Aile d'ange (Ingelin Røssland)

vendredi 3 janvier 2014

41HZJkLYY0L.jpg

Depuis quelques temps je suis attirée par la littérature nordique et le billet de Clarabel m'a tout de suite donné envie de découvrir ce roman policier pour ados. 
Engel Winge, 17 ans, travaille comme stagiaire dans le journal local d'une petite île norvégienne. Bien vite, elle met le doigt sur une affaire louche, une histoire de chalets de luxe qui ne respectent pas le littoral. Plusieurs gros bonnets du coin sont impliqués et Engel qui n'a pas froid aux yeux aimerait les confondre. Seulement, ce n'est que le sommet de l'iceberg...
Engel est une héroïne qui, d'emblée, fascine le lecteur. Grande gueule, intelligente, casse-cou, cette jeune femme n'a peur de rien et veut faire entendre sa voix lorsqu'elle n'est pas d'accord. On est bien loin des clichés récurrents dans littérature de jeunesse et c'est tant mieux ! J'ai aimé ce personnage et tout ce qui touche à sa vie personnelle pour le moins compliquée. En revanche, en ce qui concerne l'intrigue policière, j'y ai moins adhéré, mais ce n'est que l'expression de mon goût personnel car je reconnais que c'est un roman bien écrit et bien construit. 
Un titre de qualité à proposer aux adolescents qui aiment les romans noirs.

Titre original : Englefjes
Traduit du néo-norvégien par Jean-Baptiste Coursaud
Rouergue (doado noir), 218 pages, 2013 pour l'édition française, 2008 pour l'édition originale

Millénium T3 ~ La reine dans le palais des courants d'air (Stieg Larsson)

vendredi 1 novembre 2013

untitled

* * * SPOILERS NE PAS LIRE CE QUI SUIT SI VOUS N'AVEZ PAS LU CE TOME * * *

coupdecoeur.png

Troisième et dernier tome (par la force des choses puisque l'auteur est mort) de la série Millénium qui m'a suivie pendant de longues heures, La reine dans le palais des courants d'air est à la hauteur des précédents et m'a embarquée une fois de plus dans cet univers nordique aux côtés de Lisbeth Salander.

Moins d'actions du côté de cette dernière car elle passe la quasi totalité du roman à l'hôpital pour se remettre des blessures dont elle souffre depuis la fin du tome 2, mais elle n'est pas totalement inactive pour autant contrairement aux apparences... 
Ce tome-ci est principalement basé sur sa défense lors du procès qui aura lieu après sa sortie de l'hôpital. Comment prouver que Lisbeth est innocente des crimes dont on l'accuse et démontrer qu'elle est la victime d'un complot fomenté au sein de la Säpo (service de sûreté suédois) ?

* * * FIN DES SPOILERS * * *

Trois romans pour cette série tronquée (hélas, double hélas) et trois coups de coeur... Depuis que j'ai terminé d'écouter le tome 3 je me lamente intérieurement du décès si prématuré de l'auteur, de cet immense talent d'écrivain que l'on a perdu et de cette série inachevée dont la suite ne verra pas le jour... Quelle frustration ! 
Toutefois, heureusement pour le lecteur, ce troisième tome, comme le tout premier, se termine sur une véritable fin, c'est déjà un moindre mal...

La reine dans le palais des courants d'air (je n'ai pas compris le titre, qui veut bien éclairer ma lanterne ?) est une nouvelle démonstration du génie de l'auteur et de la parfaite maîtrise de son sujet. C'est un roman bien construit, documenté et passionnant de bout en bout. Comment ne pas se laisser prendre par cette atmosphère de complots et séduire par cette Suède énigmatique ? Comment ne pas succomber au charme de Blomkvist et à l'intelligence de Salander ?

J'aurais voulu que ça dure encore et encore, avoir la perspective d'un tome supplémentaire, au moins. Au lieu de quoi, je devrai me contenter de relire cette brillante série. C'est déjà ça.

