Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux (Martha Hall Kelly)

lundi 14 septembre 2020

006019735.jpgPrésentation de l'éditeur :

Septembre 1939 : les hordes nazies déferlent sur la Pologne. Commence alors, pour trois femmes que tout oppose, un terrible et rigoureux hiver…

Il y a Caroline, d’abord. L’ancienne actrice américaine vit dans l’opulence, mais la guerre en Europe va bouleverser tout son quotidien… Kasia ensuite, cette jeune Polonaise qui rentre en Résistance, au péril de sa vie et de celles des siens. Herta, enfin, que son ambition dévorante jettera parmi les monstres – au point de s’y conformer.

Toutes trois l’ignorent encore mais elles ont rendez-vous, au plus noir de l’hiver : au camp de Ravensbrück…

Un premier roman remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer l'Histoire à travers la quête de l'amour, de la liberté et des deuxièmes chances.

***

Déjà, il y a ce titre magnifique qui prend tout son sens à la fin du roman. Ensuite, il y a la période historique abordée ; tout ce qui touche à la seconde guerre me passionne. Enfin, il y a cette narration à trois voix, trois femmes au destin extraordinaire, au sens littéral du terme.
Il faut avoir le cœur bien accroché pour lire ce livre tant certains passages sont durs. Durs, mais nécessaires, pour rendre compte, encore une fois, de l'horreur absolue de cette guerre et de toutes les atrocités perpétrées durant cette période. En lisant l'histoire de Martha Hall Kelly, j'ai encore appris, découvert des éléments que j'ignorais. Notamment ce qu'étaient ces fameux "lapins". Quand on pense bien connaître cette tranche d'Histoire, on en apprend encore et on s'aperçoit qu'il n'y avait alors pas de limite à la barbarie. 
Ce livre est une oeuvre de fiction très largement inspirée de faits réels. L'auteure a effectué un remarquable travail documentaire, mais elle a aussi su en faire un récit romancé extrêmement touchant. 
Difficile de tourner la dernière page, d'avaler sa salive et de retourner dans son quotidien. M'y accompagneront ces trois femmes qui me hanteront encore longtemps.
Superbe.

Titre original : Lilac Girls
Traduit de l'anglais par Géraldine d'Amico
Pocket, 663 pages, 2016 pour l'édition originale et 2019 pour la présente édition française 

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Retour à Cedar Cove T1 - La maison d'hôtes (Debbie Macomber)

vendredi 11 septembre 2020

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Quelques temps après la mort brutale de son mari, Jo-Marie décide de changer de vie et d'emménager dans la petite ville de Cedar Cove pour y reprendre une maison d'hôtes.
Lorsqu'elle rouvre les portes de la nouvellement baptisée Villa Rose, Jo-Marie y accueille ses deux premiers clients. 
Abby qui est de retour à Cedar Cove où elle a grandi pour assister au mariage de son frère, et Josh qui se rend au chevet de son beau-père mourant. Or, il s'avère que ces deux personnages ont eu un passé difficile et la Villa Rose devient donc un lieu de résilience où se ressourcer. 
La narration alterne donc selon le point de vue de chacun des trois personnages dont on découvre au fil des pages les "secrets".
Malheureusement, ce tome étant principalement celui de la mise en place de l'histoire, il ne s'y passe pas grand-chose. Un tome qui n'est pas déplaisant à lire mais pas affriolant non plus. C'est gentillet, et cela ne m'a pas suffit. Je ne poursuivrai donc pas ma découverte de Cedar Cove.

Titre original : The Inn at Rose Harbor
Traduit de l'anglais par Florence Bertrand
Charleston Editions, 464 pages, 2012 pour l'édition originale et 2020 pour la présente édition française

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Collection Court toujours (Vincent Cuvellier, Fabrice Colin, Gaël Aymon, Rachel Corenblit, Séverine Vidal, Florence Hinckel)

vendredi 4 septembre 2020

C'est la rentrée des classes, la fin de l'été, des grandes vacances pour certains, du retour au boulot... Bref, c'est une période avec parfois le moral un peu en berne et pas toujours le temps ou l'envie de lire. L'occasion de découvrir une collection inédite de petits livres qui se liront en un clin d’œil.

Court Toujours
Des récits courts 
A lire partout,
Tout le temps !

