La mort s'invite à Pemberley (P. D. James)

mercredi 1 mai 2013

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Avec La mort s'invite à Pemberley, P. D. James a inventé une suite policière à Orgueil et préjugés, le célèbre roman de Jane Austen. Nous sommes à Pemberley, le fameux domaine de la famille Darcy, quelques années après la fin d' Orgueil et Préjugés. Les différents personnages que nous avions quittés ont évolué, des enfants sont nés et ont grandi. La vie est paisible et douce pour Elizabeth et son mari jusqu'à ce que l'on retrouve un homme mort sur leurs terres. S'ensuit alors une enquête pour déterminer la cause de la mort et éventuellement son auteur.

Je m'attendais à retrouver l'ambiance des romans de cette chère Jane et m'en délectais à l'avance, mais, je dois vous le dire d'emblée, ce roman ne m'a pas plu du tout. L'écriture est agréable et soignée mais c'est bien le seul point positif que j'ai pu trouver à cette lecture. Les personnages de Jane sont travestis de bien vilaine manière, on a changé leurs intentions et leurs caractères. L'enquête policière est ennuyeuse à en mourir, la conclusion est amenée de manière bien maladroite et peu crédible. Enfin, pour couronner le tout, ce texte est bourré de longueurs et nombreuses digressions inutiles.
Au final, ce fut une lecture plus pénible que plaisante, et sans nul doute, si j'avais eu la version papier à la place de la version audio, j'aurais jeté l'éponge bien avant la fin. Seul le talent de lectrice de Guila Clara Kessous m'a donné le courage d'aller au bout. 

Une excellente version Audiolib mais un mauvais roman, hélas.

La fiche du livre sur AUDIOLIB (avec des extraits)

Lecture commune avec Mara

Texte intégral lu par Guila Clara Kessous
Traduit de l'anglais par Odile Demange
Audiolib, janvier 2013
Durée totale d'écoute : 10h23

Le livre des morts (Glenn Cooper)

vendredi 6 août 2010

Le livre des morts est le premier roman de Glenn Cooper, un chercheur américain en biotechnologie.

Nous sommes au mois de mai 2009 à New York. En l'espace de quelques jours à peine, six personnes disparaissent de morts violentes. Seul point commun entre les victimes, la réception peu avant leur décès d'une carte postale en provenance de Las Vegas avec la date de leur mort. 

Will Piper, ancien profiler sur le point de partir en retraite se voit chargé de l'enquête. Au fil du temps, celle-ci va prendre une tournure inattendue et plonger notre homme dans le passé.

Construit en triptyque, ce thriller historico-politique propose au lecteur une narration à trois époques différentes : au Moyen-Age dans un monastère de l'île de Wight,  en 1947 en Angleterre dans le cadre d'une mission confidentielle de Churchill auprès du président Truman et de nos jours aux Etats-Unis.

La construction de l'histoire est adroitement amenée et rehausse le suspense (jusqu'à un certain point toutefois, puisque l'on découvre bien avant la fin où l'auteur veut nous emmener) pour une intrigue prenante. 
Cependant, malgré les qualités indéniables de l'écriture, je dois avouer que j'ai trouvé quelques longueurs à ce roman et que la partie se déroulant en 1947 m'a plutôt ennuyée. J'ai par contre savouré toutes les scènes qui se déroulent à l'île de Wight et qui plongent instantanément le lecteur dans une atmosphère si étrange.
Quant à l'histoire en elle-même, si force est de reconnaître qu'elle est bien ficelée et que la lecture en est fluide et plaisante, je trouve somme toute ce roman assez "banal" avec un déroulement finalement assez classique.

Bref, ce que je retiendrai surtout de ce Livre des morts, c'est le personnage de Will Piper, parfait loser qui rate sa fin de carrière alors qu'il est brillant, qui a perdu toute vie sociale et a un certain penchant pour la boisson. Un homme attachant dont j'aurais aimé que l'auteur explore davantage l'univers.
Personnage que l'on devrait d'ailleurs retrouver en 2011 pour de nouvelles aventures dans un nouveau roman qui s'intitulera Le livre des âmes.



