Fantasy - Fantastique

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Nina Volkovitch T2 ~ Le souffle (Carole Trébor)

lundi 22 avril 2013

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J'avais aimé le premier tome de cette série mais de petites choses me gênaient... L'héroïne d'abord, qui me mettait mal à l'aise. La touche de fantastique ensuite, qui arrivait vers la fin du roman et m'avait perturbée car je ne m'attendais pas à la trouver dans ce genre d'histoire.

Or, ce tome 2 a totalement effacé ces petits détails qui m'avaient empêchée d'apprécier pleinement le premier opus. Il est maintenant clair que Nina Volkovitch est une série fantastique, plus de doute sur la question. Quant à l'héroïne, je l'ai davantage aimée dans cette suite. Mais revenons à l'histoire...

Nina séjourne au monastère de Zaïmoutchi depuis quelques temps où elle est initiée par le maître Arkadi Tchernigov. Pour l'instant, ce dernier lui demande de peindre des icônes, activité qui remplit ses journées sans que Nina en comprenne l'utilité. Mais bientôt, la jeune fille faisant des progrès, le maître décide de lui en révéler davantage sur la lignée Volkovitch et sur le secret des trois icônes.
Je n'en dirai pas davantage, d'ailleurs abstenez-vous de lire la quatrième de couverture qui en révèle trop à mon goût. D'autant que, les volumes de cette série étant très courts, si vous en connaissez déjà une partie dès le départ, le suspense sera vite limité et ce serait dommage. 

Si j'avais aimé le premier tome, j'avais quelques réserves, mais je peux maintenant vous dire que ce deuxième volet de la trilogie Nina Volkovitch m'a enchantée. Les deux univers - le fantastique et l'historique - se mêlent de façon subtile et confèrent à ce récit une originalité qui m'a séduite. A présent les trajectoires sont plus précises et la compréhension du noeud de l'intrigue limpide ; moins de mystères, mais le charme opère toujours.
Une série décidément prometteuse, j'attends la fin avec impatience, il n'y en aura pas pour long puisque j'ai traîné à lire Le souffle et que le tome trois sort déjà le mois prochain !

Gulf Stream éditeur, 212 pages, 2013

A comme Association T8 ~ Le regard brûlant des étoiles (Erik L'Homme)

mercredi 17 avril 2013

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Un an après avoir lu le septième tome, j'ai retrouvé Jasper pour ce dernier tome de la géniale série initiée par Pierre Bottero et Erik L'homme, puis poursuivie par ce dernier après la mort brutale de son ami écrivain.

Je tremblais de découvrir cette fin, je soupesais régulièrement ce volume puis le reposais, ne me sentant pas prête. Toujours peur d'être déçue... Et puis à un moment, il faut se lancer. Ce que j'ai fait. Il n'y a qu'à vous, chers lecteurs, que je peux parler de mes névroses de lectrice, car je sais que vous comprendrez. Terminer une aventure avec un personnage aimé est délicat, il faut savoir choisir son moment.

Ce huitième tome est le plus volumineux de la série et sachez qu'il la clôture admirablement. Erik L'Homme apporte enfin au lecteur les explications tant attendues et le dénouement ne m'a pas déçue. J'ai retrouvé son écriture poétique, ce même humour chez Jasper, personnage que j'aime toujours autant, et cet univers passionnant. A comme association est une série de jeunesse superbe et originale, bourrée de qualités, que tout lecteur qui aime le fantastique se devrait de lire.

J'ai dit au revoir à Jasper et Ombe le coeur serré, mais tellement heureuse d'avoir fait leur connaissance.

Comme d'habitude, je reprendrai mes réflexions plus tard.
Dans "procrastination" (qui signifie, mot important quand on est au lycée, remettre au lendemain), il y a "pro" et j'en suis un dans le genre.

Gallimard Jeunesse - Rageot éditeur, 379 pages, 2013

Les ombres de la nuit T8 ~ Le démon des ténèbres (Kresley Cole)

lundi 15 avril 2013

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Kresley Cole fait un retour en force avec ce huitième tome de ma série-chouchou de romance paranormale ! On l'a attendue longtemps cette édition française, mais la voici enfin ! Le démon des ténèbres, tout un programme. Encore une fois, l'auteur m'a bluffée avec son imagination débordante et sa capacité à planter un décor digne du grand écran. Dès les premières pages, on y est, on s'y croirait pour de bon.

