La fille du monstre (Florence Aubry)

vendredi 15 février 2019

product_9782075118880_244x0.jpgC'est le troisième roman de l'auteur que je lis après les géniaux Titan noir et Le royaume des cercueils suspendus.
Si La fille du monstre n'est pas un coup de cœur comme ce fut le cas des deux autres titres, une chose est sure, Florence Aubry est entrée au panthéon de mes auteurs préférés. 
Dans ce court texte, elle traite une fois encore un sujet difficile. Depuis la tentative de suicide ratée de son père, le monde de Tess a basculé. Comment vivre auprès d'un parent qui n'a pas trouvé la force de vivre, qui reste défiguré à tout jamais ? Très vite, car les enfants ne sont pas des anges, Tess devient "la fille du monstre" et n'assume plus la présence de son père.
Avec pudeur, Florence Aubry nous plonge dans l'intimité de cette jeune fille qui tente de surmonter l'horreur, la tragédie familiale. Le ton est juste et l'on ressent de l'empathie pour Tess mais aussi pour son père. Tess qui passe par tout un panel d'émotions, qui en veut à son père, se montre parfois odieuse avec lui. Pour autant, on comprend ses réactions même si l'on est pris de pitié pour son père.
Un sujet douloureux traité avec brio, un roman qui claque.

Gallimard Jeunesse (Scripto), 192 pages, 2019

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Orphelins 88 (Sarah Cohen-Scali)

lundi 28 janvier 2019

005660050.jpgOrphelins 88 est le troisième roman que je lis de l'auteur. Après Max, l'autrice s'intéresse une nouvelle fois au Lebensborn. Cependant, si les deux ouvrages traitent du programme eugéniste des nazis, ici l'histoire se situe dans l'après-guerre.

Juillet 1945 à Munich, un jeune garçon errant parmi les décombres est trouvé par les alliés et envoyé dans un orphelinat.
Baptisé Josh par ses "sauveurs", il ignore son prénom de naissance et son âge. Aidé par Ida, la directrice, il va tenter de retrouver son identité. 
Le point de vue adopté par Sarah Cohen-Scali est très intéressant, car si le Lebensborn est un sujet peu connu, celui du Lebensborn de l'après-guerre l'est encore moins. Que sont devenus tous ces enfants élevés et conditionnés pour servir une patrie qui a perdu la guerre ? Ces enfants séparés de leurs familles, qui ont tout oublié de leur culture d'origine ?
A travers Josh, on découvre combien la période qui a suivi la guerre a été difficile pour tous ces jeunes qui n'avaient plus de racines et de famille. C'est une quête longue et douloureuse, parfois impossible. 
A l'instar de Max, c'est un roman qui prend aux tripes et ne laisse pas insensible. Le climat ambiant est extrêmement bien rendu, l'effet d'immersion est immédiat, dès les premières pages. 
Un roman nécessaire et bouleversant.

Robert Laffont (R), 429 pages, 2018

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Calpurnia (Jacqueline Kelly)

vendredi 11 janvier 2019

003336272.jpgUne fois n'est pas coutume, j'ai lu ce roman après avoir découvert son excellente adaptation en bande dessinée.

Présentation de l'éditeur :

Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums.
Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n’y prête pas de livres ?
On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

J'avais donc beaucoup aimé l'adaptation BD, et, sans surprise, j'ai aussi beaucoup aimé le roman. L'avantage de ce format, ce sont bien sûr tous les détails et péripéties qui ne peuvent être restitués dans un album de quelques dizaines de pages. D'autant que Calpurnia est un roman relativement long et dense, bien que l'histoire ne se déroule que sur une seule année.
Quatre saisons au cours desquelles nous suivons Calpurnia, son quotidien, ses aspirations, la relation extrêmement touchante qu'elle tisse avec son grand-père, sa découverte des sciences.
L'atmosphère est bien rendue, on s'imagine volontiers dans une plantation de coton  à l'aube du XXème siècle, dans une société encore rétrograde et conservatrice où les femmes et les gens de couleur n'ont que peu de droits. Pour autant, le récit n'est pas sombre, il est plutôt empreint de légèreté à l'image de sa jeune héroïne. 
Un très bon premier roman qui m'a donné envie de lire la suite (même si celui-ci peut se lire comme un tome unique).

