Follow me #2 - Nouvelle Chance (Fleur Hana)

samedi 24 juin 2017

9782755633276.jpgDeuxième tome de la série Follow me, Nouvelle chance est consacré au personnage d'Anthony, un des colocataires et ami d'Ange.
Dans la maison voisine, il y a une nouvelle occupante, Margaux, fille du couple gay Michel et David. La jeune femme est récemment revenue dans la région auprès de ses pères après avoir essuyé une déception amoureuse. 
Forcément, ces deux personnages vont se croiser et être attirés l'un par l'autre mais leur relation naissante est compliquée. Margaux aime toujours son ex, Anthony possède lui aussi ses propres blessures...

Si j'ai retrouvé avec plaisir le style de l'auteur, j'ai moins aimé cette histoire que celle d'Ange et Lise. La situation évolue peu durant tout le roman, les personnages piétinent et le lecteur avec eux. Sans pour autant m'ennuyer, je n'ai pas retrouvé l'intensité du tome 1.
Ce fut toutefois une lecture très agréable.

Hugo Roman (New Romance), 351 pages, 2017


Follow me #1 - Seconde Chance (Fleur Hana)

mercredi 21 juin 2017

9782755630558ORI-509x800.jpgCoupDeCoeur2016.pngA 17 ans, Lise et Ange étaient amoureux, ils étaient tout l'un pour l'autre. A 18 ans Lise est partie pour voir si l'herbe était plus verte ailleurs, mais elle n'a pas cessé de l'aimer. Lui, ne l'a jamais oublié même s'il a refait sa vie entre temps.
Des années plus tard, ils se retrouvent par hasard.

Coup de cœur pour ce premier tome de la série Follow me. J'ai aimé d'emblée l'écriture de Fleur Hana, directe, fluide et moderne. C'est une romance contemporaine qui change de ce que j'ai pu lire dans le genre. L'histoire est plausible, on n'est pas dans un conte de fées, et pourtant c'est beau et touchant. J'ai en particulier adoré Ange et sa vulnérabilité, son côté "anti-clichés". Ce n'est pas l'archétype du mâle dominateur, loin de là. Ici, c'est Lise qui mène la danse, en quelque sorte. J'ai également aimé le contexte, le milieu dans lequel évoluent les personnages, ce groupe d'infirmiers, leur quotidien, leur colocation. 

Un roman doudou pas prise de tête, une belle histoire qui donne des papillons dans le ventre et fait du bien.


Hugo Roman (New Romance), 334 pages, 2017


Le petit Lord Fauntleroy (Frances Hodgson Burnett)

dimanche 11 juin 2017

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Après ma relecture d'Une petite princesse, j'ai eu envie de me replonger dans un autre roman de l'auteur et j'ai jeté mon dévolu sur celui-ci. Je n'avais pas grand souvenir de cette histoire, je me rappelais simplement qu'il s'agissait d'un jeune enfant qui vit aux Etats-Unis et hérite quelques temps après le décès de son père d'un titre de noblesse anglais. 
Du jour au lendemain, donc, le petit Cédric doit déménager pour aller vivre auprès de son grand-père en Angleterre. Le souci étant que son aïeul a une dent contre sa maman et que le garçonnet ne comprend pas pourquoi.
J'ai donc redécouvert avec un immense plaisir ce livre. Le personnage du grand-père est proprement épouvantable et son mauvais caractère pimente le récit de manière assez jouissive pour le lecteur qui hésite entre dépit et rires. C'est une histoire qui fait la part belle à l'amitié, l'amour, la famille et la générosité. On retrouve ainsi comme en écho, les sujets de prédilection de l'auteur rencontrés dans ses autres livres. Il y a toujours une situation de départ assez dramatique avec un enfant qui est isolé des siens, et une une fin bien moralisatrice. Personnellement, cet aspect ne me gêne nullement, j'aborde ces ouvrages en ayant cela à l'esprit, ce qui me permet d'apprécier pleinement ma lecture.
Une jolie histoire.

