L'île aux mille sources (Sarah Lark)

lundi 4 mai 2020

46163728._SY475_.jpgPrésentation de l'éditeur :

Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque.
Nora embarque alors pour les Caraïbes, à la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent.
Décidée à faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser à jamais la vie de Nora.
Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, à la découverte de contrées lointaines où tout reste à inventer, à commencer par sa propre destinée.

Après ma découverte de l'auteur et la lecture de ses deux trilogies se déroulant en Nouvelle-Zélande, cette fois-ci, direction la Jamaïque ! 
Bien que le récit se déroule dans une toute autre partie du globe, j'ai eu une impression de déjà vu en lisant L'île aux mille sources. On retrouve le même type de scénario que dans les autres séries de l'auteur, le même genre de personnages, le même rapport de haine/fascination des hommes blancs pour les autochtones... Bref, vous l'aurez compris, j'ai largement moins aimé cette histoire que j'ai trouvée un peu poussive par moments.
Agréable mais sans plus, je ne suis pas certaine de poursuivre cette nouvelle saga à laquelle je préfère très nettement celle du Nuage blanc.

Titre original : Die Insel der tausend Quellen
Traduit de l'allemand par Penny Lewis
L'archipel, 455 pages, 2011 pour l'édition originale et 2019 pour l'édition française

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Existe aussi en ebook

(sort prochainement en poche)

La femme au carnet rouge (Antoine Laurain)

vendredi 1 mai 2020

21420967.jpgPrésentation de l'éditeur :

Un soir à Paris, une jeune femme se fait voler son sac à main. Laurent le découvre le lendemain, abandonné dans la rue, tout près de sa librairie. S’il ne contient plus de papiers d’identité, il recèle encore une foule d’objets qui livrent autant d’indices sur leur propriétaire : photos, notes, flacon de parfum… Désireux de la retrouver, l’homme s’improvise détective. À mesure qu’il déchiffre le carnet rouge contenant les pensées secrètes de Laure, le jeu de piste se mue en une quête amoureuse qui va bouleverser leurs vies.

Retrouvailles plaisantes avec la plume d'Antoine Laurain, découverte il y a une dizaine d'années. 
Cette histoire est plus légère et fleur bleue que les deux titres que j'avais lus de l'auteur, cependant on y retrouve sa patte. Un court roman qui fait passer un joli moment ; j'ai apprécié l'interlude.
Si vous avez envie d'une pause douceur (mais sans mièvrerie), c'est le livre qu'il vous faut.

Flammarion, 264 pages, 2014

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Existe aussi en version numérique (à tout petit prix en ce moment)

Oh happy day (Jean-Claude Mourlevat, Anne-Laure Bondoux)

lundi 20 avril 2020

007409043.jpgCoupDeCoeur2016.pngLorsque j'ai lu, il  y a un peu plus de quatre ans de cela, Et je danse, aussi, je n'imaginais pas qu'il aurait une suite. Je n'imaginais pas non plus que j'aurais un coup de cœur pour cette suite.
En réalité, bien qu'il s'agisse d'une suite, il est tout-à-fait possible de lire chacun des deux tomes indépendamment l'un de l'autre.
Oh happy day démarre quatre années (tiens, même temps qu'entre mes deux lectures !) après Et je danse, aussi. Quatre années de silence après lesquelles Pierre-Marie et Adeline vont reprendre leur correspondance.
D'emblée j'ai retrouvé le style et le ton d'écriture que j'avais tant aimés dans le premier volume. C'est à la fois drôle et poignant, émouvant. Les deux personnages sont toujours aussi attachants, même si je conserve depuis le début une affection toute particulière pour Pierre-Marie.
Les échanges épistolaires plein de vie rythment cette lecture qui se dévore à la vitesse grand V.
Bref, de merveilleuses retrouvailles, un nouveau titre à rajouter au panthéon de ma doudouthérapie !

Fleuve Editions, 322 pages, 2020

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L'âge d'ange (Anne Percin)

samedi 18 avril 2020

005900101.jpgPrésentation de l'éditeur :

La bibliothèque du lycée. C’était mon sanctuaire. L’abri sûr en cas de coup dur, le lieu saint à l’abri du vulgaire. C’était mon terrain de chasse favori, depuis que j’y avais découvert un gros livre relié de maroquin vert qui portait sur le dos ces lettres d’or : Amours des dieux et des héros. Je revenais toujours consulter ce livre, rêver à ces amours. M’éblouir d’images jusqu’à me brouiller la vue et la raison. Or, il arriva qu’un jour le livre disparut. Ce livre était ma machine à rêver. Qui avait pu m’en priver, sous prétexte d’un exposé banal, d’une simple lubie ?

Il m'est difficile de vous parler de ce livre, car si j'ai apprécié cette lecture, je ne suis pas certaine d'avoir saisi l'intention de l'auteure. Est-ce un texte engagé ? Une simple fiction ?
Toujours est-il que c'est un récit qui claque, qui émerveille par sa plume à la fois poétique et incisive.
Le temps de ces quelques pages, j'étais en apnée aux côtés de l'héroïne, plongée jusqu'au cou dans cette histoire amère et forte. On ne ressort pas indemne de ce livre.
Éblouissant.

