Les nuits de Reykjavik (Arnaldur Indridason)

lundi 29 juin 2015

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Voilà que je fais enfin connaissance avec la plume de cet écrivain dont j'entends parler depuis des années. Mieux vaut tard que jamais, me direz-vous ! 

Etait-ce judicieux de commencer par ce roman particulier qui revient sur les débuts dans la police de son célèbre personnage Erlendur ? Toujours est-il j'ai aimé cette histoire, suffisamment en tout cas, pour avoir envie de découvrir à présent le reste de la série.

Erlendur est un jeune policier chargé de patrouiller la nuit dans Reykjavik (d'où le titre du livre). Lors de ses rondes, il a croisé à plusieurs reprises Hannibal, un clochard. Un jour des enfants trouvent le cadavre de ce dernier, l'affaire est rapidement classée, il s'agirait d'un accident. Quelques temps après Erlendur décide d'enquêter à nouveau sur cette mort.

Je n'avais pas de référence pour comparer avec d'autres romans de la série, mais globalement cette histoire m'a plu. J'ai aimé l'atmosphère, la narration, le personnage central. L'enquête policière m'a moins passionnée, il faut le dire, mais j'ai apprécié de découvrir la genèse d'Erlendur, d'assister à la naissance de ce personnage dont on perçoit déjà quelques traits de caractère, qui, je le suppose, sont développés dans la série.

Le choix du lecteur en la personne de Jean-Marc Delhausse est parfait, il adopte le ton qu'il faut quand il le faut et donne à ce récit toute sa dimension tragique et psychologique.

Une bonne introduction en ce qui me concerne, et naturellement j'ai envie à présent de poursuivre la découverte.

Texte intégral lu par Jean-Marc Delhausse
Audiolib, mai 2015
Durée totale d'écoute : 8h17

Yeruldelgger (Ian Manook)

mercredi 27 mai 2015

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Il est fort probable que sans le prix Audiolib, je serais passée à côté de ce roman qui ne m'intéressait pas a priori. 
Yeruldelgger est un polar "exotique" dont l'histoire se déroule en Mongolie. Je connaissais un peu l'univers des polars nordiques, mais avec ce roman c'est une totale découverte, à la fois d'une plume que je ne connaissais pas, et d'un pays dont je ne savais pas grand-chose.

Enfoui dans la steppe, le corps d'une fillette est retrouvé par des nomades. La macabre découverte renvoie le commissaire Yeruldelgger à son passé douloureux. Commence alors une enquête qui va s'élargir au fil du temps et va établir des liens entre différents crimes. 

J'ai aimé cette immersion en Mongolie, ses paysages, ses coutumes, sa culture. Des lecteurs n'ont justement pas apprécié cet aspect du roman, reprochant à l'auteur de trop insister sur le sujet. Pour ma part, je n'ai ressenti aucune prétention dans l'écriture, simplement la fascination et l'amour d'un homme pour un pays. J'ai aimé découvrir cette contrée par procuration, un peu comme si, moi aussi, j'avais voyagé là-bas. 
Mais le contexte ne fait pas tout, et Yeruldelgger ne se réduit pas à la Mongolie. De facture finalement assez assez classique si l'on excepte le cadre choisi, ce polar s'appuie aussi sur une intrigue intéressante, des personnages bien campés et une belle écriture.

En somme c'est un excellent roman, servi, qui plus est dans cette version audio, par la superbe interprétation de Martin Spinhayer. J'ai hâte à présent de pouvoir lire la suite, sortie il y a peu. 

Texte intégral lu par Martin Spinhayer
Audiolib, janvier 2015
Durée totale d'écoute : 15h32

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La vérité et autres mensonges (Sascha Arango)

mardi 19 mai 2015

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Henry est un homme heureux. Auteur à succès, mari aimé, ami entouré, il mène une vie de rêve jusqu'au jour où un grain de sable va se coincer dans l'engrenage de cette existence si bien huilée. A partir de cet instant, tout bascule et Henry marche sur la corde raide, perpétuellement en équilibre au-dessus du vide.

