La chronique des Bridgerton T4 ~ Colin (Julia Quinn)

samedi 19 mai 2012

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Ah les frères Bridgerton ! Anthony, c'était quelque chose, Benedict aussi, mais Colin est certainement celui que j'ai préféré des trois. Il a tout pour plaire, absolument tout. Il est beau, drôle, charmeur. Il a de l'esprit, un talent d'écrivain, sait s'exprimer en public et a le don d'amadouer les foules comme de séduire les demoiselles. Il est galant, se montre un frère et un fils attentionné, a le goût du voyage. Que voulez-vous Mesdames, Colin est le parti idéal ! Cela, Pénélope Featherington l'a compris depuis le plus jeune âge, celui où elle faisait son entrée dans le monde, pas sure d'elle et empruntée. Année après année, elle s'est consumée d'amour pour lui puis elle est devenue son amie, un statut qui la satisfait à défaut d'autre chose. 

Enfin, dans ce quatrième tome nous découvrons l'identité de la mystérieuse Lady Whistledown ! La chronique mondaine dont elle est l'auteur fait fureur au sein de l'aristocratie. Certains l'admirent pour son intelligence et son humour acide, d'autres la détestent pour avoir été les victimes de sa plume acérée. Tous se demandent qui elle est réellement, et le lecteur avec eux, bien entendu. Ce tome consacré à Colin est donc centré à la fois sur l'intrigue amoureuse entre ce dernier et Pénélope et sur la résolution de l'énigme Lady Whistledown. La lecture n'en est que plus jouissive même si l'histoire d'amour est déjà intéressante en elle-même. Colin ne manque décidément pas de charme, et quand il décide de courtiser Pénélope, c'est absolument délicieux. Le Monsieur n'est pas des plus romantiques, il ne sort pas les violons ni les bouquets de fleurs, mais quand il demande la demoiselle en mariage, j'ai cru défaillir, pas moins ! Et comme Pénélope est une jeune femme vive et intelligente, leur relation ne laisse pas indifférent...

Me voici à la moitié de la série, et j'aime toujours autant !


Cécile, Pimpi l'ont lu aussi


Titre original : Romancing Mister Bridgerton
Traduit de l'américain par Cécile Desthuilliers
J'ai lu (Aventures & Passions), 410 pages, 2002 pour l’édition originale, 2010 pour la traduction française

La vague des albums #9

jeudi 17 mai 2012

51pQgq9BcpL._SL500_AA300_.jpgMa première Histoire de France
Claire Delbard et Mathieu Sapin
Tourbillon, 2012

Voici un documentaire que je recommande pour aborder l'Histoire de France avec les plus jeunes. De la préhistoire à nos jours, Ma première Histoire de France passe en revue les évènements les plus importants de notre Histoire. Résumer des siècles entiers en si peu de pages relève de l'exploit et je dois dire que c'est un album qui tient son pari. Une double page est consacrée à chaque période avec un court texte de présentation et de nombreux rabats qui apportent autant de précisions sur l'époque concernée. On a donc à la fois des dessins au style enfantin pour la double page et des documents variés (photos, peintures...) pour les différents rabats. 
En fin d'ouvrage une frise bien pratique pour mieux visualiser le temps qui passe et les faits marquants.

Un documentaire bien conçu et agréable à lire.

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41nSILPre4L._SL500_AA300_.jpgMa soeur et moi
Cécile Roumiguière et Bobi+Bobi
La joie de lire, 2012


A la seule mention de l'auteur, Cécile Roumiguière (auteur du personnage Violette dans la superbe série Blue Cerises), j'ai eu envie de découvrir cet album. Le titre Ma soeur et moi m'a tentée aussi, je le reconnais. Spontanément j'ai pensé à mes garçons et j'ai d'ailleurs partagé cette lecture avec mon grand matelot. 
Le titre est sans équivoque, c'est une histoire de soeurs. Au gré des saisons, nous suivons Lorna et Liette, leur rivalité, leurs disputes, leur jalousie... comme dans toutes les fratries, la relation entre ces deux-là n'est pas toujours rose mais l'on sent bien que dans le fond, l'amour n'est pas loin et que le lien familial est le plus fort. 
L'écriture de Cécile Roumiguière m'a enchantée. C'est beau, poétique, touchant. Chaque phrase est une musique, chaque page une promenade. 
Dire que j'ai aimé serait un euphémisme, je vous recommande chaudement cette lecture et j'espère qu'elle saura vous toucher comme moi. 

