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Sainte Caboche (Socorro Acioli)

samedi 10 février 2018

couv29102629.jpgJe ne serais pas allée vers ce livre s'il n'avait pas été glissé dans la box Exploratology (dont je vous parlerai bientôt) du mois de décembre dernier. Parfois, c'est bien aussi de bousculer ses habitudes et de sortir de sa zone de confort.

Sainte Caboche est un roman (ou conte) de réalisme magique, genre que j'ai découvert avec le célèbre classique Cent ans de solitude. A l'époque, j'avais été déstabilisée par ce type d'écriture que je ne connaissais pas, et je pense que j'étais passée à côté de ce superbe texte.
Lorsque j'ai entamé Sainte Caboche, j'avais donc d'un côté un léger a priori négatif lié à mon souvenir de lecture de Cent ans de solitude, mais aussi l'esprit plus ouvert, sachant à quoi m'attendre.
S'il s'avère que le réalisme magique n'est toujours pas franchement ma tasse de thé, j'ai malgré tout passé un bon moment de lecture et réussi à apprivoiser ce genre.

Premier chapitre, nous faisons connaissance avec Samuel, un homme qui marche depuis des jours sans manger ni presque boire, terriblement affaibli. Où se rend-t-il, et pour quelle raison, nous l'ignorons encore... Et je n'ai guère envie de vous en dire davantage pour mieux vous laisser découvrir cette histoire étonnante.

Le récit est organisé en très courts chapitres précédés d'illustrations en noir et blanc, et parsemés de petits icônes qui renvoient à un index de notes en fin d'ouvrage (ces notes apportent des informations d'ordre culturel ou géographique sur des éléments du roman). La lecture en est rapide et l'histoire se déroule sur quelques semaines à peine. Une histoire à la fois poétique et drôle, sorte de conte initiatique. Difficile de décrire le style d'écriture qui est forcément particulier, mais si l'on accepte de se laisser porter, c'est une parenthèse agréable, parfois même jubilatoire. Le contexte brésilien ajoute à l'attrait de ce livre qui nous fait voyager dans un pays et une culture passionnants.

Une jolie découverte.

Lecture commune avec Tiphanie.

Titre original : A Cabeça do Santo
Traduit du portugais par Régis de Sá Moreira
Belleville Editions, 255 pages, 2017 pour l'édition française (édition spéciale pour la box Exploratology), 2014 pour l'édition originale

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Génération K #1 (Marine Carteron)

mercredi 24 janvier 2018

9782812611087FS.gifDéjà, il y a cette superbe couverture rouge intrigante. Rien que pour cette raison, j'aurais pu succomber. 
La trilogie Génération K (les trois tomes sont déjà parus) est écrite par l'auteur de la célèbre série des Autodafeurs (toujours pas lue, honte à moi !), Marine Carteron. Publiée dans la collection épik (qui a pour slogan "Les voyages dans l'imaginaire") au Rouergue, cette histoire démarre sur les chapeaux de roues avec ce début totalement génial.

Dans ce premier tome, nous suivons trois jeunes personnages dont les destins vont se croiser. Kassandre, fille de la noble famille Báthory de Kapolna, 16 ans, fan de metal et révoltée, vit en Suisse. Mina, 16 ans également, est la meilleure amie de Kassandre, elle est la fille d'une employée des Báthory de Kapolna. Georg, 20 ans, est un délinquant placé dans un centre de détention à Roanne.
Tout les oppose, et pourtant ils ont un point commun, celui d'appartenir à la génération K, des personnes dont l'ADN a muté.

Je ne veux pas vous en dire davantage, je crois que le mieux, avec ce genre de bouquin, c'est d'en découvrir l'univers directement en le lisant.
Une chose est sure, une fois que vous en aurez démarré la lecture, difficile de le reposer !
L'écriture de Marine Carteron (que je découvre, donc) est vraiment incroyable, elle nous happe dès les premières pages et plonge le lecteur dans un tourbillon, un doux vertige. Tout dans ce livre est original, rien de banal, que ce soit au niveau de l'intrigue, de son déroulement, des personnages. Marine Carteron a un style particulier qui rend ce début de série unique et plus que prometteur.
J'ai adoré cette immersion dans son monde et je brûle à présent de lire la suite.