Elles l'ont lu aussi : Choco, Leiloona, Amanda, Cathulu, Ankya et Emmyne

D'autres avis sont référencés par BOB

Titre original : Library of the dead
Traduit de l'américain par Carine Chichereau
Le cherche midi, 419 pages, mars 2010 pour la traduction française, mai 2009 pour la version originale

Millénium T1 ~ Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Stieg Larsson)

vendredi 19 février 2010

Voici mon deuxième coup de coeur de l'année, si le rythme se maintient au niveau de un par mois, j'en serais ravie !

La trilogie Millénium patientait sur mes étagères depuis plus de deux ans, le temps pour la vague médiatique qui avait accompagné sa sortie de retomber un peu... 
J'ai donc enfin fait connaissance avec Mikael Blomkvist dont j'ai lu le nom tant de fois sur les blogs. 

Pour tout vous, dire, j'avais vu le film l'année dernière, et c'est avec un souvenir à peu près intact de celui-ci que j'ai abordé le roman. Je savais donc à quoi m'attendre et il n'y avait plus de suspense. Pour autant, j'ai dévoré ce premier tome et l'ai adoré.

J'ai tout aimé dans ce polar
.
Le contexte journalistique et économico-politique qui ancre l'histoire dans le réel et offre plusieurs niveaux de lecture.
Cette atmosphère propre aux pays froids et ce huis clos sur l'île d'Hedebyön en particulier.
Les personnages hauts en couleur avec une mention spéciale pour celui de Lisbeth Salander que je trouve extraordinaire.
La narration très rythmée qui passe d'un personnage à l'autre en permanence.
L'intrigue qui est prenante et ballade le lecteur dans toutes les directions avec des histoires dans l'histoire.

C'est parfois dur, d'autres fois jubilatoire, on passe par une palette de sentiments incroyables en lisant Millénium et on en ressort un peu assommé mais ravi de sa lecture. Un excellent roman que l'on ne peut plus reposer une fois ouvert et passé les premières pages qui nous plongent d'emblée dans les univers de la finance et de l'économie suédoise et peuvent peut-être rebuter un tantinet le lecteur.
La toute fin m'a serré le coeur et je n'ai qu'une hâte, retrouver les personnages auxquels je me suis attachée dans les prochains tomes, du moins je l'espère !

Actes sud (collection Actes noirs) - 574 pages


L'autre jour j'évoquais mon exigence lorsque je regarde une adaptation d'un livre. Face à celle-ci je m'incline car Millénium est un excellent film.
Déjà, j'ai apprécié le fait qu'il ne s'agisse pas d'une nouvelle superproduction américaine. Je ne sais pas si c'est le fait que la réalisation soit en partie suédoise, mais l'atmosphère du film correspond exactement à celle du roman. L'histoire est très fidèle au livre de Stieg Larsson et est admirablement rendue à l'écran. En rédigeant ce billet, je pense notamment à la scène de l'arrivée de Mikael sur l'île avec la traversée de ce pont baigné dans un gris-bleuté hivernal, c'est absolument magnifique. Quant aux principaux acteurs, à savoir Noomi Rapace et Michael Nyqvist dans les rôles respectifs de Lisbeth et Mikael sont tout simplement fabuleux, avec là encore, une mention spéciale pour le personnage de Lisbeth. La jeune femme colle parfaitement à l'héroïne du roman et joue remarquablement bien.
Bref, excellent casting, décors et ambiance bien restitués, c'est une adaptation qui n'a pas à rougir devant le roman.

Millénium, réalisé par Niels Arden Oplev - 2009
Avec : Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre...


