclusivement centré sur son héros mais s'intéresse également aux autres guerriers. Du coup on poursuit sa découverte de l'univers de la confrérie et ce n'est pas pour me déplaire. Enfin, comme c'était déjà un peu le cas pour Zadist, mais là de façon plus marquée, il y a dans ce tome de nombreux flashbacks sur le passé de Viszs. Il faut s'attendre à des révélations étonnantes dans L'amant délivré qui m'ont prise par surprise.
Décidément, j'aime les personnages blessés et cassés, les mal-aimés, ce qui souffrent, ils m'attirent, que voulez-vous ! Et dans ce registre, je peux vous dire que Viszs excelle ! Mais que la gent féminine se rassure, il ne perd pas pour autant de sa sexytude. Mesdames, Viszs a tout ce qu'il faut là où il faut et l'on a notre lot habituel de scènes torrides ! 

Bref, un roman bien ficelé, des personnages toujours aussi charismatiques, un style qui fait recette et me voilà de nouveau en mode dépendance, si c'est pas malheureux !

Le billet d'Azilys et celui d'Azilis

Titre original : Lover unbound
Traduit de l'américain par Laurence Murphy
Milady, 672 pages, 2007 pour l'édition originale, 2011 pour l'édition française

dimanche 9 janvier 2011

La confrérie de la dague noire T4 ~ L'amant révélé (J. R. Ward)

Ce quatrième tome de la série est consacré à Butch qui a la particularité d'être un humain (jusque-là, rappelez-vous, les tomes précédents s'attachaient aux guerriers vampires de la confrérie). Contrairement à mes camarades, j'étais plutôt contente à l'idée de retrouver ce personnage auquel je me suis attachée depuis le début. Butch est un cliché vivant du flic qui a mal tourné mais qui aime son job, qui s'est coupé de sa famille, qui ne trouve pas l'âme soeur et noie ses états-d'âme dans l'alcool. Un portrait pas très reluisant vous en conviendrez, mais moi il me plaît ce type cassé par la vie !
Et ce nouveau tome m'a convaincue qu'il en avait sous le capot (excusez pour la métaphore à caractère hautement poétique, mais que voulez-vous, c'est un peu à l'image des romans de Ward !), le bougre !
Bref, on reprend le même schéma et on recommence, le type ultra costaud, dévoué à ses frères, bête de sexe mais qui a la malchance d'avoir jeté son dévolu sur la belle qui semble ne pas vouloir de lui.

Un peu de lassitude transparaît dans ce billet ? C'est normal, en réalité si je n'ai pas boudé mon plaisir avec L'amant révélé, j'ai ressenti un peu d'ennui. Disons qu'il n'aurait pas fallu que j'enchaîne avec un autre tome. C'est comme la crème de marrons, c'est délicieux, mais à la petite cuillère,  si vous sortez la louche vous êtes écoeurés, vous voyez l'image ?! Bref, disais-je, pas trop de surprise dans ce nouveau tome, enfin quand-même une mais je ne vous dirai rien ! 
Voilà, j'aime cette série, c'est clair, mais je ne voudrais pas me lasser... Ceci étant dit, j'ai apprécié encore une fois l'humour présent dans les dialogues, les personnalités de ces mâles imposants et bien sûr les scènes interdites au moins de 18 ans ! 

Le tome suivant sortira le 18 février prochain et s'intitulera L'amant délivré, il me reste donc un mois pour changer d'univers avant de me replonger dans les aventures de la Confrérie, parce qu'on ne se refait pas, je serai au rendez-vous !

C'est toujours une lecture commune avec Azilis, Azilys et Mariiine et on remet ça le mois prochain !




Titre original : Lover revealed
Traduit de l'américain par Elisabeth Luc
Milady, 542 pages, 2007 pour l'édition originale, 2010 pour l'édition française

lundi 15 novembre 2010

La confrérie de la Dague Noire T3 ~ L'amant furieux (J. R. Ward)

Pour ceux qui n'ont pas suivi les épisodes précédents, L'amant furieux est le 3ème volet de la série de La confrérie de la dague noire

Je l'attendais ce tome ! Je l'attendais car il est consacré au guerrier pour lequel j'avais un petit faible, j'ai nommé Zadiste. Zadiste est le mâle blessé de la troupe. Ancien esclave il a souffert les pires tortures et depuis qu'il a retrouvé sa liberté il n'est plus le même. Le contact avec autrui lui est quasi impossible, il évite tout le monde, ses frères d'armes y compris. Autant dire qu'aimer une femme lui est interdit. Et pourtant...

