Piège nuptial / L'homme qui voulait vivre sa vie (Douglas Kennedy)

samedi 21 octobre 2017

CoupDeCoeur2016.pngAu détour d'une discussion avec mon neveu sur nos lectures, il m'a chaudement recommandé Piège Nuptial de Douglas Kennedy, un auteur que je n'avais encore jamais lu. Quelques temps après j'ai donc décidé de découvrir ce roman et ce fut un coup de cœur. Puis j'ai eu envie de lire un autre roman de Douglas Kennedy et j'ai jeté mon dévolu sur L'homme qui voulait vivre sa vie, conseillé également, cette fois par une amie. Re-coup de cœur !

* * *

9782356410498-T.jpgPiège nuptial

Initialement paru sous le titre Cul de sac, ce roman a bénéficié d'une nouvelle traduction et été réédité sous le nouveau titre Piège nuptial. C'est cette nouvelle traduction que j'ai "lue".

Nick, un journaliste américain un peu désabusé par la vie a récemment plaqué son job et décidé de partir en Australie pour découvrir ce pays qui le fascine. Il atterrit d'abord à Darwin, une ville qui lui déplaît, avant de mettre une nouvelle fois les voiles. Cette fois, après avoir acheté d'occase un combi Volkswagen, il prend la route du bush. Malheureusement, une nuit il percute un kangourou, et cet événement va marquer un point de non retour dans cet étrange voyage.

Avant toute chose, si vous avez l'intention de plonger dans ce roman, je vous déconseille fortement de lire la présentation de l'éditeur qui en dévoile beaucoup trop sur l'intrigue. Pour ma part je ne l'avais pas lue et c'est tant mieux, ainsi ma surprise a été totale.
Ce roman, que l'on pourrait qualifier de "noir" m'a tenue en haleine du début à la fin. Ce que vit Nick au cours de ce voyage est tout bonnement hallucinant et l'auteur parvient à nous faire ressentir les choses à sa place, comme si on y était. L'atmosphère est oppressante, la tension palpable, la situation s'enlise et Nick se retrouve dans une impasse, bref, le récit est proprement stupéfiant. Avis aux amateurs de voyages et de contrées étrangères, si vous choisissez de lire ce livre pour son contexte - l'Australie -, vous risquez d'être déçus ! Après cette lecture, je peux vous garantir que vous aurez une sainte horreur des kangourous ! Redoutablement efficace.

Texte intégral lu par Tony Joudrier
Traduit par Bernard Cohen
Durée totale d'écoute : 6h00
Audiolib, 2009

9782714442017FS.gifL'homme qui voulait vivre sa vie

Dans un tout autre style, mais non moins efficace, L'homme qui voulait vivre sa vie raconte l'histoire d'un golden boy dont la vie va peu à peu tourner au cauchemar. Ben Bradford a réussi professionnellement (avocat dans l'un des plus grands cabinets de Wall Street) et sentimentalement (marié et heureux père de deux magnifiques garçons). Sa vie trop parfaite ne le comble pourtant pas. Sa véritable ambition était de devenir photographe, alors à défaut d'exercer ce métier, il collectionne les appareils hors de prix qu'il peut s'offrir grâce à son gros salaire. Question couple, ce n'est pas non plus la joie, depuis quelques temps sa femme s'éloigne de lui, pire, il la soupçonne d'avoir un amant.

Là aussi, l'histoire est vertigineuse. Passé le premier tiers du roman, peut-être un peu long mais sans doute nécessaire pour planter le décor, le récit prend un virage à 180 degrés et la suite est juste hypnotique. On ressent de l'empathie et l'on tremble pour Ben qui a pourtant fait une belle connerie. On croirait un scénario de film, chaque scène est admirablement ficelée et les rebondissements multiples. J'ai adoré !

Titre original : The big picture
Traduit de l'américain par Bernard Cohen
Belfond, 353 pages, 1997 pour l'édition originale et 1998 pour la traduction française

Le chant des esprits / Le cri de la terre (Sarah Lark)

samedi 14 octobre 2017

L'été dernier, j'ai lu la superbe trilogie de Sarak Lark qui débute avec Le pays du nuage blanc. Pour moi, qui habituellement n'aime pas les pavés, c'est bien le signe que cette série m'a énormément plu. Voici mes impressions au sujet des tomes 2 et 3.


