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Ma vie a changé (Marie-Aude Murail)

vendredi 5 juillet 2019

005607404.jpgCoupDeCoeur2016.pngLes habitués d'Oceanicus in folio connaissent mon amour pour les livres de Marie-Aude Murail. Je ne compte plus les coups de cœur que j'ai eus depuis que j'ai découvert sa plume. 
Ma vie a changé ne fera pas exception à la règle.
Mon expérience avec ce roman a été aussi courte qu'intense. Acheté en soiré, dévoré le lendemain et terminé avec un sourire de béatitude aux lèvres.
Ce (très) court récit est la preuve que tout réussit à l'auteure, y compris le genre fantastique. 
Cet ouvrage, c'est une bulle de douceur et d'espièglerie, de bonheur et de tendresse, de rires et de pincements au cœur. C'est une histoire qui se dévore, tient en haleine, vous plonge dans un monde hors du temps, vous fait passer par de multiples émotions et vous laisse avec un sentiment de gratitude immense.
Je me plais souvent à dire quand j'ai passé un excellent moment de lecture et que j'ai ri et été divertie, que l'ouvrage en question mériterait d'être remboursé par la sécurité sociale.
Ma vie a changé en est le plus bel exemple, ces presque deux cents pages valent tous les anxiolytiques du monde. De la véritable doudouthérapie.

L'école des loisirs (Médium Poche), 184 pages, 2019

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Outlander #8.2 - A l'encre de mon coeur, Partie 2 (Diana Gabaldon)

mercredi 3 juillet 2019

005438529.jpg*** SPOILERS SUR LE TOME PRÉCÉDENT *** 

Présentation de l'éditeur :

1778. Dans la foulée de la bataille de Monmouth, Claire et Jamie doivent déterminer leur prochaine destination. Resteront-ils à Philadelphie, où Fergus, le fils adoptif de Jamie, possède toujours son imprimerie, ou se hasarderont-ils à revenir à Fraser's Ridge, en Caroline? Jamie souhaite en outre se réconcilier avec William, qui ne veut rien savoir de son père biologique et qui a choisi la cause loyaliste.
Brianna tentera elle aussi de retisser la toile familiale en partant à la recherche de son mari, Roger, qui a regagné le passé.
L'amour et la famille triompheront-ils dans cette quête entre l'Amérique révolutionnaire et l'Écosse?

*** FIN DES SPOILERS ***

Bon, me voilà à présent en panne sèche puisque ce volume est le dernier paru à ce jour ! Le neuvième tome de la série, qui s'intitulera Go tell the bees that I am gone, est actuellement en cours d'écriture et Dieu sel sait quand il sortira... d'autant qu'il y aura un délai supplémentaire pour la traduction française. Bref, je me sens un peu orpheline après avoir terminé cette seconde partie du tome 8.
Plus que jamais, je ressens un attachement tout particulier pour cette série qui n'en finit pas de me ravir et de me surprendre. J'adore voir Claire et Jamie vieillir, évoluer et s'aimer toujours autant. Découvrir de nouveaux personnages et approfondir ma découverte de ceux qui sont présents depuis déjà plusieurs tomes. Assister à ces scènes hautes en couleurs, que ce soit les batailles, les épisodes plus calmes avec des dialogues savoureux, ou simplement des moments du quotidien tellement bien rendus que l'on s'y croirait. 
Que l'attente va être longue !

Titre original : Written in my own heart's blood
Traduit de l'anglais par Philippe Safavi
J'ai lu, 800 pages, 2016 pour la présente édition, 2014 pour l'édition originale

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Mers mortes (Aurélie Wellenstein)

vendredi 21 juin 2019

006153489.jpgJ'appréhendais légèrement cette lecture, à la fois convaincue d'aimer ce roman, et inquiète à l'idée de ne pas y adhérer... Et en effet, ce fut une expérience de lecture pour le moins étrange, comme on en a rarement. Je ne parlerais pas ici de coup de cœur, d'ailleurs je ne relirai sans doute pas ce livre, mais pour autant, il figurera parmi les titres qui me marqueront durablement, je pense. Mers mortes est un roman fantastique écologiquement engagé qui puise toute sa force dans l'originalité de son histoire. 