Lecture commune avec Mariel


Stephanie Plum T1 ~ One for the money (Janet Evanovich)

dimanche 7 février 2010

J'en connais une qui va être contente, j'ai enfin lu le premier tome de la série Stephanie Plum !
Devant son enthousiasme communicatif, j'avais envie depuis longtemps de découvrir cette fameuse chasseuse de prime et les deux beaux mâles qui rôdent autour d'elle...
J'avais fait une première tentative l'année dernière en français et le style m'ayant déplu j'avais rapidement abandonné ma lecture.
Je voulais refaire un essai, mais en VO cette fois. Et je dois confesser que j'ai fort bien fait de laisser une seconde chance à ce roman car j'ai passé un excellent moment

Il y a de l'humour, du rythme, un scénario sympathique (attention toutefois, pour les amateurs de littérature policière, l'auteur s'intéresse davantage à l'évolution de son personnage central dans le milieu des chasseurs de prime qu'à la résolution de l'enquête elle-même ; un parti pris qui ne m'a pas dérangée le moins du monde, mais qui risque de décevoir les lecteurs qui ont envie de se mettre un "vrai" polar sous la dent, ici ce n'est pas le propos - fin de la digression -) et des personnages charismatiques, bref la recette idéale pour accrocher le lecteur. Et je peux vous dire que ça a parfaitement fonctionné avec moi. J'ai ri, j'ai pris en amitié l'héroïne à laquelle il est aisé de s'identifier tant elle est paumée dans son nouveau job de chasseuse de prime et en devient fort attachante, j'ai bien entendu trouvé comme on dit du "potentiel" à Morelli... j'attends de découvrir les tomes suivants pour savoir si Ranger en a autant...

Vous l'aurez compris, ce n'est pas une lecture qui change une vie ni qui donne à réfléchir, mais que c'est bon de se détendre avec un roman qui mêle humour et action, qui propose une palette de personnages tous plus déjantés les uns que les autres et qui vous fait d'un seul coup oublier que vous avez accessoirement une vie sociale et de famille, et que vous ne pouvez malheureusement pas vous contenter d'une bière et de croquettes pour hamster en guise de petit déjeuner. 
J'ai refermé à contre coeur mon livre mais le sourire aux lèvres, et dès que j'en aurai l'occasion, je m'attaquerai aux tomes suivants ! Ça tombe bien, le deuxième et le troisième figurent déjà dans ma PAL !


Merci Abeille pour cette jolie découverte !


Les billets de Fashion par qui tout est arrivé, de Karine qui s'est brouillée avec son père à cause de ce livre (allez lire ce qu'elle écrit, vous verrez que j'exagère à peine !) et de Clarabel qui a découvert la série récemment.

Lecture commune avec Maijo, je rends ma copie un jour en retard, on ne se refait pas !

PS : la photo de la couverture (proprement hideuse soit dit en passant) n'est pas du tout fidèle à l'original dont les couleurs sont très vivres pour ne pas dire flashy

St Martin's press - 338 pages

Dix petits nègres (Agatha Christie)

jeudi 10 décembre 2009

Il m'aura fallu plus de 30 ans pour découvrir enfin la plume de la reine du polar.
Après avoir lu Dix petits nègres mon avis est mitigé.
Ma lecture a été plutôt plaisante ; j'ai aimé ce style un peu désuet et "so british", suivre pas-à-pas le déroulement de l'histoire et de ce scénario original.
Il n'empêche que je n'ai rien trouvé d'exceptionnel à ce roman.
Depuis le temps que sa réputation la précède, j'attendais énormément d'Agatha Christie. J'espérais être retournée, époustouflée, hypnotisée... finalement rien de tout cela, une intrigue trop ficelée dans les moindres détails et surtout trop irréaliste pour que j'accroche vraiment. J'ai eu comme l'étrange impression de voir se dérouler sous mes yeux une partie de Cluedo sans pouvoir éprouver un minimum mon raisonnement. Les dés sont jetés dès le départ, tout est prévu et l'on ne peut pas jouer à deviner qui est l'assassin, on peut simplement attendre la fin pour le découvrir. C'est donc assez frustrant.
Quant à l'écriture ma foi, je ne sais pas si la traduction en est responsable, mais je l'ai trouvée assez pauvre. Je pense en particulier au premier chapitre qui présente les personnages d'une façon tellement ennuyeuse que j'ai failli jeter l'éponge...
Il n'empêche que je veux lire au moins un autre titre de l'auteur pour parfaire mon opinion...


