Sauveur & fils ~ Saison 3 (Marie-Aude Murail)

samedi 29 avril 2017

9782211232395.jpgCoupDeCoeur2016.pngMes retrouvailles avec Marie-Aude Murail et sa série Sauveur & fils se sont soldées par un nouveau coup de cœur après celui que j'avais eu pour le premier tome. Le deuxième m'avait beaucoup plu, mais tout de même moins que le précédent. Celui-ci m'a happée et je n'en ai fait qu'une bouchée !

Troisième saison donc, dans laquelle nous retrouvons ce cher Sauveur, homme au grand cœur, toujours prêt à sauver la veuve et l'orphelin. Dans son cabinet de thérapeute, il continue de recevoir et d'aider des jeunes en souffrance, et parfois leurs parents avec eux. 

Le style unique de l'auteur lui permet d'aborder des sujets graves sans plomber l'atmosphère, en conservant une touche de cynisme et d'humour bienvenus. C'est drôle et touchant à la fois. Les personnages nous font hausser les sourcils ou sourire, impossible de rester insensible à la prose de Madame Murail ! Ce nouveau tome est un véritable feu d'artifice, ça pétille, ça vit, on avance entre larmes et rires jusqu'à la dernière page. Une lecture forte de laquelle se dégage un sentiment mêlé d'optimisme et de nostalgie.

Magnifique.

Ecole des loisirs (Médium), 317 pages, 2017

Le groupe (Jean-Philippe Blondel)

samedi 22 avril 2017

9782330075521.jpgCela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu Jean-Philippe Blondel... Mon regard a été attiré par cette couverture lors d'une escale en librairie, l'occasion de retrouver cette plume que j'aime tant.

François Roussel, professeur et écrivain, anime avec une collègue un atelier d'écriture qui va durer quelques mois. Une fois par semaine, dix élèves de terminale et les deux enseignants s'adonnent à l'écriture. Ces moments sont l'occasion de faire tomber des barrières et de livrer parfois des pans entiers de son intimité.

Avec Le groupe, Jean-Philippe Blondel nous livre un roman schizophrène dans lequel il est difficile de démêler la fiction de la réalité. Les similitudes avec son personnage dans la vie réelle sont nombreuses, et une fois encore, à travers une histoire fictive, il dévoile un peu de son moi profond.

A l'instar des précédentes rencontres, j'ai énormément aimé cette lecture à l'écriture envoûtante. A chaque fois que je lis cet auteur, c'est la sensibilité de son écriture à fleur de peau qui me touche. Dans ce roman, l'émotion est palpable, et au fil du récit des liens se tissent entre les différents protagonistes qui se mettent à nu à travers leurs écrits. 

Un beau roman qui plaira inévitablement aux fans de Jean-Philippe Blondel.

Actes Sud Junior, 125 pages, 2017

Emmy & Oliver (Robin Benway)

samedi 15 avril 2017

ob_84d03b_nathan-parutions-mars-avril-2017-litta.jpgDepuis qu'ils sont nés, Emmy et Oliver sont inséparables. Leurs parents sont amis et voisins, ils fréquentent la même classe et sont tout le temps ensemble. Jusqu'au jour où Oliver, sept ans, est enlevé par son père. Dix ans après, alors que tout espoir de le retrouver un jour était perdu, Oliver refait surface. Comment vont se passer les retrouvailles ?

J'ai lu ce roman par hasard, comme cela, dans un moment d'impulsion, pour voir. Et j'ai été agréablement surprise. J'ai passé un bon moment, ce qui finalement, n'est pas si fréquent en fin de compte, lorsque l'on lit. J'ai aimé l'ambiance de ce roman, l'amitié qui règne entre les principaux personnages, leurs doutes, leurs peines, leurs délires. J'ai retrouvé mon adolescence dans ces pages, j'ai ri aux côtés d'Emmy et Caro, j'ai été émue par la tendresse de Drew, j'ai assisté aux débuts en surf d'Oliver... Tous ces moments, ces petites choses qui font d'une histoire qu'elle prend le lecteur et l'emmène en voyage loin des turpitudes de la vie. Simplement cela, une jolie histoire sans prétention.