Titre original : The Evolution of Calpurnia Tate
Traduit de l'anglais par Diane Ménard
L'école des loisirs (Médium poche), 494 pages, 2009 pour l'édition originale, 2015 pour la présente édition française

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J'ai encore menti (Gilles Legardinier)

mercredi 19 décembre 2018

51-MGDAIelL.jpgPrésentation de l'éditeur :

Laura se pose beaucoup de questions. Comment réussir sa vie? Est-il possible de manger tout ce que l’on aime sans prendre dix kilos? Comment trouver l’amour? Trop de doutes pour être heureuse, trop d’envies pour se contenter du banal… Jusqu’au jour où un accident va complètement effacer sa mémoire. La voilà à nouveau débutante face à la vie, obligée de tout redécouvrir : les bonbons, les soutiens-gorge, les garçons, l’électricité et les lois qui gouvernent l’Univers… Libérée des a priori, portée par un cœur affamé et un cerveau qui se cherche, Laura entame une aventure unique et hilarante. En ne sachant plus rien, elle a peut-être enfin une chance de devenir elle-même… 

Au début, je me suis demandée si je ne faisais pas fausse route avec ce roman, à la fois déconcertée par l'histoire et par la voix de Céline Espérin. 
Il est vrai que Gilles Legardinier aime la fantaisie, et que ses livres ont souvent un côté un peu déjanté, mais dans celui-ci, il repousse encore les limites pour nous proposer une histoire totalement loufoque. J'avoue que j'ai craint un instant que ce roman ne me plaise pas, mais comme j'ai une affection toute particulière pour la plume de l'auteur, j'ai insisté un peu et j'ai fort bien fait.
Pour apprécier ce livre, il faut laisser ses préjugés et ce que l'on connaît du monde réel au placard, accepter de se laisser porter par ce récit désopilant et décalé, et profiter de l'instant présent.
L'auteur s'est fait son petit délire avec J'ai encore menti !, c'était un pari risqué, mais il faut avouer que cela fonctionne.
La (re)découverte du monde par Laura génère de l'émotion et beaucoup d'empathie. A travers cette idée originale, l'auteur suscite chez le lecteur quelques réflexions que la légèreté du roman ne laissent pas soupçonner de prime abord.
Une belle lecture pour lâcher prise, rêver, rire, s'émouvoir, réfléchir. Une bulle de douceur.

Un dernier mot au sujet de la lecture audio, je le disais en préambule, la voix de Céline Espérin m'a perturbée au départ, et finalement au fil de l'écoute j'ai trouvé qu'elle avait le timbre parfait pour incarner Laura.

Texte intégral lu par Céline Espérin
Durée totale d'écoute : 11h30
Gallimard (Ecoutez lire), 2018

(existe en ebook)

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Romances de Noël #1

lundi 17 décembre 2018

En cette période d'avant Noël, j'avais envie de douceur, de légèreté, de lâcher prise... et j'ai donc fait une petite cure de romances de Noël. Voici les titres que j'ai lus, et ce que j'en ai pensé.

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A l'approche de Noël, la douleur de la perte de sa grand-mère est ravivée, et Eva appréhende cette période à venir. Alors que New-York se retrouve sous une tempête de neige, elle doit remplir une mission pour le compte de l'agence d'événementiel qu'elle a créée avec ses deux meilleurs amies. Objectif : préparer une surprise en son absence pour Lucas Blade, un écrivain célèbre, en décorant son appartement et en lui préparant des petits plats qu'il devrait retrouver à son retour. 

Avec cette romance, on est en plein dans le thème, fête de Noël, neige, bref l'ambiance hivernale de fin d'année est là. L'histoire se déroule quasiment à huis clos, ce que j'aime assez, et pourtant on ne s'ennuie pas vraiment, les pages défilent assez vite. Le fait que le héros soit un écrivain m'a aussi plu, comme pour tout amoureux des livres, c'est toujours plaisant de rencontrer ce genre de personnage dans un roman. Pour autant, Lucas ne m'a pas transcendée, ni Eva non plus. Je les ai trouvés un peu trop caricaturaux, elle trop gnan-gnan par moments, lui trop ténébreux, bref l'autrice a trop forcé le trait à mon sens, pour bien montrer que tout les oppose. J'aurais aimé davantage de nuances.
Globalement, c'est une jolie histoire, qui se lit vite et avec plaisir, mais pas inoubliable. Une romance de Noël qui fait son job, sans plus.