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51uPZfk6SAL._SL500_AA300_.jpgMonsieur Cabosse
Roland Fuentès et Pascal Lemaître
Nathan, 2012


Monsieur Cabosse n'a pas de chance, il est grand, bien trop grand. Du coup chez lui, il se cogne partout.
Mais heureusement sa femme ne manque pas d'idées pour arranger la situation ! Monsieur Cabosse se prête de bonne grâce à chacune de ses expériences.

Voici une histoire qui m'a séduite tant par sa tendresse que par son originalité.
Au-delà de la grandeur démesurée de Monsieur Cabosse, l'adulte y percevra les thèmes de la tolérance et de la différence.
Les dessins sont en harmonie avec le texte et font de cet ouvrage un album douillet et drôle à la fois qui plaira sans nul doute aux jeunes enfants.
Petit matelot a aimé et moi aussi !

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Papa, maman, mon clone et moi (Christophe Lambert)

mardi 15 mai 2012

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Décidément, cette collection nous réserve de bien jolies surprises ! 

Les parents de Charly ont adhéré au programme Sécurité enfant + qui propose de cloner leur enfant au cas où celui-ci viendrait à mourir. C'est ainsi que, depuis la naissance de Charly, son jumeau attend sagement dans un caisson d'hibernation entreposé au sous-sol de la maison ! 

Voilà un roman d'anticipation bien ficelé qui mêle habilement humour et réflexion. L'histoire, je n'en doute pas, devrait plaire aux enfants.
Les jeunes lecteurs ne manqueront pas de s'identifier au malicieux Charly qui a trouvé une super parade pour réussir ses contrôles au collège en réveillant son clone ! N'allez pas croire que je dévoile quoique ce soit de l'intrigue, c'est un fait qui est énoncé dès les toutes premières lignes, non sans humour d'ailleurs ! 

Le mois dernier, j'ai sorti Charly 2 du congélateur.
Charly 2 n'est pas un poisson pané ni une nouvelle marque de glace.
Charly 2 est mon clone à moi, Charly. 

Si vous voulez initier vos enfants (élèves) à la science fiction, n'hésitez pas à piocher dans la collection Mini Syros Soon qui est, je le répète, une valeur sure.
Et pourquoi ne pas opter pour ce titre qui aborde des thèmes passionnants, à savoir ceux de l'identité, du clonage et de son aspect éthique ? 
Testé et approuvé par grand matelot (8 ans) et moi-même.

 Syros (Mini Syros Soon), 41 pages, 2012

La chronique des Bridgerton T3 ~ Benedict (Julia Quinn)

dimanche 13 mai 2012

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Quand je vous disais que je ne pouvais plus décrocher de cette série ! 

L'histoire commence avec Sophie Beckett, fille illégitime du Comte de Penwood qui vit depuis le décès de ce dernier avec sa belle-mère et ses deux belles-soeurs. Sa marâtre lui voue une haine féroce et a fait de Sophie sa domestique, pour ne pas dire son esclave. Tandis que ses filles portent de belles robes, Sophie est vêtue de haillons et passe ses journées à trimer pendant que le reste de la famille prend du bon temps.
C'est alors qu'arrive l'invitation au bal masqué organisé par Lady Bridgerton. Sophie ne songe pas un instant qu'elle pourra s'y rendre et pourtant... Avec la complicité des domestiques, Sophie va vivre la plus merveilleuse soirée de son existence. Aussitôt entrée dans la salle de bal, la jeune fille rencontre Benedict, deuxième de la fratrie des Bridgerton. Fuyant les autres invités ils vont passer ensemble des heures délicieuses jusqu'à ce que sonne minuit et que Sophie s'échappe sans même lui avoir révélé son identité. Il ne restera à Benedict qu'un gant et des souvenirs pour raviver sa douleur d'avoir perdu la belle inconnue.

