Je vais passer pour un vieux con (Philippe Delerm)

dimanche 11 novembre 2012

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De Philippe Delerm, je n'avais lu que ses deux recueils La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules et La Sieste assassinée dont je garde un excellent souvenir. 
Je vais passer pour un vieux con en reprend un peu la formule mais autour d'une thématique toutefois différente. Dans cet ouvrage, l'auteur s'amuse à décortiquer les petites phrases toutes faites que tout un chacun ressort à un moment ou à un autre dans son discours. La plume est délicieuse, le ton caustique et tendre à la fois. J'ai relevé plusieurs passages qui m'ont amusée et globalement j'ai lu ces pages avec plaisir. Pour autant, je n'ai pas retrouvé le sel qu'il y avait dans les recueils que je cite plus haut. Ce sentiment qui m'a habitée à plusieurs reprises durant cette lecture est probablement dû aux choix de Philippe Delerm car certaines phrases ne m'ont pas "parlé". Parce qu'elles sont peu usitées, parce qu'elles sont moins "drôles" que d'autres... bref, par moments je me suis sentie un peu en dehors du bouquin, pas trop en phase avec le texte. Mais heureusement, ce n'est pas cette impression qui a prédominé quand j'ai refermé le livre.
Une lecture agréable qui peut se faire en pointillés (à glisser peut-être entre deux romans plus volumineux) ou d'une traite pour les gourmands qui ne savent pas attendre !

JE GARDE MON MAÎTRE
Cette mauvaise humeur belliqueuse n'est pourtant que celle du maître, le vocable n'est pas choisi par hasard. Un maître, quelqu'un qui domine son sujet, et dont on devine déjà que s'il devait se définir lui-même, il affirmerait subtilement qu'il n'est "ni une gonzesse ni un pédé ". Et puisque ce La Fontaine des profondeurs aime s'exprimer par le truchement de son double animalier, n'hésitons pas à lui prêter des opinions politiques assez précises, de celles qui ne profitent pas essentiellement aux émigrés. On n'envisage pas de toucher à son portail. Hélas, il a gagné. Ça fait peur.

SINON, MOI JE PEUX VOUS EMMENER
Il y a des générosités si tardivement exprimées, si réticentes, à l'avance si soulagées de ne pas se voir raisonnablement envisagées, qu'elles apparaissent d'emblée pour ce qu'elles sont : de la courtoisie sous contrainte.

ET LA, C'EN ETAIT PAS UNE ?
"Et là, c'en était pas une ?"
Qu'il est joli cet imparfait ! Comment peut-on charger un temps verbal de connotations si contradictoires ? Une forme de pleutrerie d'abord. On ne saurait imposer frontalement au maître du volant, au pilote des destinées, l'idée qu'il a tout simplement ignoré une opportunité unique.
Un effort de participation aussi. Bien sûr on va se laisser chouchouter, emmener, mais il serait quand-même décent de manifester un peu d'initiative.

C'EST VRAIMENT PAR GOURMANDISE
Mais cette charlotte, "c'est une tuerie !", comme l'a proclamé un des jeunes commensaux. Une formulation dont les plus âgés saluent la ferveur sans se départir en leur fort intérieur d'un sentiment d'inadéquation. Pour ceux dont le taux de choléstérol est élevé, il y a même dans cette assertion une menace involontaire dont ils se seraient dispensés. 

Seuil, 123 pages, 2012

Livre reçu dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire 2012
Priceminister

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Lire est le propre de l'homme (Collectif)

mercredi 7 novembre 2012

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Ne pas se fier aux apparences, ce petit bouquin est une merveille pour qui aime les livres. Edité et distribué gratuitement par l'Ecole des loisirs, ce trop court recueil rassemble plusieurs dizaines d'auteurs et illustrateurs de jeunesse autour du thème de la lecture. Chacun à sa manière (texte ou dessin) s'exprime, se confie, raconte sa vision des livres et de l'acte de lire. C'est tout simplement passionnant. Bien vite, mon petit livre s'est retrouvé décoré de multiples marque-pages qui sont devenus si nombreux que j'ai décidé de vous proposer dans les semaines à venir des extraits choisis, ceux qui m'ont émue, marquée. Je n'en dis donc pas davantage, simplement que c'est un livre d'utilité publique, qu'il se glisse facilement dans un sac ou une poche avec son mini format et que son contenu est d'or. Si vous souhaitez vous le procurer, vous pouvez le commander gratuitement sur le site dédié ou le télécharger en format électronique, voire même le feuilleter en ligne. Ne vous en privez pas surtout et parlez-en autour de vous, faites-le connaître. Il est sorti il y a déjà quelques temps mais on trouvera encore des lecteurs qui ne l'ont pas lu...