J'aime les héros brisés car quand ils se relèvent, ils sont grandis par leur passé douloureux. Zadiste a tout pour plaire dans ce domaine car il a connu des épreuves terribles qui l'ont marqué durablement. C'est un homme vampire détruit, qui ne sait plus montrer les sentiments qu'il éprouve à l'égard des autres et ne ressent plus rien mis à part la souffrance. Dans L'amant furieux le lecteur découvre donc le Zadiste d'avant, l'esclave, les années de noirceur et puis l'ange qui vient le sauver, du moins physiquement, car le guerrier gardera une âme blessée. Il est aussi question de sa relation avec son frère jumeau, Fhury, celui qui ne l'a jamais abandonné, mais qui n'a pas trouvé le moyen de lui rendre la vie plus douce. Malgré son côté marginal, Zadiste cache bien évidemment des qualités que l'on percevait déjà dans les tomes précédents. C'est un être loyal, fidèle et courageux. Ses frères peuvent compter sur lui. Son amour aussi, d'une certaine manière.

Je suis toujours aussi séduite par le personnage qui a tout de l'anti héros. Un visage enlaidi par une immense cicatrice, un corps amaigri à force de refuser de s'alimenter normalement, Zadiste a un comportement qui n'arrange rien, la plupart du temps il est brutal, fuit les autres... et pourtant, il se dégage de lui une espèce de magnétisme auquel Bella n'est pas insensible non plus !

Mis à part le chapitre consacré aux chaleurs de la femelle que j'ai trouvé à la limite du ridicule, j'ai trouvé ce troisième tome plutôt réussi et je me suis attachée encore davantage à ces guerriers atypiques.

Le prochain tome sort en français début décembre, je lirai la suite, c'est sûr !


Lecture commune avec Azilis et Mariiine



Titre original : Lover awakened
Traduit de l'américain par Aldéric Gianoly
Milady, 574 pages, 2006 pour l'édition originale, 2010 pour l'édition française

vendredi 5 novembre 2010

La confrérie de la Dague Noire T2 ~ L'amant éternel (J. R. Ward)

Après avoir fait connaissance avec cette série, j'avais donc enchaîné avec les deux tomes suivants qui m'ont également bien plu. 

L'amant éternel est consacré au personnage de Rhage, le guerrier réputé comme le plus dangereux de la confrérie car il est victime d'une terrible malédiction qui peut le transformer à tout moment en véritable monstre. Mais bien entendu, la bête va trouver sa belle en la personne de Mary, une humaine atteinte d'une grave maladie. 

On reprend le même schéma que dans le tome 1 et on recommence avec d'autres personnages. Malgré cet aspect répétitif, j'ai apprécié cette lecture, même davantage que celle de L'amant ténébreux. J'ai trouvé ce deuxième tome mieux écrit et plus intéressant du point de vue de l'intrigue. Et puis nos deux amants se cherchent un peu, ce qui met du piment à l'histoire là où Kholer et Beth se sautaient dessus dès leur première rencontre ! Les préliminaires sont parfois appréciables, même quand il s'agit de guerriers virils !!!
Au-delà de l'histoire centrale, c'est-à-dire la rencontre entre Mary et Rhage, nous retrouvons les personnages découverts dans L'amant ténébreux et c'est plaisant de les suivre, même de loin. C'est aussi l'occasion d'en apprendre davantage sur le fonctionnement de la confrérie et sur son passé.
Seul bémol, les passages qui concernent les éradiqueurs m'ennuient profondément. Ces êtres sans substance me désintéressent totalement.
La fin du roman quant à elle, prépare au troisième tome qui sera consacré au personnage de Zadiste.

Je persiste et signe, La confrérie de la dague noire est une série agréable à lire et tant qu'elle me divertit, je continue !


Lecture commune avec Azilis et Mariiine



Titre original : Lover eternal
Traduit de l'américain par Laurence Murphy
Milady, 569 pages, 2006 pour l'édition originale, 2010 pour l'édition française

dimanche 24 octobre 2010

Azilis T3 ~ Le sortilège du vent (Valérie Guinot)

Troisième (et dernier) tome d'Azilis et troisième coup de coeur.

