La chimiste (Stephenie Meyer)

samedi 25 mars 2017

9782367622880-001-X.jpegAyant adoré et dévoré à leur sortie la série Twilight et le roman unique Les âmes vagabondes, il était évident que j'allais me jeter sur le nouveau livre de Stephenie Meyer et que j'allais l'aimer...
Hélas, mon enthousiasme a été très vite douché et je ressors extrêmement déçue de cette lecture.

Alex, employée par une agence secrète du gouvernement américain est surnommée "la chimiste" pour sa capacité à faire parler les criminels sans avoir recours à une violence physique directe, en leur injectant des produits chimiques. Lorsque l'histoire démarre, Alex est en cavale depuis quelques années ; l'agence pour laquelle elle travaillait veut sa mort car elle détient des informations trop confidentielles. Mais un beau jour, son ancien responsable la contacte pour lui proposer une dernière mission qui la réhabiliterait.

Par où commencer...? Je n'ai pas aimé ce livre. Du tout. L'idée de départ est intéressante, c'est à peu près tout ce que j'ai relevé de positif dans ce bouquin. Pour le reste, c'est le vide intersidéral. L'histoire est longue et ennuyeuse à souhait, il ne se passe quasiment rien. Quelques rares scènes d'action viennent s'insérer au milieu de chapitres entièrement consacrés à la description de préparatifs de fuite, mais elles sont trop peu nombreuses et trop mal écrites pour susciter un quelconque intérêt. L'écriture est d'une platitude et d'une banalité à faire pleurer, les dialogues risibles. Les personnages sont de véritables caricatures, on leur collerait volontiers des baffes. Bref, tout cela donne un fort mauvais roman sans consistance. Je n'aurais pas cru dire un jour cela d'un livre de Stephenie Meyer, mais c'est un vrai navet.

La lecture audio, quant à elle, était réussie. J'aime beaucoup la voix de Pulchérie Gadmer, et c'est d'ailleurs grâce à elle si je suis arrivée au bout de l'histoire, sans cela j'aurais jeté l'éponge bien avant.

Texte intégral lu par Pulchérie Gadmer
Durée totale d'écoute : 17h18
Audiolib, 2017

Les filles au chocolat #6 1/2 - Coeur piment (Cathy Cassidy)

samedi 18 mars 2017

004653536.jpgDernier texte faisant partie de la série des Filles au chocolat, Coeur piment est estampillé comme le tome "6 et demi". Cette novella est consacrée à Ash, le petit-ami de Honey. 

Le jeune homme, actuellement en voyage en Europe s'inquiète tout-à-coup de la viabilité de sa relation avec Honey. Alors qu'il est parti barouder avec pour tout bagage son sac à dos, Ash rencontre des personnes intéressantes et découvre des lieux étonnants, mais l'absence de son amoureuse lui pèse de plus en plus. 

Ce dernier tome, publié dans un mini format ne me semble pas essentiel, à l'instar des autres tomes intermédiaires de la série, mais il est tout de même plaisant à lire.
Moi qui suis fan des Filles au chocolat, j'ai aimé cet intermède, retrouver cet univers que j'aime.

Un joli final en quelque sorte.

Titre original : Hearts and Sunsets
Traduit de l'anglais par Anne Guitton
Nathan, 105 pages, 2017 pour l'édition française et 2015 pour l'édition originale

Les romantics (Leah Konen)

samedi 11 mars 2017

9782732478647FS.gifSi vous cherchez un roman léger, une bulle d'évasion, une jolie histoire d'amour pas trop gnan-gnan, ouvrez Les romantics !

Ce qui aurait pu n'être qu'une simple et banale histoire d'amour est en réalité une romance touchante et drôle. Le point fort de ce livre : le parti pris par l'auteur, à savoir ériger l'Amour en narrateur ! Il fallait y penser, c'est tout bête et pourtant ce simple détail suffit à rendre le récit plus piquant, plus attirant.

Gaël croyait filer le parfait amour avec Anika jusqu'au jour où il la surprend dans les bras de son meilleur pote. Entre son chagrin amoureux et la séparation de ses parents, Gaël broie du noir et passe son temps à regarder de vieux films en mangeant du chocolat !

Le personnage de Gaël, très attachant, suscite d'emblée notre empathie. On lui pardonne ses atermoiements, ses accès de colère et ses réactions parfois puériles. C'est un garçon sympathique, qui a tout pour lui, mais il faut croire qu'Anika n'était pas son âme sœur. 