Ecole des loisirs, 187 pages, septembre 2011

L'invention de Hugo Cabret (Brian Selznick)

jeudi 8 mars 2012

J'ai hésité à vous parler de cet ouvrage car il a déjà été présenté maintes fois et je n'ai pas grand chose à rajouter de plus. Cependant, comme cette expérience de lecture m'a touchée à plus d'un titre je voulais vous en dire quelques mots.
J'ai fait les choses à l'envers et, pour une fois, ma découverte du livre est venue après que je sois allée voir son adaptation au cinéma. Et en un sens, je le regrette, car il me semble que j'aurais davantage apprécié ma lecture sans avoir vu le film au préalable. Il est vrai que le film est très fidèle au livre et que l’effet de surprise était donc réduit. Néanmoins, j'ai beaucoup aimé ce récit.

Hugo Cabret est un orphelin qui vient de perdre son père et s'est mis en tête de réparer un automate persuadé que celui-ci lui communiquera un message du défunt. L'histoire de ce petit garçon et de son rêve est touchante et le devient d'autant plus qu'au-delà de la petite histoire, on pénètre dans la grande pour découvrir dans ce livre un merveilleux hommage au cinéma et plus particulièrement à l'une de ses figures d'exception, Georges Méliès. Un hommage tant sur le fond que sur la forme puisque Brian Selznick offre au lecteur une histoire en texte et en images. Il ne s'agit pas d'un roman illustré car dans cet ouvrage, texte et illustrations ne sont pas redondantes mais se complètent. Certains évènements ne sont pas écrits mais relatés à travers une succession d'images, comme des plans rapprochés au cinéma. L'effet est saisissant et les dessins sont magnifiques. 
Un superbe livre qui ravira les amoureux du cinéma... et les autres !

Elles l'ont lu : Clarabel, Lael, Theoma

Titre original : The invention of Hugo Cabret
Traduit de l'anglais par Danièle Laruelle
Bayard jeunesse, 533 pages, 2008 pour l'édition française et 2007 pour l'édition originale

Carnet intime (Zep)

mercredi 21 décembre 2011

Zep, c'est le père spirituel de Titeuf, ce jeune héros de BD à la bouille ronde et à la mèche blonde rebelle. Je suis certaine que vous voyez tous de qui je parle...

Ici, nous retrouvons l'auteur dans un tout autre registre, un Carnet intime comme le titre l'indique, un recueil de dessins réalisés entre les années 90 et les années 2000, aux quatre coins du la planète. Ce qui, au départ, était un moyen pour Zep de s'approprier des lieux et d'apprivoiser les voyages qui lui faisaient peur est devenu au fil du temps une habitude, un pur plaisir.
Page après page, ce sont des morceaux choisis parmi ces nombreux carnets de voyage qu'il a remplis, des aquarelles, mais aussi des notes, des remarques. Si les illustrations sont très belles, je les ai appréciées doublement je crois, en lisant les textes qui les accompagnent. Zep nous fait part de ses réflexions sur la vie, le quotidien, il note des détails, partage les dialogues qu'il a pu avoir avec les passants qui l'observaient entrain de dessiner. Parfois aussi, il se livre de manière plus intime, dans des moments de nostalgie. C'est un voyage dans le monde mais aussi dans l'existence de cet artiste qui fait preuve d'une sensibilité qui m'a profondément touchée. 

Un superbe ouvrage à offrir ou à s'offrir, pour contempler le temps qui passe, admirer le monde qui nous entoure, laisser les pensées vagabonder...


Feuilleter cet ouvrage sur le site de l'éditeur

Voir une vidéo de l'auteur qui s'exprime à propos de Carnet intime

* * *

Clarabel et Theoma ont aimé, elles aussi

Gallimard, octobre 2011

Le livre qui fait aimer les livres même à ceux qui n'aiment pas lire (Françoise Boucher)