Noël sur la 5e avenue
Sarah Morgan
Harlequin, 496 pages, 2018

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Allison travaille dans un cupcake café et sort avec Carl depuis plus d'un an. Malgré la durée, leur relation ne décolle pas, la faute en partie au boulot de Carl, qu'il fait passer avant tout le reste. Associé avec son ami Luke dans un cabinet d'architectes, il passe le plus clair de son temps à travailler et délaisse Allison. C'est lors d'une nouvelle absence de son petit ami que la jeune fille va faire la connaissance de Luke. Une amitié va naître entre les deux jeunes gens, rapidement remplacée par des sentiments d'un genre différent.

Pour le coup, cette romance n'est pas réellement une romance de Noël, car si l'histoire se déroule à la fin de l'année, elle ne s'inscrit pas véritablement dans l'ambiance fêtes/saison hivernale contrairement à ce que suggère la couverture.
Cela étant, c'est une jolie histoire avec deux beaux personnages. Celui de Luke est extrêmement attachant, c'est un homme drôle, intelligent, avec de vraies valeurs humaines et qui ne se prend pas la tête. Soyons clairs, c'est lui qui fait presque tout le sel de cette histoire dans le fond pas révolutionnaire, dans laquelle il se passe finalement peu de choses. 
Clairement dans ce roman, ce sont les personnages (les deux héros, mais aussi les personnages secondaires comme les amis d'Allison) et leurs relations qui rendent la lecture addictive. Les dialogues et divers échanges (notamment les SMS échangés entre Allison et Luke) sont extrêmement vivants et bien rendus, et donnent un sentiment de béatitude et de bien-être à la lecture.
Une romance-doudou comme je les aime.

Les vrais amis ne s'embrassent pas sous la neige
Juliette Bonte
Harlequin, 368 pages, 2018

(existe aussi en version ebook)

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Clara, danoise d'origine, a quitté son pays pour voyager. Lors d'une étape dans un petit village anglais, elle décide d'y séjourner quelques temps et de redonner vie à un magasin de jouets moribond qui menace de fermer.
Bien qu'étant une romance de Noël, cette histoire est avant tout un récit sur la magie de Noël et la douceur de vivre. Finalement, la relation amoureuse y est presque secondaire. Sur ma liste est un hymne à l'esprit "hygge", un roman-doudou dans lequel il fait bon se plonger à l'approche des fêtes.
J'ai passé un joli moment en compagnie de Clara, dans ce village isolé avec ces habitants un brin déjanté. Une petite communauté que j'ai quittée à regrets.
Une belle histoire.

Sur ma liste
Rosie Blake
J'ai lu (Lj), 288 pages, 2018

(existe aussi en version ebook)

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Héloïse et Alexandre se rencontrent par hasard dans un grand magasin, tous deux en quête d'un cadeau pour Noël.
Sur un coup de tête, Alexandre propose à Héloïse d'échanger les rôles ; chacun achètera le cadeau que l'autre doit offrir.

L'idée de départ est très sympa et attise la curiosité du lecteur. Que cachent les emballages des cadeaux choisis ? Ces derniers vont-ils mettre à mal ceux qui les offrent ? L'histoire est basée sur un quiproquo, un peu à la manière d'un Vaudeville, et j'aurais aimé que cela tourne à la farce, qu'on reste dans le ton de l'humour. Au lieu de quoi on sombre un peu dans le mélodrame et certaines situations manquent de crédibilité, pire, elles agacent. 
Un récit qui se lit facilement, mais pas inoubliable ni exempt de défauts, hélas.

