Les mésaventures d'Emilien (Marie-Aude Murail)

vendredi 7 décembre 2018

CoupDeCoeur2016.pngCette série qui comporte sept tomes met en scène un adolescent, Emilien Pardini, qui vit seul avec sa mère.
Comme je trouve la présentation de l'éditeur parfaite, je lui cède la parole :

Émilien est tout maigre, il a un grand nez, une scoliose et de la tachycardie, il est romantique et moqueur, cossard et entreprenant, idéaliste et pragmatique, il est fils de fille mère et de chercheur de trésors, neveu d'artiste, frère de prématurée et futur père de quatre enfants, il est fou amoureux de Martine-Marie, il sait parler aux bébés, faire craquer les grandes, rassurer les parents, inquiéter les méchants, il adore dessiner, il fait les pires chaussons aux pommes du monde, vous allez avoir du mal à vous passer de lui.

Vous l'aurez compris, la série des Mésaventures d'Emilien est drôle, même très drôle, mais pas que. Marie-Aude Murail a injecté dans chacun de ces volumes tout son génie d'écrivain. 
Chaque tome est centré sur un épisode de la vie du héros, et les romans de la série sont très courts, ils se lisent en un rien de temps. Ils ont tous été réédités dans la collection Neuf (dédiée aux 9-12 ans) à L'école des loisirs, ce qui, à mon humble avis, est une erreur, car la série n'est pas accessible aux très jeunes lecteurs, il faut la réserver aux adolescents, voire aux adultes.
Le style est hautement addictif, on en apprend davantage sur Emilien au fur et à mesure que l'on progresse dans la découverte de la série et l'on a toujours envie d'y revenir. 
Moralité, si vous êtes passés à côté de cette vraie pépite, n'attendez plus pour faire connaissance avec Emilien.

9782211082600.jpg

Pour se payer le PC de ses rêves, Emilien décide de faire du baby-sitting. Le souci, c'est qu'il n'a aucune expérience en la matière, et que mentir pour se faire passer pour un as n'est pas forcément une bonne idée...
Le ton est donné dès ce premier tome, on fait la connaissance du personnage central de la série, et d'emblée, on s'attache à lui, comment pourrait-il en être autrement ?!
Le style est direct, sans fioritures, le ton est incisif mais avec toujours une pointe de douceur, bref, c'est un premier tome parfait.

T1 - Baby-sitter blues
L'école des loisirs (Neuf), 137 pages, 2016 pour la présente édition

Acheter Baby-sitter blues sur Les Libraires.fr

9782211082631.jpg

Comme la mère d'Emilien pense qu'il lui manque un modèle identificatoire masculin, elle décide d'envoyer ce dernier en vacances chez son oncle. Alors qu'Emilien commence à apprécier Marc, il est rappelé d'urgence à la maison. Son père, dont il ignorait l'existence, vient de mourir.
Avec ce deuxième volet de l'histoire, on creuse un peu dans la vie d'Emilien, et l'on découvre qui est son père, et surtout, quelle relation il entretient avec sa mère. 
Un tome fantaisiste et drôle, à l'image du précédent.

T2 - Le trésor de mon père
L'école des loisirs (Neuf), 165 pages, 2013pour la présente édition

Acheter Le trésor de mon père sur Les Libraires.fr

9782211082679.jpg

Tandis que sa mère fréquente un type qu'il n'aime pas, Emilien, de son côté, se lie d'amitié avec le nouveau de la classe. Jocelyn est un gars bizarre qui vit seul et a parfois des idées noires.
Troisième opus qui introduit des thématiques moins légères dans le récit. L'humour est présent, mais le ton est globalement plus "sérieux".
On s'attache davantage encore à Emilien dans Le clocher d'Abgall, en percevant ses qualités humaines.