Lecture commune avec Abeille et Christelle qui ont également fait leur baptême avec Agatha pour cette occasion.


Gallimard (collection 1000 soleils) - 260 pages

Zulu (Caryl Férey)

vendredi 10 avril 2009

Quelle claque !
Difficile de parler de ce roman noir, si noir... J'aurais envie de vous parler de cette terrible violence qui se déverse sans prévenir, vous coupe le souffle au milieu d'une page et fait monter la nausée. Le sang, la cruauté, la torture, l'horreur, avec parfois au bout, la seule délivrance qui soit, la mort.
Mais ne vous arrêtez pas à cette description très réductrice de ce polar fantastique. Oui c'est dur, éprouvant, oui le lecteur n'est pas épargné, oui on assiste à l'indicible, et pourtant... comme c'est beau, fort, émouvant, remarquablement écrit, vivant.... 
J'aime qu'un livre me bouleverse, me bouscule dans mes habitudes, vienne me chercher au fond de mon fauteuil et de ma vie paisible, me fasse toucher du doigt un autre univers. 
Zulu c'est tout cela en même temps, et bien plus encore. Zulu, c'est l'histoire d'un chef de la police criminelle noir qui veut croire à l'évolution des moeurs dans une Afrique du Sud post-apartheid. Malgré (ou peut-être à cause) des événements tragiques vécus dans l'enfance, Ali Neuman oeuvre aujourd'hui pour la défense d'autrui. Ses deux acolytes, Epkeen et Fletcher ne baignent pas dans le rose non plus... Le trio fait équipe pour le meilleur et pour le pire, enquête sur une sombre histoire de meurtres et de trafic de drogue. Les investigations vont les mener là où on ne s'y attend pas et les événements s'enchaînent à grande vitesse. Derrière cette intrigue superbement maîtrisée, le contexte historique et politique du continent africain et de l'Afrique du sud en particulier. Caryl Férey maîtrise parfaitement son sujet et sait allier fiction et réalité sans gêner l'évolution de l'histoire. Les deux fusionnent en parfaite harmonie pour offrir au lecteur un roman puissant, magistral. Je n'ai pas parlé de la psychologie des personnages qui est travaillée de façon admirable, à l'image du reste. Chaque personnage évolue avec son passé, parfois lourdement chargé ; les rapports ne sont pas toujours tendres mais tellement vrais. C'est la vie dans toute sa nudité, sans fioritures.

J'avais peur de ne pas aimer, peur de m'ennuyer, d'être gênée par l'aspect politique. J'avais tort, j'ai adoré.

***
 
Source : Wikimedia Commons


Une fois la dernière page tournée, j'ai repensé à ma rencontre avec l'auteur l'année dernière et j'ai été bluffée de réaliser qu'un homme faisant preuve d'une telle douceur avec ses lecteurs avait pu écrire un roman si noir.

Même si cela influence rarement mes lectures et que je n'y attache que peu d'importance quand je choisis un ouvrage, sachez que Zulu a déjà obtenu plusieurs prix depuis sa publication, entre autres : Le grand prix de la littérature policière 2008, Le prix des lecteurs des Quais du Polar 2009, et le prix BibliOBs du roman noir le 31 mars dernier. Je vous renvoie à la vidéo du "non-discours" de Caryl Férey prononcé lors de la remise de ce dernier prix (en date). 

Toujours sur le site BibliObs/Nouvel Observateur, vous pourrez découvrir les premières pages du roman, c'est ici.

***

Merci à Babelio (tout particulièrement à Guillaume qui n'a pas ménagé sa peine pour que l'ouvrage m'arrive enfin !) et à l'éditeur Gallimard pour cette formidable découverte.