Texte intégral lu par Emmanuel Dekoninck
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Audiolib, octobre 2008
Durée totale d'écoute : 23h21

Millénium T2 ~ La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Stieg Larsson)

mercredi 23 octobre 2013

Numilog_9782356410313_9782356416162.jpg

coupdecoeur.pngCela faisait déjà trois ans que j'avais terminé le premier tome de la série Millénium lorsque l'envie m'a soudain prise de me plonger dans la suite. Pourquoi si longtemps, cela reste un mystère d'autant que j'avais eu un coup de coeur pour Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Pour cette suite, j'ai opté pour les livres audio et j'ai écouté le premier tome avant de me lancer dans celui-ci histoire de me rafraîchir la mémoire.
Le premier tome peut se lire indépendamment des autres car il se termine sur une vraie fin. Celui-ci en revanche, est couplé avec le troisième tome et s'intéresse à une autre enquête que celle dont il est question dans le tome 1. 

Dans la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, l'histoire tourne autour de Lisbeth Salander qui devient le personnage central de la série. Un personnage Ô combien charismatique qui a certainement séduit plus d'un lecteur. Je n'ai pas peur d'affirmer qu'elle est sans doute l'une de mes héroïnes préférées de romans, voire ma préférée. Ce petit bout de femme confirme une fois de plus que l'apparence peut être trompeuse. Lisbeth est une hackeuse hors pair mais ce n'est pas son seul talent. Elle est aussi douée d'une mémoire photographique et dotée d'une intelligence supérieure qui la fait parfois passer pour quelqu'un au comportement autistique. Sa ténacité, sa morale (très personnelle) et son mordant complètent ce portrait et font d'elle un personnage complexe totalement unique et fascinant. 

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons un Mikael Blomkvist réhabilité qui s'apprête à lancer un numéro spécial de la revue Millénium consacré au trafic sexuel de jeunes filles de l'est. Cette enquête va par hasard placer dans une situation délicate certains hommes politiques suédois et la machine va vite s'enrayer. En quelques pages, on comprend que la vie de Lisbeth Salander est étroitement mêlée à toute l'affaire.

Difficile de vous donner mon humble avis sur ce roman sans énoncer des platitudes... Une série qui a fait partie des pionnières en matière de polars nordiques, une série qui est à l'origine de la création de la collection Actes noirs chez Actes sud, bref, on est face à une oeuvre qui n'est pas seulement devenue célèbre parce que son auteur est mort mais avant tout parce que celui-ci avait un immense talent.
C'est bien simple, tout dans ce deuxième tome est réussi !
Les personnages. J'ai parlé de Lisbeth Salander mais les autres sont aussi admirablement campés, qu'il s'agisse des principaux ou des secondaires. Au passage, on ne pourra évidemment s'empêcher d'établir un parallèle entre celui de Mikael Blomkvist et Stieg Larsson ; journaliste brillant et impliqué, acquis à certaines causes... 
L'intrigue. Elle est parfaitement ficelée et maîtrisée, mêlant étroitement les aspects politique, économique et la vie privée des différents protagonistes. 
L'écriture. Rythmée, alternant les points de vue, les scènes d'action et de réflexion, permettant au lecteur de faire des incursions dans le moi intime des personnages. 

Tous ces éléments font de La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette un excellent roman qui tient le lecteur en haleine et ne donne qu'une seule envie, se jeter sur la suite ! 

Texte intégral lu par Emmanuel Dekoninck
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Audiolib, septembre 2008
Durée totale d'écoute : 20h50

La mort s'invite à Pemberley (P. D. James)

mercredi 1 mai 2013

9782356415639FS.gif

Avec La mort s'invite à Pemberley, P. D. James a inventé une suite policière à Orgueil et préjugés, le célèbre roman de Jane Austen. Nous sommes à Pemberley, le fameux domaine de la famille Darcy, quelques années après la fin d' Orgueil et Préjugés. Les différents personnages que nous avions quittés ont évolué, des enfants sont nés et ont grandi. La vie est paisible et douce pour Elizabeth et son mari jusqu'à ce que l'on retrouve un homme mort sur leurs terres. S'ensuit alors une enquête pour déterminer la cause de la mort et éventuellement son auteur.