La collection Court Toujours éditée par Nathan est une collection de romans très courts (une soixantaine de pages) à lire ou écouter d'une traite. L'idée, s'est de s'adresser aux 15/25 ans et de leur proposer de la "vraie" littérature et de leur (re)donner le goût de lire, ou en tout cas de leur permettre avec ces livres courts de trouver du temps pour lire.
Chaque roman est disponible simultanément sous trois formats : audio, écrit numérique et écrit papier. Lorsque vous achetez un roman de la collection, il vous suffit de télécharger l'application Nathan Live, et à partir de celle-ci de scanner la première page du roman qui vous donnera accès aux formats numériques. Pour 8 €, le lecteur a donc un petit roman et trois supports possibles de lecture.
Pour la naissance de la collection, sont parus six premiers titres écrits par des auteurs français renommés. Les thématiques sont variées, elles traitent de sujets forts.

J'ai lu les six premiers titres de cette collection, et je voulais donc vous en parler ici. J'ai lu les romans en format papier, mais j'ai écouté et lu des extraits en format numérique pour tester l'application Nathan Live avant de vous présenter la collection Court Toujours. Son utilisation est très simple et l'on accède très facilement aux formats audio et ebook. En ce qui concerne le format audio, il y a différents lecteurs et parfois c'est l'auteur(e) lui-même qui lit son roman. 

* * *

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Aux ordres du cœur est le premier titre que j'ai lu dans cette nouvelle collection et il m'a énormément touchée. On suit une jeune fille - Johanne - et sa mère malade en partance pour Londres, un voyage-pèlerinage. 
L'écriture de Fabrice Colin est très belle, mais je suppose que si ce roman m'a autant remuée, c'est parce que la mère de Johanne est atteinte de démence sénile, et que mon père souffrait d'Alzheimer à la fin de sa vie. Je me suis donc totalement retrouvée dans ce récit. L'auteur fait preuve d'une grande pudeur et de beaucoup de délicatesse pour traiter ce sujet difficile.
Un fort joli texte.

Aux ordres du cœur
Fabrice Colin

Nathan (Court Toujours), 57 pages, 2020

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Si j'étais cynique, je dirais que ce titre est bien trouvé... En effet, je n'ai pas du tout aimé Le plus mauvais livre du monde
Par ennui, Paul décide de partir de chez lui ; il n'a pas de plan, il se rend à la gare pour prendre le premier train venu. Dans une boîte à livres, il trouve un roman qu'il commence à lire pour tuer le temps. Le hasard va lui faire rencontrer l'auteur du roman qu'il trouve mauvais et ennuyeux (le roman, pas l'auteur !).
Je n'ai pas apprécié l'écriture de l'auteur (pourtant scénariste de la géniale série d'albums "Emile") ni son ton que j'ai trouvé suffisant. Je n'ai d'ailleurs pas compris où il voulait en venir, quel était le message de ce roman (peut-être n'y en a-t-il pas ?). 
Bref, cette lecture n'étais pas plaisante.

Le plus mauvais livre du monde
Vincent Cuvellier

Nathan (Court Toujours), 54 pages, 2020

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Silent Boy m'a bluffée ; aborder autant de sujets importants dans un texte si court et le faire intelligemment, c'était un pari osé. Il y est question d'identité sexuelle, de harcèlement scolaire, d'adolescence... L'auteur nous plonge dans le quotidien d'un lycée réputé difficile. On suit Anton qui est interne dans cet établissement et narrateur de l'histoire. C'est un récit touchant, immersif, sensible. Gaël Aymon a su restituer les pensées et les préoccupations des jeunes gens avec brio.
Une belle histoire émouvante.

Silent Boy
Gaël Aymon

Nathan (Court Toujours), 62 pages, 2020

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C'est l'histoire de deux lycéens, deux meilleurs potes, Nathan et Ihmed, qui partent en vacances sans leurs parents pour la première fois. Le camping est moyen, bien plus éloigné de la mer que prévu, le menu (pâtes tous les soirs) n'est pas très varié, Nathan débute le séjour en oubliant de mettre de la crème solaire, bref, ce ne sont pas les vacances de rêve qu'ils avaient envisagées. Et puis bientôt, c'est la dispute qui éclate.
J'ai beaucoup aimé ce texte plaisant à lire, proche des ados, sensible, réaliste. Un beau récit sur l'amitié. Touchant.