Titre original : Emmy & Oliver
Traduit de l'anglais par Anne Delcourt
Nathan, 436 pages pages, 2017 pour l'édition française et 2015 pour l'édition originale

Orages sur la plaine (Rosanne Bittner)

samedi 8 avril 2017

c87ff8f7-3b1e-4386-8b29-fa78e4490c3c.jpgJ'ai repéré ce roman chez Belledenuit. Son billet enthousiaste m'a de suite donné envie de lire Orages sur la plaine. Sur le papier, ce livre avait tout pour me plaire. Un récit qui se déroule dans le Far West, qui mêle saga familiale et roman historique avec, en son cœur, une histoire d'amour, que demander de plus ?!
J'ai donc plongé dans cette lecture en toute confiance et avec un a priori très positif. Or, si j'ai passé un bon moment, j'ai tout de même été déçue.

Au début du récit, Elsa a une quinzaine d'années. Elle accompagne son père, un richissime industriel qui souhaite  construire une ligne de chemin de fer reliant l'Illinois à la Californie en passant à travers les Rocheuses. Pour mener à bien son projet, Bob Landers recourt aux services d'un éclaireur, Nick Travis, un sang-mêlé d'origine indienne.
L'histoire s'étire sur plus de dix années au cours desquelles les protagonistes principaux (Elsa et Nick) vont tour à tour se croiser et s'éloigner, chaque fois rattrapés par leurs vies respectives. Issus de deux mondes radicalement opposés, ils ne peuvent se fréquenter et encore moins envisager une relation amoureuse alors qu'ils sont pourtant irrésistiblement attirés l'un par l'autre.

Il m'est difficile de mettre précisément le doigt sur ce qui m'a déplu dans ce roman. Disons que je suis restée en dehors, sans ressentir de véritable empathie pour les personnages. J'ai apprécié l'histoire, y compris sa construction, mais je n'ai pas ressenti grand chose des émotions qu'elle visait à provoquer. Finalement Nick et Elsa me sont restés relativement indifférent, à part dans la dernière partie où Elsa m'a profondément exaspérée !
Pourtant c'est un joli roman et certains passages sont particulièrement beaux et évocateurs, mais dans l'ensemble, c'est un rendez-vous un peu manqué. J'attendais tellement plus d'Orages sur la plaine... Des descriptions de paysages sublimes, des déchirements, de la tension, une véritable histoire d'amour intense et profonde. A chaque fois, l'auteur s'est rapproché de tout cela, sans jamais me convaincre et m'emporter. 
Un roman qui avait tout pour me plaire mais m'a laissée sur ma faim.

Titre original : Thinder on the Plains
Traduit de l'américain par Claude Robert
Archipoche, 473 pages, 2000 pour la traduction française et 1992 pour la version originale

Je peux très bien me passer de toi (Marie Vareille)

mercredi 5 avril 2017

51G-Vwoh5lL._SL300_.jpg

Je crois que je vais m'intéresser de plus près à l'éditeur Charleston car j'ai particulièrement apprécié cette lecture, tout comme j'avais aimé Tout est sous contrôle, également paru chez cette maison d'édition.

Présentation de l'éditeur :

Chloé, 28 ans et Parisienne jusqu'au bout des ongles, enchaîne les histoires d'amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s'exiler en pleine campagne avec l'interdiction d'approcher un homme et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s'engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu.

De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu... Réussiront-elles à tenir leur engagement ?

Je peux très bien me passer de toi est l'archétype selon moi du roman-doudou ou " feel good book ", le genre de roman qui se lit tout seul et plonge son lecteur dans un cocon de béatitude. 
Entre épisodes drôles et poignants, cette histoire toute simple possède tous les ingrédients nécessaires à une bonne lecture. Des personnages auxquels on s'identifie, plutôt réalistes, attachants. Un récit bien ficelé avec juste ce qu'il faut de rebondissements et de moments cocasses, des passages hilarants, des réflexions sur la vie et beaucoup de complicité et de tendresse entre les différents protagonistes. On remarquera en particulier la formidable amitié qui règne dans le trio Chloé-Constance-Charlotte ; des relations parfois tendues mais touchantes et sincères. 
Si vous avez envie d'une lecture-plaisir, sans prise de tête, d'un petit roman qui se lit vite et permet de s'aérer la tête quelques heures, n'hésitez pas, et partez à la rencontre de Chloé et sa bande, récréation assurée !

Texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne
Durée totale d'écoute : 7h26
Audible, 2016

Robinson Crusoé (Daniel Defoe)

samedi 1 avril 2017

robinson-crusoe-daniel-defoe-litterature-audio-cd-mp3-et-telechargement.jpgDepuis quelques temps j'éprouve l'envie de lire davantage de classiques et de découvrir certains titres qui me semblent incontournables. J'en lis de temps à autre, et, à un rythme de croisière, ma liste  se réduit. Parfois la découverte est belle, d'autres fois non. Ainsi, je crains d'être passée à côté de Robinson Crusoé...