Je m'attendais à retrouver l'ambiance des romans de cette chère Jane et m'en délectais à l'avance, mais, je dois vous le dire d'emblée, ce roman ne m'a pas plu du tout. L'écriture est agréable et soignée mais c'est bien le seul point positif que j'ai pu trouver à cette lecture. Les personnages de Jane sont travestis de bien vilaine manière, on a changé leurs intentions et leurs caractères. L'enquête policière est ennuyeuse à en mourir, la conclusion est amenée de manière bien maladroite et peu crédible. Enfin, pour couronner le tout, ce texte est bourré de longueurs et nombreuses digressions inutiles.
Au final, ce fut une lecture plus pénible que plaisante, et sans nul doute, si j'avais eu la version papier à la place de la version audio, j'aurais jeté l'éponge bien avant la fin. Seul le talent de lectrice de Guila Clara Kessous m'a donné le courage d'aller au bout. 

Une excellente version Audiolib mais un mauvais roman, hélas.

La fiche du livre sur AUDIOLIB (avec des extraits)

Lecture commune avec Mara

Texte intégral lu par Guila Clara Kessous
Traduit de l'anglais par Odile Demange
Audiolib, janvier 2013
Durée totale d'écoute : 10h23

Le livre des morts (Glenn Cooper)

vendredi 6 août 2010

Le livre des morts est le premier roman de Glenn Cooper, un chercheur américain en biotechnologie.

Nous sommes au mois de mai 2009 à New York. En l'espace de quelques jours à peine, six personnes disparaissent de morts violentes. Seul point commun entre les victimes, la réception peu avant leur décès d'une carte postale en provenance de Las Vegas avec la date de leur mort. 

Will Piper, ancien profiler sur le point de partir en retraite se voit chargé de l'enquête. Au fil du temps, celle-ci va prendre une tournure inattendue et plonger notre homme dans le passé.

Construit en triptyque, ce thriller historico-politique propose au lecteur une narration à trois époques différentes : au Moyen-Age dans un monastère de l'île de Wight,  en 1947 en Angleterre dans le cadre d'une mission confidentielle de Churchill auprès du président Truman et de nos jours aux Etats-Unis.

La construction de l'histoire est adroitement amenée et rehausse le suspense (jusqu'à un certain point toutefois, puisque l'on découvre bien avant la fin où l'auteur veut nous emmener) pour une intrigue prenante. 
Cependant, malgré les qualités indéniables de l'écriture, je dois avouer que j'ai trouvé quelques longueurs à ce roman et que la partie se déroulant en 1947 m'a plutôt ennuyée. J'ai par contre savouré toutes les scènes qui se déroulent à l'île de Wight et qui plongent instantanément le lecteur dans une atmosphère si étrange.
Quant à l'histoire en elle-même, si force est de reconnaître qu'elle est bien ficelée et que la lecture en est fluide et plaisante, je trouve somme toute ce roman assez "banal" avec un déroulement finalement assez classique.

Bref, ce que je retiendrai surtout de ce Livre des morts, c'est le personnage de Will Piper, parfait loser qui rate sa fin de carrière alors qu'il est brillant, qui a perdu toute vie sociale et a un certain penchant pour la boisson. Un homme attachant dont j'aurais aimé que l'auteur explore davantage l'univers.
Personnage que l'on devrait d'ailleurs retrouver en 2011 pour de nouvelles aventures dans un nouveau roman qui s'intitulera Le livre des âmes.



Elles l'ont lu aussi : Choco, Leiloona, Amanda, Cathulu, Ankya et Emmyne

D'autres avis sont référencés par BOB

Titre original : Library of the dead
Traduit de l'américain par Carine Chichereau
Le cherche midi, 419 pages, mars 2010 pour la traduction française, mai 2009 pour la version originale

Millénium T1 ~ Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Stieg Larsson)

vendredi 19 février 2010

Voici mon deuxième coup de coeur de l'année, si le rythme se maintient au niveau de un par mois, j'en serais ravie !

La trilogie Millénium patientait sur mes étagères depuis plus de deux ans, le temps pour la vague médiatique qui avait accompagné sa sortie de retomber un peu... 
J'ai donc enfin fait connaissance avec Mikael Blomkvist dont j'ai lu le nom tant de fois sur les blogs. 