Que dire que je n'ai déjà dit sur cette série que j'aime d'amour ? Comment vous convaincre de vous ruer en librairie pour acquérir le premier tome et commencer à le lire ? 

Le sortilège du vent est court, bien trop court. Et en même temps si dense. On y retrouve toutes les qualités des deux premiers tomes. Le souffle épique du début qui ne mollit pas, les valeurs de courage, d'amitié et d'amour exacerbées. Et le voile de légendes qui s'infiltre dans l'histoire pour finir par l'envelopper.

L'histoire d'Azilis relève également dans une certaine mesure du parcours initiatique. Les personnages dont j'ai fait la connaissance dans L'épée de la liberté ont considérablement évolué, changé. Chacun est allé à la rencontre de sa destinée, certaines plus douces que d'autres. Je ne les aime pas tous, mais je me suis attachée à plusieurs d'entre eux. Il y a bien sûr Azilis, celle qui a sans doute le plus souffert à cause des épreuves qu'elle a subies. Elle n'a que 16 ans à peine au début de l'histoire, et pourtant malgré son jeune âge, elle fait preuve d'une incroyable force morale. J'ai aussi une affection toute particulière pour Caius, son frère aîné. Guerrier courageux et fidèle en amitié, il n'est cependant pas exempt de défauts et c'est précisément sa nature bouillonnante qui fait tout son charme. Kian est indéniablement le potentiel masculin du roman, mais hélas il est peu présent dans ce dernier volet. Heureusement, chacune de ses apparitions compense son absence prolongée ! Enfin il y a les personnages que je qualifierais de "secondaires" mais qui ont toute leur importance : Ninian, le jumeau d'Azilis, Enid, devenue servante d'Azilis et puis la sorcière Rhiannon que l'on retrouve avec plaisir dans ce troisième tome. J'allais oublier de parler du fameux Myrddin... Il faut dire que je ne l'aime guère celui-là. Perfide, calculateur, ensorceleur et... terriblement séduisant. Il a beau m'être profondément antipathique (dès le départ j'ai eu un faible pour Kian), force est de reconnaître son charisme auquel personne n'est insensible.

Dans ce dernier opus, la légende prend davantage de place dans l'histoire. J'ai adoré la façon dont l'auteur s'empare de la dualité du personnage d'Azilis. Le sortilège du vent permet enfin de démêler les fils des tomes précédents et tout prend sens. 
Il faut tout de même que je confesse que j'ai attendu pendant près de quatre cents pages de savoir si Azilis allait retrouver le ténébreux Kian. Non pas que le reste soit inintéressant, loin de là, mais bon, je voulais savoir qui de Myrddin ou de Kian allait gagner le coeur de notre belle romaine. Or l'issue de l'histoire est assez surprenante même si parfaitement logique quand on y songe. 

Une série brillante, maîtrisée de bout en bout par Valérie Guinot. Et me voici de nouveau en mode sevrage après avoir quitté cette époque, ces lieux, ces personnages que j'ai côtoyé le temps de quelques heures...  

- Parce que tu penses que j'ai une chance de reconquérir Kian ? 
- Et bien... Oui. De cela aussi je suis certaine. Bien que je ne puisse me fier qu'à mon instinct pour l'affirmer...
- Et ton instinct est fiable, murmura Niniane. Je l'ai maintes fois vérifié. 

* * *

Sa main glissa le long du dos d'Azilis. Elle frissonna, la peau parcourue de mille étincelles. Elle retint son souffle, fouettant sa volonté pour renforcer le mur qu'elle avait dressé entre elle et lui.

* * *

Il luttait contre une angoisse sourde, animale, qui se dépliait en lui comme un serpent prêt à bondir. Il n'était pas superstitieux, croyait en Dieu par habitude plus que par conviction. Cette fois, il sentait la présence d'une puissance immatérielle et la peau de ses bras se hérissait de peur.

* * *

Ils ne s'embrassèrent que plus tard. Un long baiser qui s'égrena jusqu'à l'aube.

* * *

La douleur des âmes était plus difficile à soigner que la douleur des corps. 

* * *

L'espace de ce minuscule instant, elle vit qu'il avait maigri, que son bras était bandé, qu'il portait un torque d'or, qu'il était plus beau que jamais.

