Danny, champion du monde (Roald Dahl)

lundi 15 octobre 2018

003737876.jpgMoment d'émotion, je m'aperçois, au moment où j'écris ce billet, que je n'avais encore jamais chroniqué de roman de mon auteur chouchou.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir parlé de Roald Dahl, mais point de billet de lecture.
J'ai lu Danny, champion du monde - comme la plupart des romans jeunesse de l'auteur - lorsque j'étais enfant, et j'en gardais le souvenir d'un merveilleux moment, sans toutefois me rappeler de quoi il était question. Cela faisait quelques temps que j'y repensais de temps à autre, désireuse de le relire pour me remettre en mémoire cette histoire.
Et pour faire d'une pierre deux coups, j'ai décidé de partager cette lecture avec mon petit matelot. Nous avons donc suivi les tribulations du petit Danny et de son père plusieurs soirs de rang...
Danny et son père vivent seuls dans une vieille roulotte de gitan. Un jour, l'enfant découvre que son paternel lui cache un secret, sa passion pour le braconnage.

Si j'ai un peu tiqué au départ en (re)découvrant le thème du livre, j'ai vite été rassurée, car avec Roald Dahl, évidemment, on ne peut pas s'attendre à ce qu'il soit fait l'éloge du massacre d'animaux. Bien entendu, le récit va prendre une tournure burlesque et palpitante à la fois, et l'on se surprend à trouver du suspense dans ce texte pour enfants.
Comme toujours, l'auteur parvient à ferrer le lecteur avec trois fois rien, c'est tout bonnement délicieux.

Titre original : Danny, the champion of the world
Traduit de l'anglais par Jean-Marie Léger
Le livre de poche Jeunesse, 281  pages 2015 pour la présente édition française, 1975 pour l'édition originale

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Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens (Becky Albertalli)

vendredi 12 octobre 2018

9782367626918-001-T.jpegCoupDeCoeur2016.pngIl y a eu tant de battage autour de ce roman, lors de sa sortie, puis, plus tard, lors de son adaptation au cinéma, que j'ai fini par ne plus avoir envie de le lire. Le temps a passé et un beau jour je me suis décidée (pour la version audio, d'ailleurs excellente). Les premières pages m'ont laissée dubitative, j'ai bien cru laisser tomber, et finalement l'histoire m'a accrochée et je l'ai terminée en un rien de temps.
Alors oui, c'est un roman ado, oui, l'auteur ne nous épargne pas quelques clichés, mais franchement, cela ne m'a pas gênée le moins du monde. 
J'ai pris tellement de plaisir à découvrir l'univers de Simon, ses amis, sa famille, son lycée. A le découvrir lui aussi, ses états d'âme, son humour, sa sensibilité. Les échanges épistolaires avec Blue m'ont passionnée, j'ai cherché bien sûr, pendant tout le bouquin, pour tenter de débusquer qui se cachait derrière ce pseudonyme. Quand son identité m'a été révélée, j'ai eu envie de relire le livre pour prêter davantage attention à certains détails.
Bref, j'ai eu un coup de coeur pour cette belle histoire empreinte de sincérité et de douceur. Un roman-doudou par excellence.

Titre original : Simon vs. The Homo Sapiens Agenda
Traduit de l'anglais par Mathilde Tamae-Bouhon
Texte intégral lu par Gauthier Battoue
Audiolib, 2018
Durée totale d'écoute :  5h51

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Trilogie Kauri (Sarah Lark)

lundi 1 octobre 2018

Après avoir lu la trilogie du Nuage blanc, j'ai eu envie de découvrir l'autre série de l'auteur qui se déroule également en Nouvelle-Zélande.

51xm5fptyZL._SL300_.jpgL'histoire débute à l'hiver 1846 en Irlande, lors de la grande famine. Kathleen et Michael sont jeunes et amoureux, insouciants ; ils veulent partir en Amérique pour y chercher fortune. Malheureusement, leur rêve va tourner court alors que Michael est arrêté pour vol, et envoyé au bagne en Australie. Kathleen, enceinte de lui, se retrouve alors dans une situation délicate et va être plus ou moins contrainte d'accepter la demande en mariage de Ian Coltrane, un vendeur de bétail. Une fois mariés, les deux jeunes époux vont partir pour la Nouvelle-Zélande.

De prime abord, cette nouvelle série semble très proche de la précédente. Le récit se déroule en Nouvelle-Zélande à la même période et l'on retrouve donc les mêmes thématiques : la ruée vers l'or, l'élevage de moutons, la culture maorie. Au début, j'ai un peu boudé mon plaisir, ayant l'impression de replonger dans un univers que j'avais certes, beaucoup aimé, mais dont l'attrait s'était un peu tari. 