Noël, toi & moi
Gwen Delmas
Addictives (LUV), 304 pages, 2018

(existe aussi en version ebook)

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Les jours de ton absence (Rosie Walsh)

mercredi 12 décembre 2018

005443009.jpgPrésentation de l'éditeur :

Lorsque Sarah rencontre Eddie, son monde bascule. Ils sont faits l’un pour l’autre, elle en est certaine. Les jours qu’ils passent ensemble ressemblent à un rêve et Sarah a le sentiment que sa vie débute enfin. Quand Eddie, également fou amoureux, part à contrecœur pour un voyage prévu de longue date, tous deux se quittent en sachant qu’ils se reverront très vite.
Pourtant, quelques jours plus tard, Eddie n’a toujours pas donné de signe de vie. Le portable de Sarah reste désespérément muet. Refusant d’écouter ses amis qui lui conseillent de passer à autre chose, Sarah met tout en œuvre pour comprendre la raison de ce silence.
Elle ne sait pas encore que l'explication qui se dessine peu à peu la bouleversera au plus profond de son être. Une chose qu'elle ne peut maîtriser les sépare irrémédiablement, la seule qu'ils n'ont pas partagée : la vérité.

Lorsque l'on commence ce livre, on ne sait pas trop vers où on s'achemine. On pense à un amour perdu, puis à une disparition, à une intrigue policière, et l'on est très loin de la vérité, de ce qui se cache réellement derrière ce récit.
Finalement, c'est un roman qui repose sur une idée toute simple, mais c'est la façon dont l'autrice tisse son histoire qui est fascinante et captive l'intérêt du lecteur. Le suspense est maintenu quasiment jusqu'à la fin, et durant la lecture, la même question tourne en boucle dans notre tête : pourquoi Eddie ne donne plus signe de vie, que s'est-il passé ?

C'est une histoire émouvante qui prend parfois à la gorge, un livre avec une atmosphère très particulière, dont on a du mal à se défaire.
A découvrir.

Titre original : The man who didn't call
Traduit de l'anglais par Raymond Las Vergnas
Les escales, 392 pages, 2018 pour l'édition française et l'édition originale

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Les mésaventures d'Emilien (Marie-Aude Murail)

vendredi 7 décembre 2018

CoupDeCoeur2016.pngCette série qui comporte sept tomes met en scène un adolescent, Emilien Pardini, qui vit seul avec sa mère.
Comme je trouve la présentation de l'éditeur parfaite, je lui cède la parole :

Émilien est tout maigre, il a un grand nez, une scoliose et de la tachycardie, il est romantique et moqueur, cossard et entreprenant, idéaliste et pragmatique, il est fils de fille mère et de chercheur de trésors, neveu d'artiste, frère de prématurée et futur père de quatre enfants, il est fou amoureux de Martine-Marie, il sait parler aux bébés, faire craquer les grandes, rassurer les parents, inquiéter les méchants, il adore dessiner, il fait les pires chaussons aux pommes du monde, vous allez avoir du mal à vous passer de lui.

Vous l'aurez compris, la série des Mésaventures d'Emilien est drôle, même très drôle, mais pas que. Marie-Aude Murail a injecté dans chacun de ces volumes tout son génie d'écrivain. 
Chaque tome est centré sur un épisode de la vie du héros, et les romans de la série sont très courts, ils se lisent en un rien de temps. Ils ont tous été réédités dans la collection Neuf (dédiée aux 9-12 ans) à L'école des loisirs, ce qui, à mon humble avis, est une erreur, car la série n'est pas accessible aux très jeunes lecteurs, il faut la réserver aux adolescents, voire aux adultes.
Le style est hautement addictif, on en apprend davantage sur Emilien au fur et à mesure que l'on progresse dans la découverte de la série et l'on a toujours envie d'y revenir. 
Moralité, si vous êtes passés à côté de cette vraie pépite, n'attendez plus pour faire connaissance avec Emilien.

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Pour se payer le PC de ses rêves, Emilien décide de faire du baby-sitting. Le souci, c'est qu'il n'a aucune expérience en la matière, et que mentir pour se faire passer pour un as n'est pas forcément une bonne idée...
Le ton est donné dès ce premier tome, on fait la connaissance du personnage central de la série, et d'emblée, on s'attache à lui, comment pourrait-il en être autrement ?!
Le style est direct, sans fioritures, le ton est incisif mais avec toujours une pointe de douceur, bref, c'est un premier tome parfait.

T1 - Baby-sitter blues
L'école des loisirs (Neuf), 137 pages, 2016 pour la présente édition

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Comme la mère d'Emilien pense qu'il lui manque un modèle identificatoire masculin, elle décide d'envoyer ce dernier en vacances chez son oncle. Alors qu'Emilien commence à apprécier Marc, il est rappelé d'urgence à la maison. Son père, dont il ignorait l'existence, vient de mourir.
Avec ce deuxième volet de l'histoire, on creuse un peu dans la vie d'Emilien, et l'on découvre qui est son père, et surtout, quelle relation il entretient avec sa mère. 
Un tome fantaisiste et drôle, à l'image du précédent.