9782352878032FS.gifLe chant des esprits

Le chant des esprits nous fait faire un bond d'une génération puisque nous retrouvons Gwyneira quelques années après la fin du Pays du nuage blanc en compagnie de sa petite-fille Kura, déjà âgée de quinze ans. La jeune fille a un physique et une voix magnifiques, mais un caractère peu amène. Kura qui est l'héritière du domaine familial Kiward Station n'a nullement l'intention d'assumer ce rôle. Ce qui l'intéresse, c'est la musique, le reste lui importe peu.

Dans ce second tome, les héroïnes du Pays du nuage blanc, à savoir Gwyneira et Helen, passent à l'arrière plan et l'histoire tourne principalement autour du personnage de Kura. Un personnage fascinant mais pas très attachant, il faut bien le dire. Une jeune femme capricieuse, fore tête et dépourvue d'empathie. Difficile de l'apprécier, pourtant elle suscite l'admiration et le lecteur est forcé de reconnaître qu'il se dégage d'elle une force inouïe et une volonté inébranlable. Kura choisit son destin et met tout en oeuvre pour parvenir à ses fins, quitte à blesser son entourage au passage. 

A l'instar du premier tome, on est emporté dans le tourbillon de cette saga passionnante qui connaît de nombreux revirements de situation. 

Titre original : Das Lied der Maori
Traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès
Archipoche, 670 pages, 2008 pour l'édition originale et 2014 pour la traduction française

9782352878810FS.gifLe cri de la terre

Troisième tome et troisième génération, cette fois l'héroïne du roman est Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira et fille de Kura. La jeune fille a passé son enfance à Kiward Station, choyée par ses grands-parents et son grand oncle Jack, jusqu'à ce que ses parents décident qu'il est temps pour elle de quitter la Nouvelle-Zélande pour aller étudier en Angleterre. De la ferme familiale au strict pensionnat, il y a comme un gouffre, et Gloria va y passer de tristes années tandis que ses parents sont perpétuellement en voyage pour la carrière de sa mère.
Gloria, quant à elle, n'a qu'une idée en tête : retrouver son pays et sa famille. Mais pour revenir au bercail, la route est longue et semée d’embûches. 

Cette saga familiale n'est certes pas légère et sucrée, mais ce dernier tome se révèle bien plus dur que les précédents. Gloria est un personnage qui n'est pas épargné par son auteur, et son parcours d'une violence qui va parfois jusqu'à provoquer la nausée chez le lecteur. A la souffrance de Gloria s'ajoute aussi l'avènement de la première guerre mondiale. La Nouvelle-Zélande, bien qu'éloignée géographiquement du cœur du conflit, va y prendre part, et la famille de Gloria s'y trouver mêlée comme beaucoup d'autres.

Cet excellent tome clôt en beauté cette superbe série qui m'aura fait voyager et passer par tout un panel d'émotions.

Titre original : Der Ruf des Kiwis
Traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès
Archipoche, 701 pages, 2009 pour l'édition originale et 2015 pour la traduction française

Billet 100% Cathy Cassidy !

mercredi 4 octobre 2017

Après une assez longue pause avec cet auteur, j'ai lu dans la foulée ses deux derniers romans traduits en français. Au passage, j'en profite pour souligner l'excellence de la traduction d'Anne Guitton qui a jusque-là traduit  tous les titres de Cathy Cassidy sortis en français. Mine de rien, quand on a la chance d'avoir un même traducteur pour une série ou l'oeuvre d'un auteur, les traductions sont toujours meilleures.

9782092573921.jpgJude est une discrète jeune fille de treize ans qui a parfois honte de sa famille un peu "hors normes". Entre son père qui se prend pour Elvis Presley et sa mère qui a un penchant pour la boisson, le quotidien de Jude est quelque peu mouvementé.
Elle essaie donc de se protéger en cachant au collège ce qui se passe dans sa vie privée. Pourtant, quand les événements vont prendre une tournure délicate, elle sera bien forcée de se reposer sur des épaules amies...