T3 - Le clocher d'Abgall
L'école des loisirs (Neuf), 135 pages, 2006 pour la présente édition

Acheter Le clocher d'Abgall sur Les Libraires.fr

9782211082693.jpg

Cet été-là, Emilien est moniteur de colo dans un centre "pittoresque" (selon la directrice).
Les rapports avec les autres jeunes moniteurs sont compliqués, pour ne pas dire mauvais, les enfants sont difficiles... bref, Emilien tente de tirer son épingle du jeu, mais il galère.
Dès les premières pages, c'est rock'n roll, le rythme est plus enlevé encore que dans les tomes précédents, et on passe par toute une palette d'émotions diverses, allant de l'empathie à la tristesse, en passant par l'incrédulité.
L'autrice frappe fort avec Au bonheur des larmes, c'est un roman prenant.

T4- Au bonheur des larmes
L'école des loisirs (Neuf), 114 pages, 2015pour la présente édition

Acheter Au bonheur des larmes sur Les Libraires.fr

000517259.jpg

Dans ce tome des plus rocambolesques, on apprend que Martine-Marie a déménagé à Londres avec ses parents et qu'elle manque cruellement à notre héros. D'un autre côté, la mère d'Emilien semble entretenir une relation avec un type qu'il ne peut déjà pas supporter rien qu'en écoutant les messages que ce dernier laisse quotidiennement sur le répondeur téléphonique...
Emilien peut se montrer machiavélique lorsqu'il a une idée derrière la tête, et se comporte en dictateur avec sa mère. Encore une fois, la relation mère-fils est ultra émouvante et n'en rend Emilien que plus attachant.
Un superbe tome.

T5 - Un séducteur-né
L'école des loisirs (Neuf), 116 pages, 2015 pour la présente édition

Acheter Un séducteur-né sur Les Libraires.fr

000602281.jpg

De toute la série, celui-ci est probablement mon préféré. Il m'a fait passer un moment de lecture intense et vivre un panel complet d'émotions, allant du sourire au rire en passant par la tristesse. Comment l'autrice, en si peu de pages, et dans une langue simple, parvient-elle à emporter le lecteur à ce point ? A chaque nouvelle lecture, son talent me saute aux yeux avec une force toujours renouvelée. 
Dans cet opus, nous retrouvons Emilien dans une une situation peu joyeuse, entre les difficultés financières de sa mère, l'absence de sa petite amie et son désintéressement pour les cours au lycée. Heureusement, une vieille voisine va lui faire découvrir les romances de Barbara Cartland, un baume au coeur en ces temps troublés !
Je le disais en préambule, un tome encore plus riche en émotions que les précédents, et une série qui ne faiblit nullement. 

T6 - Sans sucre, merci
L'école des loisirs (Neuf), 165 pages, 2006 pour la présente édition

Acheter Sans sucre, merci sur Les Libraires.fr

000555711.jpg

Dernier tome, petit pincement au cœur au moment de le refermer. Un tome qui clôt cette saga en douceur, avec, toujours cette même verve dans l'écriture et les paroles d'Emilien.
L'impression d'avoir fait un bout de chemin aux côtés d'un personnage réel et pas seulement de papier, m'être attachée à lui et à son histoire.
Une merveilleuse série, une de mes plus belles découvertes livresques de l'année.

T7 -  Nos amours ne vont pas si mal
L'école des loisirs (Neuf), 137 pages, 2006 pour la présente édition

Acheter Nos amours ne vont pas si mal sur Les Libraires.fr

De tes nouvelles (Agnès Ledig)

lundi 12 novembre 2018

9782367624594-001-T.jpegDe tes nouvelles est la suite de On regrettera plus tard que j'avais beaucoup aimé.
Eric et Anna-Nina sont de retour chez Valentine, et peu à peu une vie de famille se construit. 

J'ai pris un plaisir fou à retrouver tous ces personnages familiers et à découvrir comment ils évoluaient. Je me suis interrogée à la fin du roman, est-ce une "vraie" fin, ou bien y aura-t-il encore une suite ? J'avoue que cela ne me déplairait pas de poursuivre l'aventure.

Ce que j'aime dans cette histoire, ce sont les magnifiques relations qui s'instaurent entre les différents protagonistes, en particulier celle entre Valentine et son ami , et celle entre Anna-Nina et le vieil homme (je suis nulle, j'ai oublié tous les prénoms !). Il y a énormément de bienveillance dans ces pages, d'optimisme et d'espoir. Un récit un peu à part, me semble-t-il dans l'oeuvre d'Agnès Ledig, puisque plus léger que ses autres titres.
Une très belle suite.