jeudi 21 juillet 2011

Quel bonheur que ce petit bouquin sans prétention ! C'est drôle, c'est coloré, ça se lit en quelques minutes le sourire aux lèvres et ça fait du bien !
C'est un ouvrage qui par son format s'apparente au roman, par sa forme fait penser au roman graphique. Chaque page donne des arguments en faveur de la lecture, certains totalement loufoques, d'autres plus sérieux mais toujours traités avec humour. C'est très visuel, on a des touches de couleurs vives, des tailles de police de caractères énormes, des petits dessins naïfs pour illustrer le propos.
J'ai ouvert ce livre à un moment où je n'avais pas trop le temps de rester lire, juste pour le feuilleter vite fait, et je me suis retrouvée malgré moi à le lire de la première à la dernière page. Et j'ai adoré !
Avec des phrases innocentes et toutes simples l'auteur parvient à exprimer toute la richesse qu'apporte un livre, combien il est bon de lire. Sans prétention, sans pédanterie, sans jugement aucun (car c'est écrit noir sur blanc dans ce livre on a " parfaitement le droit de ne pas aimer lire "). 
Il y a énormément d'humour dans ces pages, et je me suis régalée. Un livre qui donne la pêche, et qui donne (encore plus) envie de lire !
A offrir de toute urgence aux jeunes, aux moins jeunes, aux amoureux des livres, à ceux qui ont peur de lire.... Bref, à diffuser autour de soi comme un rayon de soleil.

Un petit aperçu (cliquez sur les images pour les voir en grand) :

Découvert grâce à Clarabel !

Nathan, 2011

J'adore ces chaussures (Robyn Johnson)

jeudi 2 juin 2011

Mesdames, ceci n'est pas une boîte à chaussures, mais un livre !
La fête des mères est passée, dommage, c'était une idée de cadeau rigolo à offrir.
Il s'agit donc d'un coffret qui se présente comme une boîte à chaussures et contient un petit livre illustré et un set de 10 cartes avec enveloppes.
Le  livre  propose un voyage au pays de la chaussure et présente des photos de modèles remarquables accompagnées d'un texte succinct. Des citations de personnages célèbres (acteurs de cinéma, créateurs...) rendent gloire à la chaussure dans la mode.
Une petite note nous met tout de même en garde à la première page : " Avertissement : si vous avez l'obsession des chaussures, la lecture de ce livre pourrait bien augmenter votre désir irrépressible d'en posséder d'autres... "
Vous voilà prévenues !

Et si vous vous préférez les sacs aux chaussures, dans le même style vous avez J'adore ce sac présenté par Lilibook.

Tourbillon (Tornade), 2009

Bibliomanies (Collectif)

mercredi 2 février 2011

Voilà un ouvrage qui avait tout pour me séduire. Un livre qui parle de livres, je ne pouvais que céder à la tentation ! 
Malheureusement la rencontre n'a pas eu lieu et pour être franche, cette lecture m'a globalement ennuyée.
Bibliomanies, comme son titre évocateur l'indique, nous parle de cette passion pour les livres qui rend certains fous, d'autres vaniteux, parfois, mais plus rarement, érudits. A travers une douzaines de textes d'auteurs différents, de Sénèque à Flaubert en passant par La Bruyère, Bibliomanies propose autant de visions sur le livre qui est souvent davantage qu'un objet de savoir et peut devenir un réel danger pour l'homme. 
Le thème, disais-je, avait tout pour me séduire. Pourtant, je suis passée à côté. Certains textes sont peu accessibles, d'autres lassants. Au final je n'ai pas retiré grand-chose de cet ouvrage dont j'attendais beaucoup, peut-être trop. Hélas, la superbe couverture n'aura pas suffi et je l'ai refermé déçue.
J'imagine que Bibliomanies devrait néanmoins trouver son lectorat ; en ce qui me concerne, je suis passée à côté.

L'avis bien plus positif d'Edelwe

Merci à l'éditeur Ivres de livres et à BOB !

Ivres de livres, 215 pages, décembre 2010

Le coffret (Stéphane Beau)

dimanche 28 mars 2010

Après le billet enthousiaste de Meria, je m'étais empressée de noter le titre de ce roman qui m'intriguait.