Vous aurez bien entendu reconnu là une adaptation du célèbre conte de Cendrillon mais la suite de l'histoire va s'en détacher un peu. Des années plus tard, Sophie et Benedict vont se retrouver par un hasard fortuit mais lui ne la reconnaîtra pas. Elle avait le visage masqué, à présent il est découvert, ses cheveux sont plus courts et elle a maigri. Le jeune homme sent bien une attirance pour la demoiselle mais ne peut se résoudre à l'aimer tant plane encore sur lui le souvenir de la belle inconnue en robe argentée. 

Ce troisième tome m'a énormément plu à l'instar des précédents. une fois encore Julia Quinn a su m'emporter dans son histoire, me surprendre et me faire rire aussi. La famille Bridgerton est une famille extraordinaire à la fois par sa grandeur mais aussi par l'indéfectible lien qui existe entre ses différents membres. J'aime les retrouver d'un tome à l'autre, assister aux querelles, voir la malice et l'intelligence dont chacun fait preuve. C'est une famille unie mais pas mièvre, loin s'en faut. Et d'ailleurs l'héroïne ne s'y trompe pas, elle se plaît de suite au sein des Bridgerton qui le lui rendent bien.

Vivement la suite !!!

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Les billets de Pimpi et Cécile

Titre original : An offer from a gentleman
Traduit de l'américain par Cécile Desthuilliers
J'ai lu (Aventures & Passions), 443 pages, 2001 pour l’édition originale, 2009 pour la traduction française

La vague des albums #8

vendredi 11 mai 2012

Je crois n'avoir jamais évoqué dans ce salon combien j'aime les albums documentaires destinés à la jeunesse. De nos jours, on en trouve de toutes sortes. D'un album à l'autre ce sont le format, l'iconographie, la mise en page et bien entendu le sujet qui changent. Avec grand matelot nous en faisons une consommation importante et après quelques années de pratique, je (nous) commence à avoir mes collections préférées, les incontournables, celles qui m'ont séduite encore davantage que les autres. Aujourd'hui, permettez-moi de vous présenter deux de mes collections chouchoux du moment.


61GatcU4NPL._SL500_AA300_.jpgFélix de Berlin 
Anke Feuchter et Elodie Durand
Abc Melody (Viens voir ma ville), 2012

Diego de Madrid 
Dulce gamonal et Laurent Audoin
Abc Melody (Viens voir ma ville), 2012
 


Tout d'abord, il y a la collection Viens voir ma ville éditée par Abc Melody. Je vous avais déjà parlé de cet éditeur et de cette collection en particulier avec l'album Miyako de Tokyo. Si je vous en touche de nouveau un mot, c'est parce que ladite collection s'est étoffée depuis lors et que je viens d'en découvrir les deux derniers titres : Félix de Berlin et Diego de Madrid.

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Ce que j'aime dans cette collection :

- un petit format relié (donc costaud) qui peut facilement se glisser dans un sac pour l'amener en week-end ou en vacances
- des illustrateurs avec des styles différents mais toujours colorés et frais
- un lexique à la fin de chaque album ainsi qu'un condensé des différents éléments culturels remarquables du pays dont il est question
- des auteurs originaires des pays présentés et un texte intéressant et documenté
- l'histoire racontée par un enfant auquel le jeune lecteur peut s'identifier facilement

Voilà, si vous ne connaissez pas encore cette collection qui continue de me séduire, n'hésitez pas à la découvrir, c'est un excellent support pour aborder de façon ludique la culture des pays étrangers. A offrir et à mettre entre toutes les petites mains à partir de 6 ans.