Malkom Slaine est un démon donc, mais corrompu car il a été transformé en vampire contre sa volonté. Réputé dangereux, il vit banni par les siens dans la dimension de l'Oubli, un enfer peuplé de dangers et de créatures affreuses. Pour vous la faire courte, Malkom, c'est un peu l'homme de cro-magnon avec des cornes (démon) et qui boit du sang (vampire). Monsieur est analphabète, a peur de l'eau (il ne se lave donc pas) et vit dans une caverne dont le sol est jonché d'ossements. Sympa, le tableau, n'est-il pas ?
Et puis nous avons à l'opposé de ce mâle crasseux et asocial une sublime sorcière, Carrow Graie. La jeune femme a été emprisonnée par l'Ordre, une organisation gérée par des humains qui font des expériences sur les créatures fantastiques. Elle ne va pas rester longtemps dans sa cellule puisque l'on va lui confier une mission : ramener le démon Malkom et le remettre à l'Ordre.
Carrow dispose de moins d'une semaine pour trouver le démon dans sa dimension et lui faire franchir le portail dans l'autre sens. Autrement dit, mission impossible.

Un roman, qui, à l'instar de ses prédécesseurs se lit tout seul et apporte son lot d'actions et de dépaysement. Kresley Cole met en scène avec brio un univers sombre et des personnages charismatiques. Elle sait se renouveller, et d'un tome à l'autre on ne s'ennuie pas et n'éprouve pas la sensation de "déjà vu". 
Mon seul (mais léger) bémol concerne l'humour qui est moins présent dans ce tome-ci, plus noir que les autres. Il y a bien quelques scènes cocasses lors de la cohabitation entre Malkom et Carrow dans la caverne, mais assez rapidement une intensité dramatique s'installe pour le reste du récit.

Vivement la suite !!!

Titre original : Demon from the dark
Traduit de l'américain par Agnès Girard
J'ai lu (Crépuscule), 440 pages, 2010 pour l'édition originale, 2013 pour la traduction française

Le protectorat de l'ombrelle T1 ~ Sans âme (Gail Carriger)

mercredi 13 mars 2013

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Voilà bien longtemps que je désirais découvrir cette série et binomette m'avait fait fait l'immense plaisir de m'offrir le premier tome en VO (j'ai un peu honte quand je constate que je n'ai toujours pas lu des livres que l'on m'a offerts en 2011...). Quelques temps plus tard, j'ai entamé cette lecture, mais me suis heurtée à la barrière de la langue. Fatigue ou manque de capacités, toujours est-il que j'ai senti dès les premières pages que j'allais perdre en qualité de lecture. Les mois ont passé et j'hésitais. Pour finir, j'ai décidé de lire ce premier tome en français. Je crois que j'ai bien fait car la traduction est excellente.

Une fois n'est pas coutume, je vais reprendre le résumé de l'éditeur que je trouve plutôt réussi et qui donne bien le ton de ce roman :

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Premier tome, donc, de la série du Protectorat de l'ombrelle, Sans âme permet au lecteur de faire connaissance avec une héroïne pour le moins originale, Miss Tarabotti. Une vieille fille qui arbore d'excellentes manières, a un penchant certain pour le thé et les ombrelles.  
Si j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce roman, j'ai par la suite été totalement séduite, et, prise dans les filets de Gail Carriger, j'ai englouti les deux derniers tiers de ce volume avec gourmandise. Très nettement, ce qu'il faut retenir de cette lecture, c'est le style de l'écriture. Jubilatoire et bourrée d'humour, la plume de l'auteur semble être le point fort de cette série. L'esprit de Miss Tarabotti, ses échanges avec Mord Maccon, sont juste désopilants et il est difficile d'y résister.
Un premier tome plus que prometteur qui me donne envie de poursuivre avec les suivants.

Les billets des copines : SandyCécile, Clarabel, Adalana.

Titre original : Soulless
Traduit de l'anglais par Camille Croqueloup
Orbit, 2011 pour l'édition française et 2009 pour l'édition originale
Format électronique, 269 pages 

Unravel me (Tahereh Mafi)

mardi 26 février 2013

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Comme le premier tome, Unravel me est écrit du point de vue de Juliette, l'héroïne. Nous la retrouvons en compagnie d'Adam, Kenji et James à Omega Point, l'organisation cachée sous terre qui abrite les dissidents du régime. 