Texte intégral lu par Mathieu Buscatto et Isabelle Miller
Durée totale d'écoute : 8h09
Audiolib, 2018

Acheter De tes nouvelles sur Les Libraires.fr

Dans le murmure des feuilles qui dansent (Agnès Ledig)

vendredi 9 novembre 2018

005411219.jpgPrésentation de l'éditeur :

Anaëlle, une jeune femme dont la vie a été bouleversée par un accident, se reconstruit doucement, entre son travail et sa passion pour l’écriture.
Thomas raconte des histoires merveilleuses d’arbres et de forêt pour mettre un peu de couleur dans la chambre d’hôpital de Simon, un garçon lumineux et tendre.
Chacun se bat à sa manière contre la fatalité. Mais est-ce vraiment le hasard qui va sceller leur destin ?

Je suis passée très près du coup de coeur avec ce roman. Seule la fin, et plus particulièrement un élément, m'a un peu déçue. A celles et ceux qui l'ont lu, je veux parler de la réaction d'un certain personnage que je n'ai pas compris et qui m'a dérangée.
Cela dit, c'est un léger bémol car, pour le reste, j'ai adoré ce roman. Déjà pour toute la partie épistolaire - genre littéraire dont je raffole - , et puis, comme dans les autres romans de l'autrice, pour la profondeur et l'humanité des personnages, souvent cabossés, mais tellement beaux et émouvants. L'histoire est assez dure, mais on y trouve malgré tout une jolie douceur de vivre.
Un beau roman. 

Albin Michel,  400 pages, 2018

Acheter Dans le murmure des feuilles qui dansent sur Les Libraires.fr

Dix jours avant la fin du monde (Manon Fargetton)

vendredi 2 novembre 2018

005744138.jpgJe n'avais encore rien lu de Manon Fargetton avant d'ouvrir ce roman, bien que plusieurs de ses livres me tentent.

Présentation de l'éditeur :

Deux lignes d'explosions ravagent la Terre. Nul n'en connaît l'origine mais quand elles se rejoindront au large de notre côte atlantique, le monde sera détruit. Sur les routes encombrées de fugitifs qui tentent en vain d'échapper au cataclysme, six hommes et femmes sont réunis par le destin. Ensemble, ils ont dix jours à vivre avant la fin du monde...

La question sous-jacente de ce roman est la suivante : que ferions-nous si la Terre devait disparaître dans dix jours ? Il ne s'agit donc pas d'un roman d'aventure du genre scénario-catastrophe, mais plutôt d'un récit initiatique. 
Dix jours avant la fin du monde raconte la rencontre de six personnages et du bout de chemin qu'ils vont parcourir ensemble. Le compte à rebours est lancé, il leur reste dix jours à vivre, dès lors, comment ont-ils l'intention de les passer, et où ? 
Ce qui est assez bluffant dans ce roman, c'est l'intensité qui va crescendo, la pression inconsciente que l'on ressent en tant que lecteur, alors même qu'il y a finalement peu d'action et de rebondissements dans ce récit. Le livre est construit en une succession de très courts chapitres dont les intitulés correspondent au décompte des heures avant la fin du monde. Au début de l'histoire, on découvre séparément les personnages, puis l'on assiste à leur rencontre pour ensuite les suivre tous ensemble jusqu'à la dernière heure.

J'ai beaucoup aimé cette lecture, ce parti pris original de l'autrice, l'atmosphère étonnante qu'elle a su créer. J'ai aimé vivre ce périple au côté de six inconnus qui me sont devenus familiers au fil des pages.
Une belle plume qui m'a plu et vers laquelle je reviendrai.

Gallimard Jeunesse, 452 pages, 2018

Acheter Dix jours avant la fin du monde sur Les Libraires.fr

Simple (Marie-Aude Murail)

lundi 29 octobre 2018

003498384.jpgCoupDeCoeur2016.pngEt hop ! Deuxième coup de cœur d'affilée pour un roman de Marie-Aude Murail ! Quand je disais qu'elle a de l'or dans son stylo !