J'ai aimé cette bouffée d'air pur, ce petit intermède douceur entre deux lectures plus difficiles. 
Un joli moment.

Titre original : The Romantics
Traduit de l'anglais par Sophie Passant
De La Martinière Jeunesse, 366 pages, 2017 pour l'édition française et 2016 pour l'édition originale

Le tour du monde en quatre-vingts jours (Jules Verne)

mercredi 8 mars 2017

51bs1u6DzZL._SL300_.jpgDe Jules Verne, je n'avais lu que Vingt mille lieues sous les mers jusqu'alors, qui plus est en version abrégée, puisque c'est une lecture que je partageais à l'époque avec mon grand matelot. Pour autant, la découverte de cette oeuvre m'avait fait grande impression et je m'étais alors promis de relire ce texte en version intégrale et de lire aussi d'autres titres de l'auteur. 
Il se trouve que mon petit matelot est entrain d'étudier Le tour du monde en quatre-vingts jours à l'école, et j'ai trouvé là l'occasion de me replonger dans l'écriture de Jules Verne.

Ce roman raconte le voyage extraordinaire d'un gentleman anglais. Suite à un pari un peu fou, celui de faire le tour du monde en quatre-vingts jours,  Phileas Fogg quitte son domicile londonien accompagné de son domestique Passepartout avec la ferme intention de boucler le tour du globe dans le temps qu'il s'est fixé. Commence alors une course contre la montre et une succession d'aventures plus étonnantes les unes que les autres. 

 J'ai retrouvé dans ce texte (quoique bien plus court) ce que j'avais aimé dans Vingt mille lieues sous les mers. Jules Verne avait une plume remarquable et savait en manier toutes les facettes. Ce roman est un savant mélange de suspense, d'humour, d'aventure et se sciences, et sa richesse en rend la lecture délectable. Sa lecture se révèle aussi passionnante que divertissante et dépaysante. Pendant quelques heures, j'ai moi aussi couru contre la montre, à bord de navires, à dos d'éléphant ou en train. J'ai traversé des pays, des paysages, j'ai changé de fuseau horaire et j'ai été perpétuellement amusée par le flegme tout britannique de Phileas Fogg et l'impulsivité de Passepartout.

Un magnifique voyage.

Texte intégral lu par Jean Négroni
Durée totale d'écoute : 7h01
Naïve, 2005

La plus grande chance de ma vie (Catherine Grive)

mercredi 1 mars 2017

9782812612060.jpgDepuis qu'elle est née, Juliette a tiré une carte chance qui l'accompagne dans sa vie. Tout va bien pour elle jusqu'au jour où son univers s'écroule.

Il est très difficile d'en dire davantage concernant ce roman qui tourne autour d'un thème précis que je ne veux pas vous dévoiler pour ne pas vous en gâcher la lecture. Sachez simplement qu'il y est question de famille.

C'est un  livre très court, qui se lit d'une traite et porte sur un sujet grave, en quelque sorte. La narration est conduite par notre jeune héroïne en une succession de brefs chapitres qui donnent du rythme à l'histoire. On rentre très vite dans le récit qui s'accélère jusqu'à la fin. 

J'ai aimé cette lecture, intermède plaisant entre deux plus longues lectures. Le style est vivant, l'interrogation soulevée par l'auteur intéressante et Juliette suscite inévitablement l'empathie.

Un bon petit roman.

Rouergue (doAdo), 138 pages, 2017

Petits secrets, grands mensonges (Liane Moriarty)

samedi 25 février 2017

9782367622859-001-X.jpgCoupDeCoeur2016.pngC'est le deuxième roman que je lis de l'auteur après Le secret du mari, et le deuxième coup de cœur. Liane Moriarty est en passe de figurer parmi mes auteurs chouchous, je vous le dis !

Tout commence avec un mort dont on ne connaîtra l'identité qu'à la fin du livre. Dès les premières pages, donc, on apprend que quelqu'un est mort lors d'une soirée quizz organisée dans une école par les parents d'élèves. Au fil des pages, en remontant le temps, on découvre ce qui s'est déroulé avant cette fête à l'issue tragique, et ce qui a fait que cet événement a pu se produire. La narration, qui alterne entre les témoignages dans le cadre de l'enquête policière et le récit du quotidien de trois femmes, déroule un fil conducteur qu'il est tout bonnement impossible de lâcher jusqu'à la dernière révélation fracassante.