Le récit démarre dans un monde post apocalyptique, la Terre a été littéralement vidée de son eau, les mers et océans sont à sec, et les espèces qui y vivaient ont disparu. Quelques rescapés de l'espèce humaine ont survécu à la catastrophe, et ils vivotent en attendant la fin du monde. 
Régulièrement, des marées fantômes surgissent et viennent mettre en péril ces vies. Seules certaines personnes qui possèdent le don d'exorciste peuvent protéger l'humanité de ce fléau. 
Oural est l'un d'eux, et c'est son destin que l'on va suivre.

Petit aparté concernant l'écriture proprement dite, le style d'Aurélie Wallenstein (du moins dans ce roman, n'ayant rien lu d'autre d'elle, je ne peux juger que pour Mers mortes) est fluide et simple, la lecture est donc aisée.
L'univers qu'a créé l'autrice est d'une originalité folle, je le disais en préambule, mais vraiment, je n'ai pas souvenir d'avoir lu un autre roman de ce genre. Et ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est que cette originalité ne s'entoure pas de phrasés inutiles, de complications superflues au niveau de l'intrigue. Finalement, c'est un scénario simple mais maîtrisé. Le récit sonne juste, y compris jusqu'à la toute dernière page. Aurélie Wallenstein propose un livre unique, bien pensé, touchant, bouleversant même, et elle le fait sans prétention aucune.
Certains passages concernant la détresse animale vous retournent l'estomac et l'ensemble du livre amène à réfléchir, plongeant le lecteur dans une situation pour le moins anxiogène.   
Mers mortes m'a bluffée et me hantera longtemps. Premier contact avec la plume d'Aurélie Wellenstein, mais certainement pas le dernier...

ScriNeo, 363 pages, 2019

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Aberrations #1 - Le réveil des monstres (Joseph Delaney)

vendredi 7 juin 2019

006026639.jpgPrésentation de l'éditeur :

Le Shole, un monstrueux brouillard, a englouti des régions entières de l’Angleterre et continue son expansion vers le nord. Ceux qui s’y trouvent piégés meurent ou sont transformés en créature immondes : les aberrations.
Dans le duché de Lancaster, Crafty, treize ans, est l’un des rares survivants qui peut traverser ces étendues maudites. Recruté pour servir au château, il devient l’apprenti d’une mystérieuse guilde qui l’envoie effectuer des missions dans les zones dangereuses. Mais bientôt, le garçon devine que les aberrations ne représentent peut-être pas le plus grand danger…

Au vu de mon engouement pour L'épouvanteur, j'avais très envie de découvrir cette nouvelle série de Joseph Delaney (d'ailleurs je n'ai toujours pas lu Arena 13, il faudrait que j'y pense aussi). 
A celles et ceux, qui, comme moi, aiment l'écriture et l'univers de l'auteur, vous ne serez pas déçus en lisant ce premier tome d'Aberrations. En effet, on retrouve bien le style de Joseph Delaney même si ici, il nous propose une histoire bien différente de celle de L'épouvanteur.
Ce n'est que le début, mais déjà on a dans ce tome les bases d'un monde très original. L'atmosphère est assez anxiogène, les personnages étranges et inquiétants, bref tous les éléments pour une nouvelle saga à succès sont réunis.
Même si je préfère l'univers de L'épouvanteur, j'ai beaucoup apprécié cette lecture et je suis curieuse de découvrir la suite.