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51j0zffDHsL._SL500_AA300_.jpgL'astronomie 
Carole Stott
Rouge & Or (Tout un monde), 2012

Les explorateurs 
Philip Wilkinson
Rouge & Or (Tout un monde), 2012

Autre collection dont je n'ai encore jamais parlé ici, Tout un monde, éditée par Rouge & Or. Il faut savoir que Rouge et Or est un éditeur qui appartient depuis une vingtaine d'années au groupe Nathan et qui est entre autres un spécialiste des albums documentaires et des encyclopédies. 
La collection Tout un monde est une collection qui s'adresse aux grands enfants avec un texte plutôt exigeant et qui convient à mon sens dès l'âge de 8-10 ans (Mon grand matelot qui a 8 ans a besoin d'explications pour lire ces albums mais il en apprécie déjà le contenu.).

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Ce que j'aime dans cette collection :

- un grand format relié façon "beau livre" pour un prix mini
- la variété des sujets traités (les volcans, les chevaliers, les chevaux, les pyramides...)
- la présence d'un glossaire, d'un sommaire et d'un index 
- une superbe mise en page avec de nombreuses illustrations variées (dessins, photos, schémas, cartes, etc.)

En résumé, une superbe collection qui ravira plus d'un enfant et intéressera plus d'un adulte. Chaque album est un support merveilleux pour s'instruire et partager ses connaissances. Une idée de cadeau quand vos enfants sont invités à un anniveraire !

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La chronique des Bridgerton T2 ~ Anthony (Julia Quinn)

mercredi 9 mai 2012

100_4794.JPGSix mois ce sont écoulés avant que je ne poursuive la lecture de cette série dont le premier tome m'avait enchantée. N'allez pas en déduire que mon envie avait fondu comme neige au soleil, c'est simplement que les tomes suivants sont épuisés. J'ai donc patienté et une bienfaitrice est venue à mon secours en me prêtant ses exemplaires. Qu'elle en soit ici mille fois remerciée !

Ce deuxième tome est consacré à l'aîné des Bridgerton, Anthony, celui qui a hérité du titre de Vicomte. Le jeune homme qui est toujours célibataire à l'âge de trente ans a enfin décidé de se "ranger" à la stupéfaction de ses frères et soeurs. Anthony ne cherche pas l'amour, il veut même s'en protéger, ce qu'il veut c'est une femme pas désagréable à regarder, intelligente et qui lui donne un héritier. Edwina Sheffield en tant que reine de la saison est donc la candidate idéale pour devenir la future Lady Bridgerton. La jeune femme est d'une grande beauté et ne manque pas d'esprit, l'affaire est réglée, Anthony l'épousera. 
Bien entendu, l'histoire ne va pas se dérouler comme prévu car Kate Sheffiel est décidée à empêcher Anthony d'épouser sa jeune soeur dont elle le juge indigne. 
Commence alors une succession de joutes verbales totalement jouissives pour le lecteur. Ah ! Que j'ai aimé leurs échanges, la perspicacité de Kate et l'agacement d'Anthony. Ces deux-là sont faits pour s'aimer mais ils veulent conserver leur liberté, et vont se battre pour cela. La première partie du roman est absolument délicieuse et piquante, un vrai régal ! Par la suite, comme nos tourtereaux se rapprochent, le ton est certes moins caustique, mais c'est tout de même très plaisant à lire. 

Voilà un excellent deuxième tome que je n'accablerai que d'une seule et unique critique, à savoir sa couverture totalement hideuse ! 
Et je me dois de confesser, chers lecteurs, que me voilà atteinte de Bridgerton-mania...