Les potos d'abord
Rachel Corenblit

Nathan (Court Toujours), 63 pages, 2020

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Je préfère ne pas vous dire quel est le thème de ce roman afin de vous laisser l'entière surprise, comme ce fut le cas pour moi. Pour des romans aussi courts que ceux de cette collection, je préfère en savoir le moins possible avant de me lancer dans la lecture. Et pour ce titre en particulier, cela me semble important de ne rien connaître de l'histoire avant de la commencer.
Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que l'intensité monte crescendo et que suspense et mystère sont bien entretenus jusqu'à la toute fin.
J'ai trouvé le récit bien écrit et prenant.

Son héroïne
Séverine Vidal

Nathan (Court Toujours), 60 pages, 2020

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La scène de départ a un effet immersif immédiat. Ethan marche dans la neige, il est en pleurs et porte une carabine. Où se rend-t-il et pour quelle raison ? Il fait froid, le jeune homme souffre physiquement et psychiquement. Son chagrin et sa rage sont immenses. 
Un texte choc, poignant mais sans pathos. Un sujet épineux, Ô combien difficile à traiter. Florence Hinckel s'en sort avec brio.
J'ai bien aimé ce récit, y compris la fin qui n'était pas si évidente. 

Comme un homme
Florence Hinckel

Nathan (Court Toujours), 57 pages, 2020

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La domination des sens (Florence Cochet)

vendredi 28 août 2020

005567472.jpgPrésentation de l'éditeur :

Dans un palace de Genève, la jeune Elsa travaille comme réceptionniste pour financer ses études. Adam Garamont, riche homme d’affaires zurichois, est l’un des fidèles clients de l’hôtel. Il est littéralement fasciné par la jeune femme, tellement différente de ses conquêtes habituelles.

Elsa l’obsède au point qu’il lui fait une étrange proposition. Pour se libérer de son obsession pour la jeune femme, il l'engage pour cinq week-ends au cours desquels elle devra se soumettre à tous ses désirs. Sens après sens, Adam va tenter de se désintoxiquer de sa dépendance.

Peu à peu, Elsa va se découvrir une attirance pour cet homme charismatique, si sûr de lui et séduisant. Un homme qui possède aussi sa part d’ombre et ses secrets…

 En la soumettant à ses désirs,  il espère guérir son obsession. Peut-être...

***

J'avais envie de lire une romance, et au hasard de mes recherches, je suis tombée sur ce titre de Florence Cochet, une auteure que j'ai découverte il y a deux ans dans un tout autre genre
Bien sûr, c'est une romance qui n'est pas exempte de clichés, on est bien d'accord, ce type de scénario n'arrive pas dans la vraie vie (mais il me semble que justement, on ne lit pas une romance pour coller à la réalité), néanmoins la balade fut très agréable. J'ai aimé la construction du récit autour des cinq sens, une touche d'originalité pour cette romance bien écrite. Décidément, l'auteure a plus d'une corde à son arc et passe aisément d'un style à l'autre, je suis admirative !
Le personnage d'Elsa est sympa, je l'ai trouvée attachante et j'ai aimé découvrir son histoire avec le mystérieux Adam.
Une jolie romance qui m'a fait passer un excellent moment.

City éditions, 320 pages, 2018

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Existe aussi en ebook

Certaines n'avaient jamais vu la mer (Julie Otsuka)

lundi 24 août 2020

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Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont tant rêvé, qui va tant les décevoir. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noces, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli.

D’une écriture incantatoire, Julie Otsuka redonne chair à ces héroïnes anonymes dans une mosaïque de la mémoire éblouissante. Un roman bouleversant.

***

Ce court roman de fiction basé sur des faits réels m'a permis de découvrir un pan de l'Histoire que je ne connaissais pas. Rien que pour cela, il est intéressant de le lire. L'écriture, toutefois, est particulière puisque la narration est faite à la première personne du pluriel du début à la fin du récit. Ce style pour le moins étonnant ne permet pas au lecteur de s'identifier aux personnages et limite le sentiment d'empathie. C'est assez étrange, car bien que le texte soit beau et le sujet émotionnellement chargé, je suis restée en dehors du livre que j'ai apprécié sans jamais y pénétrer totalement.