Titre original : The Beast Awakens
Traduit de l'anglais par Marie-Hélène Delval
Bayard Jeunesse, 352 pages, 2018 pour l'édition originale et 2019 pour l'édition française

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Outlander #8.1 - A l'encre de mon coeur, Partie 1 (Diana Gabaldon)

lundi 27 mai 2019

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*** SPOILERS SUR LE TOME PRÉCÉDENT *** 

Présentation de l'éditeur :

Juin 1778.
L'armée britannique quitte Philadelphie, talonnée par les troupes de George Washington, qui ont délaissé Valley Forge.
Jamie Fraser, prétendument mort, réapparaît et découvre que son meilleur ami a épousé sa femme, Claire. Il apprend également que son fils illégitime connaît maintenant l'identité de son père.
Enfin réunis, Jamie et Claire se réjouissent que leur fille soit en sécurité au XXe siècle... mais il n'en est rien. Le fils de Brianna et Roger a été enlevé par un homme déterminé à percer le secret de la famille Fraser. Et alors que Roger s'est aventuré dans le passé pour suivre sa trace, le ravisseur peut désormais jeter son dévolu sur sa véritable cible : Brianna.

*** FIN DES SPOILERS ***

A chaque fois, je me dis que ce nouveau tome sera celui de trop, j'appréhende ma lecture, j'ai peur de me lasser... Mes doutes ne perdurent pas au-delà de quelques pages, et bien sûr j'embarque dans l'histoire, je plonge tête baissée comme dans les tomes précédents.
Celui-ci ne fut pas pauvre en événements et rebondissements, l'occasion pour le lecteur de parfaire sa connaissance des personnages (et aussi de réaliser qu'il sont bien plus complexes qu'il n'y paraît !).
On termine le tome sur de nouvelles perspectives d'évolution de l'intrigue, il semble que l'auteure ne soit pas à court d'inspiration, et c'est tant mieux !

Titre original : Written in my own heart's blood
Traduit de l'anglais par Philippe Safavi
J'ai lu, 800 pages, 2016 pour la présente édition, 2014 pour l'édition originale

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Warcross (Marie Lu)

lundi 25 mars 2019

005280441.jpgAprès avoir eu un coup de cœur pour Player one, j'ai eu envie de rester dans l'univers du jeu vidéo et des mondes virtuels et j'ai donc pensé à Warcross.

Emika, dix-huit ans, n'a pas une vie facile depuis le décès de son père qui lui a laissé de nombreuses dettes à régler. Elle survit tant bien que mal, partage un appartement avec une colocataire, se fait parfois un peu d'argent comme chasseuse de prime. Depuis toujours, elle est fan du jeu en réseau Warcross et de son non moins célèbre créateur, Hideo Tanaka. Lors de la cérémonie d'ouverture du tournoi de l'année, elle va pirater le système pour tenter de récupérer un artefact unique en son genre. Malheureusement pour elle, son exploit va être démasqué.

Je le disais en préambule, je me suis plongée dans ce livre suite à la lecture de Player one qui m'avait enthousiasmée. Or, Warcross n'a hélas pas grand chose à voir avec le bijou d'inventivité d'Ernest Cline. L'histoire est gentillette et bourrée de stéréotypes, le scénario pas bien passionnant malgré la révélation finale (qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe) et je n'ai pas non plus accroché avec les personnages qui sont assez fades.
En résumé, j'ai passé un moment sympa mais sans plus et je m'arrêterai là, n'ayant pas l'intention de lire la suite. 
J'ai ouvert Warcross confiante, et l'ai refermé dubitative : qu'est-ce qui plaît autant aux lecteurs dans ce roman ? Si vous l'avez lu et aimé, j'aimerais avoir votre point de vue. 