Si le coup de cœur n'a pas été au rendez-vous me concernant, j'ai pourtant apprécié Le coffret. Un roman hybride si l'on veut, qui relève à la fois de l'essai et du roman philosophique avec une touche de science fiction, puisqu'il s'agit ici d'anticipation. En réalité, j'ai eu le sentiment étrange durant ma lecture que l'auteur négligeait (ou plaçait au second plan) l'histoire en elle même ainsi que ses personnages, comme s'ils n'étaient qu'un prétexte pour accompagner ou servir ses réflexions. Disons qu'un essai "pur" de philosophie aurait sans-doute été indigeste pour le commun des mortels, mais qu'en enrobant sa pensée de fiction, les idées passent peut-être mieux. Tout ceci pour dire, amis lecteurs, que si vous recherchez du divertissement ou un roman à suspense, ce livre n'est pas pour vous. En revanche, si vous voulez vous pencher sur le fonctionnement de notre société et l'imaginer dans un futur hypothétique où la disparition du livre deviendrait le symbole de la perte de liberté, alors ouvrez Le coffret et découvrez le mystère qu'il renferme.
Mon bilan personnel de cette lecture est mitigé mais je réalise au moment de rédiger mon billet qu'il l'est en partie parce que j'avais sans m'en rendre compte une attente précise en entamant ce roman. Je savais qu'il était question de philosophie, et c'est justement cela qui m'avait attirée vers ce titre, mais je ne m'attendais pas à cet "habillage léger". J'espérais une véritable intrigue, une histoire construite, des personnages profonds et une réflexion sur la vie. J'ai eu la seconde partie et donc mes souhaits ont été à moitié exaucés. Car réflexion il y a, c'est indéniable. Stéphane Beau nous invite de manière subtile à nous pencher sur l'essence même de la vie, la notion de liberté, de bonheur, la place des écrits et de la culture dans la société, celle de la religion, le sens de la mort... Autant de thèmes qui sont traités en si peu de pages. Et c'est, je crois, ce qui m'a frustrée. J'aurais aimé davantage de développements, j'aurais aimé pousser cette réflexion plus loin et la voir mise en pratique à travers les personnages, voir jusqu'où tout cela pouvait bien mener. Stéphane Beau maîtrise son sujet, il est passionnant, mais c'est court, bien trop court !




Petit Pavé - 147 pages

Chagrin d'école (Daniel Pennac)

vendredi 5 mars 2010

De Daniel Pennac, j'ai lu avec grand plaisir la saga Malaussène (dont j'ai d'ailleurs tout oublié avec les années, c'est terrible cette mémoire-passoire !), aimé Comme un roman, en particulier pour les droits du lecteur auxquels j'adhère totalement, et étudié avec une classe L'oeil du loup.
Chagrin d'école que j'avais repéré à sa sortie m'a été offert par une amie d'enfance, en clin d'œil à nos années passées côte à côte sur les mêmes bancs du collège.

Ce que je ne savais pas en ouvrant ce livre, c'est que j'allais y découvrir une facette que je ne connaissais pas de l'auteur, son passé de cancre. Un cancre devenu professeur puis romancier, ça pique la curiosité du lecteur ! Mais si Chagrin d'école (j'aime beaucoup ce titre que je trouve poétique) commence comme une autobiographie, la dernière page tournée, il m'apparaît davantage comme un essai sur l'échec scolaire. Le terme essai peut faire fuir certains lecteurs, mais ce texte n'est point ennuyeux et se laisse lire très facilement. J'y ai retrouvé ce que j'aime dans l'écriture de Pennac, ce côté fantaisiste, humoristique et parfois légèrement décalé, mais aussi ce ton de sincérité.
Sous ses dehors bonhomme, Daniel Pennac nous livre des pensées profondes avec une réelle émotion. Je me suis laissée porter avec plaisir par les mots, j'ai souri, froncé les sourcils aussi, car je n'ai pas toujours partagé la vision de l'auteur, mais j'ai apprécié cette lecture. Je lui reproche cependant cette vision "unique", cette systématique prise de position en contre-pied de la pensée "commune". Je penche pourtant plutôt du côté du point de vue de l'auteur, mais sa démonstration m'a parfois, je le confesse, un tantinet exaspérée.

Malgré ce petit bémol, une belle lecture pour aller à la découverte du cancre Pennacchioni et réfléchir (un peu) à la façon dont les élèves en difficulté vivent leur scolarité.

Extraits :

p. 23 : " Ah ! Terribles sentinelles, les majuscules ! Il me semblait qu'elles se dressaient entre les noms propres et moi pour m'en interdire la fréquentation. Tout mot frappé d'une majuscule était voué à l'oubli instantané : villes, fleuves, batailles, héros, traités, poètes, galaxies, théorèmes, interdits de mémoire pour cause de majuscule tétanisante. "

p. 58 : " Il y a ce père, agacé, qui m'affirme, catégorique :
- Mon fils manque de maturité.
Un homme jeune, strictement assis dans les perpendiculaires de son costume. Droit sur sa chaise, il déclare d'entrée de jeu que son fils manque de maturité. C'est une constatation. Ça n'appelle ni question ni commentaire. Ça exige une solution, point final.
Je demande tout de même l'âge du fils en question.
Réponse immédiate :
- Onze ans déjà.
C'est un jour où je ne suis pas en forme. Mal dormi, peut-être. Je prends mon front entre mes mains, pour déclarer, finalement, en Raspoutine infaillible :
- J'ai une solution.
il lève un sourcil. Regards satisfait. Bon, nous sommes entre professionnels. Alors, cette solution ?
Je la lui donne :
- Attendez.
il n'est pas content. La conversation n'ira pas beaucoup plus loin.
- Ce gosse ne peut tout de même pas passer tout son temps à jouer !
le lendemain je croise le même père dans la rue.
même costume, même raideur, même attaché-case.
mais il se déplace en trottinette.
Je jure que c'est vrai. "