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6/8

Le billet de Pimpi

Titre original : The Viscount who loved me
Traduit de l'américain par Edwige Hennebelle
J'ai lu (Aventures & Passions), 377 pages, 2000 pour l’édition originale, 2008 pour la traduction française

Les ombres de la nuit T7 ~ Le plaisir d'un prince (Kresley Cole)

mardi 8 mai 2012

Leplaisirdunprince.jpgAvouez qu'il y avait longtemps que je n'avais pas parlé de romances dans ce salon ! (Ahem)

Et là, devant la foule en délire et sous vos yeux ébahis, je m'en vais vous présenter le septième opus de la fameuse série Les ombres de la nuit.
A ceux qui n'auraient pas suivi les précédents épisodes (les vilains), je donne dans ma grande mansuétude l'autorisation de ne pas lire ce billet.
Aux autres (les gentils), qui, j'en suis sure, brûlent de découvrir ce qui se passe dans ce nouveau tome, je l'expose sans plus attendre.

Déjà, premier constat, j'aime les Lycae. Car finalement, si je fais le compte, je crois bien que ce sont les tomes qui leurs sont consacrés qui m'ont plu le plus.
Deuxième constat, la série des Ombres de la nuit n'est pas entrain de décliner comme je le craignais à la lecture du volume précédent qui m'avait un tantinet déçue. Avec Le plaisir d'un prince, on retrouve les qualités des premiers tomes, ouf !

Maintenant, quid de l'histoire. D'un côté nous avons Garreth MacRieve, roi des Lycae, frère de Lachlain, héros du premier tome et cousin de Bowen, héros du troisième tome  (les Lycae forment une grande famille). De l'autre, la délicieuse Lucia dite la Chasseresse, une Valkryie qui n'a pas froid aux yeux. Je peux vous dire que le couple Lycae-Valkyrie ça dépote ! Quand une Valkyrie a décidé de ne pas se laisser séduire, gare aux coups bas, la demoiselle peut se révéler dangereuse et vicieuse ! Bon, en, face nous avons tout de même l'un des êtres les plus forts du Mythos, et notre beau loup-garou ne se laisse pas impressionner, mais tout de même !

Lucia est en mission, elle doit anéantir le mal absolu (rien que ça) et nul ne doit la faire dévier de son objectif, pas même un mâle terriblement séduisant. C'est ainsi que Garreth va jouer les chaperons et suivre la belle aventurière pour la protéger et percer à jour son secret. Car Lucia est bien mystérieuse...
C'est donc ainsi que nous retrouvons notre couple de choc en pleine Amazonie, à braver de multiples dangers.

La particularité de ce dernier tome, c'est qu'à l'instar du troisième, il se déroule en parallèle des deux tomes consacrés aux Lycae et que le lecteur revit donc une partie de ces histoires vues sous un autre angle. Pour le coup, et même si l'on peut tout-à-fait lire ce roman indépendamment des autres, les trois tomes se complètent et j'ai apprécié de retrouver les protagonistes des récits précédents. 
Une lecture 100% plaisir au rythme soutenu, pas le temps de s'ennuyer, on a déjà tourné la dernière page, le sourire aux lèvres.


Titre original : Pleasure of a dark prince
Traduit de l'américain par Agnès Girard
J'ai lu (Crépuscule), 439 pages, 2010 pour l'édition originale, 2012 pour la traduction française


La balade de Pell Ridley (Meg Rosoff)

jeudi 3 mai 2012

BaladePell.jpgSuperbe découverte que ce roman. Je dois dire que je ne m'attendais pas à pareille histoire, qui plus est dans la collection Wiz qui est plutôt ciblée jeunesse habituellement. La balade de Pell Ridley séduira davantage à mon sens les adultes que les adolescents, mais ceci n'est qu'un avis personnel. 
Nous sommes ici en présence d'un roman initiatique qui m'a rappelé - le fantastique en moins - Cent ans de solitude. C'est certes un sacré compliment que de comparer un roman à celui de Gabriel Garcia Marquez, mais pour une raison que je ne m'explique pas, c'est à ce dernier que j'ai régulièrement pensé au cours de ma lecture.