Thriller psychologique, La vérité et autres mensonges remplit bien son office et embarque le lecteur dans l'univers dérangeant de ce personnage fascinant qu'est Henry. Bien que ses pensées et agissements se révèlent écœurants, on ne peut s'empêcher d'avoir de l'empathie pour ce personnage qui se retrouve dans une situation incontrôlable et périlleuse. Le fil de l'intrigue se déroule sans heurts, les jalons de l'histoire sont bien posés même si parfois le suspense est un peu léger et que l'on devine ce qui va se passer.

Globalement j'ai aimé ce roman qui m'a fait passer un agréable moment, mais je n'ai pas été transcendée. Il lui manque un petit quelque chose, l'étincelle qui fait qu'un livre se démarque des autres.

La lecture d'Olivier Cuvellier, lecteur que j'écoutais pour la première fois chez Audiolib, colle bien à l'ambiance anxiogène du roman.

Texte intégral lu par Olivier Cuvellier
Audiolib, mars 2015
Durée totale d'écoute : 8h31

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Carnage, constellation (Marcus Malte)

mardi 17 mars 2015

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Voilà bien longtemps que je ne m'étais pas replongée dans l'écriture de Marcus Malte, pourtant l'un des auteurs contemporains français que je préfère.
Une fois encore, je suis un peu gênée par les étiquettes souvent mises par les éditeurs, car si ce roman est indiqué comme étant un policier, "roman noir" lui conviendrait sans doute mieux. 
C'est l'histoire de deux personnages, deux destins qui vont se croiser par hasard alors que rien n'aurait dû les faire se rencontrer. Césaria, née homme, est devenue femme à l'âge adulte. Après un passé douloureux dans la misère, elle décide de se prostituer pour gagner sa vie. C'est ainsi qu'un jour à une station service où elle offre son corps après le plein d'essence, elle fait la connaissance de Clovis. Sorti de prison il y a peu, ce dernier est décidé à se venger de celui qui l'y a fait plonger.
Une fois encore j'ai admiré la poésie de l'écriture et la noirceur de l'histoire, deux caractéristiques bien reconnaissables chez Marcus Malte. Carnage, constellation est à la fois l'histoire de l'amour avec un grand A, un récit improbable empli de violence et de sexe et une sorte de roman initiatique. Mélangez le tout et vous obtenez du 100% pur Marcus Malte, un texte sans concession, d'une virtuosité ensorcelante.
Superbe.

A force de remuer, l'enfant a réussi à dégager une partie de son museau. Son oeil gauche regarde par-dessus l'épaule de sa mère. Dans sa prunelle vierge se reflète le corps en lambeaux, comme une miniature ciselée sur une pastille d'ébène.

Folio policier, 264 pages, 2008 pour la présente édition

Le ver à soie (Robert Galbraith)

mercredi 18 février 2015

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Deuxième volet des aventures du détective Cormoran Strike, personnage inventé par J. K. Rowling qui publie cette série policière sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Pour cette nouvelle enquête, Strike est embauché par la femme de l'écrivain Owen Quine qui veut retrouver son mari disparu. Rapidement, l'affaire prend de l'ampleur, d'autant que le romancier vient de terminer un manuscrit qui fait scandale parmi ses pairs. 
J'ai trouvé ce nouveau tome réussi, et pas seulement pour l'enquête. Je me suis attachée aux personnages de Cormoran Strike et de Robin Ellacott, son assistante. J'ai aimé les retrouver mais aussi en apprendre davantage sur eux. C'est un roman policier parfaitement équilibré avec une intrigue qui tient la route, du suspense et une palette de personnages bien campés. Rowling démontre encore une fois qu'elle est un écrivain de talent, capable de varier les genres. Un policier de facture classique dont l'écriture est maîtrisée, un vrai plaisir de lecture.