Titre original : Warcross
Traduit de l'anglais par Guillaume Fournier
Pocket Jeunesse, 411 pages, 2017 pour l'édition originale et 2018 pour l'édition française

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Le pacte des Marchombres (Pierre Bottero)

vendredi 8 mars 2019

005348026.jpgCoupDeCoeur2016.pngMa découverte de la plume de Pierre Bottero remonte déjà à plusieurs années et pourtant je n'ai pas encore lu l'intégralité de ses romans, je savoure et je prends mon temps. 
Ayant lu les trois premiers tomes de l'adaptation BD du Pacte des Marchombres, je connaissais donc le début de l'histoire consacrée à Ellana, personnage rencontré dans La quête d'Ewilan. En réalité, les trois premiers volumes de la bande dessinée correspondent quasiment au premier roman, seule la toute fin de ce dernier n'y figure pas.
J'ai donc lu pratiquement l'intégralité de ce livre en en connaissant l'histoire. Et pourtant, bien que n'ayant donc pas eu l'effet de surprise, ce fut un coup de cœur.
Dans ce premier volet, il est question de l'enfance d'Ellana et du début de son apprentissage en tant que Marchombre. Lorsque le récit s'achève, Ellana n'a que quinze ans, et pourtant c'est déjà un personnage ultra charismatique et extraordinaire.
Une fois encore, Pierre Bottero m'a fait rêver et m'a mis des étoiles dans les yeux. L'histoire est belle, poétique, profonde, mais aussi drôle et rythmée. Bref, c'est un superbe premier tome qui m'a donné envie de me jeter sur la suite illico.

Le pacte des Marchombres #1 - Ellana
Rageot, 439 pages, 2017 pour la présente édition

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005315050.jpgCoupDeCoeur2016.pngDans ce deuxième tome, Ellana achève son apprentissage auprès de son maître Jilano. Ce dernier lui confie une mission : escorter une caravane et s'assurer de son arrivée à bon port. Ellana va officier seule pour la première fois, sans son mentor, et elle va rencontrer maints obstacles.
Ce volume retrace le parcours initiatique de la jeune Marchombre. Avancer sur la voie n'est pas aisé et Ellana doit faire face à de nombreux doutes et questions. C'est très beau de la voir évoluer et forger petit à petit l'adulte que l'on rencontre dans La quête d'Ewilan. On comprend mieux à l'issue de ces deux premiers tomes comment elle est devenue ce personnage redoutable et mystérieux.
Encore un coup de cœur pour cette suite passionnante et enlevée qui se lit en un rien de temps.

Le pacte des Marchombres #2- Ellana, l'envol
Rageot, 474 pages, 2018 pour la présente édition

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005315064.jpgCoupDeCoeur2016.pngDernier volet de la trilogie, bien plus long que les précédents, pour mon plus grand plaisir.
Grosse surprise, dans ce tome qui se déroule quelques années après le deuxième, on retrouve les personnages des Mondes d'Ewilan, puisque l'action se situe chronologiquement après Les tentacules du mal. Quel bonheur de retrouver tout ce petit monde ! Dès le début, Ellana est en fâcheuse posture, blessée à mort, elle se remémore les années et les événements passés de sa propre vie. Le lecteur remonte donc le temps pour découvrir ce qui est arrivé.
C'est bien simple, j'ai tout aimé dans cette fin. La construction du récit qui met en parallèle le temps présent avec Ellana et le passé. L'humour, toujours, avec une mention particulière pour le peuple des Petits qui sont des personnages formidables. L'action omniprésente et le côté roman d'aventure, on a une véritable quête, c'est haletant de bout en bout. Les messages à portée philosophique qui parsèment toute l'oeuvre de Bottero et sont fréquents dans ce tome-ci. La poésie de l'écriture, certains passages sont magnifiques. Et puis bien sûr, le fait de retrouver l'ensemble des personnages rencontrés dans les deux séries (Ewilan et Ellana), les voir réunis dans cette histoire était génial. La boucle est à présent bouclée, et je dois avouer que j'étais très émue de terminer cette histoire et de me dire que je quittais ces personnages pour de bon.
Superbe (et je ne parle pas des horribles couvertures choisies par l'éditeur, elles ne mettent malheureusement pas du tout en valeur cette histoire...).