Nous sommes au XVIIème siècle, et le jeune Robinson Crusoé décide de quitter l'Angleterre et sa famille pour réaliser son rêve : naviguer et voir du pays. Après une terrible tempête, le navire à bord duquel il a embarqué fait naufrage et Robinson se retrouve seul sur une île déserte. 

Cette histoire, inspirée de la vie d'Alexandre Selkirk, un marin écossais qui vécut une aventure similaire au héros de Daniel Defoe, est donc considérée comme un classique de la littérature. Qui plus est, ce roman est l'un des premiers romans d'aventures. Il faut avoir à l'esprit qu'il fut publié en 1719, soit il y a près de trois siècles, et que la littérature a depuis vu grossir ses rangs de nombreux romans du genre.

En l'écoutant, puisque j'ai opté pour une lecture audio, j'ai donc essayé d'envisager ce récit en ayant cette perspective en tête. Pour autant, je me suis profondément ennuyée tout au long du livre que j'ai trouvé proprement indigeste. En fait d'aventure, il ne se passe quasiment rien. Je m'attendais au descriptif de la survie de cette homme isolé, or il s'avère que Robinson est un être de génie qui sait tout faire et parvient à se recréer une vie de confort sur une île déserte. La facilité avec laquelle il se sort du pétrin fait sourire... Au-delà de cet aspect, le côté moralisateur et empreint de bons sentiments m'a également très vite lassée... Robinson lit la Bible et est horrifié par les pratiques cannibales, mais nullement gêné par le fait de s'approprier un domestique en la personne du pauvre diable qu'il a sauvé, et de le nommer vendredi... J'avais beau essayer de me replacer dans le contexte (1719), c'en fut trop pour moi.

Seul point positif de cette histoire, la version audio avec la remarquable interprétation de Mathurin Voltz dont j'aime particulièrement le grain de voix. Sans lui, je crois que j'aurais jeté l'éponge bien avant la fin !

La page du livre sur le site de l'éditeur pour écouter un extrait.

Texte intégral lu par Mathurin Voltz
Durée totale d'écoute : 8h30
Editions Thélème, 2008

La chimiste (Stephenie Meyer)

samedi 25 mars 2017

9782367622880-001-X.jpegAyant adoré et dévoré à leur sortie la série Twilight et le roman unique Les âmes vagabondes, il était évident que j'allais me jeter sur le nouveau livre de Stephenie Meyer et que j'allais l'aimer...
Hélas, mon enthousiasme a été très vite douché et je ressors extrêmement déçue de cette lecture.

Alex, employée par une agence secrète du gouvernement américain est surnommée "la chimiste" pour sa capacité à faire parler les criminels sans avoir recours à une violence physique directe, en leur injectant des produits chimiques. Lorsque l'histoire démarre, Alex est en cavale depuis quelques années ; l'agence pour laquelle elle travaillait veut sa mort car elle détient des informations trop confidentielles. Mais un beau jour, son ancien responsable la contacte pour lui proposer une dernière mission qui la réhabiliterait.

Par où commencer...? Je n'ai pas aimé ce livre. Du tout. L'idée de départ est intéressante, c'est à peu près tout ce que j'ai relevé de positif dans ce bouquin. Pour le reste, c'est le vide intersidéral. L'histoire est longue et ennuyeuse à souhait, il ne se passe quasiment rien. Quelques rares scènes d'action viennent s'insérer au milieu de chapitres entièrement consacrés à la description de préparatifs de fuite, mais elles sont trop peu nombreuses et trop mal écrites pour susciter un quelconque intérêt. L'écriture est d'une platitude et d'une banalité à faire pleurer, les dialogues risibles. Les personnages sont de véritables caricatures, on leur collerait volontiers des baffes. Bref, tout cela donne un fort mauvais roman sans consistance. Je n'aurais pas cru dire un jour cela d'un livre de Stephenie Meyer, mais c'est un vrai navet.

La lecture audio, quant à elle, était réussie. J'aime beaucoup la voix de Pulchérie Gadmer, et c'est d'ailleurs grâce à elle si je suis arrivée au bout de l'histoire, sans cela j'aurais jeté l'éponge bien avant.

Texte intégral lu par Pulchérie Gadmer
Durée totale d'écoute : 17h18
Audiolib, 2017

Les filles au chocolat #6 1/2 - Coeur piment (Cathy Cassidy)

samedi 18 mars 2017

004653536.jpgDernier texte faisant partie de la série des Filles au chocolat, Coeur piment est estampillé comme le tome "6 et demi". Cette novella est consacrée à Ash, le petit-ami de Honey. 