Je crois que je pourrais redire à l'identique ce que j'ai déjà dit précédemment, car décidément, les romans de Cathy Cassidy me procurent toujours les mêmes sensations.
On a affaire à une histoire sans prétention mais qui tient la route, avec des personnages attachants, beaucoup de douceur malgré la dureté des thèmes traités, et une ambiance un peu "doudou". C'est typiquement le genre de roman à lire quand on se sent un peu fatigué/déprimé, ou pour faire une transition entre deux lectures "fortes". Bref, c'est une valeur sure. 

Rose givrée
Titre original : Sundae girl
Traduit de l'anglais par Anne Guitton
Nathan, 240 pages, 2011 pour l'édition originale, 2017 pour la traduction française

les-5-lettres-du-mot-coeur-956767-264-432.jpgLes 5 lettres du mot cœur, en revanche, est légèrement différent des romans que j'ai pu lire jusqu'à présent de Cathy Cassidy. Attention toutefois, quand je dis différent, c'est vraiment une question de nuance, car on retrouve les éléments essentiels communs présents dans l'ensemble de ses livres. Sauf qu'ici, l'écriture est plus introspective, les relations entre les personnages plus dures.
C'est l'histoire de cinq adolescents qui formaient autrefois un groupe soudé, comme les initiales de leurs prénoms forment le mot "COEUR". Depuis le plus jeune âge, ils ont grandi ensemble, partagé une amitié indéfectible, jusqu'au jour où un clash a brisé ces liens.
Depuis deux ans, ils ne se voient plus mais peut-être n'est-il pas trop tard pour recoller les morceaux ?

Je dois dire que la fin du roman m'a prise par surprise et que je n'avais rien vu venir ! C'est aussi en cela que j'ai trouvé ce titre décalé par rapport aux autres car il plonge le lecteur dans le malaise et l'incompréhension par moments. Cela ne m'a pas empêché d'aimer cette lecture, mais un peu moins que les précédentes.

Les 5 lettres du mot cœur
Titre original : Broken Heart Club
Traduit de l'anglais par Anne Guitton
Nathan, 312 pages, 2016 pour l'édition originale, 2017 pour la traduction française

Le jour où les lions mangeront de la salade verte (Raphaëlle Giordano)

samedi 30 septembre 2017

9782367624457-001-T.jpegBien que voyant régulièrement son premier roman Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en n’as qu’une sur les présentoirs des librairies, je ne l'ai pas lu et ne connaissais pas encore la plume de Raphaëlle Giordano. 
Comme j'écoute quotidiennement des livres audio, c'est souvent par ce biais-là que je découvre de nouveaux auteurs. Ce fut le cas avec ce roman.

Romane, la trentaine, travaille dans le domaine du développement personnel. Elle a monté sa propre boîte spécialisée dans la lutte contre la "burnerie", cette maladie qui rend certaines personnes imbues de leur pouvoir, condescendantes vis-à-vis d'autrui et égocentriques. Grâce à un programme innovant, elle parvient à guérir les clients de ces vilains défauts en transformant leur mentalité.
Parmi eux, un nouveau, Maximilien Vogue, PDG d'un grand groupe de cosmétiques et homme d'affaires célèbre.

Si j'ai trouvé l'idée de départ drôle et originale, la façon dont l'histoire évolue m'a, je dois l'avouer, un peu lassée et déçue. La vision de Romane est charmante et grinçante à souhait, elle ne mâche pas ses mots et c'est assez jouissif. Malheureusement, face au charismatique Maximilien, elle redevient une faible femme, et finalement on a là un roman qui tourne à la romance façon chick lit. Les clichés ne nous sont pas épargnés, hélas.
J'ai donc passé un moment de lecture sympathique mais sans plus.

Texte intégral lu par Léovanie Raud
Durée totale d'écoute : 8h55
Audiolib, 2017

La soupe de poissons rouges (Jean-Philippe Arrou-Vignod)

mercredi 27 septembre 2017

J00381.jpgDepuis le temps que mon petit matelot me parle de cet auteur et de ses histoires tellement drôles, il fallait que je fasse enfin sa connaissance !