De tous les romans que j'ai lus d'elle, Simple est sans doute celui dont le sujet est le plus difficile. Et pourtant, elle parvient encore à nous faire rire tout au long du livre.

Simple, c'est le pseudonyme d'un jeune homme (dont j'ai oublié le véritable prénom !) de vingt-deux ans, déficient mental. Sur la couverture, c'est Monsieur Pinpin, son doudou et complice de ses (nombreuses) bêtises. Simple vit avec son frère cadet Kléber, pas encore majeur. Le hic, c'est que lorsque Kléber se rend au lycée, Simple est livré à lui-même. La situation devient alors très compliquée à gérer. Mais Kléber est bien décidé à trouver une solution pour éviter à tout prix que Simple ne soit placé en institution.

Attention, superbe texte, mais à lire dans un moment faste, parce que mine de rien, si on rit souvent au fil des pages, on a aussi régulièrement le cœur serré et les larmes au coin des yeux.
Le procédé de narration de l'autrice, à savoir faire parler le doudou de Simple (via Simple), rend l'histoire encore plus immersive et crée un effet très particulier. On a le sentiment d'être dans la tête de Simple, et c'est assez déroutant, mais incroyablement réaliste.

Cette histoire est totalement bouleversante et j'ai été plus que touchée par la magnifique relation entre les deux frères, à la fois sans concession et très tendre.

L'école des loisirs (Médium Poche), 203 pages, 2017 pour la présente édition

Acheter Simple sur Les Libraires.fr

Maïté coiffure (Marie-Aude Murail)

vendredi 26 octobre 2018

003498381.jpgCoupDeCoeur2016.pngMarie-Aude Murail figure sans doute dans le top 10 de mes auteurs chouchous. J'aime plus que tout sa plume, sa capacité à écrire des histoires dures sans pathos, parvenant même à faire rire le lecteur. Plusieurs de ses romans sont déjà des coups de coeur, et je suis chaque fois étonnée d'en avoir des nouveaux au fur et à mesure que je découvre son oeuvre. Louis, élève de troisième, doit effectuer un stage d'une semaine, mais ne sait pas où. Ses parents ont de beaux projets pour lui, mais Louis, qui n'aime pas l'école, n'est pas vraiment sur la même longueur d'ondes qu'eux. Finalement, par l'intermédiaire de sa grand-mère, il va dégoter un stage chez Maïté Coiffure. Ce qu'il considère au départ comme un choix ringard, va se transformer petit-à-petit dans l'esprit du garçon.

Alors déjà, mention spéciale pour le salon de coiffure plus vrai que nature, je me suis délectée de la description qu'en fait l'autrice. Tout y est, les personnages, les dialogues, les clients... On s'y croirait !
Ensuite, il y a Louis et sa vie, émouvante et triste, mais comme toujours chez Marie-Aude Murail, sans pathos. D'une histoire ordinaire en apparence, elle parvient à créer un univers captivant, et elle embarque le lecteur aux côtés de ses personnages, dans leur quotidien peu reluisant.

Voilà, une fois encore j'ai été bluffée par son talent, et j'ai passé un très beau moment de lecture. 

L'école des loisirs (Médium Poche), 227 pages, 2017 pour la présente édition

Acheter Maïté Coiffure sur Les Libraires.fr

Un caillou dans la poche (Marie Chartres, Jean-Luc Englebert)

lundi 22 octobre 2018

005720422.jpgTino est un petit garçon pas comme les autres, qui vit sur une un île de 216 âmes. Son quotidien lui semble ennuyeux, et Tino rêve qu'un événement extraordinaire brise un jour cette vie monotone. 
Cet événement aura bien lieu, mais pas sous la forme qu'il espérait...

De prime abord, j'ai craqué pour l'illustration de la couverture et pour l'autrice de ce roman. Et j'ai eu raison, car j'ai passé ma foi un fort joli moment.
Une histoire qui se déroule dans un environnement qui m'est à la fois familier et plaisant, la mer, une île, la Bretagne. Un héros attachant et étonnant. Un récit embelli par les adorables dessins de Jean-Luc Englebert.
Si vous cherchez un roman original et bien écrit pour un jeune lecteur, optez pour celui-ci, bonne pioche assurée ! 
Idéal pour une première lecture de qualité.