Rageot, 402 pages, octobre 2010

samedi 23 octobre 2010

Le sortilège du vent ~ Valérie Guinot

Elle croisa le regard de Myrddin posé sur elle. Une douce chaleur l'envahit. Une certitude aussi. Elle ne laisserait pas  Caius lui dicter sa conduite. Ni lui ni aucun autre homme. Peut importait ce qu'on pensait d'elle.

* * *

- Ne vous faites aucune illusion à mon sujet mes jolies. Je suis un guerrier. Tuer est mon métier.

* * *

Se serait-il ennuyé si le barde avait été meilleur ? Non, sans doute. Cette peine constante, cette absence aux autres et à lui-même, aucune distraction ne parviendrait à les combler. Seule la mort était de taille à les vaincre.

* * *

Myrddin était drôle et agréable, Enid le reconnaissait. Pourtant elle n’arrivait pas à se départir de la crainte et de la méfiance qu'il lui inspirait. Une peur instinctive et profonde. Celle du lièvre devant le renard, de la poule devant la belette.

* * *

Ses yeux demeurèrent rivés sur ceux d'Azilis un long moment. Enfin, il murmura : - Je risquerais bien plus que ma vie pour toi. Je risquerais mon âme.

mardi 5 octobre 2010

La confrérie de la dague noire T1 ~ L'amant ténébreux (J. R. Ward)

La confrérie de la dague noire est une série (damned, encore une !) dite de "paranormal romance". En d'autres termes, de la bit-lit et du sexe. Je sais c'est un peu réducteur comme définition, mais au moins les choses sont claires ! Et puis avouez qu'avec un titre et une couverture pareils, on se doute un peu du contenu... Bref, à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes, moins de seize ans, s'abstenir !
Une série qui n'est pas sans rappeler celle des Ombres de la nuit, mais qui propose un univers malgré tout différent. 

La confrérie de la dague noire est une organisation secrète composée de guerriers puissants, tous vampires. (Au moment où l'histoire commence, on compte six membres puisque l'un d'entre eux, Audazs, vient de mourir)
A sa tête, Kolher (Wrath en anglais) un brun ténébreux, presque aveugle mais dont le handicap n'en fait pas un adversaire moins redoutable pour autant.
Rhage est considéré comme le plus beau mais aussi comme le plus fort des frères de la Dague noire.
Zadiste (Zsadist) est le désaxé de la bande, ancien esclave il a beaucoup souffert dans le passé et sa relation aux autres est plus que complexe. 
Tohrment est le plus stable et le plus calme, il est aussi le seul à ne pas être célibataire...
Fhurie (Phury) est le jumeau de Zadiste, il souffre pour deux et tente de protéger son frère comme il le peut.
Vizs (Vishous) est le plus intelligent de la confrérie et possède un don de voyance.

La confrérie de la dague noire a pour mission de protéger les vampires dits "civils" en s'opposant à la Société des éradiqueurs qui les menace. Les membres de la confrérie ont un emploi du temps bien rempli compte tenu de leur petit nombre et des fréquentes attaques des éradiqueurs qui tentent d'exterminer la race des vampires. Une race en extinction donc, et qui possède quelques faiblesses. Un vampire ne le devient réellement que vers l'âge de 25 ans, lors de la période de transition, phase critique de sa vie après laquelle il sera obligé pour survivre de s'abreuver du sang du sexe opposé. C'est également à partir de ce moment que les vampires ne peuvent plus s'exposer au soleil. Si on ajoute à cela une capacité de reproduction très faible, il est clair que la race des vampires à des soucis à se faire... 

Le principe de la série : un tome, un membre de la confrérie.
Ce premier tome, L'amant ténébreux, est consacré au personnage de Kohler. L'un des guerriers de la Dague noire vient d'être assassiné, et Kohler doit alors prendre en charge la fille de son frère disparu qui ignore tout de sa nature et va bientôt passer par la phase de transition.
Un premier tome qui démarre sur les chapeaux de roues, pas le temps de s'ennuyer une minute ! Une alternance de scènes d'action et de sexe à un rythme effréné (les beaux mâles viriles ont la santé, le repos, ils connaissent pas), pas de temps mort, les moments d'introspection ce n'est pas le genre de la maison. Et ma foi je dois reconnaître que tout cela fonctionne plutôt bien et que je n'ai plus décollé le nez de mon livre. Il ne faut pas s'arrêter à l'affreuse couverture et pénétrer (sans jeu de mots !) dans l'univers de ces mâles dominants qui ont un charme certain. J'ai particulièrement apprécié la personnalité des différents personnages, chacun avec ses défauts et ses qualités. Pas de personnage lisse dans cette série, tous ont un brin d'originalité et les relations qu'ils entretiennent sont loin d'être fades. A cela il faut ajouter des moments d'un érotisme torride qui sont parfois un peu répétitifs mais heureusement les acteurs ne manquent pas d'imagination ! 