Une pépite.

Rouergue (épik), 302 pages, 2016

Philibert Merlin apprenti enchanteur (Glwadys Constant)

samedi 20 janvier 2018

9782812615054FS.gifDans la famille Merlin, chacun possède un don qui le rend exceptionnel. Normal, ce sont des enchanteurs ! Le septième enfant et petit dernier de la fratrie, Philibert, en revanche, en est dépourvu. A neuf ans, il cherche toujours le domaine dans lequel il se révélera alors même que ses frères et sœurs ont vu naître leurs talents dès le plus jeune âge. Se pourrait-il que Philibert soit un enfant ordinaire ?

C'est une jolie histoire que voilà ! On se surprend à tourner les pages avec le désir de savoir si Philibert possède ou non un don. Le récit est empreint d'humour et de douceur, dans un style vivant et captivant. 
Un moment de lecture agréable avec cette histoire de magie destinée aux jeunes lecteurs. Une bonne pioche dans la collection Dacodac (conseillée à partir de 9 ans).

Rouergue (Dacodac), 107 pages, 2018

Shadow Magic (Joshua Khan)

samedi 13 janvier 2018

51BidlI15gL.jpgPremier roman de l'auteur si je ne m'abuse, et début prometteur d'une série de fantasy.

Nous sommes dans un monde où le pouvoir est partagé entre six grandes lignées magiques (les maisons). Au royaume de Géhenne, Lilith est l'héritière de la maison Ombreuse depuis l'assassinat de ses parents et de son frère. Le souci, c'est que la magie est interdite aux filles...

Joshua Khan est parvenu avec ce premier tome à créer un univers original dans un genre pourtant sur-représenté en littérature jeunesse. Dès les premières pages, on est immergé dans cette histoire prenante et passionnante. Le style de l'écriture est efficace, on a entre les mains un véritable récit d'aventure épique et trépident, avec de l'action et des rebondissements. Les personnages sont très attachants, on les découvre à peine dans ce tome et l'on sent bien qu'ils ont encore des mystères à dévoiler.

Shadow Magic est une excellente découverte, une lecture plaisir proche du coup de cœur. Vivement la suite (à paraître en français en avril) !

Titre original : Shadow Magic
Traduit de l'anglais par Amélie Sarn
Seuil Jeunesse, 378 pages, 2017 pour l'édition française, 2016 pour l'édition originale

Angelica Varinen #1 - Le voleur de bijoux (N. M. Zimmermann)

mercredi 10 janvier 2018

9782081414754FS.gifBonne pioche avec cette première lecture de l'année ! J'ai eu envie de lire ce roman jeunesse en apprenant que son auteur était un enfant de la famille Murail. Comme j'aime d'amour la plume de Marie-Aude Murail, je me suis dit que ça valait le coup de tester ce livre pour voir si le talent d'écrivain était inscrit dans l'ADN de la famille !
Il faut croire que oui, car j'ai passé un très agréable moment !

Le voleur de bijoux est donc le premier tome d'une série jeunesse (premiers lecteurs, tranche d'âge 8/12 ans selon moi) dont l'héroïne, Angelica Varinen, est une princesse pas comme les autres. La jeune fille rêve de devenir détective, et dans ce tome un, elle mène l'enquête sur un vol de bijoux en compagnie de ses amies Eloïse et Lisobel, et de ses animaux de compagnie, sa renarde arctique Naali et son chat Buffon. La présentation du livre laisse penser que ces personnages seront récurrents dans la série (ils sont présentés sur les deuxième et troisième de couverture).
L'univers du roman se situe à mi-chemin entre la magie et la fantasy avec un soupçon de steampunk, conférant à l'histoire une atmosphère des plus originales. Le style est frais et légèrement piquant, il m'a rappelé celui de Chris Riddell dans la géniale série Apolline.

Au final, on a là un premier tome avec un monde imaginaire intéressant, des personnages atypiques, de l'humour et une histoire addictive.
Si j'en juge d'après mon plaisir de lecture, nul doute que cette série connaîtra le succès auprès de son jeune lectorat. 
Cerise sur la gâteau, l'objet-livre est joli et soigné avec des illustrations intérieures et un signet.