Finalement, Sarah Lark a encore fait mouche et nous propose une histoire à part entière avec des personnages travaillés en profondeur et une intrigue haletante et passionnante. Alors oui, on a une légère impression de déjà vu, mais au final ce roman se dévore et on brûle d'en connaître la suite. 

Un premier tome excellent autour d'une nouvelle saga familiale en Nouvelle-Zélande.

Les rives de la terre lointaine
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 20h52
Audible, 2017

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51LWZ3qlUJL._SL500_.jpgCe deuxième tome démarre une génération après le premier, nous sommes en 1875 en Nouvelle-Zélande. Cette fois, l'histoire est principalement centrée sur les personnages de Matariki et Violette. Comme toujours, l'auteur construit son récit autour d'héroïnes fortes aux destins incroyables. 
Auprès de Matariki et Violette, gravitent de nombreux personnages que nous avons découverts dans Les rives de la terre lointaine et prenons plaisir à retrouver
Ici, s'ajoute, aux thèmes récurrents dans les romans de Sarah Lark (l'élevage des moutons, l'orpaillage), celui des chevaux de course, et à travers lui une des facettes de l'évolution de la société en Nouvelle-Zélande en cette fin de 19ème siècle. Comme précédemment, ce livre richement documenté offre une plongée dans un pays et un univers inconnus, c'est vraiment passionnant.
Pour ce qui est de la petite histoire dans la grande, j'ai beaucoup aimé cette suite qui apporte son lot de rebondissements et de dépaysement.

A l'ombre de l'arbre Kauri
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 22h48
Audible, 2017

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51JmalpBTfL._SL500_.jpgPour ce dernier opus, l'action se concentre autour des personnages - féminins, toujours - d'Atamarie et de Roberta, respectivement filles de Matariki et Violette, elles-mêmes héroïnes du tome 2.
Roberta est une jeune femme sage et réservée, secrètement amoureuse de Kevin, le fils de Lizzie et Michael. Tandis que ce dernier s'engage dans l'armée pour partir au front en Afrique du Sud, Roberta achève ses études pour devenir institutrice.
Atamarie, quant à elle, est passionnée et audacieuse, première femme a être admise à l'université de Christchurch pour y suivre des études d'ingénieur.

A l'instar du deuxième tome, cette fin de trilogie voit apparaître une thématique supplémentaire dans l'histoire, celle de l'aviation, en particulier des premiers vols motorisés. Comme à son habitude, l'auteure s'est documentée et l'on apprend énormément au fil de cette lecture. 
Ce dernier  opus m'a très agréablement surprise, et c'est même celui de la trilogie que j'ai préféré. Le bonheur de retrouver des personnages connus, de les avoir vus évoluer sur plusieurs décennies, de découvrir la suite de ce magnifique récit. Celui, aussi, de voyager en des terres inconnues, de côtoyer des cultures et des mondes différents.
Les romans de Sarah Lark sont denses et longs, mais ils se savourent. 
Une superbe fin.

Les larmes de la déesse Maorie
Texte intégral lu par Ludmila Ruoso
Durée totale d'écoute : 21h51
Audible, 2018

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L'inconnu de l'ascenseur et moi (Sophie S. Pierucci)

mercredi 15 août 2018

005532064.jpgCharlyne vit en colocation avec sa meilleure amie Vic et travaille comme cette dernière dans un club de nuit comme strip-teaseuse. Elle a aussi un voisin pas très sympathique et mystérieux, qui cache toujours son visage derrière un col roulé.

Voilà bien longtemps que je n'avais pas lu de romance, et si cela ne m'avait pas franchement manqué, j'ai apprécié d'y replonger.
Celle-ci ne brille pas par son originalité ni par son écriture, mais elle est agréable à lire et m'aura fait passer un bon moment.
C'est surtout la relation entre Charlyne et Matthew qui m'a plu, car elle n'est pas gnan-gnan. Les dialogues sont francs, souvent drôles et plutôt réalistes. 
Une romance sympa (en faisant abstraction de cette couverture mochissime...) qui remplit son office.

Addictives (Luv), 405 pages (version ebook), 2018

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Monsieur Origami (Jean-Marc Ceci)

mercredi 8 août 2018

005402420.jpgIl n'est pas aisé de parler de ce livre si particulier, au risque de l'écorcher. Pioché sur une table-présentoir de ma librairie préférée, embarqué dans le fond de la boutique pour le commencer en dégustant un thé, lu à moitié sur place, acheté, emporté puis terminé en rentrant chez moi. Telle fut la courte histoire de ma rencontre avec ce délicieux récit.

C'est l'histoire d'un maître de l'origami, Kurogiku, qui a quitté son pays et sa famille à la poursuite d'une chimère. Depuis des années, il attend devant une maison en ruine d'un village de Toscane en pliant et dépliant le washi qu'il prépare lui-même. Sa rencontre avec un jeune italien féru d'horlogerie va bousculer son quotidien.