L'école des loisirs (Neuf), 128 pages, 2018

Acheter Un caillou dans la poche  sur Les Libraires.fr

Danny, champion du monde (Roald Dahl)

lundi 15 octobre 2018

003737876.jpgMoment d'émotion, je m'aperçois, au moment où j'écris ce billet, que je n'avais encore jamais chroniqué de roman de mon auteur chouchou.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir parlé de Roald Dahl, mais point de billet de lecture.
J'ai lu Danny, champion du monde - comme la plupart des romans jeunesse de l'auteur - lorsque j'étais enfant, et j'en gardais le souvenir d'un merveilleux moment, sans toutefois me rappeler de quoi il était question. Cela faisait quelques temps que j'y repensais de temps à autre, désireuse de le relire pour me remettre en mémoire cette histoire.
Et pour faire d'une pierre deux coups, j'ai décidé de partager cette lecture avec mon petit matelot. Nous avons donc suivi les tribulations du petit Danny et de son père plusieurs soirs de rang...
Danny et son père vivent seuls dans une vieille roulotte de gitan. Un jour, l'enfant découvre que son paternel lui cache un secret, sa passion pour le braconnage.

Si j'ai un peu tiqué au départ en (re)découvrant le thème du livre, j'ai vite été rassurée, car avec Roald Dahl, évidemment, on ne peut pas s'attendre à ce qu'il soit fait l'éloge du massacre d'animaux. Bien entendu, le récit va prendre une tournure burlesque et palpitante à la fois, et l'on se surprend à trouver du suspense dans ce texte pour enfants.
Comme toujours, l'auteur parvient à ferrer le lecteur avec trois fois rien, c'est tout bonnement délicieux.

Titre original : Danny, the champion of the world
Traduit de l'anglais par Jean-Marie Léger
Le livre de poche Jeunesse, 281  pages 2015 pour la présente édition française, 1975 pour l'édition originale

Acheter Danny, champion du monde  sur Les Libraires.fr

Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens (Becky Albertalli)

vendredi 12 octobre 2018

9782367626918-001-T.jpegCoupDeCoeur2016.pngIl y a eu tant de battage autour de ce roman, lors de sa sortie, puis, plus tard, lors de son adaptation au cinéma, que j'ai fini par ne plus avoir envie de le lire. Le temps a passé et un beau jour je me suis décidée (pour la version audio, d'ailleurs excellente). Les premières pages m'ont laissée dubitative, j'ai bien cru laisser tomber, et finalement l'histoire m'a accrochée et je l'ai terminée en un rien de temps.
Alors oui, c'est un roman ado, oui, l'auteur ne nous épargne pas quelques clichés, mais franchement, cela ne m'a pas gênée le moins du monde. 
J'ai pris tellement de plaisir à découvrir l'univers de Simon, ses amis, sa famille, son lycée. A le découvrir lui aussi, ses états d'âme, son humour, sa sensibilité. Les échanges épistolaires avec Blue m'ont passionnée, j'ai cherché bien sûr, pendant tout le bouquin, pour tenter de débusquer qui se cachait derrière ce pseudonyme. Quand son identité m'a été révélée, j'ai eu envie de relire le livre pour prêter davantage attention à certains détails.
Bref, j'ai eu un coup de coeur pour cette belle histoire empreinte de sincérité et de douceur. Un roman-doudou par excellence.

Titre original : Simon vs. The Homo Sapiens Agenda
Traduit de l'anglais par Mathilde Tamae-Bouhon
Texte intégral lu par Gauthier Battoue
Audiolib, 2018
Durée totale d'écoute :  5h51

Acheter Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens  sur Les Libraires.fr

Trilogie Kauri (Sarah Lark)

lundi 1 octobre 2018

Après avoir lu la trilogie du Nuage blanc, j'ai eu envie de découvrir l'autre série de l'auteur qui se déroule également en Nouvelle-Zélande.