La soupe de poissons rouges est un troisième tome dans la série des Jean-Quelque-Chose après L'omelette au sucre et Le camembert volant. Toutefois, sachez qu'il est possible de lire les titres de cette saga enfantine indépendamment les uns des autres. 
Chaque tome est consacré à la famille des six Jean-Quelque-Chose, six garçons qui s'appellent tous Jean pour plus de facilité, et que l'on distingue par une lettre, F étant celle du dernier-né et A celle de l'aîné ! Cette série qui a des airs d'autobiographie raconte donc la vie de cette famille au quotidien avec les bêtises, les joies et les pleurs de cette tribu dynamique. 
Evidemment, on ne peut s'empêcher, en lisant La soupe de poissons rouges, de penser au Petit Nicolas. Les deux séries s'appuient en effet sur les mêmes éléments, à savoir un ton léger, beaucoup d'humour et de dérision.
Pour le présent tome, l'action se déroule en 1969 et la famille des Jean-Quelque-Chose a quitté Cherbourg pour s'installer à Toulon. La rentrée des classes est là, une nouvelle école et de nouveaux copains attendent les enfants. Un sacré bouleversement qui va être vécu non sans peine !

Je comprends mieux, à présent, l'engouement de mon fils pour ces héros fort drôles auxquels tout enfant peut aisément s'identifier malgré la différence d'époque. Un tome plaisant à écouter (découvert dans sa version audio) avec la formidable interprétation de Laurent Stocker.

Gallimard Jeunesse (Ecoutez lire), 2017
Texte intégral lu par Laurent Stocker
Durée de l'écoute : 3h

Billet 100% Pierre Bottero !

samedi 23 septembre 2017

Il y a quelques années de cela maintenant, je découvrais la merveilleuse plume de Pierre Bottero avec un énorme coup de cœur pour sa trilogie La quête d'Ewilan. Après cette lecture inoubliable j'ai lu quelques autres titres au compte-goutte, me forçant à faire durer le plaisir, à déguster son oeuvre en prenant mon temps. Finalement les années ont passé et je n'ai toujours pas lu la suite de La quête d'Ewilan ! Je pense avoir patienté assez et je me suis donc replongée dans ses écrits. Coïncidence, Flammarion Jeunesse a réédité dans une jolie collection aux couvertures colorées cinq de ses romans. Parfois le destin t'envoie des signes...!

Me voilà donc devant mon clavier, avec l'envie de vous présenter ces petits bijoux...

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Je commence par Zouck que j'avais déjà lu. Je ne vais donc pas m'attarder sur ce livre, je préfère vous renvoyer à la chronique de ma première lecture. Malgré le temps, cette deuxième lecture m'a autant émue que la première et ce que j'écrivais alors est encore valable aujourd'hui.

Zouck
156 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

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C'est l'histoire de deux collégiennes, Brune et Sonia, qui deviennent amies dès le jour de leur rencontre. Seulement, Sonia manque parfois les cours et semble cacher quelque chose. Qu'importe, Brune veut être son amie et l'aider coûte que coûte, quitte à s'éloigner des ses autres copines.
Au début du roman, le personnage de Brune m'a légèrement agacée, je la trouvais égoïste de laisser tomber ses copines pour Sonia, je ne comprenais pas son choix. Elle m'apparaissait comme une enfant gâtée alors qu'en réalité le récit est bien plus profond que cela, et l'attitude de Brune va rapidement s'expliquer. J'ai toujours dit de l'écriture de Bottero qu'elle était généreuse, et je crois que dans Amies à vie on a le parfait exemple de cette générosité. Une belle histoire d'amitié qui remue un peu.

Amies à vie
135 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

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Tristan est un jeune de la cité, aux fréquentations parfois douteuses. Pour autant, ce n'est pas un mauvais garçon, il tente d'aider sa mère qui l'élève seule, et de s'accrocher en cours, mais ce n'est pas toujours évident d'être un adolescent modèle... Et puis un beau jour, une nouvelle élève débarque au collège et c'est le coup de foudre pour Tristan.
Un livre court mais intense, empli d'émotions contradictoires. Deux magnifiques personnages qui se cherchent et peinent à se trouver en raison de leurs différences. 