Premier constat, et sans doute mon principal bémol concernant ce tome 2, Juliette est une pleurnicheuse, et j'aurais parfois aimé qu'elle fasse d'un peu plus d'empathie vis-à-vis de ses pairs. C'est une héroïne très égocentrée, ce qui s'explique et s'excuse en partie par son passé douloureux, mais se révèle agaçant à la longue.

Deuxième constat, la situation globale entre le reestablishment et Omega n'évolue pas beaucoup dans ce tome, l'histoire se concentre principalement sur les personnages. Ceci dit, cela ne m'a pas gênée.

Je n'ai pas non plus été gênée par l'éventuelle perspective d'un triangle amoureux entre Juliette, Warner et Adam compte tenu de la façon dont les choses sont amenées. On a ici affaire à trois personnages hors normes et il ne s'agit pas de simples relations amoureuses, l'intrigue va plus loin que cela.

Mais, curieusement, celui qui m'a marquée dans ce tome, ce n'est ni Warner ni Adam mais Kenji. Kenji qui m'avait déjà plu dans Shatter me avec sa bonhomie et son humour. Dans Unravel me, on découvre un autre pan de sa personnalité qui m'a énormément touchée, ce type est tout bonnement génial !

Globalement donc, un très bon deuxième tome et une fin des plus ouvertes qui ne donne pas vraiment d'indice sur la suite des événements.

"Yeah, bro." Kenji puts his utensils down. "You are moody. It's always "Shut up, Kenji." "Go to sleep, Kenji." "No one wants to see you naked, Kenji." When I know for a fact that there are thousands of people who would love to see me naked."

"Now I am trying," he says, "to give you a chance to fix things. I keep giving you apportunities to do things differently. To see past the sad little girl you used to be - the sad little girl you keep clinging to - and stand up for yourself. Stop crying. Stop sitting in the dark counting out all your individual feelings about how sad and lonely you are. Wake up," he says. "You're not the only one with daddy issues and severely screwed-up DNA. Youn can be whoever  the hell you want to be now. You're not with your shitty parents anymore. You're not in that shitty asylum, and you're no longer stuck being Warner's shitty little experiment. So make a choice," he says. "Make a choice and stop wasting everyone's time. Stop wasting your own time. Okay ?"

"On the darkest days you have to search for a spot of brightness, on the coldest days you have to seek out a spot of warmth ; on the bleakest days you have to keep your eyes onward and upward and on the saddest days you have to leave them open to let them cry. To then let them dry. To give them a chance to wash out the pain in order to see fresh and clear once again."

He spins around and he says, "I do not want your sympathy !"
"I wasn't trying to hurt you-"
"The truth," he says, "is a painful reminder of why I prefer to live among the lies."

Lecture commune avec Mara

Format électronique, Harper Collins, février 2013, 351 pages

Destroy me (Tahereh Mafi)

samedi 23 février 2013

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Livre intermédiaire entre le premier tome Shatter me et le deuxième tome Unravel me, Destroy me est un texte trop très court écrit du point de vue de Warner, le "méchant" héros du tome 1.
A la fin de Shatter me, on ne sait pas grand chose de ce personnage mystérieux et j'étais donc curieuse d'en découvrir davantage à son sujet. Destroy me n'a pas pour but de dévoiler tous ses secrets mais ce roman permet au moins d'éclaircir certaines zones d'ombres. 
J'ai adoré ce tome intermédiaire qui nous replonge d'emblée dans l'univers étrange de Shatter me. Les retrouvailles avec cette écriture si particulière sont plus que réussies, j'ai nettement préféré cette narration du point de vue de Warner qui se révèle étonnamment émouvant. Un personnage fascinant auquel il est difficile de ne pas s'attacher.
La question reste de savoir quel rôle il va jouer par la suite et quelles sont ses réelles motivations.

It's strange being in her head without being able to see her. I feel like she's here, right in front of me. I feel like I know her so intimately, so privately. I'm safe in the company of her thoughts ; I feel welcome, somehow. Understood. So much so that some days I manage to forget that she's the one who put this bullet hole in my arm.
I almost forget that she still hates me, despite how hard I've fallen for her.
And I've fallen.
So hard.
I've hit the ground. Gone right through it.
Never in my life have I felt this. Nothing like this. I've felt shame and cowardice, weakness and strenght. I've known terror and indifference, self-hate and general disgust. I've seen things that cannot be unseen. 
And yet I've known nothing like this terrible, horrible, paralyzing feeling. I feel crippled. Desperate and out of control. And it keeps getting worse. Every day I feel sick. Empty and somehow aching.
Love is a heartless bastard.
I'm driving myself insane.