Texte intégral lu par Valérie LESORT
Durée totale d'écoute : 4h30
Editions Thélème, 2004

Envole-moi (Annelise Heurtier)

samedi 13 mai 2017

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Envole-moi (titre qui provient de la célèbre chanson éponyme de Jean-Jacques Goldman (où comment, en lisant le titre d'un livre, se retrouver avec un refrain qui tourne en boucle dans la tête...!)) est le premier roman d'Annelise Heurtier que j'ai lu.

Pour pouvoir acheter la guitare de ses rêves, une Gibson, Swann vend quelques affaires lors d'un vide-grenier. C'est là qu'il va poser pour la première fois les yeux sur la belle Joanna. Coup de foudre, le jeune homme est tellement subjugué par la jeune fille, qu'il ne réalise pas de suite qu'elle est en fauteuil roulant. 

C'est une jolie histoire, à la fois sensible et délicate, un amour pur et sincère entre deux jeunes gens qui font fi du handicap pour être ensemble. Le personnage de Swann, par son humanité, sa franchise, sa bienveillance, m'a touchée. Il se comporte comme n'importe quel adolescent de son âge, doute, se pose des questions, mais fait aussi preuve de maturité et d'intelligence. Il comprend vite que la situation de Joanna ne les empêchera pas de s'aimer, mais qu'il faut composer avec pour vivre le plus naturellement possible.
Une histoire d'amour sincère, qui ne tombe pas dans la facilité et sonne juste. Un beau moment.

Casterman, 350 pages , 2017

Juste avant le bonheur (Agnès Ledig)

samedi 6 mai 2017

51pyUnzgSXL._SL300_.jpgJ'ai entamé cette lecture sans en connaître grand-chose, simplement intriguée après des avis élogieux de blogueurs. Fort heureusement, et je les en remercie, ces derniers n'ont pas spoilé l'histoire, contrairement à certains sites... Car ce qui fait la force de ce roman, c'est justement cette montée en tension jusqu'à un événement imprévisible qui bouleverse l'histoire. Le connaître à l'avance gâcherait totalement la lecture.

Julie a 20 ans et élève seule son fils de 3 ans. Au supermarché où elle est caissière, un jour un client la remarque et l'invite à déjeuner au restaurant. Julie accepte non sans hésitation et fait ainsi la connaissance de Paul, un homme cinquantenaire qui gagne bien sa vie. Dans la foulée, il lui propose de venir passer des vacances en Bretagne au bord de la mer. L'idée est folle, mais là encore, Julie accepte. C'est donc un curieux quatuor (Julie et son fils, Paul et son propre fils trentenaire) qui prend la route.

Je m'attendais à un livre léger et j'avais tout faux. Je me suis pris à mis-parcours une baffe magistrale, et, dès lors, mon regard sur ce livre a totalement changé. 
De l'histoire, je ne puis rien vous dire de plus de peur d'en dire simplement trop. Sachez juste qu'il y est question de relations humaines, de personnages plus ou moins cabossés par la vie qui vont s'entraider et s'aimer. L'écriture douce et délicate se révèle pourtant d'une grande force. C'est un roman doux-amer, qui fait à la fois l'éloge du bonheur présent et l'inventaire des maux de l'existence. 

Une lecture marquante et belle qui m'a donné envie de découvrir d'autres romans de l'auteur.

Texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne
Durée totale d'écoute : 7h34
Audible, 2016

Une petite princesse (Frances Hodgson Burnett)

mercredi 3 mai 2017

9782013226943FS.gifDepuis quelques temps j'ai envie de me replonger dans des romans de mon enfance, de ceux qui m'ont marquée durablement au point que j'en garde encore aujourd'hui un beau souvenir. 
Enfant, j'ai en particulier adoré les trois célèbres romans de Frances Hodgson Burnett : Le jardin secret, Le petit Lord Fauntleroy et Une petite princesse. Ayant vu récemment une adaptation cinématographique d'Une petite princesse, j'ai éprouvé le désir de relire le roman.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce classique de la littérature de jeunesse, quelques mots sur l'histoire... Sarah Crew est la fille d'un riche anglais installé aux Indes. Inscrite dans un pensionnat de Londres pour y parfaire son éducation, sa vie bascule brutalement le jour de ses onze ans alors qu'elle apprend la mort de son père qui la laisse sans un sou.

