L'oiseau de mauvais augure (Camilla Läckberg)

dimanche 15 juin 2014

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Ma lecture remonte déjà à quelques semaines, mais je vais tâcher de rassembler mes souvenirs. Une chose est certaine, j'ai beaucoup aimé ce tome, à l'instar des précédents. Je prends chaque fois un plaisir fou à retrouver ces personnages, à suivre l'évolution de leurs vies et aussi à découvrir dans le même temps une nouvelle enquête policière. Camilla Läckberg ne manque pas d'imagination et une fois encore avec ce quatrième tome elle crée un univers bien différent de ceux des précédentes histoires. 
Pour le coup, ce sont deux meurtres qui pèsent sur les épaules du commissariat de police de Fjälbacka. D'un côté nous avons une femme morte au volant de sa voiture après avoir absorbé une grande quantité d'alcool. De l'autre, une jeune femme dont le cadavre est retrouvé dans un conteneur par un éboueur lors de sa tournée.
Dans ce tome, il est question d'une émission de télé-réalité, du mariage imminent de Patrik et Erika, du retour en force de la soeur de cette dernière, Anna, des nouvelles amours du commissaire Mellberg, de l'arrivée d'une nouvelle collègue dans l'équipe de Patrik, Hanna... C'est un tome riche en événements et rebondissements dans lequel on ne s'ennuie pas une seconde.
Plus le temps passe et plus je me régale de cette série qui ne me déçoit pas un instant. 
Vivement la suite !

Le billet de Clarabel

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Eric Herson-Macarel
Audiolib, 2010
Durée totale d'écoute : 13h20

L'appel du coucou (Robert Galbraith)

mercredi 23 avril 2014

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Misère ! Ma lecture remonte déjà à plusieurs semaines et cela ne facilite pas la tâche pour écrire ce billet.
Premièrement, rappelons que Robert Galbraith n'est autre que le pseudonyme adopté par J. K. Rowling pour ce roman. Pseudonyme dont l'anonymat n'a été conservé que très peu de temps... véritable volonté de l'auteur de se cacher ou coup de pub, mystère !
Toujours est-il que quel que soit le nom sous lequel elle publie, quand un nouveau livre de Rowling sort, je dois le lire, c'est obligé !

L'histoire démarre avec le décès de la célèbre mannequin Lula Landry, retrouvée défenestrée. Son frère John Bristow qui ne croit pas au suicide décide de faire appel aux services du détective Cormoran Strike.

On a affaire à un policier de facture assez classique avec une mort suspecte en préambule, suivie d'une enquête. Jusque dans l'étude de ses personnages et notamment celui de Cormoran Strike, l'auteur respecte les codes du polar et ne cherche pas vraiment à s'en démarquer. Pourtant l'écriture est admirable et cette intrigue passionnante. Une fois encore, Rowling démontre son immense talent et offre à ses fans un excellent roman dans un genre bien différent d'Une place à prendre ou d'Harry Potter.
A priori ce serait le premier volet d'une série consacrée au détective Strike et je ne peux que m'en réjouir car j'ai beaucoup aimé le personnage de cet homme à la dérive incarné de façon remarquable par Lionel Bourguet avec sa voix rauque et grave.
Un roman qui ne révolutionne pas le genre mais très plaisant à lire et maîtrisé de bout en bout.

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La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Lionel Bourguet
Traduit de l'anglais par François Rosso
Audiolib, janvier 2014
Durée totale d'écoute : 18h23

Le tailleur de pierre (Camilla Läckberg)

mercredi 26 mars 2014

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C'est l'histoire d'une petite Sara, sept ans, retrouvée noyée par un pêcheur de Fjällbacka. 
C'est l'histoire d'une jeune femme qui se retrouve contrainte d'épouser un tailleur de pierre, un homme de basse extraction.
Deux époques, deux histoires qui vont de rejoindre, mais quand et comment ?