T2 - Le trésor de mon père
L'école des loisirs (Neuf), 165 pages, 2013pour la présente édition

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Tandis que sa mère fréquente un type qu'il n'aime pas, Emilien, de son côté, se lie d'amitié avec le nouveau de la classe. Jocelyn est un gars bizarre qui vit seul et a parfois des idées noires.
Troisième opus qui introduit des thématiques moins légères dans le récit. L'humour est présent, mais le ton est globalement plus "sérieux".
On s'attache davantage encore à Emilien dans Le clocher d'Abgall, en percevant ses qualités humaines.

T3 - Le clocher d'Abgall
L'école des loisirs (Neuf), 135 pages, 2006 pour la présente édition

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Cet été-là, Emilien est moniteur de colo dans un centre "pittoresque" (selon la directrice).
Les rapports avec les autres jeunes moniteurs sont compliqués, pour ne pas dire mauvais, les enfants sont difficiles... bref, Emilien tente de tirer son épingle du jeu, mais il galère.
Dès les premières pages, c'est rock'n roll, le rythme est plus enlevé encore que dans les tomes précédents, et on passe par toute une palette d'émotions diverses, allant de l'empathie à la tristesse, en passant par l'incrédulité.
L'autrice frappe fort avec Au bonheur des larmes, c'est un roman prenant.

T4- Au bonheur des larmes
L'école des loisirs (Neuf), 114 pages, 2015pour la présente édition

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Dans ce tome des plus rocambolesques, on apprend que Martine-Marie a déménagé à Londres avec ses parents et qu'elle manque cruellement à notre héros. D'un autre côté, la mère d'Emilien semble entretenir une relation avec un type qu'il ne peut déjà pas supporter rien qu'en écoutant les messages que ce dernier laisse quotidiennement sur le répondeur téléphonique...
Emilien peut se montrer machiavélique lorsqu'il a une idée derrière la tête, et se comporte en dictateur avec sa mère. Encore une fois, la relation mère-fils est ultra émouvante et n'en rend Emilien que plus attachant.
Un superbe tome.

T5 - Un séducteur-né
L'école des loisirs (Neuf), 116 pages, 2015 pour la présente édition

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De toute la série, celui-ci est probablement mon préféré. Il m'a fait passer un moment de lecture intense et vivre un panel complet d'émotions, allant du sourire au rire en passant par la tristesse. Comment l'autrice, en si peu de pages, et dans une langue simple, parvient-elle à emporter le lecteur à ce point ? A chaque nouvelle lecture, son talent me saute aux yeux avec une force toujours renouvelée. 
Dans cet opus, nous retrouvons Emilien dans une une situation peu joyeuse, entre les difficultés financières de sa mère, l'absence de sa petite amie et son désintéressement pour les cours au lycée. Heureusement, une vieille voisine va lui faire découvrir les romances de Barbara Cartland, un baume au coeur en ces temps troublés !
Je le disais en préambule, un tome encore plus riche en émotions que les précédents, et une série qui ne faiblit nullement. 

T6 - Sans sucre, merci
L'école des loisirs (Neuf), 165 pages, 2006 pour la présente édition

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Dernier tome, petit pincement au cœur au moment de le refermer. Un tome qui clôt cette saga en douceur, avec, toujours cette même verve dans l'écriture et les paroles d'Emilien.
L'impression d'avoir fait un bout de chemin aux côtés d'un personnage réel et pas seulement de papier, m'être attachée à lui et à son histoire.
Une merveilleuse série, une de mes plus belles découvertes livresques de l'année.

T7 -  Nos amours ne vont pas si mal
L'école des loisirs (Neuf), 137 pages, 2006 pour la présente édition

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De tes nouvelles (Agnès Ledig)

lundi 12 novembre 2018

9782367624594-001-T.jpegDe tes nouvelles est la suite de On regrettera plus tard que j'avais beaucoup aimé.
Eric et Anna-Nina sont de retour chez Valentine, et peu à peu une vie de famille se construit. 