L'école des loisirs (Médium Poche), 126 pages, 2018 pour la présente édition

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Detroit (Fabien Fernandez)

lundi 6 avril 2020

005007094.jpgPrésentation de l'éditeur :

Malmenée par les rixes des gangsters, les liquidations judiciaires et les combats de chiens, Detroit observe ses habitants parcourir son ossature de métal et de goudron, guette celui qui la sauvera de sa lente décrépitude. Pendant qu’Ethan, jeune journaliste new-yorkais fasciné par cette ville au passé industriel et musical glorieux, explore les quartiers de Motor City jusque dans ses bas-fonds, Tyrell attend fébrilement le moment où, son année de lycée terminée, il pourra enfin prendre son envol. Mais victime d’accès de colère incontrôlés, il peine à éviter les heurts avec les membres des Crips et l’expulsion scolaire. Quand ses recherches mettent Ethan sur la piste d’un détournement de fonds au sein de l’établissement de Tyrell, il soupçonne rapidement que l’affaire est sérieuse… Tous deux vont s’opposer comme ils le peuvent aux gangs qui règnent en maîtres à Motown. Nul ne sera épargné.

La première partie du roman ne m'a pas emballée, j'avais du mal à accrocher avec Ethan, personnage auquel il est difficile de s'attacher car l'auteur ne le développe guère. Par la suite, Ethan étant moins présent et l'histoire grimpant en intensité, j'ai fini par embarquer dans le récit.
La particularité de ce roman choral, c'est que l'une des voix qui s'exprime est la ville elle-même. Ainsi, trois narrateurs se partagent la parole : Ethan, Tyrell et Detroit. La vision de Detroit est extrêmement bien rendue, j'ai découvert dans ce texte son Histoire et son environnement. D'un point de vue purement documentaire, c'est donc un roman très intéressant, mais l'attrait pour Detroit ne s'arrête pas là, car il y a aussi le portrait de Tyrell. Impossible de ne pas éprouver un minimum d'empathie pour ce jeune homme touchant et attachant.
Une histoire percutante, un livre bien écrit qui me donne envie de découvrir d'autres écrits de l'auteur. 

Gulf Stream Editeur (Electrogène), 339 pages, 2017

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Dévisagée (Erin Stewart)

vendredi 27 mars 2020

product_9782075129572_244x0.jpgPremier roman prometteur pour cette auteure américaine.
Dévisagée, Ava l'est quotidiennement depuis qu'elle a été brûlée à 60% lors d'un incendie qui lui a enlevé du même coup ses parents et sa cousine.
Comment se reconstruire après que l'on a tout perdu, retrouver un semblant de vie normale, reprendre les cours au lycée ?
C'est un roman sur la capacité de résilience, sur la reconstruction, mais aussi sur l'amitié et l'identité.
Dès la toute première page on est happé par cette histoire bouleversante, dans le quotidien Ô combien difficile de cette adolescente dont l'existence s'est écroulée comme un château de cartes.
Malgré quelques petites maladresses, Dévisagée est un très beau livre sur un sujet difficile.

Titre original : Scars like wings
Traduit de l'anglais par Marie Leymarie
Gallimard Jeunesse, 455 pages, 2019 pour l'édition originale et 2020 pour l'édition française

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La papeterie Tsubaki (Ito Ogawa)

lundi 23 mars 2020

005635631.jpgVoilà LE roman à lire en cette période délicate. Vous voyagerez au Japon, vous découvrirez des coutumes, le métier d'écrivain publique, l'art de la calligraphie.
La papeterie Tsubaki est un roman contemplatif, doux, dépaysant, étonnant.
On y suit le quotidien de Hatoko, vingt-cinq ans, qui, après le décès de son aînée, reprend les rênes de la papeterie familiale et fait ses premiers pas en tant qu'écrivain public.
L'histoire se déroule dans la commune de Kamakura située au sud-ouest de Tokyo (Déjà, rien que le lieu, ça fait rêver. Je vous invite à chercher des photos de cette station balnéaire, et à me dire en commentaire si cela ne vous donne pas envie de partir illico pour cette destination !). C'est à la fois un récit initiatique, celui de l'héroïne qui renoue avec son passé, et une ode à l'existence tranquille, à l'instant présent. Au fil des saisons, on est transporté au pays du soleil levant durant une année.
J'ai adoré ce livre, la plume, l'originalité du sujet et la façon dont il est traité. Une bulle de sérénité.

(Merci Marie !)