Au final, et malgré les reproches que j'ai lus ça et là au sujet de la traduction et que je partage en partie (En particulier la présence d'un vocabulaire argotique peu nuancé avec une abondance de termes grossiers qui reviennent parfois plusieurs fois par page, mais est-ce le seul fait de la traduction ? N'ayant pas eu le texte en VO entre les mains, je me garderai de toute critique à ce propos...), un roman qui m'a beaucoup plu et m'a menée directement vers la suite dont je vous reparlerai bientôt.

Lecture commune avec Cécile, Lily, Azilis, Stéphanie et Mariiine (et oui, très curieusement il n'y a que des filles !)

Titre original : Dark lover
Traduit de l'américain par Laurence Richard
Milady, 570 pages, 2005 pour l'édition originale, 2010 pour l'édition française

samedi 27 février 2010

Azilis T2 ~ La nuit de l'enchanteur (Valérie Guinot)

Aussitôt reçu aussitôt lu, je n'ai pas pu m'empêcher de me jeter sur ce deuxième tome pour connaître la suite de l'histoire de la belle Azilis.
Je viens de refermer le livre et mon esprit vagabonde encore aux côtés de Kian, Myrddin, Niniane et tous les autres... Pendant deux jours j'ai ressenti les peines et les espoirs qui les habitent, parfois aussi la colère. J'ai été agacée plus d'une fois, j'ai connu la frustration de voir des personnages suivre des chemins qui ne me plaisent pas, j'ai eu envie de plonger dans les mots de papier pour leur crier de cesser de torturer mon pauvre palpitant. Bref, vous l'aurez compris, je suis complètement et irrémédiablement sous l'emprise de l'écriture de Valérie Guinot et, croyez-moi c'est une drogue douce mais puissante !

Lorsque j'ai entamé ma lecture, j'ai d'abord été frustrée de ne pas retrouver de suite Azilis et Kian, et surprise de découvrir que ce deuxième tome démarrait avec Ninian, le jeune moine et frère jumeau d'Azilis. Je me suis demandée où l'auteur voulait en venir, moyennement intéressée, je dois le confesser, par les épreuves que le jeune garçon est amené à vivre. Que voulez-vous, il est dangereux de ne pas donner à un lecteur ce qu'il attend et de le priver plus longtemps que nécessaire de ses personnages préférés ! Retour donc vers Azilis et sa nouvelle existence. La vie suit son cours, oublié le passé et les terribles aventures du premier tome. J'avoue que je me demandais comment l'histoire aller pouvoir évoluer (même si la fin de L'épée de la liberté suggérait une piste qu'il faudrait être aveugle pour ne pas voir) après un premier opus passionnant et, surtout, s'il aurait la même saveur. Comme j'ai eu tort de m'inquiéter ! Au fil des pages, doucement mais surement, la tension monte, de nouveaux enjeux se réveillent et la même ivresse m'a prise. Impossible de lâcher La nuit de l'enchanteur avant d'en connaître le dernier mot de la fin. Et quelle fin ! Voilà qui laisse présager un troisième tome encore plus intense que les deux premiers... L'avenir est ouvert, de nombreuses voies sont possibles, mais pour cela il faudra attendre la fin de l'année avec la publication de la suite de cette merveilleuse odyssée. Pour patienter jusque-là, me reste plus qu'à relire les deux tomes en boucle, ou plonger en hibernation prolongée ; je ne vois pas d'autres solutions !