p. 99 : " Dans ma famille, j'avais surtout regardé les autres lire : mon père fumant sa pipe dans son fauteuil, sous le cône d'une lampe, passant distraitement son annulaire dans la raie impeccable de ses cheveux, un livre ouvert sur ses genoux croisés ; Bernard, dans notre chambre, allongé sur le côté, genoux repliés, sa main droite soutenant sa tête... Il y avait du bien-être dans ces attitudes. Au fond, c'est la physiologie du lecteur qui m'a poussé à lire. "


Un grand merci Nawal, pour ce beau cadeau qui a attendu trop longtemps dans ma bibliothèque !

Lecture commune avec Abeille, Christelle et Cynthia (au moment où je poste mon billet, seule Cynthia a rendu sa copie, je rajouterai les liens vers les billets de mes autres camarades plus tard)

Gallimard (collection Blanche) - 304 pages

Guides de lecteurs/lectures

mardi 8 septembre 2009

Aujourd'hui, ce n'est pas un ouvrage que je vous présente mais deux guides que je trouve plutôt bien faits et synthétiques.

Le premier s'intéresse à la littérature de jeunesse ; je l'ai découvert virtuellement dans un premier temps chez Emmyne, puis il s'est retrouvé entre mes mains (je suis faible, je sais).

Sur la couverture dudit guide donc, un sous-titre alléchant : La bibliothèque idéale des 6/12 ans. Il n'en fallait pas plus pour que je parte à sa découverte. Petite précision préalable, ce guide ne présente que des romans de jeunesse, pas d'albums (d'ailleurs si un tel guide existe, je serais preneuse).
L'ensemble des 200 romans présentés sont classés par tranches d'âge (6/8 ans, 8/10 ans et 10/12 ans). Au début du guide 42 d'entre eux sont mis en avant comme étant "indispensables", une liste aussi précieuse qu'utile, qui propose pour chaque ouvrage ses références assorties d'une courte présentation (présentation que l'on retrouve de façon plus complète plus loin dans le guide).
Le coeur du guide, à savoir la partie consacrée aux 200 romans se présente de la façon suivante : une page par roman, la photo de la première de couverture, les références de l'ouvrage, et un encadré qui s'intitule  "si votre enfant aime... il aimera" proposant d'autres pistes de lecture selon plusieurs critères (même auteur, même genre, même thème). De part et d'autre de la photo de couverture, des légendes viennent préciser le niveau de lecture requis (facile, bon lecteur, très bon lecteur) ainsi que le genre (fantastique, aventure, policier, histoire, nature, c'est la vie, humour et contes) et les thèmes liés à l'ouvrage. Enfin, un pictogramme signale si l'ouvrage présenté fait partie de la fameuse liste des 42 indispensables.
A la fin de l'ouvrage, on retrouve une rubrique consacrée à une trentaine d'auteurs ainsi que deux index (auteurs et titres). 

J'ai trouvé ce petit guide clair, pratique et plutôt bien fait. Alors certes, rien ne remplacera l'avis d'un lecteur ou d'un libraire, mais pour une première approche je trouve que c'est très intéressant.

Le deuxième guide que je voulais vous présenter est un guide spécial BD. Il est organisé de la même manière que son homologue consacré à la littérature de jeunesse. Une centaine de BD présentées en partie centrale, une double-page consacrée aux 30 indispensables et deux index (auteurs/titres) en fin d'ouvrage.
Là aussi on retrouve des indications intéressantes pour chaque BD, à savoir le genre et les thèmes abordés ainsi qu'une rubrique " vous aimerez aussi " proposant d'autres titres dans le même genre ou bien du même scénariste/dessinateur. Une indication liée à la durée/ actualité de la BD est également donnée (one shot/x tomes, série en cours/terminée).

Tout comme celui consacré à la littérature de jeunesse, je trouve ce petit guide bien fait et concis.

Ces deux guides sont édités par la Fnac et sont tous petits, tant par leur format que par leur prix (cf ci-dessous), bref, deux arguments supplémentaires pour vous convaincre de les acquérir ! A noter enfin qu'il existe à ma connaissance (pas encore testés) deux autres guides édités par la Fnac, l'un conscré aux polars, l'autre à la littérature étrangère.

Guide Fnac
200 romans jeunesse
3,90 €

Guid'Fnac - Le navigateur culturel
Edition 2009
BD
3 €

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