Lecture commune avec Mara

Format électronique, Harper Collins, octobre 2012, 103 pages

Apocalypsis T5 ~ Oméga : Elias (Eli Esseriam)

vendredi 22 février 2013

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Souvenez-vous, j'attendais avec une grande impatience de découvrir comment se termine cette histoire dont les quatre premiers tomes m'avaient tenue en haleine. Malheureusement, je n'ai pas trouvé cette fin à la hauteur de la série et la voie choisie par Eli Esseriam m'a déçue. Je suis d'autant plus frustrée qu'il n'a pas manqué grand chose à cette fin pour me séduire, car en réalité, les trois quart du livre sont passionnants, c'est la toute dernière partie qui ne m'a pas satisfaite.

Dans ce tome final, on retrouve toute la verve et le style si particulier de l'auteur, la rencontre entre les quatre cavaliers de l'apocalypse est parfaite, tout est ajusté jusque dans les moindres détails, le scénario est encore une fois admirablement pensé.  Assister enfin au rassemblement des cavaliers est totalement jouissif et l'on attend alors de voir comment ils vont orchestrer cette apocalypse. Jusqu'aux derniers chapitres, le suspense est maintenu et je dois dire que je m'attendais à tout sauf à ce que nous propose Eli Esseriam. Un choix que je qualifierais de "facile", qui ne m'a pas du tout plu et ne me semble pas dans la lignée des tomes précédents. J'ai tellement aimé les premiers tomes et même la majeure partie de ce dernier, que j'ai éprouvé un sentiment de trahison en découvrant cette fin. J'avais lu ça et là que des lecteurs avaient été échaudés par ce final et je brûlais de me faire ma propre opinion. Hélas, je n'ai pas aimé la tournure que prennent les évènements et je ne comprends pas pourquoi l'auteur a choisi de terminer ainsi cette histoire. 

Si je suis autant déçue, c'est parce que c'est une série brillante dont chaque précédent tome m'a étonnée et fascinée, une lecture qui m'a bouleversée et transportée, qui résonnera encore longtemps en moi. Alors forcément, j'attendais une autre issue que celle-ci. Dommage.
Pour autant, je vous recommande toutefois de lire les quatre premiers tomes et de faire éventuellement l'impasse sur le dernier. Toutefois, que l'on ne se méprenne pas, ce cinquième tome est excellent, il ne souffre d'aucun défaut, c'est simplement que la fin choisie par l'auteur ne me convient pas. 

Je retiendrai de cette série quatre premiers tomes éblouissants avec quatre personnages fascinants ainsi qu'une écriture à la fois surprenante et magistrale. Cette rencontre avec Eli Esseriam m'a marquée et j'espère pouvoir la lire encore à l'avenir.

L'avis de Belledenuit

Nouvel Angle, 295 pages, 2012

Apocalypsis T4 ~ Cavalier pâle : Elias (Eli Esseriam)

jeudi 14 février 2013

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coupdecoeur.pngCe quatrième tome avant le final est, je crois, celui qui m'a le plus marquée, touchée.
Elias, son héros, est le cavalier pâle, celui qui apporte la pourriture, détruit les organismes vivants d'un simple toucher. C'est aussi celui qui peut manipuler le temps, retourner dans le passé et aller dans le futur. Le cavalier pâle est présenté comme le cavalier le plus puissant des quatre, potentiellement le plus dangereux. Le paradoxe, c'est qu'il n'a pas ou presque de noirceur, c'est le seul qui fasse preuve d'empathie et d'une vraie bonté. C'est sans-doute un des éléments qui m'ont fait l'aimer encore davantage que les autres, mais ma préférence pour ce tome ne se résume pas à cela.
Le thème des voyages dans le temps m'a toujours séduite, je crois l'avoir déjà dit dans ce salon, et j'ai trouvé que de ce point vue, la construction de ce tome était absolument brillante. Cavalier pâle est le seul tome écrit sous la forme d'un journal, celui d'Elias qui explique à son double du futur où il a échoué et comment surmonter les écueils auxquels il s'est heurté. C'est en apprenant à se connaître qu'il pourra tirer parti du meilleur de lui-même et mener à bien la mission d'apocalypse qui lui a été confiée. Ce que traverse Elias est à la fois déchirant et formateur, étapes nécessaires pour le faire grandir et évoluer.
Durant cette lecture, je ne saurais vous dire à quel point j'ai été subjuguée par ce jeune homme, sa façon d'avancer, de tirer des leçons de son vécu, de rectifier le tir et de repartir sans cesse en arrière pour faire toujours mieux. C'est bouleversant d'humanité alors qu'en vérité Elias est bien loin d'être un humain mais il en conserve la vulnérabilité et la candeur. 