Je n'ai fait que coucher par écrit l'état névrosé dans lequel je me trouve après cette lecture enchanteresse, je ne m'attarde pas davantage sur le roman pour en disséquer les nombreuses qualités, mais je voulais tout de même dire combien les personnages d'Azilis sont incroyablement travaillés. Ce deuxième tome permet de faire davantage connaissance avec certains d'entre eux laissés un peu dans l'ombre auparavant, et ils sont tous plus attachants les uns que les autres ; tellement humains aussi dans leurs attitudes et leurs sentiments. Un coup de coeur particulier pour Caius, le frère d'Azilis, dont la personnalité se dévoile petit-à-petit dans ce deuxième tome. Un garçon touchant, généreux et au tempérament de feu qui a su me toucher. J'espère vivement qu'il conservera un rôle d'importance dans le tome suivant.

Rageot - 377 pages

mercredi 24 février 2010

Azilis T1 ~ L'épée de la liberté (Valérie Guinot)

Attention, gros coup de coeur !!! L'autre jour, alors que j'avais l'occasion de passer quelques heures dans une librairie (ce qui ne m'arrive pas souvent, hélas, ou tant mieux, tout dépend de quel point de vue on se place...), je furetais dans le rayon jeunesse et tombe par hasard sur un présentoir qui s'intitulait "coups de coeur romans ados". Sur ledit présentoir, je reconnais Hunger games et Le chagrin du roi mort, ce qui m'incite à examiner plus attentivement les autres ouvrages proposés. Là, parmi les piles, je trouve cet ouvrage qui m'attire en premier lieu par son titre, et plus exactement par le prénom Azilis en lettres dorées. Jamais entendu parler, j'embarque le roman en me disant que cela va me faire du bien de découvrir une lecture de façon totalement vierge, un peu lassée que je suis ces derniers temps de voir souvent les mêmes livres chroniqués sur les blogs, et lassée surtout de ne pouvoir aborder un livre sans en avoir entendu parler au préalable... Bref, c'était mon caprice du jour. Comme j'ai bien fait ! Fin de la parenthèse.

Nous sommes en Gaule au mois de juin 477, à la frontière de l'Armorique. Azilis est une jeune fille au sang mêlé, celte par sa mère et romaine par son père. Elle n'a que 16 ans mais un destin incroyable l'appelle déjà. 
Comme toujours, j'ai du mal à vous en dire davantage car je ne souhaite surtout pas vous dévoiler quoique ce soit de l'intrigue au risque de vous en faire perdre la saveur. Et je peux vous assurer que découvrir ce roman sans en rien en connaître a été un pur délice.

Ce que je puis vous dire en revanche, c'est que Valérie Guinot a écrit un superbe livre à tout point de vue.
    D'abord le contexte historique qui est extrêmement bien documenté et étayé de plusieurs notes de bas de page, qui, malgré leur aspect didactique, m'ont été très utiles et n'ont pas du tout gêné ma lecture. Le travail de reconstitution de l'époque avec ses us et coutumes est admirable et en lisant on se retrouve instantanément parachuté dans le temps pour vivre à la mode gallo-romaine.
    Ensuite il y a l'histoire en elle-même qui est très chouette avec son savant dosage entre aventure, amour et trahison. Encore un roman de jeunesse qui décline tous les éléments propres à captiver l'intérêt du lecteur et je confesse que cela a totalement fonctionné avec moi. J'ai frémi plus d'une fois au cours de ma lecture, de colère ou de chagrin, je me suis même surprise à verser quelques larmes. Une fois de plus on se retrouve avec une relation triangulaire qui rajoute au plaisir de la lectrice-midinette, et je ne saurais vous cacher que j'ai un faible pour le ténébreux Kian !
    Enfin, ce qui m'a enchantée une fois L'épée de la liberté refermé, c'est ce remaniement de la légende arthurienne qui est tout en subtilité et que je n'ai pas vu venir. Valérie Guinot nous propose ici une revisitation du mythe qui se fond à merveille dans l'histoire et l'Histoire et qui apporte un plus - si cela était nécessaire - à ce merveilleux roman.

J'ai dévoré ce premier tome et déjà commandé le second que je m'empresserai de lire quand je l'aurai reçu, c'est une nouvelle addiction qui me guette !! Par contre je ne sais pas s'il s'agit d'une trilogie ou si l'histoire s'arrêtera là, mystère !

L'avis de Leiloona (dont je n'avais donc pas eu connaissance au moment où j'entamais ce livre)

Pour achever de vous convaincre de lire ce roman, vous pourrez en découvrir les premières pages ici, sur le site consacré à la série Azilis par l'éditeur Rageot.

Rageot - 425 pages qui défilent à toute vitesse !