Troisième volume des aventures du policier Patrik Hedström, et la sauce prend toujours. J'ai aimé ce roman, retrouver les protagonistes que l'on voit évoluer au fil du temps et aussi ce nouvel univers dans lequel nous invite Camilla Läckberg. Le récit alterne donc entre passé et présent, on est baladé entre l'enquête policière sur le meurtre de la petite Sara d'un côté, et la vie d'Agnès de l'autre. J'ai particulièrement apprécié ces incursions dans le passé, suivre l'existence de cette jeune femme ambitieuse qui manipule son entourage pour parvenir à ses fins. Et puis, bien sûr, en parallèle, nous retrouvons la petite communauté de Fjällbacka. J'ai été notamment impressionnée par la manière dont l'auteur dépeint la relation mère-enfant après la naissance à travers Erica qui souffre de dépression post-partum. Encore une fois, la psychologie des personnages est fouillée et ça sonne juste.

Un tome qui m'a plu comme les précédents, je commence à me sentir chez moi à Fjällbacka !

Le billet de Clarabel

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Christine Pâris
Audiolib, 2010
Durée totale d'écoute : 13h50

Ce qui n'est pas écrit (Reig Rafael)

mardi 18 mars 2014

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Roman étrange que voilà ! Son appartenance à la collection Métaillié Noir ne doit pas vous induire en erreur, il s'agit d'un roman noir mais pas policier. La quatrième de couverture le qualifie de "thriller psychologique", je trouve que l'appellation est bien trouvée. 

En réalité, Ce qui n'est pas écrit, ce sont deux romans en un seul.
D'un côté,  l'histoire de Carlos qui emmène son fils Jorge en montagne le temps d'un week-end. L'adolescent est élevé par sa mère depuis la séparation de ses parents, et son père le trouve trop bébé, trop maladroit, trop tout...
De l'autre, le roman écrit par Carlos dont il a remis le manuscrit à son ex-épouse lorsqu'il est passé chercher son fils. Carmen se plonge dans cette lecture, et au fil des pages, une angoisse l'étreint alors qu'elle réalise que le roman présente d'étranges similitudes avec la vie de son ex mari et la sienne. 

Il y a un talent certain dans l'écriture (et la formidable traduction de Myriam Chirousse) de Rafael Reig et il me semble que son but est atteint dans le sens où il est difficile de reposer ce livre avant d'en connaître le dernier mot. Les pages collent au doigt et l'ambiance pesante finit par s'insinuer dans l'esprit du lecteur pour le faire douter, à l'instar de Carmen. Le parallèle entre les deux histoires est étonnant, la construction du roman est parfaitement maîtrisée et chaque chapitre en amène un autre, parfois par le truchement de définitions, comme dans des mots croisés. 
Ce qui n'est pas écrit présente de nombreuses qualités dont celle de captiver l'attention de son lecteur. Pourtant, si j'ai apprécié ce livre, il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour en faire une lecture totalement réussie.

Titre original : Lo que nos está escrito
Traduit de l'espagnol par Myriam Chirousse
Métailié Noir, 238 pages, 2012 pour l'édition originale, 2014 pour l'édition française
 


Le prédicateur (Camilla Läckberg)

dimanche 26 janvier 2014

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Deuxième opus de cette série et il faut croire que lentement, mais surement, elle me prend dans ses filets...

Dans les rochers proches du petit port de Fjällbacka, le cadavre d'une jeune femme est découvert. Au même endroit sont également retrouvés les ossements de deux jeunes filles disparues vingt-quatre ans plus tôt. Patrik Hedström est chargé de l'enquête policière. Cette fois, c'est la famille Hult qui est au coeur de l'affaire. Son patriarche était connu comme le "prédicateur" qui magnétisait les foules en compagnie de ses deux jeunes fils dotés de talents de guérisseurs. Depuis ce temps révolu, la famille s'est divisée en deux clans qui se haïssent. Petit-à-petit et comme dans tout bon policier, les morceaux du puzzle se mettent en place les uns après les autres.