Titre original : Tsubaki bunguten
Traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako
Philippe Picquier, 374 pages, 2016 pour l'édition originale et 2018 pour l'édition française

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La tresse (Laetitia Colombani)

lundi 9 mars 2020

9782367624617-001-T.jpegPrésentation de l'éditeur :

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d'un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Sentiment mitigé au sortir de cette lecture que j'ai trouvée belle mais pas assez aboutie. Comme si le texte de Laetitia Colombani n'était qu'une ébauche, un roman en devenir.
L'idée de départ est extra, le message porté par l'histoire beau et engagé, la construction de la narration et la structure du récit bien faites. J'ai aimé découvrir ces trois femmes et leurs destins, leurs vies si différentes, leurs cultures (en particulier celle de Smita qui m'était jusqu'alors quasi inconnue).
Mais, parce qu'il y a un mais, j'ai trouvé le roman bien trop court, pas assez fouillé. L'histoire est finalement très superficielle, on reste malheureusement en surface alors que l'auteure met le doigt sur des éléments intéressants, de formidables pistes à développer.
C'est franchement dommage car tout le matériau de départ était réuni pour en faire un magnifique texte, mais on reste sur sa faim. 

Texte intégral lu par :
Laetitia Colombani (récit de Sarah et les mots de la tisseuse)
Rebecca Marder (récit de Giulia)
Estelle Vincent (récit de Smita)
Audiolib, 2017
Durée totale d'écoute : 5h04

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Tu ne m'oublieras pas deux fois ! (Mhairi McFarlane)

vendredi 6 mars 2020

9782280419307.jpgPrésentation de l'éditeur :

« J’aime ton rire. » Voilà ce qu’a écrit Lucas McCarthy à Georgina il y a douze ans. Un petit mot griffonné au temps du lycée mais qu’elle n’a jamais oublié. Ce qu’elle aimerait oublier, là, tout de suite, c’est qu’elle vient de se faire virer du restaurant – minable – dans lequel elle était passée pro en cassage d’assiettes et qu’elle a découvert son petit ami – minable, lui aussi – au lit avec une autre fille. Heureusement, le destin ayant à cœur une répartition annuelle des sales coups, Georgina retrouve rapidement un emploi. Et, quand elle découvre que son nouveau chef n’est autre que Lucas McCarthy, son amour de toujours, elle commence presque à croire qu’elle n’est pas maudite sur six générations. Le seul problème ? Lucas ne se souvient pas du tout de qui elle est. Pas. Du. Tout. 

Si l'on excepte le côté pas du tout crédible de l'amnésie du héros, j'ai passé un agréable moment avec cette romance qui sort des sentiers battus. Pour une fois, quasi pas de scènes impliquant des câlins, et pas non plus de scènes de sexe. Finalement, Tu ne m'oublieras pas deux fois ! n'est pas totalement une romance... et je crois que c'est ce qui m'a plu ! La galerie de personnages est riche, et tous sont finement travaillés. Les relations qui les unissent sont réalistes et intéressantes ; au-delà de la "simple" histoire d'amour, ce roman raconte la vie de manière générale. Les liens familiaux, amicaux, les mésententes, les conflits, mais aussi la loyauté, le soutien indéfectible.
J'ai aimé passer du temps en compagnie de Georgina et de ses proches.

Titre original : Don't you forget about me
Traduit de l'anglais par Typhaine Ducellier
Harlequin, 360 pages, 2019 pour l'édition originale et l'édition française

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Miroir de nos peines (Pierre Lemaitre)

lundi 17 février 2020

9791035402044-001-T.jpegPrésentation de l'éditeur :

Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu’elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d’une période sans équivalent dans l’histoire, où la France tout entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches… Et quelques hommes de bonne volonté.

Dernier volet de la trilogie Les Enfants du désastre, Miroir de nos peines se situe une dizaine d'années après Couleurs de l'incendie, soit au début de la seconde guerre mondiale. L'un des personnages centraux du livre est Louise, la petite fille rencontrée dans Au revoir là-haut, aux côtés d'Albert et Edouard.
Devenue jeune femme, elle passe sa vie entre l'école où elle enseigne et la brasserie de M. Jules où elle aide au service. Elle n'a plus ses parents, désespère d'avoir un jour un enfant. Son existence va être bouleversée par un curieux client qui revient manger à la même table chaque week-end.
Les autres personnages au cœur de cette histoire sont nouveaux, il s'agit de trois hommes, bien différents les uns des autres. Il y a Gabriel et Raoul, deux soldats qui s'ennuient en attendant la "vraie" guerre, et puis Désiré Migault, ce mystérieux étudiant en langues orientales. Coup de cœur pour ce dernier, personnage fantasque aux réactions totalement imprévues et aux sorties spectaculaires.
Dans ce dernier opus, on retrouve l'écriture mordante de Pierre Lemaitre et son ton jubilatoire. Comme pour les précédents, j'ai opté pour la version audio lue par l'auteur et ce fut un double plaisir à écouter, et pour le texte, et pour l'interprétation orale.
J'ai passé un excellent moment avec Miroir de nos peines, qui clôt admirablement cette trilogie unique en son genre.

Texte intégral lu par l'auteur
Audiolib, 2020
Durée totale d'écoute : 14h01

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