L'histoire commence avec l'emménagement à Sydney de Jane, jeune mère célibataire d'un petit garçon. A peine installée, elle va rencontrer Madeline, remariée et mère de trois enfants, et Céleste, beauté éblouissante et maman de jumeaux. 
Les enfants de ces trois femmes vont fréquenter la même classe de maternelle, et lorsqu'un incident survient, qui place Jane dans une mauvaise posture, ses deux nouvelles amies vont la prendre sous leur aile.

A l'instar du Secret du mari, la construction du roman est parfaitement huilée et le suspense maintenu jusqu'au bout. Les personnages sont remarquablement étudiés, d'un réalisme parfois glaçant. Entre humour et cynisme, se déroule sous nos yeux une histoire captivante prenant place dans une communauté quasi ordinaire qui va pourtant défrayer la chronique. Les ragots, le chantage, la violence, la jalousie, l'adultère, le harcèlement... autant de sombres aspects qui sont traités ici sous une apparente légèreté mais font aussi grincer des dents. On croirait lire un scénario de Desperate housewives, c'est tout simplement jubilatoire et addictif.

Concernant la version audio de ce livre, j'ai particulièrement apprécié l'interprétation que fait Danièle Douet des différents personnages. Elle parvient en changeant de voix à incarner chaque personnalité sans forcer le trait ni paraître grotesque. Une excellente lecture.

Cerise sur le gâteau, pour prolonger un peu la lecture, on pourra bientôt regarder la série télévisée HBO adaptée du roman.

Texte intégral lu par Danièle Douet
Durée totale d'écoute : 15h32
Audiolib, 2017

Les petites reines (Clémentine Beauvais)

mercredi 15 février 2017

Couv_Les-petites-reines.jpgCoupDeCoeur2016.pngDepuis trois ans, Mireille Laplanche est élue Boudin d’Or de son lycée. Or, cette année, immense déception, elle n'obtient que la troisième place, Boudin de Bronze, derrière Hakima (Boudin d'Argent) et Astrid (Boudin d'Or). 
Les trois jeunes filles se rencontrent, et, par un concours de circonstances, décident de se lancer dans un projet un peu fou, celui de se rendre au palais de l'Elysée à Paris pour le 14 juillet à vélo... et en vendant du boudin !

Premier coup de cœur de cette année, Les petites reines confirme que, décidément, j'aime la plume de Clémentine Beauvais. Après Songe à la douceur, c'est donc le deuxième roman que je lis d'elle, et mon deuxième coup de cœur. Inutile de vous dire que j'ai bien l'intention de lire ses autres romans !

C'est un roman qui part d'une situation triste et écœurante, mais qui, curieusement, se révèle lumineux. A travers le personnage haut en couleur de Mireille, l'histoire, qui, au début, fait frémir, prend un tournant inattendu et drôle. L'auteur parvient à nous faire rire tout en dénonçant et en traitant un sujet grave. L'idée de départ est originale et donne l'impression au lecteur de découvrir un roman unique du genre, qui se démarque du lot.

Les petites reines, c'est un roman atypique et bourré d'humour, à la plume virevoltante. Un tourbillon de bonne humeur pour un thème sensible et sérieux.

Sarbacane (Exprim'), 270 pages, 2015

Sauveur & fils ~ Saison 2 (Marie-Aude Murail)

samedi 4 février 2017

index.jpgLe premier tome figurant dans mes coups de cœur de 2016, je me réjouissais à l'idée de lire cette suite. C'est rejointe par mon acolyte Claicile que j'ai donc replongé dans le monde de Sauveur avec délice.

Premier bon point : au début de l'ouvrage on trouve un résumé du précédent tome, détail fort apprécié.
Deuxième bon point : le troisième tome sortira au printemps prochain, j'aime les série avec parution rapprochée !

A présent, entrons dans le vif du sujet. Sauveur Saint-Yves tente de gérer en parallèle son travail, l'éducation de son fils Lazare et sa relation naissante avec Louise Rocheteau. Pas évident, d'autant que ses patients sont souvent envahissants...

Même si je n'ai pas eu de coup de cœur pour cette suite (sans-doute l'effet de surprise en moins), j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire. C'est décidé, je suis officiellement amoureuse de Sauveur, ce grand gaillard, merveilleux psychologue et papa génial. Son humour, sa patience, sa vision des choses font de lui un personnage extrêmement attachant et presque réel. L'essentiel du roman repose sur ses solides épaules mais les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste ; mention spéciale dans cette deuxième saison à l'institutrice et au SDF !
Marie-Aude Murail m'a une fois de plus séduite avec son écriture tellement vivante et intelligente. Un pur régal ! 