Titre original : The Buddha in the Attic
Traduit de l'anglais par Carine Chichereau
Actes sud, 144 pages, 2012 pour l'édition originale et 2013 pour la présente édition française

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Jours sauvages (Claire Cantais)

vendredi 24 juillet 2020

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Semaine 1 : Apprendre à Survivre. Semaine 2 : Survivre !
Ils ont entre 13 et 15 ans. Ils ne se connaissent pas. Mais ils sont inscrits ensemble à un stage bushcraft dans les Pyrénées cet été. Le bushcraft, c’est « l’art de vivre dans les bois ». Sans toit, sans nourriture, sans rien. Certains sont prêts à se donner à fond, d’autres feraient n’importe quoi pour ne pas être là. Mais pour tous, un même défi : dépasser ses limites.

Jours sauvages est le premier roman pour ados écrit par Claire Cantais, jeune auteure française dont je découvrais ici la plume.
Avec ce "Koh-Lanta version ado" (l'ouvrage est ainsi présenté par l'éditeur), je m'attendais à un page-turner, une histoire haletante avec des épreuves, des embûches et de l'action à chaque page. Or, ce n'est pas ce que j'y ai trouvé. L'histoire est très bien écrite, l'auteure a une écriture fluide et enlevée qui rend la lecture de ce roman agréable et facile. On tourne les pages sans s'en rendre compte pour engloutir en un rien de temps le récit. Pourtant, Jours sauvages m'a laissée sur ma faim et j'ai trouvée l'intrigue un peu faiblarde. En réalité, l'idée est bonne, cela aurait pu donner lieu à un bouquin palpitant, mais à mon sens Claire Cantais reste trop en surface, elle ne creuse pas assez le récit, les personnages, ce qu'ils vivent. Tout n'est qu'effleuré, on n'a pas vraiment le temps de s'attacher à la personnalité de l'un ou l'autre, ni même de ressentir une véritable empathie par rapport à ce que ces ados traversent. Résultat des courses, je suis restée à distance de cette histoire, ne me sentant pas véritablement impliquée. 
Une lecture plaisante mais sans plus.

Syros, 274 pages, 2020

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Existe aussi en ebook

Même les méchants rêvent d'amour (Anne-Gaëlle Huon)

lundi 20 juillet 2020

LesMechants.JPGPrésentation de l'éditeur :

Jeannine a 85 ans passés. Elle aime : les bals musette, les costumes des patineuses artistiques et faire un six aux petits chevaux. Elle n'aime pas : le sucre sur le pamplemousse, les films d'horreur et les gens qui postillonnent. Le jour où on lui annonce que sa mémoire s'apprête à mettre les voiles, Jeannine est déterminée à ne pas se laisser faire. Alors elle fait des listes. Toutes sortes de listes. Et elle consigne dans un carnet tous les bonheurs qui ont marqué sa vie. Quand Julia, sa petite-fille, la rejoint en Provence, elle découvre ce que sa grand-mère n'a jamais osé raconter. L'histoire d'un secret, d'un mensonge. Entourée d'une bande de joyeux pensionnaires, Julia va tenter de faire la lumière sur les zones d'ombre du récit. Et s'il n'était pas trop tard pour réécrire le passé ?

Premier roman que je lis de l'auteure. N'ayant pas d'attente particulière, j'imaginais que Même les méchants rêvent d'amour était un livre léger à lire à la plage, du genre qui fait passer un bon moment mais s'oublie aussi vite la dernière page tournée. Alors certes, il n'est pas inoubliable, mais pour autant ce livre recèle une profondeur assez inattendue.
Deux éléments m'ont séduite en particulier dans cette lecture. D'une part la galerie de personnages attachants et bien campés, le sentiment d'appartenance à cette fine équipe en lisant ces pages. D'autre part et surtout, la finesse d'analyse et l'approche de l'auteure en ce qui concerne la maladie d’Alzheimer. C'est un sujet difficile et pas évident à traiter, or Anne-Gaëlle Huon s'en sort avec les honneurs. On sent qu'elle a côtoyé une personne malade (ce roman est inspirée par l'histoire de sa grand-mère) et qu'elle s'exprime en connaissance de cause. Cet aspect m'a particulièrement touchée et j'aurais aimé découvrir ce livre avant.