Pour tout vous, dire, j'avais vu le film l'année dernière, et c'est avec un souvenir à peu près intact de celui-ci que j'ai abordé le roman. Je savais donc à quoi m'attendre et il n'y avait plus de suspense. Pour autant, j'ai dévoré ce premier tome et l'ai adoré.

J'ai tout aimé dans ce polar
.
Le contexte journalistique et économico-politique qui ancre l'histoire dans le réel et offre plusieurs niveaux de lecture.
Cette atmosphère propre aux pays froids et ce huis clos sur l'île d'Hedebyön en particulier.
Les personnages hauts en couleur avec une mention spéciale pour celui de Lisbeth Salander que je trouve extraordinaire.
La narration très rythmée qui passe d'un personnage à l'autre en permanence.
L'intrigue qui est prenante et ballade le lecteur dans toutes les directions avec des histoires dans l'histoire.

C'est parfois dur, d'autres fois jubilatoire, on passe par une palette de sentiments incroyables en lisant Millénium et on en ressort un peu assommé mais ravi de sa lecture. Un excellent roman que l'on ne peut plus reposer une fois ouvert et passé les premières pages qui nous plongent d'emblée dans les univers de la finance et de l'économie suédoise et peuvent peut-être rebuter un tantinet le lecteur.
La toute fin m'a serré le coeur et je n'ai qu'une hâte, retrouver les personnages auxquels je me suis attachée dans les prochains tomes, du moins je l'espère !

Actes sud (collection Actes noirs) - 574 pages


L'autre jour j'évoquais mon exigence lorsque je regarde une adaptation d'un livre. Face à celle-ci je m'incline car Millénium est un excellent film.
Déjà, j'ai apprécié le fait qu'il ne s'agisse pas d'une nouvelle superproduction américaine. Je ne sais pas si c'est le fait que la réalisation soit en partie suédoise, mais l'atmosphère du film correspond exactement à celle du roman. L'histoire est très fidèle au livre de Stieg Larsson et est admirablement rendue à l'écran. En rédigeant ce billet, je pense notamment à la scène de l'arrivée de Mikael sur l'île avec la traversée de ce pont baigné dans un gris-bleuté hivernal, c'est absolument magnifique. Quant aux principaux acteurs, à savoir Noomi Rapace et Michael Nyqvist dans les rôles respectifs de Lisbeth et Mikael sont tout simplement fabuleux, avec là encore, une mention spéciale pour le personnage de Lisbeth. La jeune femme colle parfaitement à l'héroïne du roman et joue remarquablement bien.
Bref, excellent casting, décors et ambiance bien restitués, c'est une adaptation qui n'a pas à rougir devant le roman.

Millénium, réalisé par Niels Arden Oplev - 2009
Avec : Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre...


Lecture commune avec Mariel


Stephanie Plum T1 ~ One for the money (Janet Evanovich)

dimanche 7 février 2010

J'en connais une qui va être contente, j'ai enfin lu le premier tome de la série Stephanie Plum !
Devant son enthousiasme communicatif, j'avais envie depuis longtemps de découvrir cette fameuse chasseuse de prime et les deux beaux mâles qui rôdent autour d'elle...
J'avais fait une première tentative l'année dernière en français et le style m'ayant déplu j'avais rapidement abandonné ma lecture.
Je voulais refaire un essai, mais en VO cette fois. Et je dois confesser que j'ai fort bien fait de laisser une seconde chance à ce roman car j'ai passé un excellent moment

Il y a de l'humour, du rythme, un scénario sympathique (attention toutefois, pour les amateurs de littérature policière, l'auteur s'intéresse davantage à l'évolution de son personnage central dans le milieu des chasseurs de prime qu'à la résolution de l'enquête elle-même ; un parti pris qui ne m'a pas dérangée le moins du monde, mais qui risque de décevoir les lecteurs qui ont envie de se mettre un "vrai" polar sous la dent, ici ce n'est pas le propos - fin de la digression -) et des personnages charismatiques, bref la recette idéale pour accrocher le lecteur. Et je peux vous dire que ça a parfaitement fonctionné avec moi. J'ai ri, j'ai pris en amitié l'héroïne à laquelle il est aisé de s'identifier tant elle est paumée dans son nouveau job de chasseuse de prime et en devient fort attachante, j'ai bien entendu trouvé comme on dit du "potentiel" à Morelli... j'attends de découvrir les tomes suivants pour savoir si Ranger en a autant...