Al-Jeit.
Perle de Gwendalavir.
La capitale de l'Empire était une cité féerique érigée au sommet d'un inexpugnable plateau rocheux jaillissant de la prairie. La vision de ce plateau, prodigieuse merveille minérale, aurait comblé le plus exigeant des esthètes si son imposante beauté n'avait été éclipsée par le faste de la cité qu'il supportait.
Tours graciles partant à l'assaut de l'azur, coupoles audacieuses, entrelacs de passerelles vertigineuses, flèches de jade ou d'argent, dômes de verre, Al-Jeit était un miracle de finesse et de force, de hardiesse et de légèreté qui liait le génie de ses créateurs à la beauté de l'absolu.

* * * 

La douleur infinie de celui qui reste,
Comme un pâle reflet de l'infini voyage
Qui attend celui qui part.

Le pacte des Marchombres #3- Ellana, la prophétie
Rageot, 474 pages, 2018 pour la présente édition

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La rivière à l'envers (Jean-Claude Mourlevat)

mercredi 6 mars 2019

9782367624181-001-T.jpegPrésentation de l'éditeur :

La Forêt de l’Oubli et ses arbres aux écureuils-fruits, le village des Parfumeurs, l’Île Inexistante dont on ne repart jamais… C’est un voyage fabuleux qui va entraîner Tomek et Hannah, deux jeunes orphelins, au bout du monde. Trouveront-ils cette rivière Qjar qui coule à l’envers et dont l’eau empêche de mourir ? Ou bien autre chose qu’ils ne cherchaient pas ?

Les lecteurs de salon savent combien j'aime l'écriture de Jean-Claude Mourlevat qui figure parmi mes écrivains préférés en jeunesse. Je me réjouissais donc de découvrir La rivière à l'envers, que je ne connaissais pas encore. Cette histoire, parue à l'origine en deux tomes, a par la suite été rééditée en un volume unique. Pour ma part, j'ai opté pour la version audio lue par l'auteur lui-même. Je n'apprécie pas toujours quand les auteurs lisent leurs propres textes, mais j'aime la façon de lire de Jean-Claude Mourlevat, son timbre, ses intonations malicieuses.
S'il me fallait décrire en un mot La rivière à l'envers, j'emploierais le terme "enchantement". Ce récit regorge de poésie et de fantaisie, il est bourré de trouvailles et suscite l'émerveillement. Embarquer dans cette aventure, c'est partir pour des contrées étranges, voyager, se laisser porter, savourer chaque mot.
Une escapade merveilleuse.

Texte intégral lu par l'auteur
Durée totale d'écoute : 6h56
Audiolib, 2017

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Génération K #2 et #3 (Marine Carteron)

lundi 18 février 2019

005060582.jpgJ'en aurai mis du temps à poursuivre cette série ! Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir aimé le premier tome, car il m'avait fait grande impression !

Présentation de l'éditeur :

Toujours traqués pour leurs redoutables pouvoirs, Kassandre, Mina et Georges sont enfin parvenus à se réunir. Leur ADN mutant fait d’eux des génophores, des êtres aux pouvoirs terrifiants. Mafieux et scientifiques essayent de les capturer pour cette raison. Mais bientôt tout cela n’aura plus d’importance car Le Maître arrive… 

Nous retrouvons donc les personnages où nous les avons laissés, et dès les premières pages on replonge aussi sec dans l'action.
L'effet de surprise passé, ce deuxième tome a eu légèrement moins de saveur pour moi que le premier, celui de la découverte. Pourtant, j'ai passé un excellent moment avec ce nouvel opus qui s'est révélé hautement addictif. L'univers et les personnages campés par l'autrice sont d'une originalité folle. En résulte une expérience de lecture totalement immersive et dépaysante à souhait. 
Une série incontournable du genre.