Un beau récit émouvant.

Le livre de poche, 352 pages, 2020

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Nos résiliences (Agnès Martin-Lugand)

vendredi 10 juillet 2020

007347193.jpgC'est le premier roman que je lisais de l'auteure. J'ai découvert son univers l'année dernière via l'adaptation en BD des Gens heureux lisent et boivent du café, et cela m'avait donné envie de lire un de ses livres.

Ava et Xavier forment avec leurs deux enfants l'archétype de la famille parfaite. Ils exercent un métier qui les passionne (elle galeriste, lui vétérinaire), ils sont amoureux, leurs enfants sont adorables, bref, ils sont heureux et vivent en harmonie.
Un incident va faire éclater cette bulle de perfection et venir bousculer leur existence. 

L'histoire en elle-même n'est pas extraordinaire, j'ai le sentiment d'avoir déjà lu ce genre de récit auparavant. En revanche, ce qui rend la lecture addictive et accroche le lecteur, c'est l'étude psychologique des personnages. A travers les yeux d'Ava qui est la narratrice, on se retrouve en immersion dans la vie de ces quatre personnes, parents et enfants, et on traverse les épreuves à leurs côtés. C'est la finesse dans l'analyse des personnalités et des ressentis de chacun qui fait toute la réussite de ce roman. Ecrit par un autre auteur, le rendu n'aurait pas été le même, et l'histoire aurait pu en devenir banale et fade.
Un premier essai concluant qui me donne envie de lire d'autres titres de l'auteure. 

Michel Lafon, 332 pages, 2020

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L'île aux mille sources (Sarah Lark)

lundi 4 mai 2020

46163728._SY475_.jpgPrésentation de l'éditeur :

Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque.
Nora embarque alors pour les Caraïbes, à la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent.
Décidée à faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser à jamais la vie de Nora.
Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, à la découverte de contrées lointaines où tout reste à inventer, à commencer par sa propre destinée.

Après ma découverte de l'auteur et la lecture de ses deux trilogies se déroulant en Nouvelle-Zélande, cette fois-ci, direction la Jamaïque ! 
Bien que le récit se déroule dans une toute autre partie du globe, j'ai eu une impression de déjà vu en lisant L'île aux mille sources. On retrouve le même type de scénario que dans les autres séries de l'auteur, le même genre de personnages, le même rapport de haine/fascination des hommes blancs pour les autochtones... Bref, vous l'aurez compris, j'ai largement moins aimé cette histoire que j'ai trouvée un peu poussive par moments.
Agréable mais sans plus, je ne suis pas certaine de poursuivre cette nouvelle saga à laquelle je préfère très nettement celle du Nuage blanc.

Titre original : Die Insel der tausend Quellen
Traduit de l'allemand par Penny Lewis
L'archipel, 455 pages, 2011 pour l'édition originale et 2019 pour l'édition française

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Existe aussi en ebook

(sort prochainement en poche)

La femme au carnet rouge (Antoine Laurain)

vendredi 1 mai 2020

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Un soir à Paris, une jeune femme se fait voler son sac à main. Laurent le découvre le lendemain, abandonné dans la rue, tout près de sa librairie. S’il ne contient plus de papiers d’identité, il recèle encore une foule d’objets qui livrent autant d’indices sur leur propriétaire : photos, notes, flacon de parfum… Désireux de la retrouver, l’homme s’improvise détective. À mesure qu’il déchiffre le carnet rouge contenant les pensées secrètes de Laure, le jeu de piste se mue en une quête amoureuse qui va bouleverser leurs vies.

Retrouvailles plaisantes avec la plume d'Antoine Laurain, découverte il y a une dizaine d'années. 
Cette histoire est plus légère et fleur bleue que les deux titres que j'avais lus de l'auteur, cependant on y retrouve sa patte. Un court roman qui fait passer un joli moment ; j'ai apprécié l'interlude.
Si vous avez envie d'une pause douceur (mais sans mièvrerie), c'est le livre qu'il vous faut.

Flammarion, 264 pages, 2014

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Existe aussi en version numérique (à tout petit prix en ce moment)

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