Vous l'aurez compris, ce n'est pas une lecture qui change une vie ni qui donne à réfléchir, mais que c'est bon de se détendre avec un roman qui mêle humour et action, qui propose une palette de personnages tous plus déjantés les uns que les autres et qui vous fait d'un seul coup oublier que vous avez accessoirement une vie sociale et de famille, et que vous ne pouvez malheureusement pas vous contenter d'une bière et de croquettes pour hamster en guise de petit déjeuner. 
J'ai refermé à contre coeur mon livre mais le sourire aux lèvres, et dès que j'en aurai l'occasion, je m'attaquerai aux tomes suivants ! Ça tombe bien, le deuxième et le troisième figurent déjà dans ma PAL !


Merci Abeille pour cette jolie découverte !


Les billets de Fashion par qui tout est arrivé, de Karine qui s'est brouillée avec son père à cause de ce livre (allez lire ce qu'elle écrit, vous verrez que j'exagère à peine !) et de Clarabel qui a découvert la série récemment.

Lecture commune avec Maijo, je rends ma copie un jour en retard, on ne se refait pas !

PS : la photo de la couverture (proprement hideuse soit dit en passant) n'est pas du tout fidèle à l'original dont les couleurs sont très vivres pour ne pas dire flashy

St Martin's press - 338 pages

Dix petits nègres (Agatha Christie)

jeudi 10 décembre 2009

Il m'aura fallu plus de 30 ans pour découvrir enfin la plume de la reine du polar.
Après avoir lu Dix petits nègres mon avis est mitigé.
Ma lecture a été plutôt plaisante ; j'ai aimé ce style un peu désuet et "so british", suivre pas-à-pas le déroulement de l'histoire et de ce scénario original.
Il n'empêche que je n'ai rien trouvé d'exceptionnel à ce roman.
Depuis le temps que sa réputation la précède, j'attendais énormément d'Agatha Christie. J'espérais être retournée, époustouflée, hypnotisée... finalement rien de tout cela, une intrigue trop ficelée dans les moindres détails et surtout trop irréaliste pour que j'accroche vraiment. J'ai eu comme l'étrange impression de voir se dérouler sous mes yeux une partie de Cluedo sans pouvoir éprouver un minimum mon raisonnement. Les dés sont jetés dès le départ, tout est prévu et l'on ne peut pas jouer à deviner qui est l'assassin, on peut simplement attendre la fin pour le découvrir. C'est donc assez frustrant.
Quant à l'écriture ma foi, je ne sais pas si la traduction en est responsable, mais je l'ai trouvée assez pauvre. Je pense en particulier au premier chapitre qui présente les personnages d'une façon tellement ennuyeuse que j'ai failli jeter l'éponge...
Il n'empêche que je veux lire au moins un autre titre de l'auteur pour parfaire mon opinion...


Lecture commune avec Abeille et Christelle qui ont également fait leur baptême avec Agatha pour cette occasion.


Gallimard (collection 1000 soleils) - 260 pages

Zulu (Caryl Férey)