J'ai beaucoup aimé ce tome, retrouver ces personnages déjà connus, continuer de suivre l'histoire d'Erica Falck qui attend son premier enfant dans cet été caniculaire, découvrir aussi un nouvel univers avec cette famille étrange.... Comme précédemment, Camilla Läckberg mène avec brio plusieurs histoires en parallèle et parvient à plonger son lecteur au coeur de celles-ci. 
Un roman dans lequel on ne s'ennuie pas une seconde !

A noter pour cette édition audio un changement de lecteur, cette fois c'est Eric Herson-Macarel, autrement connu comme la voix française de Daniel Craig. Excusez du peu !

Le billet de Clarabel

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Eric Herson-Macarel
Audiolib, 2009
Durée totale d'écoute : 12h30

La princesse des glaces (Camilla Läckberg)

jeudi 16 janvier 2014

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Cela faisait un moment que je voulais découvrir cette série de Camilla Läckberg, envie ravivée depuis que je me suis replongée dans celle de Stieg Larsson.
J'ai été plutôt surprise à vrai dire, avec ce premier tome, car j'y ai découvert un univers totalement différent de ce à quoi je m'attendais... J'imaginais un roman policier très sombre avec une ambiance nordique, or c'est un roman policier plutôt "léger" et le fait que l'histoire se déroule en Suède n'apporte pas grand-chose à l'histoire à part l'exotisme des noms propres. 
Ce constat ne signifie pas que je n'ai pas aimé car j'ai plutôt apprécié cette lecture, mais disons que je n'y pas trouvé ce que je cherchais au départ. 

L'histoire débute en plein hiver. Dans la petite ville balnéaire de Fjällbacka, une jeune femme est retrouvée morte dans sa baignoire. L'autopsie va révéler qu'Alexandra a été assassinée et ne s'est pas suicidée comme on le supposait au départ. Erica, son amie d'enfance tente d'y voir plus clair. Avec Patrick Hedström, un ancien ami retrouvé qui travaille sur l'enquête au commissariat, ils cherchent à retrouver l'auteur de ce meurtre. 

Dans ce premier tome, nous faisons connaissances avec les personnages, qui, semble-t-il, vont revenir par la suite de façon récurrente. Et curieusement, ce qui m'a plu le plus dans La princesse des glaces, ce n'est pas tant l'intrigue policière que les histoires parallèles qui concernent les vies privées de ces personnages. Je me suis prise d'amitié pour Erica et sa soeur, pour Patrick aussi. J'ai aimé suivre leur quotidien, leurs relations... Pour ce qui est de l'aspect policier, le scénario est intéressant mais ne m'a pas bluffée, loin de là. J'ai trouvé cela assez gentillet dans le fond... C'est bel et bien l'association de l'enquête policière et de ce que vivent les personnages en parallèle qui m'a séduite. Rien que pour cela, j'ai envie de découvrir la suite.

Le billet de Clarabel (merci !)

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Christine Pâris
Audiolib, mai 2010
Durée totale d'écoute : 14h15

Aile d'ange (Ingelin Røssland)

vendredi 3 janvier 2014

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Depuis quelques temps je suis attirée par la littérature nordique et le billet de Clarabel m'a tout de suite donné envie de découvrir ce roman policier pour ados. 
Engel Winge, 17 ans, travaille comme stagiaire dans le journal local d'une petite île norvégienne. Bien vite, elle met le doigt sur une affaire louche, une histoire de chalets de luxe qui ne respectent pas le littoral. Plusieurs gros bonnets du coin sont impliqués et Engel qui n'a pas froid aux yeux aimerait les confondre. Seulement, ce n'est que le sommet de l'iceberg...
Engel est une héroïne qui, d'emblée, fascine le lecteur. Grande gueule, intelligente, casse-cou, cette jeune femme n'a peur de rien et veut faire entendre sa voix lorsqu'elle n'est pas d'accord. On est bien loin des clichés récurrents dans littérature de jeunesse et c'est tant mieux ! J'ai aimé ce personnage et tout ce qui touche à sa vie personnelle pour le moins compliquée. En revanche, en ce qui concerne l'intrigue policière, j'y ai moins adhéré, mais ce n'est que l'expression de mon goût personnel car je reconnais que c'est un roman bien écrit et bien construit. 
Un titre de qualité à proposer aux adolescents qui aiment les romans noirs.