Feuilleter les premières pages sur le site de l'éditeur...

Ecole des loisirs (Médium), 313 pages, 2016 

All I want for christmas (Emily Blaine)

mardi 31 janvier 2017

511NfHTymFL.jpgVous allez me dire que ce n'est plus tellement la période de Noël, et vous avez raison... Mais aujourd'hui c'est mon anniversaire alors je me fais plaisir en vous présentant cette romance que j'ai lue pendant la période des fêtes et qui m'a fait du bien.

D'Emily Blaine, j'ai lu la série Dear you (ne cherchez pas, je ne l'ai pas chroniquée) que j'ai trouvée addictive mais imparfaite et bourrée de clichés. Dans All I want for christmas, j'ai retrouvé ce que j'avais apprécié dans son écriture, et en prime j'ai beaucoup aimé l'histoire. 
A l'approche de Noël, Emma s'interroge sur sa vie sentimentale désespérément vide, heureusement comblée par la présence de ses amis. Ce qu'elle ignore, c'est que l'amour va débarquer là où elle ne l'attend pas.

D'emblée, ce roman m'a fait penser à Soutien-gorge rose et veston noir de Rafaële Germain. J'ai retrouvé cette connivence entre les personnages, le même genre d'atmosphère au sein d'une bande d'amis. On a envie de faire partie du groupe, on est plongé dans leur quotidien, leurs préoccupations, leurs rigolades, leurs délires. Il y a de la complicité, de l'amitié, de l'amour, de l'humour, bref on explore les multiples facettes de l'être humain avec bonheur et on referme le livre avec un léger pincement au coeur. 
Alors, certes, ce n'est pas une romance révolutionnaire, mais j'ai passé un super moment et j'ai particulièrement aimé l'histoire, la façon dont l'auteur construit cette belle relation d'amour. 

Harlequin, 234 pages, 2016 pour la présente édition

LivreDoudou.jpg

Mes amis devenus (Jean-Claude Mourlevat)

dimanche 29 janvier 2017

9782265115620FS.gifJ'ai enfin lu le dernier né de mon auteur chouchou ! Il était temps, surtout que j'avais noté ce titre avant même qu'il paraisse !
Ce qui est bien avec Jean-Claude Mourlevat, c'est que je sais que c'est une valeur sure, et que quoiqu'il écrive, je ne serai pas déçue. Et cette fois-ci, en prime, je suis passée près du coup de cœur.

Je mets de suite en garde le lecteur qui serait, comme je l'ai été, induit en erreur par la quatrième de couverture... Il s'agit certes, d'une histoire de retrouvailles, mais surtout et avant tout d'une histoire de jeunesse et d'amitiés, de rencontres. Je m'explique : le texte de présentation laisse entendre que le cœur du roman est construit autour des retrouvailles, or en réalité, cette partie ne représente que le dernier quart du livre. Le reste, ou plutôt ce qui précède, est consacré à l'enfance puis l'adolescence du narrateur. A travers ses yeux, on assiste à sa rencontre avec les quatre autres protagonistes et au bout de chemin qu'ils ont parcouru ensemble, jusqu'à s'être perdus de vue. Alors voilà, vous allez dire que ce que je précise n'est pas important, mais pour moi, oui. Je m'attendais à un récit qui se focalise sur des retrouvailles, qui plus est sur l'île de Ouessant, or nous n'avons qu'un bref aperçu desdites retrouvailles et le décor importe peu en fin de compte. Cela ne veut pas dire que le roman est mal construit ou m'a déçue, mais simplement que parfois on a des attentes induites par les présentations des éditeurs qui sont à côté de la plaque.

Ceci étant, même si je m'attendais à lire autre chose, j'ai adoré ce roman. Il est empreint encore une fois de toute la sensibilité dont Mourlevat sait faire preuve. J'aime énormément sa façon de percevoir le monde, de dépeindre ses personnages. C'est drôle et triste à la fois, émouvant, beau. Il a une capacité à m'attirer dans ses filets et à me faire oublier le monde qui m'entoure en l'espace de quelques lignes, et j'adore ça. Lire Mourlevat pour moi, c'est comme retrouver un ami intime, rentrer chez moi, dans un univers où je me sens bien.
Et pour terminer ce billet sur une note futile, j'adore l'illustration de la jaquette, mais la couverture en-dessous est laide, quel dommage !

Fleuve Editions, 217 pages, 2016

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