Tour B2 mon amour
154 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

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Encore un thème délicat pour ce roman qui met en scène  deux enfants : Agathe, collégienne, et Jules, son jeune frère, écolier. Depuis le décès accidentel de leur père l'été précédent, Jules s'est replié sur lui-même. Devenu mutique, il n'a plus qu'une obsession, courir vite. Seulement ses jambes ne lui répondent plus. 
La relation entre le frère et la sœur est assez bouleversante. Agathe voudrait protéger Jules mais elle est impuissante face à la violence et au regard des autres. On voudrait, comme elle, aider ce petit garçon, lui dire que la vie est belle même si son père n'est plus. Une galerie de personnages touchants qui servent une belle histoire.

Le garçon qui voulait courir vite
162 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

Tsina.gif

Des cinq romans réédités, celui-ci est le plus long. A l'origine, il fut édité en deux parties rassemblées ici en un seul volume. Tsina, jeune collégienne de 12 ans originaire du Kazakhstan, vit en France avec sa famille depuis quelques années dans des conditions modestes. Un jour, tentant d'échapper à une bande qui veut l'intimider, elle se cache dans une ancienne et immense propriété. Dans le parc de cette dernière, elle découvre des chevaux dont un superbe étalon.
Il y toujours eu en littérature de jeunesse des séries qui tournent autour des chevaux, mais si, comme moi, vous vous dites "encore une histoire de chevaux", détrompez-vous, celle-ci est bien différente !
Il y a comme de la magie dans ce roman auréolé de mystère. Les origines de Tsina, ce beau cheval abandonné, le quotidien de cette famille pauvre... un ensemble d'éléments qui font penser à un conte. Lors de ma lecture, j'ai trouvé des ressemblances avec le style de Frances Hodgson Burnett dans des romans comme La petite princesse, par exemple. 
Une bien jolie découverte.

Tsina
309 pages
Flammarion Jeunesse, 2017 pour la présente édition

Parmi ces cinq romans, je n'ai pas vraiment de préférence, chacun m'ayant touchée à sa manière. Tous ont en commun de traiter de l'injustice au sens large (la maladie, le deuil, la pauvreté, la violence à l'école...)  tout en faisant la part belle à l'humanité des personnages. 

Champion (Christophe Léon)

mercredi 13 septembre 2017

9782889083510FS.gifJ'ai lu Christophe Léon pour la première fois il y a maintenant quelques années, et, depuis, je poursuis à un rythme tranquille ma découverte de son oeuvre. C'est une plume qui me touche, vers laquelle j'ai toujours envie de revenir, et qui, jusqu'à présent, ne m'a encore jamais déçue.
Il fait partie de ces auteurs qui n'hésitent pas à aborder des sujets forts et sensibles, et ce, même en littérature jeunesse.

Dans Champion, il traite de l'adolescence au sens large à travers six personnages aux destins entremêlés. Brandon, Luc, Lauryanne, David, Abigail et Louella, vont être indirectement liés par un mauvais concours de circonstances. En quelques pages à peine, le lecteur entrevoit les failles de chacun et se fait prendre par l'intrigue. Une sensation d'étouffement qui va crescendo, une tension palpable qui ne nous lâche pas, bref, Champion se lit presque en apnée. Avec fébrilité, on tourne les pages, avide de connaître le point d'aboutissement de ces "mauvais" choix qui s'accumulent.
Efficace et glaçant.

La joie de lire (Encrage), 135 pages, 2017

Le pays du nuage blanc (Sarah Lark)

mercredi 19 juillet 2017

9782352876342FS.gifPremier tome d'une saga familiale qui s'étend sur plusieurs générations et trois gros volumes, Le pays du nuage blanc nous invite à voyager en Nouvelle-Zélande au XIXème siècle.
L'histoire démarre à Londres en 1852 alors qu'Hélène, jeune préceptrice, décide de changer radicalement de vie en répondant à une annonce d'un genre particulier :

Eglise anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.

Lassée de sa situation, qui, semble-t-il, ne devrait guère évoluer, Hélène veut tenter sa chance à l'autre bout de la planète. A bord du paquebot, elle va rencontrer Gwyneira, jeune Lady issue d'une bonne famille, elle aussi promise à un inconnu.