Titre original : Englefjes
Traduit du néo-norvégien par Jean-Baptiste Coursaud
Rouergue (doado noir), 218 pages, 2013 pour l'édition française, 2008 pour l'édition originale

Millénium T3 ~ La reine dans le palais des courants d'air (Stieg Larsson)

vendredi 1 novembre 2013

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* * * SPOILERS NE PAS LIRE CE QUI SUIT SI VOUS N'AVEZ PAS LU CE TOME * * *

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Troisième et dernier tome (par la force des choses puisque l'auteur est mort) de la série Millénium qui m'a suivie pendant de longues heures, La reine dans le palais des courants d'air est à la hauteur des précédents et m'a embarquée une fois de plus dans cet univers nordique aux côtés de Lisbeth Salander.

Moins d'actions du côté de cette dernière car elle passe la quasi totalité du roman à l'hôpital pour se remettre des blessures dont elle souffre depuis la fin du tome 2, mais elle n'est pas totalement inactive pour autant contrairement aux apparences... 
Ce tome-ci est principalement basé sur sa défense lors du procès qui aura lieu après sa sortie de l'hôpital. Comment prouver que Lisbeth est innocente des crimes dont on l'accuse et démontrer qu'elle est la victime d'un complot fomenté au sein de la Säpo (service de sûreté suédois) ?

* * * FIN DES SPOILERS * * *

Trois romans pour cette série tronquée (hélas, double hélas) et trois coups de coeur... Depuis que j'ai terminé d'écouter le tome 3 je me lamente intérieurement du décès si prématuré de l'auteur, de cet immense talent d'écrivain que l'on a perdu et de cette série inachevée dont la suite ne verra pas le jour... Quelle frustration ! 
Toutefois, heureusement pour le lecteur, ce troisième tome, comme le tout premier, se termine sur une véritable fin, c'est déjà un moindre mal...

La reine dans le palais des courants d'air (je n'ai pas compris le titre, qui veut bien éclairer ma lanterne ?) est une nouvelle démonstration du génie de l'auteur et de la parfaite maîtrise de son sujet. C'est un roman bien construit, documenté et passionnant de bout en bout. Comment ne pas se laisser prendre par cette atmosphère de complots et séduire par cette Suède énigmatique ? Comment ne pas succomber au charme de Blomkvist et à l'intelligence de Salander ?

J'aurais voulu que ça dure encore et encore, avoir la perspective d'un tome supplémentaire, au moins. Au lieu de quoi, je devrai me contenter de relire cette brillante série. C'est déjà ça.

Texte intégral lu par Emmanuel Dekoninck
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Audiolib, octobre 2008
Durée totale d'écoute : 23h21

Millénium T2 ~ La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Stieg Larsson)

mercredi 23 octobre 2013

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coupdecoeur.pngCela faisait déjà trois ans que j'avais terminé le premier tome de la série Millénium lorsque l'envie m'a soudain prise de me plonger dans la suite. Pourquoi si longtemps, cela reste un mystère d'autant que j'avais eu un coup de coeur pour Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Pour cette suite, j'ai opté pour les livres audio et j'ai écouté le premier tome avant de me lancer dans celui-ci histoire de me rafraîchir la mémoire.
Le premier tome peut se lire indépendamment des autres car il se termine sur une vraie fin. Celui-ci en revanche, est couplé avec le troisième tome et s'intéresse à une autre enquête que celle dont il est question dans le tome 1. 

Dans la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, l'histoire tourne autour de Lisbeth Salander qui devient le personnage central de la série. Un personnage Ô combien charismatique qui a certainement séduit plus d'un lecteur. Je n'ai pas peur d'affirmer qu'elle est sans doute l'une de mes héroïnes préférées de romans, voire ma préférée. Ce petit bout de femme confirme une fois de plus que l'apparence peut être trompeuse. Lisbeth est une hackeuse hors pair mais ce n'est pas son seul talent. Elle est aussi douée d'une mémoire photographique et dotée d'une intelligence supérieure qui la fait parfois passer pour quelqu'un au comportement autistique. Sa ténacité, sa morale (très personnelle) et son mordant complètent ce portrait et font d'elle un personnage complexe totalement unique et fascinant. 