Superbe quatrième tome qui ne m'a donné qu'une envie, celle de lire le tome final pour découvrir enfin comment tout cela finit.

Je ne suis pas sûr, parce que mes conclusions sont purement théoriques, mais je crois qu'être privé du sens du toucher est le handicap le plus aliénant. Parce qu'il isole plus que tout autre. Le sourd et l'aveugle, le muet, le tétraplégique, même le débile mental, eux, ils gardent la possibilité d'une étreinte, d'une caresse. Ils ont toujours droit au réconfort, à la consolation. Aux démonstrations d'amour. Toi non. Certes, il reste les mots. Mais ils ne suffisent jamais à tout dire.

Nouvel Angle, 263 pages, 2012

Apocalypsis T3 ~ Cavalier noir : Maximilian (Eli Esseriam)

dimanche 10 février 2013

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J'ai laissé en attente pendant plusieurs mois cette série dont les deux premiers tomes m'avaient pourtant enthousiasmée. 
Maximilian est le troisième cavalier, autrement dit le noir. Personnage ambigu, en apparence insensible et cruel et doté d'un esprit d’auto dérision, il m'a totalement séduite par son humour et sa verve incroyable. 

Et bien sûr, il y a moi. Maximilian Von Abbetz. Max. Un jeune homme de 17 ans richissime qui déambule avec une nonchalance affectée dans un monde qui lui appartient, avec ce sentiment de toute-puissance qui irrite, à juste titre, tous ceux qui le croisent. Blasé, amer, indifférent, indolent et cruel sont quelques-uns des qualificatifs  qui semblent adéquats pour me décrire. je suis un post-adolescent qui a déjà tout essayé, tout vu, qui s'est offert tous les luxes et les plaisirs éphémères imaginables. Un môme capricieux et vaniteux, adepte des plaisirs de la chair en tous genres, de liquides enivrants et de substances illicites. Un type borderline qui n'aime rien davantage que les transgressions, monnaye les interdits et rachète les territoires pour repousser les limites. Autrement dit : un sale con.

Saluons encore une fois l'immense talent de ce jeune auteur dont la plume est taillée à la serpe. Chaque phrase est délectable, mais que les âmes sensibles s'abstiennent, mièvrerie et douceur ne sont pas prévues au programme. 
L'intrigue est toujours maîtrisée de bout en bout, la narration effrénée et ce troisième volume s'engloutit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. 
Je n'ai pas l'intention de vous en dire davantage, je vous invite simplement si ce n'est pas encore fait, à découvrir cette série de très grande qualité et qui se démarque dans le paysage de la littérature de jeunesse actuelle.

Un nouvel extrait avant de se quitter :

Les gens se demandent certainement pourquoi, dans les tablées gastronomique, l'on sert des assiettes au contenu si frugal, presque symbolique. La réponse est pourtant évidente : en une dizainre de bouchées, le repas complet est ingurgité et l'on peut prendre congé les uns des autres sans manquer de correction. L'ennui et la mauvaise compagnie sont les pères fondateurs de la cuisine prétentieuse et de la maigreur prisée par les femmes galantes. Un adage indien dit que les gens gros sont heureux. Je ne peux statuer quant à la véracité de cet énoncé mais je peux vous dire que je connais beaucoup de gens sveltes fort tristes et emmerdants à souhait. Le menton pointu et la côte apparente, ils ne m'ont jamais fait penser qu'à des lévriers afghans. A leur vue, je sens toujours poindre en moi l'envie de devenir vétérinaire et de les piquer afin de mettre un terme à une vie de souffrance affichée.