Le jeune homme, actuellement en voyage en Europe s'inquiète tout-à-coup de la viabilité de sa relation avec Honey. Alors qu'il est parti barouder avec pour tout bagage son sac à dos, Ash rencontre des personnes intéressantes et découvre des lieux étonnants, mais l'absence de son amoureuse lui pèse de plus en plus. 

Ce dernier tome, publié dans un mini format ne me semble pas essentiel, à l'instar des autres tomes intermédiaires de la série, mais il est tout de même plaisant à lire.
Moi qui suis fan des Filles au chocolat, j'ai aimé cet intermède, retrouver cet univers que j'aime.

Un joli final en quelque sorte.

Titre original : Hearts and Sunsets
Traduit de l'anglais par Anne Guitton
Nathan, 105 pages, 2017 pour l'édition française et 2015 pour l'édition originale

Les romantics (Leah Konen)

samedi 11 mars 2017

9782732478647FS.gifSi vous cherchez un roman léger, une bulle d'évasion, une jolie histoire d'amour pas trop gnan-gnan, ouvrez Les romantics !

Ce qui aurait pu n'être qu'une simple et banale histoire d'amour est en réalité une romance touchante et drôle. Le point fort de ce livre : le parti pris par l'auteur, à savoir ériger l'Amour en narrateur ! Il fallait y penser, c'est tout bête et pourtant ce simple détail suffit à rendre le récit plus piquant, plus attirant.

Gaël croyait filer le parfait amour avec Anika jusqu'au jour où il la surprend dans les bras de son meilleur pote. Entre son chagrin amoureux et la séparation de ses parents, Gaël broie du noir et passe son temps à regarder de vieux films en mangeant du chocolat !

Le personnage de Gaël, très attachant, suscite d'emblée notre empathie. On lui pardonne ses atermoiements, ses accès de colère et ses réactions parfois puériles. C'est un garçon sympathique, qui a tout pour lui, mais il faut croire qu'Anika n'était pas son âme sœur. 

J'ai aimé cette bouffée d'air pur, ce petit intermède douceur entre deux lectures plus difficiles. 
Un joli moment.

Titre original : The Romantics
Traduit de l'anglais par Sophie Passant
De La Martinière Jeunesse, 366 pages, 2017 pour l'édition française et 2016 pour l'édition originale

Le tour du monde en quatre-vingts jours (Jules Verne)

mercredi 8 mars 2017

51bs1u6DzZL._SL300_.jpgDe Jules Verne, je n'avais lu que Vingt mille lieues sous les mers jusqu'alors, qui plus est en version abrégée, puisque c'est une lecture que je partageais à l'époque avec mon grand matelot. Pour autant, la découverte de cette oeuvre m'avait fait grande impression et je m'étais alors promis de relire ce texte en version intégrale et de lire aussi d'autres titres de l'auteur. 
Il se trouve que mon petit matelot est entrain d'étudier Le tour du monde en quatre-vingts jours à l'école, et j'ai trouvé là l'occasion de me replonger dans l'écriture de Jules Verne.

Ce roman raconte le voyage extraordinaire d'un gentleman anglais. Suite à un pari un peu fou, celui de faire le tour du monde en quatre-vingts jours,  Phileas Fogg quitte son domicile londonien accompagné de son domestique Passepartout avec la ferme intention de boucler le tour du globe dans le temps qu'il s'est fixé. Commence alors une course contre la montre et une succession d'aventures plus étonnantes les unes que les autres. 

 J'ai retrouvé dans ce texte (quoique bien plus court) ce que j'avais aimé dans Vingt mille lieues sous les mers. Jules Verne avait une plume remarquable et savait en manier toutes les facettes. Ce roman est un savant mélange de suspense, d'humour, d'aventure et se sciences, et sa richesse en rend la lecture délectable. Sa lecture se révèle aussi passionnante que divertissante et dépaysante. Pendant quelques heures, j'ai moi aussi couru contre la montre, à bord de navires, à dos d'éléphant ou en train. J'ai traversé des pays, des paysages, j'ai changé de fuseau horaire et j'ai été perpétuellement amusée par le flegme tout britannique de Phileas Fogg et l'impulsivité de Passepartout.

Un magnifique voyage.

Texte intégral lu par Jean Négroni
Durée totale d'écoute : 7h01
Naïve, 2005

- page 2 de 43 -