Si la première partie me semble un peu longue, par la suite le récit devient passionnant et j'ai retrouvé ce qui m'avait émerveillée petite fille. Sarah est une héroïne à laquelle les enfants peuvent facilement s'identifier. Elle fascine par son courage et son imagination. Elle parvient à transformer un quotidien terrible en une vie presque gaie. L'atmosphère étrange et féerique qui se dégage de ce livre est très forte et lui donne tout son charme.

J'ai aimé replonger dans cette histoire et retrouver un pan de mon enfance.

Titre original : Sara Crewe
Traduit de l'anglais par Michel Laporte
Le Livre de Poche Jeunesse, 347 pages, 2006 pour la présente édition française et 1888 pour la version originale

Sauveur & fils ~ Saison 3 (Marie-Aude Murail)

samedi 29 avril 2017

9782211232395.jpgCoupDeCoeur2016.pngMes retrouvailles avec Marie-Aude Murail et sa série Sauveur & fils se sont soldées par un nouveau coup de cœur après celui que j'avais eu pour le premier tome. Le deuxième m'avait beaucoup plu, mais tout de même moins que le précédent. Celui-ci m'a happée et je n'en ai fait qu'une bouchée !

Troisième saison donc, dans laquelle nous retrouvons ce cher Sauveur, homme au grand cœur, toujours prêt à sauver la veuve et l'orphelin. Dans son cabinet de thérapeute, il continue de recevoir et d'aider des jeunes en souffrance, et parfois leurs parents avec eux. 

Le style unique de l'auteur lui permet d'aborder des sujets graves sans plomber l'atmosphère, en conservant une touche de cynisme et d'humour bienvenus. C'est drôle et touchant à la fois. Les personnages nous font hausser les sourcils ou sourire, impossible de rester insensible à la prose de Madame Murail ! Ce nouveau tome est un véritable feu d'artifice, ça pétille, ça vit, on avance entre larmes et rires jusqu'à la dernière page. Une lecture forte de laquelle se dégage un sentiment mêlé d'optimisme et de nostalgie.

Magnifique.

Ecole des loisirs (Médium), 317 pages, 2017

Le groupe (Jean-Philippe Blondel)

samedi 22 avril 2017

9782330075521.jpgCela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu Jean-Philippe Blondel... Mon regard a été attiré par cette couverture lors d'une escale en librairie, l'occasion de retrouver cette plume que j'aime tant.

François Roussel, professeur et écrivain, anime avec une collègue un atelier d'écriture qui va durer quelques mois. Une fois par semaine, dix élèves de terminale et les deux enseignants s'adonnent à l'écriture. Ces moments sont l'occasion de faire tomber des barrières et de livrer parfois des pans entiers de son intimité.

Avec Le groupe, Jean-Philippe Blondel nous livre un roman schizophrène dans lequel il est difficile de démêler la fiction de la réalité. Les similitudes avec son personnage dans la vie réelle sont nombreuses, et une fois encore, à travers une histoire fictive, il dévoile un peu de son moi profond.

A l'instar des précédentes rencontres, j'ai énormément aimé cette lecture à l'écriture envoûtante. A chaque fois que je lis cet auteur, c'est la sensibilité de son écriture à fleur de peau qui me touche. Dans ce roman, l'émotion est palpable, et au fil du récit des liens se tissent entre les différents protagonistes qui se mettent à nu à travers leurs écrits. 

Un beau roman qui plaira inévitablement aux fans de Jean-Philippe Blondel.