C'est un petit livre par son nombre de pages, mais puissant et déroutant. J'ai été happée par les mots et le rythme qui s'impose malgré lui au lecteur. La lenteur et la contemplation sont de mise, on pénètre dans une bulle hors du temps et cela fait un bien fou. 
Un moment magique.

Folio, 160 pages, 2018

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L'étoile rebelle (Cathy Cassidy)

mercredi 1 août 2018

005504555.jpgCe roman fait suite à La belle étoile mais peut être lu indépendamment. L'histoire est centrée sur le personnage de Mouse. 
L'adolescent vit dans un quartier pauvre où il aime taguer les murs la nuit. Au hasard d'une visite chez son assistant social, il rencontre Cat, une jeune fille étrange qui l'attire.

Une fois encore, l'écriture de Cathy Cassidy m'a happée, et j'ai plongé dans ce roman à la vitesse de l'éclair. Chaque nouveau titre de l'auteur est pour moi l'occasion de m'émerveiller sur sa capacité à camper sur le papier des personnages touchants et tellement humains. Ses histoires sont toujours intéressantes, à la lisière entre douceur et amertume. On ne peut qu'embarquer dans ses livres et se laisser porter. L'étoile rebelle ne fait pas exception, c'est un récit beau et triste à la fois, mais duquel se dégage une lumière porteuse d'espoir.
Mouse est un garçon un peu paumé mais foncièrement bon, dont la rencontre avec Cat va chambouler son quotidien.
J'ai aimé ce tome-ci, davantage encore que le précédent.

Titre original : Lucky Star
Traduit de l'anglais par Anne Guitton
Nathan, 260 pages, 2007 pour l'édition originale, 2018 pour la traduction française

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La symphonie du hasard - Livre 1 (Douglas Kennedy)

lundi 25 juin 2018

9782367624389-001-T.jpegPrésentation de l'éditeur

La famille Burns, avec ses secrets, trahisons, amours et haines, ses croyances, serait-elle le miroir de la société américaine, d’hier et d’aujourd’hui ? Alice Burns, éditrice New-Yorkaise, rend visite à son frère Adam, ancien loup de Wall Street, maintenant en prison. Adam lui révèle alors un secret qui va la contraindre à relire douloureusement son roman familial. Entre petite et grande histoire, se glissant pour la première fois dans la peau d’une adolescente qui lui ressemble fort, Douglas Kennedy raconte les désordres de la jeunesse et l’insécurité de l’âge adulte de cette époque ; en toile de fond une Amérique des années 60 et 70 plongée dans ses contradictions : racisme, homophobie, sexisme d’un côté ; de l’autre, émergence du féminisme, du pacifisme et naissance d’une nouvelle conscience politique. Avec ce premier tome, Douglas Kennedy nous livre enfin «son» grand roman sur l’Amérique.

J'ai découvert récemment l'auteur Douglas Kennedy avec Piège nuptial, que j'ai enchaîné avec L'homme qui voulait vivre sa vie, tous deux des coups de cœur.

Je me réjouissais donc à l'idée de lire un nouveau roman de lui, qui plus est dans un autre univers.
Malheureusement, je crains être passée à côté de La symphonie du hasard.
C'est une histoire dense, qui aborde de nombreux sujets de société et offre un portrait au vitriol de l'Amérique des sixties et seventies, et pourtant, je me suis profondément ennuyée tout au long de cette lecture, ne m'attachant pas aux personnages et ne m'intéressant pas au récit que j'ai trouvé somme toute assez creux. 
Ce fut donc une déception qui m'a chagriné, tant j'ai adoré les deux autres titres cités plus haut. 

Texte intégral lu par lIngrid Donnadieu
Audiolib, 2018
Durée totale d'écoute : 8h48

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La dame en rouge règle ses comptes (Béatrice Bottet)

vendredi 22 juin 2018

005479290.jpgA la fin de l'année dernière, j'ai eu le plaisir de retrouver Béatrice Bottet dans un roman envoûtant. Je me demandais alors si une suite verrait le jour, et mes souhaits ont été exaucés !

On peut néanmoins lire La dame en rouge règle ses comptes de manière indépendante, même si la lecture préalable du Secret de la dame en rouge me semble apporter un plus à l'histoire.

Dans ce tome-ci, Violette conserve ses nouvelles habitudes parisiennes. Hydromancienne la nuit, fille adoptive à la Faisandière le jour, toujours éprise de Florimond et désireuse de gagner son indépendance. Son paternel continue de la rechercher, décidé à lui faire épouser un vieux type richissime qui permettrait à la famille Baudoyer d'éponger ses dettes. 