Rouergue (épik), 384 pages, 2017

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(existe aussi en ebook)


005060635.jpgAu cours de ma lecture du deuxième tome, j'ai regretté d'avoir autant attendu avant de poursuivre cette série, aussi ai-je enchaîné dans la foulée avec le dernier volet de la trilogie. Finalement, je me dis que j'aurais dû lire les trois tomes d'affilée pour coller au rythme de l'écriture. J'ai en effet réalisé - tardivement - au cours de cette lecture, que l'essentiel du récit, c'est-à-dire l'action qui se déroule au temps présent, s'étale sur une très courte période, un mois à peine. Et donc, à l'image de cette course incroyable contre le temps, il me semble qu'il est préférable de lire la série d'une traite.
Dans ce dernier tome, l'histoire de départ s'étoffe et prend de nouvelles dimensions. On notera entre autres, un message écologique fort sous-jacent à l'intrigue du roman. L'aspect "mystique" (que je qualifie ainsi faute de mieux) prend aussi de l'importance, et curieusement, alors même que depuis le début, ce côté de l'histoire m'intéresse moins et me lasse un peu, j'ai trouvé qu'il y avait un parfait équilibre dans la construction du récit.
A plusieurs reprises, lors de ma lecture, j'ai repensé à la série Apocalypsis d'Eli Esseriam qui présente des similitudes avec Génération K
J'ai beaucoup aimé cette fin. Génération K est une très bonne série qui se démarque de ce que l'on peut lire habituellement dans ce genre. 
Et maintenant, il me reste à me pencher sur l'autre trilogie de Marine Carteron, Les autodafeurs !

Rouergue (épik), 368 pages, 2017

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(existe aussi en ebook)

La servante écarlate (Margaret Atwood)

mercredi 6 février 2019

005504653.jpgLa servante écarlate est déjà vieux d'une trentaine d'années, et c'est l'un des premiers titres de science fiction dystopique a avoir connu un grand succès après (entre autres) les célèbres 1984 et Fahrenheit 451. Depuis de nombreuses années le titre de ce classique m'interpelle et je m'étais promis de le lire un jour. Finalement, c'est d'abord à l'écran que j'ai découvert cette histoire avec la série TV. Les premiers épisodes m'ont tellement plu et passionnée que j'ai commencé en parallèle à lire le roman. 

Présentation de l'éditeur :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, " servante écarlate " parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 

Pour une fois, je ne tomberai pas dans le cliché qui me fait dire bien souvent "le livre est meilleur", car en l'occurrence ici, j'ai largement préféré la série TV que j'ai trouvée tout bonnement époustouflante. 
Je crois que ce qui m'a gênée et empêchée d'apprécier pleinement ce roman, c'est le style de l'écriture adopté par l'autrice. Un style direct, au ton sec, qui ne laisse pas de place à l'émotion. La narration est volontairement factuelle et détachée, et si l'effet est saisissant, cela m'a dérangée et tenue à distance du récit. J'ai eu l'impression de lire un essai sur la république de Gilead, et malgré les atrocités que se remémore la narratrice, à aucun moment je n'ai ressenti une quelconque empathie à son égard, je suis restée tout du long comme une spectatrice extérieure, sans jamais entrer vraiment dans l'histoire.
Malgré cela, j'ai trouvé que c'était un texte fort avec une thématique qui fait réfléchir et s'interroger sur le sens de la liberté et sur sa fragilité. La construction de la narration entre passé et présent, la découverte, à travers les pensées de Defred, de la façon dont la société s'est peu a peu transformée jusqu'à devenir une dictature, tout cela est extrêmement bien pensé et efficace. 
Au final, je suis contente d'avoir pu découvrir ce roman et son histoire, mais ma préférence va à la série TV que je vous invite à découvrir de toute urgence si vous ne la connaissez pas. Mais attention, effet d'addiction garanti ! 

Titre original : The Handmaid's Tale
Traduit de l'anglais par Sylviane Rué
Robert Laffont (Pavillons Poche), 521 pages, 1985 pour l'édition originale, 2017 pour la présente édition française

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(existe aussi en ebook)

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