Actes Sud Junior, 125 pages, 2017

Emmy & Oliver (Robin Benway)

samedi 15 avril 2017

ob_84d03b_nathan-parutions-mars-avril-2017-litta.jpgDepuis qu'ils sont nés, Emmy et Oliver sont inséparables. Leurs parents sont amis et voisins, ils fréquentent la même classe et sont tout le temps ensemble. Jusqu'au jour où Oliver, sept ans, est enlevé par son père. Dix ans après, alors que tout espoir de le retrouver un jour était perdu, Oliver refait surface. Comment vont se passer les retrouvailles ?

J'ai lu ce roman par hasard, comme cela, dans un moment d'impulsion, pour voir. Et j'ai été agréablement surprise. J'ai passé un bon moment, ce qui finalement, n'est pas si fréquent en fin de compte, lorsque l'on lit. J'ai aimé l'ambiance de ce roman, l'amitié qui règne entre les principaux personnages, leurs doutes, leurs peines, leurs délires. J'ai retrouvé mon adolescence dans ces pages, j'ai ri aux côtés d'Emmy et Caro, j'ai été émue par la tendresse de Drew, j'ai assisté aux débuts en surf d'Oliver... Tous ces moments, ces petites choses qui font d'une histoire qu'elle prend le lecteur et l'emmène en voyage loin des turpitudes de la vie. Simplement cela, une jolie histoire sans prétention.

Titre original : Emmy & Oliver
Traduit de l'anglais par Anne Delcourt
Nathan, 436 pages pages, 2017 pour l'édition française et 2015 pour l'édition originale

Orages sur la plaine (Rosanne Bittner)

samedi 8 avril 2017

c87ff8f7-3b1e-4386-8b29-fa78e4490c3c.jpgJ'ai repéré ce roman chez Belledenuit. Son billet enthousiaste m'a de suite donné envie de lire Orages sur la plaine. Sur le papier, ce livre avait tout pour me plaire. Un récit qui se déroule dans le Far West, qui mêle saga familiale et roman historique avec, en son cœur, une histoire d'amour, que demander de plus ?!
J'ai donc plongé dans cette lecture en toute confiance et avec un a priori très positif. Or, si j'ai passé un bon moment, j'ai tout de même été déçue.

Au début du récit, Elsa a une quinzaine d'années. Elle accompagne son père, un richissime industriel qui souhaite  construire une ligne de chemin de fer reliant l'Illinois à la Californie en passant à travers les Rocheuses. Pour mener à bien son projet, Bob Landers recourt aux services d'un éclaireur, Nick Travis, un sang-mêlé d'origine indienne.
L'histoire s'étire sur plus de dix années au cours desquelles les protagonistes principaux (Elsa et Nick) vont tour à tour se croiser et s'éloigner, chaque fois rattrapés par leurs vies respectives. Issus de deux mondes radicalement opposés, ils ne peuvent se fréquenter et encore moins envisager une relation amoureuse alors qu'ils sont pourtant irrésistiblement attirés l'un par l'autre.

Il m'est difficile de mettre précisément le doigt sur ce qui m'a déplu dans ce roman. Disons que je suis restée en dehors, sans ressentir de véritable empathie pour les personnages. J'ai apprécié l'histoire, y compris sa construction, mais je n'ai pas ressenti grand chose des émotions qu'elle visait à provoquer. Finalement Nick et Elsa me sont restés relativement indifférent, à part dans la dernière partie où Elsa m'a profondément exaspérée !
Pourtant c'est un joli roman et certains passages sont particulièrement beaux et évocateurs, mais dans l'ensemble, c'est un rendez-vous un peu manqué. J'attendais tellement plus d'Orages sur la plaine... Des descriptions de paysages sublimes, des déchirements, de la tension, une véritable histoire d'amour intense et profonde. A chaque fois, l'auteur s'est rapproché de tout cela, sans jamais me convaincre et m'emporter. 
Un roman qui avait tout pour me plaire mais m'a laissée sur ma faim.

Titre original : Thinder on the Plains
Traduit de l'américain par Claude Robert
Archipoche, 473 pages, 2000 pour la traduction française et 1992 pour la version originale

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