Flammarion Jeunesse, 200 pages, 2018
Illustrations de Noémie Chevalier

Outlander #3 - Le voyage (Diana Gabaldon)

samedi 6 janvier 2018

9782290099605FS.gifJ'aurais attendu bien longtemps pour lire ce troisième tome, pourtant j'ai adoré les deux précédents. Je crois que ce qui m'a bloqué, c'est sa longueur. Je ne suis pas particulièrement friande des "pavés", j'aime changer fréquemment de lecture, et j'ai donc une préférence pour les romans pas trop longs (mais pas trop courts non plus !).
Cela dit, je sais faire des exceptions pour les livres vraiment bons, ce qui est clairement le cas de ce volume. Pour autant, j'ai mis de nombreuses semaines à le lire, car, pour la raison que je viens de citer, j'ai fait plusieurs pauses durant ma lecture pour en intercaler d'autres...
Malgré cette lecture-feuilleton entrecoupée par d'autres histoires, j'ai passé un superbe moment.

* * * ATTENTION, SPOILERS SUR LES PRÉCÉDENTS TOMES * * *

Le récit démarre une vingtaine d'années après la fin du Talisman, mais l'auteur procède à de nombreux allers et retours entre présent et passé, ce qui permet au lecteur de recoller les morceaux du puzzle et de découvrir ce qu'ont vécu Claire et Jamie durant ces deux décennies. De retour dans son monde, Claire a donné naissance à leur enfant puis l'a élevé aux côtés de Frank aux Etats-Unis tout en se formant pour devenir médecin. Jamie a survécu à la terrible bataille de Culloden et s'est retrouvé prisonnier.
Les années ont passé, mais Claire n'a jamais cessé de penser à son second mari. Leur fille Brianna étant à présent adulte, elle envisage de tenter de retourner dans le passé. Remonter le temps une nouvelle fois est risqué, mais Claire veut à tout prix retrouver Jamie.

* * * FIN DES SPOILERS * * *

Ce troisième opus est encore plus intense et riche que les précédents. Le titre du roman est bien trouvé, l'auteur fait voyager le lecteur dans le temps mais également dans l'espace avec des personnages qui deviennent de vrais globe-trotters. Les rebondissements sont nombreux, que ce soit au niveau de l'intrigue principale ou secondaire. Pour un roman de plus de mille pages, on ne s'ennuie pas un instant. Les chapitres s'enchaînent, le rythme est soutenu jusqu'à la fin. L'écriture est toujours aussi géniale, et l'excellente traduction rend cette lecture passionnante. La relation entre Jamie est Claire est belle et touchante, les deux personnages conservent tout leur charisme pour notre plus grand plaisir.
En résumé, une superbe suite pour une série fabuleuse à lire impérativement !
Promis, je me plonge bientôt dans la suite !!

Titre original : Voyager
Traduit de l'anglais par Philippe Safavi
J'ai lu, 1019 pages, 2013 pour la présente édition, 1994 pour l'édition originale

Phobos #4 (Victor Dixen)

mercredi 3 janvier 2018

9782221202197FS.gifLa série Phobos est à présent terminée puisqu'il s'agit du dernier tome.

Nous retrouvons les personnages là où nous les avions laissés à la fin du précédent tome, et s'il n'est pas forcément évident de raccrocher les wagons dans les premières pages, la mémoire revient vite grâce aux indices dispensés par l'auteur. 
Evidemment, je me demandais comment l'histoire allait se terminer, et, surtout, quelle direction allait prendre Victor Dixen. Force est de constater, une fois encore, que ce dernier possède une imagination illimitée et que son écriture est toujours aussi efficace. Un style incisif, visuel, digne d'un scénario de film. Le texte est enlevé, rythmé, hautement addictif. La fin, totalement improbable, m'a plu. Je suis donc très heureuse de ce dernier tome et de la façon dont la boucle est bouclée.