vendredi 10 avril 2009

Quelle claque !
Difficile de parler de ce roman noir, si noir... J'aurais envie de vous parler de cette terrible violence qui se déverse sans prévenir, vous coupe le souffle au milieu d'une page et fait monter la nausée. Le sang, la cruauté, la torture, l'horreur, avec parfois au bout, la seule délivrance qui soit, la mort.
Mais ne vous arrêtez pas à cette description très réductrice de ce polar fantastique. Oui c'est dur, éprouvant, oui le lecteur n'est pas épargné, oui on assiste à l'indicible, et pourtant... comme c'est beau, fort, émouvant, remarquablement écrit, vivant.... 
J'aime qu'un livre me bouleverse, me bouscule dans mes habitudes, vienne me chercher au fond de mon fauteuil et de ma vie paisible, me fasse toucher du doigt un autre univers. 
Zulu c'est tout cela en même temps, et bien plus encore. Zulu, c'est l'histoire d'un chef de la police criminelle noir qui veut croire à l'évolution des moeurs dans une Afrique du Sud post-apartheid. Malgré (ou peut-être à cause) des événements tragiques vécus dans l'enfance, Ali Neuman oeuvre aujourd'hui pour la défense d'autrui. Ses deux acolytes, Epkeen et Fletcher ne baignent pas dans le rose non plus... Le trio fait équipe pour le meilleur et pour le pire, enquête sur une sombre histoire de meurtres et de trafic de drogue. Les investigations vont les mener là où on ne s'y attend pas et les événements s'enchaînent à grande vitesse. Derrière cette intrigue superbement maîtrisée, le contexte historique et politique du continent africain et de l'Afrique du sud en particulier. Caryl Férey maîtrise parfaitement son sujet et sait allier fiction et réalité sans gêner l'évolution de l'histoire. Les deux fusionnent en parfaite harmonie pour offrir au lecteur un roman puissant, magistral. Je n'ai pas parlé de la psychologie des personnages qui est travaillée de façon admirable, à l'image du reste. Chaque personnage évolue avec son passé, parfois lourdement chargé ; les rapports ne sont pas toujours tendres mais tellement vrais. C'est la vie dans toute sa nudité, sans fioritures.

J'avais peur de ne pas aimer, peur de m'ennuyer, d'être gênée par l'aspect politique. J'avais tort, j'ai adoré.

***
 
Source : Wikimedia Commons


Une fois la dernière page tournée, j'ai repensé à ma rencontre avec l'auteur l'année dernière et j'ai été bluffée de réaliser qu'un homme faisant preuve d'une telle douceur avec ses lecteurs avait pu écrire un roman si noir.

Même si cela influence rarement mes lectures et que je n'y attache que peu d'importance quand je choisis un ouvrage, sachez que Zulu a déjà obtenu plusieurs prix depuis sa publication, entre autres : Le grand prix de la littérature policière 2008, Le prix des lecteurs des Quais du Polar 2009, et le prix BibliOBs du roman noir le 31 mars dernier. Je vous renvoie à la vidéo du "non-discours" de Caryl Férey prononcé lors de la remise de ce dernier prix (en date). 

Toujours sur le site BibliObs/Nouvel Observateur, vous pourrez découvrir les premières pages du roman, c'est ici.

***

Merci à Babelio (tout particulièrement à Guillaume qui n'a pas ménagé sa peine pour que l'ouvrage m'arrive enfin !) et à l'éditeur Gallimard pour cette formidable découverte.

Les avis de Amanda, InColdBlogEmmyne et Emeraude

D'autres avis référencés par Blog-O-Book

Gallimard (collection Série noire) - 392 pages

Le vrai con maltais (Marcus Malte)

mardi 24 mars 2009

Tellement séduite par sa plume, je me suis mis en tête de lire tous les ouvrages de ce cher Marcus qui se présenteraient à moi...
Celui-ci m'attendait sagement à la bibliothèque, un de ses premiers romans, un polar, ou plutôt un roman noir...

Petite note préliminaire, Le vrai con maltais fait partie de la collection et série Le poulpe qui met en scène les aventures de Gabriel Lecouvreur, alias Le poulpe. La particularité de cette série, c'est que chaque épisode est écrit par un auteur différent qui se doit de respecter un certains nombres de règles dans l'élaboration de son roman.

Pour présenter Le vrai con maltais, je laisse la parole à son auteur dont j'aime beaucoup l'introduction :

" Pas compliqué. C'est la vraie fausse histoire du vrai faux faucon. De Malte, évidemment. "

Le vrai con maltais est donc en quelque sorte construit à partir du roman policier Le faucon de Malte de Dashiell Hammett. Comme je n'avais pas lu ce dernier je suis donc allée chercher des informations à son sujet pour mieux comprendre de quoi il ressortait.
L'histoire est prenante, l'intrigue bien amenée et ce petit roman s'avale d'une traite avec beaucoup de plaisir. La plume de Marcus Malte qui n'en est alors qu'à ses débuts est déjà prometteuse, et lire ce polar m'a permis de voir l'évolution dans son écriture.

Un petit livre que je recommande pour une bonne heure de détente !

Baleine (collection Le poulpe) - 126 pages 

- page 4 de 5 -