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Philippe Résimont
Traduit de l'anglais par Florianne Vidal
Audiolib, décembre 2014
Durée totale d'écoute : 17h05

Fakirs (Antonin Varenne)

samedi 6 décembre 2014

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Ça commence très fort dès les premières pages du livre. Plongée en apnée dans l'univers glauque et sordide de la brigade "suicides"  où officient le lieutenant Guérin et son stagiaire Lambert. 

Après une nouvelle vague de suicides très suspecte, Guérin sent bien qu'il est sur le point de mettre le doigt sur quelque chose d'important. Durant la même période, le fakir Alan (américain) se donne la mort pendant une représentation. Prévenu par l'ambassade américaine, son ami John se rend alors à Paris pour identifier le corps. Mais à peine a-t-il mis les pieds dans la capitale qu'il est pris en chasse par deux types pas très commodes qui lui réclament de rembourser une dette d'Alan. Par un concours de circonstances, John va rencontrer Guérin et l'enquête de ce dernier va prendre une nouvelle direction.

C'est un roman très noir où l'atmosphère étouffante prime sur l'intrigue policière. Les personnages sont cabossés, brisés pour certains, l'histoire les mène au bord du gouffre et chaque nouveau chapitre enfonce le clou un peu plus loin. L'écriture d'Antonin Varenne y est pour beaucoup ; une narration rythmée, des mots qui claquent, de courtes phrases souvent non verbales, le tout donnant une impression de noirceur exacerbée.

Un très bon roman dont je ne suis pas certaine toutefois qu'il séduise les amateurs de romans policiers dans la veine classique. Ici, l'intrigue est secondaire et certaines questions restent en suspens, mais le récit est hypnotisant.

Clarabel a beaucoup aimé aussi

La fiche du livre sur Audiolib

Texte intégral lu par Jean-Michel Vovk
Audiolib, 2014
Durée totale d'écoute : 8h27

La faiseuse d'anges (Camilla Läckberg)

lundi 6 octobre 2014

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Et un nouvel opus de cette chère Camilla !!! Quel bonheur de retrouver cette série dont je suis définitivement devenue addict ! L'attente fut longue mais j'ai enfin retrouvé ma famille suédoise !
L'auteur joue une fois de plus sur différents tableaux. Deux époques, deux histoires indirectement liées. D'un côté, celle de la mystérieuse disparition d'une famille entière (à l'exception d'une fillette âgée de un an) en 1974 sur l'île de de Valö. De l'autre celle du retour à Valö d'Ebba, la fillette abandonnée, trente ans plus tard. 
Comme toujours, l'intrigue est complexe et les liens entre les différentes affaires plus subtils qu'on ne l'imagine au départ. Avec ce huitième tome, l'auteur reprend à nouveau le thème du nazisme mais sous un angle différent. C'est un roman multiple, à l'image des précédents, avec de nombreuses entrées dans l'histoire. Du côté des personnages récurrents il y a également du nouveau dans la vie d'Erika et Patrik et dans celle de leur entourage, même si les changements ne sont pas aussi radicaux que précédemment. Par ailleurs, il semble que le personnage d'Erika prenne de plus en plus d'importance dans la série et dans les enquêtes policières en particulier, c'est en tout cas le ressenti que j'ai eu, reste à voir si la tendance se poursuit à l'avenir.
Un tome réussi avec toutes les qualités que j'ai déjà soulignées auparavant, une série qui garde une constance qui me plaît et me fait y revenir avec un plaisir à chaque fois renouvelé.

Viiiite, la suite !!!!