La lecture de de second opus m'a moins enthousiasmée que celle du précédent, même si je l'ai apprécié. J'ai regretté que le récit stagne et se focalise pendant près de quatre cent pages sur un seul élément, à savoir la perspective d'enlèvement de Violette. Tout au long du roman, on navigue entre Violette qui craint de se faire enlever de force par les sbires de son père, et ce dernier qui n'a qu'une idée en tête, la retrouver. Alors certes, c'est très bien écrit et donc agréable à lire, mais au final, on a le sentiment d'avoir quelque peu tourné en rond. C'est sans doute la raison pour laquelle j'ai fait traîner cette lecture bien trop longtemps, ne parvenant pas à l'achever rapidement. J'en ressors avec un sentiment mitigé, celui d'avoir lu un livre plaisant avec une belle plume, mais qui m'a laissée sur ma faim.

Scrineo, 405 pages, 2018

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Le célèbre catalogue Walker & Dawn (Davide Morosinotto)

lundi 18 juin 2018

telechargement.jpgPrésentation de l'éditeur :

P'Tit Trois, Eddie, Min et Julie ne pourraient pas être plus différents, et en même temps plus amis. Ils partagent un catalogue de vente par correspondance, trois dollars à dépenser et un grand désir de découvrir le monde. Et quand, au lieu du revolver qu'ils ont commandé arrive une vieille montre qui ne fonctionne même pas, les quatre n'hésitent pas une seconde et partent vers Chicago pour récupérer leur revolver.
Au cours de leur voyage, ils rencontreront des tricheurs professionnels, des flics véreux, des méchants qui semblent gentils et des gentils qui ne le sont pas du tout... un crime non résolu et beaucoup, beaucoup d'argent...

Avant de parler de l'histoire, il me faut préciser que ce roman est un ouvrage à l'esthétique particulièrement soignée. Des illustrations précèdent chaque chapitre, la mise en page est belle et aérée, bref, visuellement déjà, c'est un livre qui donne envie d'être lu.
Le récit, quant à lui, se révèle être une jolie balade aventureuse du Bayou jusqu'à la Nouvelle-Orléans au siècle dernier. C'est pittoresque, dépaysant, drôle, bref on ne s'ennuie pas un instant aux côtés de nos quatre héros malgré eux. Ce roman n'est pas sans rappeler les célèbres aventures de Tom Sawyer et Huckleberry Finn de Mark Twain que j'avais adorées, enfant. C'est un univers que j'aime, avec de jeunes personnages qui vivent d'improbables péripéties et entraînent le lecteur dans leur sillage.
Un bon moment de lecture.

Titre original : Il rinomato catalogo Walker & Dawn
Traduit de l'italien par Marc Lesage
L'école des loisirs (Médium), 336 pages, 2016 pour l'édition originale, 2018 pour la traduction française

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Ma gorille et moi (Myriam Gallot)

lundi 4 juin 2018

9782748525151.jpgAprès la lecture de Titan Noir, ce roman jeunesse m'a attirée. On y retrouve la même thématique, à savoir la maltraitance animale et les animaux en captivité. 

Présentation de l'éditeur

La maison de Jeanne se trouve au cœur d’un zoo. Le zoo de ses parents ! Quand Jeanne était bébé, ils ont accueilli chez eux une petite gorille, Mona, que sa mère avait rejetée à la naissance. Mona et Jeanne ont grandi ensemble. Mais Mona, qui est maintenant adulte, doit être transférée au zoo de Milan. Alors qu’un groupe de jeunes militants s’insurge et manifeste devant le zoo, Jeanne découvre le discours des défenseurs de la liberté animale. Peut-elle aimer Mona et vouloir la garder auprès d’elle ?

Ici, comparé à Titan Noir, le traitement du sujet est plus "simpliste" et le ton du roman moins grave, ce qui n'est guère étonnant car les deux livres ne sont pas dédiés au même type de lectorat. Dans Ma gorille et moi, en effet, le propos est adressé à des enfants de fin de primaire/début de collège, tandis que la collection Doado au Rouergue, comme son nom l'indique, concerne des ouvrages pour adolescents. Ainsi, dans Ma gorille et moi, l'écriture est plus légère et accessible, et donc ce livre n'a pas eu sur moi l'effet de Titan Noir. Cela dit, le thème est abordé avec intelligence et une prise de distance intéressante, l'auteur ne prenant pas parti et se contentant de proposer une réflexion au lecteur. D'un côté Jeanne a vécu avec Mona comme si elles étaient sœurs, elle l'aime et la respecte, de l'autre elle vit dans un zoo... Comme la jeune fille est curieuse et ouverte d'esprit, elle s'interroge sur le bien fondé de maintenir des animaux en captivité. C'est avec elle que nous doutons, avec elle que nous partageons ses états d'âme.
Un roman bien ficelé que les jeunes lecteurs devraient lire pour être sensibilisés à la cause animale.

Syros (Tempo), 151 pages, 2018

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