Nouvel Angle, 269 pages, 2012

Le hobbit (J. R. R. Tolkien)

vendredi 18 janvier 2013

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coupdecoeur.pngIl y a quelques mois, ayant appris la sortie prochaine du film Le hobbit, je me suis dit que ce serait là une occasion de relire le merveilleux roman dont il est adapté. Je ne l'avais lu qu'une fois, alors très jeune, mais j'en gardais un superbe souvenir. Au moment où je m'apprêtais à ressortir mon vieil exemplaire papier, je découvre que les éditions Audiolib viennent de l'éditer. J'ai donc opté pour le livre audio et j'ai fort bien fait, comme vous allez le voir.

Je n'avais pas parlé dans ce salon des livres Audiolib depuis Le goût des pépins de pomme, mais je peux vous dire que je n'ai pour le moment jamais été déçue (j'ai écouté plusieurs titres de cet éditeur depuis, dont je n'ai pas parlé par paresse... procrastination, quand tu nous tiens !). A chaque fois que j'écoute un livre audio édité par Audiolib, je suis admirative devant le choix du lecteur qui se révèle toujours parfaitement adapté à l'oeuvre. Ici encore, j'ai été conquise par le choix de Dominique Pinon qui donne véritablement vie à ce roman. Son timbre de voix, ses rires, ses intonations, tout cela participe à donner encore davantage de relief à  Bilbo et ses compagnons. Par moments, on oublie qu'il s'agit d'un livre et l'on s'attendrait presque à les voir débarquer dans son salon ! J'ai donc passé de délicieuse heures en compagnie de ce conteur incroyable et retrouvé avec délice ce livre magique.

Cette relecture m'a plu autant que la première, voire davantage, car j'ai sans-doute prêté davantage attention à l'écriture (et donc à la traduction qui est excellente, soit dit en passant) de Tolkien. Car au-delà du conte, il y a dans Bilbo un second degré que je n'avais pas perçu à l'époque. Bilbo, c'est le roman qui rassemble tout ce que j'aime dans un livre : le conte, le roman initiatique, l'humour, le fantastique, l'aventure. Et puis surtout, ces personnages tellement irrésistibles, à commencer bien sûr par notre hobbit. Bilbo a des faiblesses qui le rendent très attachant car finalement, ce ne sont pas des défauts bien graves, juste ce qu'il faut pour que le lecteur d'identifie à lui. Par définition le hobbit n'aime pas courir l'aventure, il n'aime rien davantage que de fumer sa pipe dans son confortable trou de hobbit tout en faisant des ronds de fumée. Il aime aussi dormir, manger, et fuit les ennuis dès qu'il le peut. Aussi, quand une troupe entière de nains débarque chez Bilbo, celui-ci, comme tout hobbit qui se respecte, tente d'éviter la confrontation et de se sortir du pétrin. Mais c'est sans compter avec la pugnacité du célèbre magicien Gandalf.

Vous l'aurez compris, j'ai retrouvé avec bonheur cette histoire de trésor et de dragon, de quête et de batailles. Il n'est pas nécessaire d'être un enfant pour apprécier ce roman, j'ai presque envie de dire "au contraire". A celles et ceux qui veulent se familiariser avec la plume de Tolkien, voilà une excellente introduction qui vous mènera tout droit au Seigneur des anneaux. Et si vous optez pour le livre audio, vous serez sans nulle doute conquis comme je l'ai été. Premier coup de coeur 2013 (même si c'est une relecture).

PS 1 : Ce livre audio peut aussi faire l'objet d'un cadeau si vous avez des fans de Tolkien dans votre entourage. A noter que le livre est présenté sous la forme d'un beau coffret avec deux cartes permettant de suivre l'itinéraire de Bilbo (Cf. photos ci-dessous).

PS 2 : Je classe les ouvrages que je lis selon leur genre (Cf. rubrique "Bibliothèque" dans la barre de gauche), mais pour vous permettre de retrouver plus facilement les livres audios (car je vous en présenterai d'autres), il vous suffira de cliquer sur le lien Livres audio dans la rubrique "Sommaire", toujours dans la barre de gauche.

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Et si vous n'êtes pas encore convaincus, allez lire le superbe billet de Coeur de chêne sur Biblioblog !

Lecture commune avec ma copinaute Mara

La fiche du livre sur AUDIOLIB (avec des extraits)


Texte intégral lu par Dominique Pinon
Traduit de l'anglais par Daniel Lauzon
Audiolib, 2012
Durée totale d'écoute : 10h14

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