Les avis de Amanda, InColdBlogEmmyne et Emeraude

D'autres avis référencés par Blog-O-Book

Gallimard (collection Série noire) - 392 pages

Le vrai con maltais (Marcus Malte)

mardi 24 mars 2009

Tellement séduite par sa plume, je me suis mis en tête de lire tous les ouvrages de ce cher Marcus qui se présenteraient à moi...
Celui-ci m'attendait sagement à la bibliothèque, un de ses premiers romans, un polar, ou plutôt un roman noir...

Petite note préliminaire, Le vrai con maltais fait partie de la collection et série Le poulpe qui met en scène les aventures de Gabriel Lecouvreur, alias Le poulpe. La particularité de cette série, c'est que chaque épisode est écrit par un auteur différent qui se doit de respecter un certains nombres de règles dans l'élaboration de son roman.

Pour présenter Le vrai con maltais, je laisse la parole à son auteur dont j'aime beaucoup l'introduction :

" Pas compliqué. C'est la vraie fausse histoire du vrai faux faucon. De Malte, évidemment. "

Le vrai con maltais est donc en quelque sorte construit à partir du roman policier Le faucon de Malte de Dashiell Hammett. Comme je n'avais pas lu ce dernier je suis donc allée chercher des informations à son sujet pour mieux comprendre de quoi il ressortait.
L'histoire est prenante, l'intrigue bien amenée et ce petit roman s'avale d'une traite avec beaucoup de plaisir. La plume de Marcus Malte qui n'en est alors qu'à ses débuts est déjà prometteuse, et lire ce polar m'a permis de voir l'évolution dans son écriture.

Un petit livre que je recommande pour une bonne heure de détente !

Baleine (collection Le poulpe) - 126 pages 

Le sixième crime (Sébastien Fritsch)

dimanche 22 février 2009

A la suite de cinq crimes atroces, le commandant de police Jérôme Babalnic chargé de l'enquête se rend dans un petit village de la Drômepour y rencontrer le talentueux romancier Lex. L'auteur est sollicité par le policier pour apporter son expertise sur cette affaire bien étrange... les cinq meurtres ayant été directement inspirés par l'oeuvre d'un écrivain tombé aux oubliettes avant même d'avoir été publié.

Le sixième crime n'est pas un "pur" polar, il est à mon sens, davantage un roman psychologique dont le thème central est l'écriture.
Alors bien sûr, il y a une intrigue, une enquête, des argumentaires, des déductions, et une fin bien amenée (bien qu'elle ne m'ait pas surprise plus que cela), mais ce n'est pas cela que j'ai aimé dans ce livre. Ce que j'ai apprécié le plus, ce sont les réflexions sur l'écriture.

Un policier qui n'en est donc pas vraiment un, du moins pour les puristes du genre, mais qui m'a fait passer un agréable moment.

Toutefois, puisque c'est le deuxième ouvrage que je lis de l'auteur, ma préférence va au Mariage d'Anne d'Orval dont j'avais trouvé l'écriture plus aboutie.

Un extrait qui m'a bien fait rire :

Ce qui prouve, si cela était nécessaire, que le génie n'est pas contagieux : même en occupant chaque seconde de sa vie à disséquer un grand auteur, on ne risque pas d'être contaminé.

Les avis de Florinette et de Clarabel

Merci à Ramanna pour le prêt !

Pierregord - 133 pages

Garden of love (Marcus Malte)

vendredi 24 octobre 2008

Cela faisait des mois qu'il avait échoué sur les rayons de ma bibliothèque, que régulièrement je le soulevais pour admirer sa magnifique couverture et toucher le grain du papier, puis le reposais, par encore prête à l'ouvrir.
Avoir rencontré son auteur pour la deuxième fois il y a quelques jours m'a enfin décidée à entamer cette lecture.