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons un Mikael Blomkvist réhabilité qui s'apprête à lancer un numéro spécial de la revue Millénium consacré au trafic sexuel de jeunes filles de l'est. Cette enquête va par hasard placer dans une situation délicate certains hommes politiques suédois et la machine va vite s'enrayer. En quelques pages, on comprend que la vie de Lisbeth Salander est étroitement mêlée à toute l'affaire.

Difficile de vous donner mon humble avis sur ce roman sans énoncer des platitudes... Une série qui a fait partie des pionnières en matière de polars nordiques, une série qui est à l'origine de la création de la collection Actes noirs chez Actes sud, bref, on est face à une oeuvre qui n'est pas seulement devenue célèbre parce que son auteur est mort mais avant tout parce que celui-ci avait un immense talent.
C'est bien simple, tout dans ce deuxième tome est réussi !
Les personnages. J'ai parlé de Lisbeth Salander mais les autres sont aussi admirablement campés, qu'il s'agisse des principaux ou des secondaires. Au passage, on ne pourra évidemment s'empêcher d'établir un parallèle entre celui de Mikael Blomkvist et Stieg Larsson ; journaliste brillant et impliqué, acquis à certaines causes... 
L'intrigue. Elle est parfaitement ficelée et maîtrisée, mêlant étroitement les aspects politique, économique et la vie privée des différents protagonistes. 
L'écriture. Rythmée, alternant les points de vue, les scènes d'action et de réflexion, permettant au lecteur de faire des incursions dans le moi intime des personnages. 

Tous ces éléments font de La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette un excellent roman qui tient le lecteur en haleine et ne donne qu'une seule envie, se jeter sur la suite ! 

Texte intégral lu par Emmanuel Dekoninck
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Audiolib, septembre 2008
Durée totale d'écoute : 20h50

La mort s'invite à Pemberley (P. D. James)

mercredi 1 mai 2013

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Avec La mort s'invite à Pemberley, P. D. James a inventé une suite policière à Orgueil et préjugés, le célèbre roman de Jane Austen. Nous sommes à Pemberley, le fameux domaine de la famille Darcy, quelques années après la fin d' Orgueil et Préjugés. Les différents personnages que nous avions quittés ont évolué, des enfants sont nés et ont grandi. La vie est paisible et douce pour Elizabeth et son mari jusqu'à ce que l'on retrouve un homme mort sur leurs terres. S'ensuit alors une enquête pour déterminer la cause de la mort et éventuellement son auteur.

Je m'attendais à retrouver l'ambiance des romans de cette chère Jane et m'en délectais à l'avance, mais, je dois vous le dire d'emblée, ce roman ne m'a pas plu du tout. L'écriture est agréable et soignée mais c'est bien le seul point positif que j'ai pu trouver à cette lecture. Les personnages de Jane sont travestis de bien vilaine manière, on a changé leurs intentions et leurs caractères. L'enquête policière est ennuyeuse à en mourir, la conclusion est amenée de manière bien maladroite et peu crédible. Enfin, pour couronner le tout, ce texte est bourré de longueurs et nombreuses digressions inutiles.
Au final, ce fut une lecture plus pénible que plaisante, et sans nul doute, si j'avais eu la version papier à la place de la version audio, j'aurais jeté l'éponge bien avant la fin. Seul le talent de lectrice de Guila Clara Kessous m'a donné le courage d'aller au bout. 

Une excellente version Audiolib mais un mauvais roman, hélas.

La fiche du livre sur AUDIOLIB (avec des extraits)

Lecture commune avec Mara

Texte intégral lu par Guila Clara Kessous
Traduit de l'anglais par Odile Demange
Audiolib, janvier 2013
Durée totale d'écoute : 10h23

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