Ce premier pan de la célèbre saga néo-zélandaise se déroule sur vingt-cinq années et quelques sept cents pages, de quoi s'imprégner largement des personnages et des lieux.
Il y a un vrai souffle romanesque dans ce récit captivant. A travers les deux héroïnes, on découvre la destinée extraordinaire de deux familles. Les événements plus ou moins tragiques se succèdent, les années passent et les personnages évoluent, vieillissent et laissent progressivement la place à d'autres. Hélène et Gwyneira restent toutefois au premier plan dans ce tome dont elles sont le fil conducteur.

Entre le dépaysement apporté par la découverte d'une contrée lointaine il y  a deux siècles et le charisme de ces deux femmes au destin incroyable, le lecteur embarque pour une aventure fascinante. Effet d'addiction garanti. 

Titre original : Im Land der weissen Wolke
Traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelès
Archipoche, 754 pages, 2007 pour l'édition originale et 2013 pour la traduction française

Follow me #3 - Dernière Chance (Fleur Hana)

samedi 8 juillet 2017

9782755633283.jpgDernier tome de la trilogie Follow me, Dernière chance est consacré à Sofiane et Audrey, comme on s'en doutait à la lecture du tome 2.
Des trois garçons, Sofiane était jusqu'à présent le plus mystérieux, un personnage difficile à cerner. Il passe son temps à jouer à la console, arbore de nombreux tatouages, aime chambrer à tout va, mais ce sont là les seuls éléments que l'on possède sur sa personne. Audrey, quant à elle, apparaît comme une jeune femme sérieuse, avec une vie saine et bien rangée, un brin psychorigide peut-être. Evidemment, l'association de ces deux êtres est explosive et les dialogues fusent dès les premières pages !
Si j'avais trouvé le tome 2 un peu moins bon que le premier, j'ai trouvé celui-ci excellent. Cependant, cette lecture n'a pas été une lecture détente pour moi, car le thème (la schizophrénie) qui y est traité m'a mise mal à l'aise. Malheureusement cette terrible maladie a frappé mon entourage et j'ai donc eu du mal à me sentir bien dans ce roman. En réalité, j'ai trouvé presque déplacé le fait de traiter dans une romance d'un sujet si grave même si l'auteur y parvient avec brio. Elle va en profondeur et réussit à mêler cette thématique à l'histoire d'amour de manière pudique et intelligente.
Mis à part, donc, cette sensation désagréable (mais je n'exprime là qu'un sentiment très personnel), j'ai adoré ce dernier volet de Follow me. Sofiane est un garçon extraordinaire, d'un romantisme infini (quoiqu'il n'en laisse rien paraître !), attentionné, foncièrement bon. C'est une magnifique histoire qui se construit entre Audrey et lui, touchante et bouleversante. Pourtant, à l'instar des deux tomes précédents, il y a beaucoup d'humour dans ce roman, et on rit aussi énormément.
Une belle histoire avec de beaux personnages.

Hugo Roman (New Romance), 379 pages, 2017

Follow me #2 - Nouvelle Chance (Fleur Hana)

samedi 24 juin 2017

9782755633276.jpgDeuxième tome de la série Follow me, Nouvelle chance est consacré au personnage d'Anthony, un des colocataires et ami d'Ange.
Dans la maison voisine, il y a une nouvelle occupante, Margaux, fille du couple gay Michel et David. La jeune femme est récemment revenue dans la région auprès de ses pères après avoir essuyé une déception amoureuse. 
Forcément, ces deux personnages vont se croiser et être attirés l'un par l'autre mais leur relation naissante est compliquée. Margaux aime toujours son ex, Anthony possède lui aussi ses propres blessures...

Si j'ai retrouvé avec plaisir le style de l'auteur, j'ai moins aimé cette histoire que celle d'Ange et Lise. La situation évolue peu durant tout le roman, les personnages piétinent et le lecteur avec eux. Sans pour autant m'ennuyer, je n'ai pas retrouvé l'intensité du tome 1.
Ce fut toutefois une lecture très agréable.

Hugo Roman (New Romance), 351 pages, 2017


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