Malgré cette impression largement positive, pas de coup de cœur cette fois, comme ce fut le cas pour les tomes précédents. J'ai trouvé dans ce dernier opus que l'auteur s'éparpillait un peu par moments, et que cela gâchait un tantinet l'intrigue. Certains développements étaient, me semble-t-il, superflus, et s'éloignaient à mon sens de l'histoire principale sans y apporter une valeur ajoutée. J'ai eu le sentiment, parfois, que l'auteur avait encore matière à raconter, et que, faute de pouvoir rallonger la série, il rallongeait ce tome pour se faire plaisir. Ceci est un léger bémol, mais suffisant pour que je sois passée à côté du coup de cœur. Cela dit, c'est un excellent final dont il ne faut absolument pas bouder la lecture.
Voilà qui clôt avec brio une série incroyable.

Robert Laffont (R), 649 pages, 2017

Chroniques Homérides #1 - Le souffle de Midas (Alison Germain)

mercredi 20 décembre 2017

Midas.gifComme bon nombre de lecteurs, j'ai cédé à la curiosité et lu ce roman écrit par la blogueuse littéraire et booktubeuse Lili Bouquine, dont je suis régulièrement les vidéos. 
Le souffle de Midas est donc le premier tome d'une série qui s'intitule Chroniques Homérides, en référence à Homère et la mythologie grecque.

Louise vit à Falmouth en Cornouailles et partage son temps entre sa vie d'étudiante et son job à la boutique de gemmes et bijoux Crystals.
Un soir, après avoir quitté le magasin, elle entend des cris et trouve une femme grièvement blessée, victime d'une agression. Trou noir, elle se réveille à l'hôpital et personne ne croit à son histoire et à l'existence de l'inconnue qui est morte dans ses bras la veille. Seul un détective d'un genre particulier semble en savoir davantage sur la question.

D'abord, les points positifs.
L'intrigue est bien maîtrisée, les scènes sont bien dosées, ménageant ce qu'il faut de suspense, et le roman globalement bien construit (dans les points négatifs, je reviens sur ce point). Ensuite, l'idée de départ et l'univers de ce roman fantastique sont intéressants. Enfin, c'est plutôt bien écrit, la lecture est fluide et assez addictive.

Ensuite, les points négatifs.  
Si l'intrigue est bien maîtrisée, le roman manque toutefois d'intensité, et seule la scène finale m'a surprise. Côté mythologie, comme je le disais, l'idée de départ est intéressante, mais j'ai regretté que les explications viennent un peu tard. Pendant les trois quarts du bouquin on n'apprend pas grand-chose sur l'univers fantastique, et dans le dernier quart les informations affluent, créant une impression de déséquilibre dans la lecture. L'écriture, si elle est soignée et appliquée, l'est justement peut-être trop... On sent que l'auteur a un certain talent, qu'elle sait écrire, mais dans ce premier roman, son écriture n'est pas libérée et le style plutôt scolaire. A partir de là, l'ensemble du roman paraît moins intéressant et les personnages fades. 

En résumé, pour un premier roman, c'est pas mal, il y a de l'idée, une maîtrise de la trame narrative, mais le récit manque d'intensité, de fantaisie et surtout d'équilibre. Il existe dans ce texte une réelle volonté de rythmer les chapitres, mais l'écriture est parfois trop maladroite et casse justement cet effet . Quant aux personnages, pour le moment, difficile de s'attacher à eux, l'écriture (encore une fois !) nous laisse trop en surface et les relations qui se tissent sonnent faux. Notamment, le lien entre Louise et Angus qui se comportent comme s'ils se connaissaient depuis toujours après quelques temps passés ensemble, m'a laissée perplexe. 
Au final, j'ai passé un moment plutôt agréable avec cette histoire, mais je lui ai trouvé trop de défauts pour la recommander, hélas. Pourtant, trouvant l'auteur très sympathique, j'avais envie de l'aimer, ce roman ! Je ne sais donc pas si je lirai la suite...

Editions du Chat Noir (Féline), 268 pages, 2017

Nouvelle Sparte (Erik L'Homme)

samedi 16 décembre 2017

9782075090667FS.gifPetit moment de stress à l'heure d'écrire ce billet... Comment rendre hommage à ce texte, comment mettre en avant ses qualités avec le peu de mots dont je dispose ?
Nouvelle Sparte m'a fait vivre un moment de lecture différent et incroyable. 