Qu'il est difficile de parler de ce livre où il est surtout question d'atmosphère...
Tout d'abord j'ai été totalement séduite par l'écriture de Marcus Malte qui est vraiment très belle. Il s'en dégage une impression de pureté et une sensibilité qui m'ont énormément touchée.

Ensuite, il y a l'histoire, ou plutôt devrais-je dire les histoires...
Et là, avertissement aux futurs lecteurs, il ne faut pas laisser ce roman fermé trop longtemps une fois sa lecture entamée, au risque de se perdre en le reprenant !
Dans Garden of love, on navigue entre fiction et réalité, au milieu d'un ensemble de personnages tous plus ou moins liés les uns aux autres.
Le résultat est pour le moins déroutant, et il faut attendre quelques temps avant d'être capable de démêler la réalité du rêve et de comprendre où l'auteur veut en venir.
Une fois que l'on a cerné la façon dont le roman est organisé, le plaisir de lecture n'en est qu'accru, et curieusement l'on accorde autant d'importance à l'histoire "réelle" qu'à celle qui est fictive. A ce titre, le personnage central d'Ariel et toute l'aura de mystère qui l'entoure sont proprement fascinants.

Un polar complètement atypique, où les éléments habituels (enquêtes, meurtres, action...) sont secondaires. Il ne faut pas lire Garden of love pour lire un bon policier, il faut le lire pour lire un excellent roman.

Je suis maintenant pleinement convaincue par le talent de Marcus Malte et après une si jolie découverte, je compte bien découvrir le reste de son oeuvre.


A noter que ce roman est le deuxième livre édité par Zulma que je lis, et je tenais à rendre hommage à cet éditeur pour la qualité de ses ouvrages qui sont tout simplement magnifiques.

Les avis tous plus enthousiastes les uns que les autres de Karine, Amanda, Florinette, Joëlle, Emeraude, Goelen et celui de Cathulu qui n'a pas apprécié, mais comme on dit, les goûts et les couleurs... 

Zulma - 317 pages

Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary (Philippe Doumenc)

mardi 17 juin 2008

Encore un livre que je n'aurais probablement jamais lu s'il n'y avait eu mon envie de participer au prix Biblioblog...

Et comme je n'avais jamais lu le roman de Flaubert, j'ai décidé de commencer par lire Emma Bovary avant de lire celui-ci. Malgré toute ma bonne volonté, je n'ai pas réussi à le terminer, j'ai capitulé au bout de 120 pages, et j'ai bien du mal à comprendre ce que l'on trouve d'extraordinaire à ce roman. Parce que bon, si l'histoire n'est pas sans intérêt, j'ai trouvé en revanche le style d'écriture très pénible à lire. C'est lent... on tourne les pages et il ne se passe rien... Sans que cela soit compensé par la beauté d'écriture que j'ai trouvé très "besogneuse". Là j'entends les puristes s'étouffer, mais que voulez-vous, je me suis profondément ennuyée en tentant de lire ce roman. Pour finir, comme je ne suis pas parvenue au bout, je me suis donc lancée dans Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary.

Déjà, avant de démarrer ma lecture, je me suis faite deux remarques :
1) Quelle idée de vouloir écrire à partir d'un roman tellement ennuyeux !
2) Quel culot de s'approprier ainsi une histoire pour écrire son propre roman.

J'ai parcouru ce roman sans déplaisir mais il me semble que si je ne l'avais pas lu je n'aurais rien manqué. J'ai apprécié l'écriture qui est agréable et l'agilité de l'auteur à reprendre des personnages et les faire évoluer vers son propre scénario. Mais mes compliments s'arrêtent là, car pour le reste je n'ai pas bien saisi l'intérêt d'un tel livre, à part peut-être pour les amoureux de la prose de Flaubert de retrouver son univers... Quant aux amateurs de romans policiers, ils resteront probablement sur leur faim car l'intrigue est bien maigre, et il n'y a guère de suspense.

Aussi vite lu, aussi vite oublié !

L'avis plus positif de Yohan.

Actes sud - 186 pages

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