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Jean-Christophe Lebert
Audiolib, 2014
Durée totale d'écoute : 15h30

Le gardien de phare (Camilla Läckberg)

vendredi 19 septembre 2014

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Enfin cette suite, il fallait que je sache, que je découvre ce qui s'était passé car je tremblais pour un personnage. Je ne peux en dire plus, simplement que c'est un tome fort en émotions à tout point de vue. Et puis il y a cette incroyable ambiance avec l'histoire qui se déroule en partie sur l'île de Graskar, une île dont on dit qu'elle est hantée. 
Comme à son habitude, Camilla Läckberg alterne les points de vue entre passé et présent, passe d'un personnage à l'autre, distille des indices, en retient d'autres et capte l'attention du lecteur de manière certaine.
En ce qui concerne l'intrigue policière à proprement parler, je l'ai trouvée plus "facile" que dans La sirène, mais j'ai tout de même beaucoup apprécié ce septième tome qui est très réussi. Du côté de la vie d'Erika en revanche, j'ai été une fois de plus très sensible à l'analyse de l'auteur, à sa façon d'écrire la douleur, les tourments de l'âme humaine.

A très vite pour la suite, je suis mordue !!!

Le billet de Clarabel

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Jean-Christophe Lebert
Audiolib, 2013
Durée totale d'écoute : 16h14

La sirène (Camilla Läckberg)

mardi 9 septembre 2014

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Misère ! Ce sixième tome se termine sur une scène finale qui m'a fait hurler de frustration. Ami lecteur, si tu as l'intention de lire ce tome, assure-toi au préalable d'avoir le suivant à portée de main !

Du temps s'est écoulé depuis L'enfant allemand et Erika et Patrik attendent de nouveau un heureux événement. Erika enceinte jusqu'aux yeux n'hésite cependant pas à jouer les enquêtrices à ses heures et une fois encore son aide va se révéler précieuse dans l'affaire en cours. Christian, son copain bibliothécaire qui vient de publier son premier roman, La sirène, reçoit depuis quelques temps de mystérieuses lettres anonymes.  Dans le même temps, un ami de ce dernier disparaît subitement et la police de Fjällbacka ne parvient pas à le retrouver.  

Camilla Läckberg m'a bluffée avec ce roman que j'ai trouvé encore plus fort et dur que les précédents. L'histoire glace le sang à plusieurs reprises et le suspense est des plus éprouvants. Comme une machine bien huilée, l'intrigue se met en place et les indices arrivent au compte-goutte. Petit-à-petit tout s'imbrique et les liens entre les différents récits deviennent évidents, du grand art. Et puis cette fin totalement improbable qui tombe comme un couperet, bref, il me fallait la suite et vite !

Un changement de lecteur est intervenu avec ce tome, il s'agit à présent de Jean-Christophe Lebert. J'aime beaucoup sa façon de lire, à part quand il change de voix, c'est parfois un peu trop surjoué. Une remarque aussi, concernant l'enregistrement, les temps morts ne sont pas assez longs, on passe d'une scène à l'autre sans transition et c'est un peu perturbant.

Le billet de Clarabel

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Jean-Christophe Lebert
Audiolib, 2012
Durée totale d'écoute : 15h53

L'enfant allemand (Camilla Läckberg)

mardi 22 juillet 2014

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Erika et Patrik sont à présent mariés et ce dernier a décidé de prendre un congé parental pour s'occuper de leur fille. Cela laisse à Erika le champ libre pour reprendre son travail d'écriture. En réalité, les choses ne se passent pas tout-à-fait comme prévu. Patrik meurt d'envie de se joindre à l'équipe qui enquête sur un nouveau meurtre et a bien du mal à jouer les pères au foyer. De son côté, Erika, en fouillant dans les affaires de sa mère, découvre un passé familial mystérieux. 
Dans ce nouvel opus, l'enquête policière et la vie privée d'Erika vont se rejoindre. Des éléments importants refont surface et la vie d'Erika et de sa soeur vont s'en retrouver bouleversées.
Comme lors des tomes précédents, Camilla Läckberg propose une nouvelle intrigue passionnante et pousse encore plus loin l'analyse de ses personnages. Vraiment, j'aime énormément ce mélange entre roman policier et et roman "familial". 

Le billet de Clarabel

La fiche du livre sur AUDIOLIB

Texte intégral lu par Eric Herson-Macarel
Audiolib, 2011
Durée totale d'écoute : 16h25

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