Dans un monde futuriste, deux siècles après les grands bouleversements qui ont effacé le monde-d'avant, Nouvelle-Sparte est une cité-état au bord du lac Baïkal où règne la paix et l'harmonie. Là-bas, Valère et Alexia, deux jeunes gens, s'apprêtent à devenir pilotes d'élite lorsque qu'une série d'attentats va bousculer leur monde. Valère est alors chargé par le Directoire de mener l'enquête en s'infiltrant en Occidie.

Le premier point essentiel dans ce roman, c'est son écriture. Comme bon nombre de lecteurs, j'y suis sensible, j'aime certains styles, d'autres moins, j'aime aussi retrouver l'écriture d'auteurs fétiches. Or, dans Nouvelle-Sparte, Erik L'Homme réinvente totalement son style et propose à son lectorat une écriture pour le moins étonnante. Inventive, emplie de néologismes, de mots-expressions, mêlant les temps de narration d'une phrase à l'autre... Les premières lignes sont perturbantes, le temps de s'y adapter, puis l'on se prend au jeu, et l'on s’aperçoit que l'écriture, dans ce roman, davantage que dans d'autres, est en quelque sorte son socle. La forme sert le fond, et les deux sont étroitement liés. 
L'univers créé par Erik L'Homme est au moins aussi original que son écriture dans ce roman, il réinvente une société inspirée de la Grèce Antique qu'il transpose dans un monde futuriste en Russie, bref, dit comme cela on a le sentiment que c'est du grand n'importe quoi, et pourtant tout cela tient la route. On est donc en présence d'un roman multiple, à la fois récit d'anticipation, mais aussi d'initiation dans lequel sont abordés de nombreux sujets (politique, philosophie, amour...). L'histoire est rythmée, les pages se lisent très (trop ?) vite, et l'on se demande, une fois la dernière tournée, comment un roman si court peut être aussi dense et riche. 

Une expérience de lecture singulière, un roman fort, un presque-coup-de-cœur. J'ai adoré ce livre ; mon seul regret, que ce soit si court !

Gallimard Jeunesse, 312 pages, 2017

La magie de Paris #1 - Le cœur et le sabre (Olivier Gay)

mercredi 29 novembre 2017

9782362312458FS.gifLe coeur et le sabre, premier tome de la nouvelle série d'Olivier Gay, La magie de Paris, m'a fait passer un super moment de lecture.

Chloé, lycéenne, un mètre quatre-vingt-trois, escrimeuse de talent, est l'héroïne malgré elle de ce roman fantastique. Un après-midi, à la fin d'un entraînement, alors que les autres élèves sont déjà rentrés chez eux, elle décide de prolonger un peu sa préparation physique en vue du prochain championnat. Alors qu'elle est montée à la corde, elle assiste à une scène étrange. Thomas, un garçon de sa classe, est attaqué par une drôle de créature.

Je le disais en préambule, ce roman est très agréable à lire. Si vous cherchez un roman fantastique plutôt cool, sans prise de tête et avec de l'humour, lisez celui-ci.
Ce que j'aime chez Olivier Gay (en tout cas dans les romans que j'ai lus jusqu'à présent), c'est la simplicité de son écriture. Il ne cherche pas à épater ses lecteurs avec des tournures alambiquées et du vocabulaire recherché, il a une écriture directe mais drôlement efficace. Du coup, on croit à son histoire et on est directement embarqué dans l'action aux côté des personnages. L'intrigue de ce premier tome n'est pas sensationnelle, mais elle est bien ficelée, l'auteur sait où il veut nous emmener, on part d'une situation initiale pour aboutir à une situation finale, et entre-deux on avale les chapitres. Il y a du rythme, de l'action, énormément d'humour. Les personnages sont extras, pas de super héros qui se prend pour un Dieu, simplement deux ados qui font avec ce qui leur tombe dessus, bref un univers crédible bien que fantastique.
Vraiment, je me suis régalée et je vous recommande chaudement ce premier tome sans prétention mais réussi.

Castelmore, 318 pages, 2017

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