51xm5fptyZL._SL300_.jpgL'histoire débute à l'hiver 1846 en Irlande, lors de la grande famine. Kathleen et Michael sont jeunes et amoureux, insouciants ; ils veulent partir en Amérique pour y chercher fortune. Malheureusement, leur rêve va tourner court alors que Michael est arrêté pour vol, et envoyé au bagne en Australie. Kathleen, enceinte de lui, se retrouve alors dans une situation délicate et va être plus ou moins contrainte d'accepter la demande en mariage de Ian Coltrane, un vendeur de bétail. Une fois mariés, les deux jeunes époux vont partir pour la Nouvelle-Zélande.

De prime abord, cette nouvelle série semble très proche de la précédente. Le récit se déroule en Nouvelle-Zélande à la même période et l'on retrouve donc les mêmes thématiques : la ruée vers l'or, l'élevage de moutons, la culture maorie. Au début, j'ai un peu boudé mon plaisir, ayant l'impression de replonger dans un univers que j'avais certes, beaucoup aimé, mais dont l'attrait s'était un peu tari. 

Finalement, Sarah Lark a encore fait mouche et nous propose une histoire à part entière avec des personnages travaillés en profondeur et une intrigue haletante et passionnante. Alors oui, on a une légère impression de déjà vu, mais au final ce roman se dévore et on brûle d'en connaître la suite. 

Un premier tome excellent autour d'une nouvelle saga familiale en Nouvelle-Zélande.

Les rives de la terre lointaine
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 20h52
Audible, 2017

Acheter Les rives de la terre lointaine sur Les Libraires.fr

51LWZ3qlUJL._SL500_.jpgCe deuxième tome démarre une génération après le premier, nous sommes en 1875 en Nouvelle-Zélande. Cette fois, l'histoire est principalement centrée sur les personnages de Matariki et Violette. Comme toujours, l'auteur construit son récit autour d'héroïnes fortes aux destins incroyables. 
Auprès de Matariki et Violette, gravitent de nombreux personnages que nous avons découverts dans Les rives de la terre lointaine et prenons plaisir à retrouver
Ici, s'ajoute, aux thèmes récurrents dans les romans de Sarah Lark (l'élevage des moutons, l'orpaillage), celui des chevaux de course, et à travers lui une des facettes de l'évolution de la société en Nouvelle-Zélande en cette fin de 19ème siècle. Comme précédemment, ce livre richement documenté offre une plongée dans un pays et un univers inconnus, c'est vraiment passionnant.
Pour ce qui est de la petite histoire dans la grande, j'ai beaucoup aimé cette suite qui apporte son lot de rebondissements et de dépaysement.

A l'ombre de l'arbre Kauri
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 22h48
Audible, 2017

Acheter A l'ombre de l'arbre Kauri sur Les Libraires.fr

51JmalpBTfL._SL500_.jpgPour ce dernier opus, l'action se concentre autour des personnages - féminins, toujours - d'Atamarie et de Roberta, respectivement filles de Matariki et Violette, elles-mêmes héroïnes du tome 2.
Roberta est une jeune femme sage et réservée, secrètement amoureuse de Kevin, le fils de Lizzie et Michael. Tandis que ce dernier s'engage dans l'armée pour partir au front en Afrique du Sud, Roberta achève ses études pour devenir institutrice.
Atamarie, quant à elle, est passionnée et audacieuse, première femme a être admise à l'université de Christchurch pour y suivre des études d'ingénieur.

A l'instar du deuxième tome, cette fin de trilogie voit apparaître une thématique supplémentaire dans l'histoire, celle de l'aviation, en particulier des premiers vols motorisés. Comme à son habitude, l'auteure s'est documentée et l'on apprend énormément au fil de cette lecture. 
Ce dernier  opus m'a très agréablement surprise, et c'est même celui de la trilogie que j'ai préféré. Le bonheur de retrouver des personnages connus, de les avoir vus évoluer sur plusieurs décennies, de découvrir la suite de ce magnifique récit. Celui, aussi, de voyager en des terres inconnues, de côtoyer des cultures et des mondes différents.
Les romans de Sarah Lark sont denses et longs, mais ils se savourent. 
Une superbe fin.

Les larmes de la déesse Maorie
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 21h51
Audible, 2018

Acheter Les larmes de la déesse Maorie sur Les Libraires.fr

- page 1 de 48