J'ai pris un plaisir fou à retrouver tous ces personnages familiers et à découvrir comment ils évoluaient. Je me suis interrogée à la fin du roman, est-ce une "vraie" fin, ou bien y aura-t-il encore une suite ? J'avoue que cela ne me déplairait pas de poursuivre l'aventure.

Ce que j'aime dans cette histoire, ce sont les magnifiques relations qui s'instaurent entre les différents protagonistes, en particulier celle entre Valentine et son ami , et celle entre Anna-Nina et le vieil homme (je suis nulle, j'ai oublié tous les prénoms !). Il y a énormément de bienveillance dans ces pages, d'optimisme et d'espoir. Un récit un peu à part, me semble-t-il dans l'oeuvre d'Agnès Ledig, puisque plus léger que ses autres titres.
Une très belle suite.

Texte intégral lu par Mathieu Buscatto et Isabelle Miller
Durée totale d'écoute : 8h09
Audiolib, 2018

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Dans le murmure des feuilles qui dansent (Agnès Ledig)

vendredi 9 novembre 2018

005411219.jpgPrésentation de l'éditeur :

Anaëlle, une jeune femme dont la vie a été bouleversée par un accident, se reconstruit doucement, entre son travail et sa passion pour l’écriture.
Thomas raconte des histoires merveilleuses d’arbres et de forêt pour mettre un peu de couleur dans la chambre d’hôpital de Simon, un garçon lumineux et tendre.
Chacun se bat à sa manière contre la fatalité. Mais est-ce vraiment le hasard qui va sceller leur destin ?

Je suis passée très près du coup de coeur avec ce roman. Seule la fin, et plus particulièrement un élément, m'a un peu déçue. A celles et ceux qui l'ont lu, je veux parler de la réaction d'un certain personnage que je n'ai pas compris et qui m'a dérangée.
Cela dit, c'est un léger bémol car, pour le reste, j'ai adoré ce roman. Déjà pour toute la partie épistolaire - genre littéraire dont je raffole - , et puis, comme dans les autres romans de l'autrice, pour la profondeur et l'humanité des personnages, souvent cabossés, mais tellement beaux et émouvants. L'histoire est assez dure, mais on y trouve malgré tout une jolie douceur de vivre.
Un beau roman. 

Albin Michel,  400 pages, 2018

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Dix jours avant la fin du monde (Manon Fargetton)

vendredi 2 novembre 2018

005744138.jpgJe n'avais encore rien lu de Manon Fargetton avant d'ouvrir ce roman, bien que plusieurs de ses livres me tentent.

Présentation de l'éditeur :

Deux lignes d'explosions ravagent la Terre. Nul n'en connaît l'origine mais quand elles se rejoindront au large de notre côte atlantique, le monde sera détruit. Sur les routes encombrées de fugitifs qui tentent en vain d'échapper au cataclysme, six hommes et femmes sont réunis par le destin. Ensemble, ils ont dix jours à vivre avant la fin du monde...

La question sous-jacente de ce roman est la suivante : que ferions-nous si la Terre devait disparaître dans dix jours ? Il ne s'agit donc pas d'un roman d'aventure du genre scénario-catastrophe, mais plutôt d'un récit initiatique. 
Dix jours avant la fin du monde raconte la rencontre de six personnages et du bout de chemin qu'ils vont parcourir ensemble. Le compte à rebours est lancé, il leur reste dix jours à vivre, dès lors, comment ont-ils l'intention de les passer, et où ? 
Ce qui est assez bluffant dans ce roman, c'est l'intensité qui va crescendo, la pression inconsciente que l'on ressent en tant que lecteur, alors même qu'il y a finalement peu d'action et de rebondissements dans ce récit. Le livre est construit en une succession de très courts chapitres dont les intitulés correspondent au décompte des heures avant la fin du monde. Au début de l'histoire, on découvre séparément les personnages, puis l'on assiste à leur rencontre pour ensuite les suivre tous ensemble jusqu'à la dernière heure.

J'ai beaucoup aimé cette lecture, ce parti pris original de l'autrice, l'atmosphère étonnante qu'elle a su créer. J'ai aimé vivre ce périple au côté de six inconnus qui me sont devenus familiers au fil des pages.
Une belle plume qui m'a plu et vers laquelle je reviendrai.

Gallimard Jeunesse, 452 pages, 2018

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