Pour point de départ de cette histoire, une jeune fille qui quitte sa famille le jour de son mariage. Pell Ridley décide comme ça, sur une impulsion, de tout plaquer et de fuir cette vie qu'on veut lui imposer. Au dernier moment, sont petit frère muet s'invite au voyage et c'est à deux qu'ils entament un long périple parsemé d’embûches, de rencontres, de surprises, bonnes et mauvaises. 
Et voilà le lecteur embarqué dans leur sillage, spectateur immobile de cette aventure étrange. Pell est une jeune fille forte et courageuse qui deviendra femme en cours de route, après avoir traversé bien des épreuves. C'est un roman dur et beau à la fois, un hymne à la liberté, à l'humain. La quête de Pell est bouleversante et amère, on ressort de cette lecture un peu chamboulé avec l'impression d'avoir changé de dimension... A présent, j'ai envie de lire d'autres romans de l'auteur.

Titre original : The bride's farewell
Traduit de l'anglais par Dorothée Zumstein
Albin Michel (Wiz), 235 pages, 2012 pour l'édition française et 2009 pour l'édition originale

Les secrets de Wisteria - Livre II (Elizabeth Chandler)

samedi 28 avril 2012

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Voilà près d'un an que j'ai lu le premier tome de cette série et je me demandais si j'allais raccrocher les wagons facilement après tout ce temps. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que ce livre II n'est pas une suite mais une histoire totalement indépendante dont le seul point commun avec la précédente est le lieu où elle se déroule. 

Dans ce livre II donc, nous faisons connaissance avec Lauren, jeune lycéenne âgée de 17 ans qui vient passer des vacances chez sa marraine Jule et ses deux filles, Holly et Nora. Sept années auparavant, sa mère est morte à cet endroit, et revenir sur les lieux est difficile pour Lauren. En arrivant dans la maison où elle a passé une partie de son enfance, elle découvre que Nora a un comportement étrange mais que Jule refuse de la faire soigner. Le séjour de Lauren va rapidement tourner au cauchemar et la jeune fille finit par se demander si elle aussi ne serait pas atteinte de folie. 

Jusqu'à présent, Elizabeth Chandler ne m'a encore jamais déçue. Tous ses romans m'ont plu et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Dès les premières lignes, son écriture m'emporte et je plonge avec délice dans ses histoires. Une fois encore, dans ce deuxième tome des Secrets de Wisteria, on retrouve une atmosphère mystérieuse et envoûtante, saupoudrée de fantastique. Ça ne vaut sans-doute pas un vrai thriller et il faut rappeler que cette série est éditée dans une collection destinée aux adolescents, mais vraiment on ne s'ennuie pas une seconde avec cette lecture. Un roman bien pensé avec ce qu'il faut de suspense, c'est ce que je retiendrai de ce deuxième livre. Vous l'aurez compris, Elizabeth Chandler est devenue une valeur sure pour la lectrice que je suis et je me réjouis toujours à l'idée de lire un nouveau livre d'elle.


Titre original : Don't tell
Traduit de l'anglais par Catherine Guillet
Hachette (Black Moon), 246 pages, 2011 pour l'édition française et 2000 pour l'édition originale

Les confessions de Mr Harrison (Elizabeth Gaskell)

mercredi 25 avril 2012

ConfessionsMrHarrison.jpgCe roman n'est pas sans rappeler Cranford du même auteur. Comme ce dernier, il brosse le portrait peu reluisant d'une société empreinte de rigueur et de conformisme. Il s'en distingue néanmoins par sa trame narrative, puisqu'ici, il n'est question que d'un personnage central tandis que dans Cranford nous suivions plusieurs histoires en une.

Mr Harrison est un médecin célibataire dont la venue dans la bourgade de Duncombe va émoustiller et réveiller les ardeurs de la gent féminine. Rapidement, des rumeurs vont circuler à son sujet et le jeune homme aura bien du mal à s'en défaire. Ce qui se révélera d'autant plus fâcheux que Mr Harrison a jeté son dévolu sur la fille du pasteur.
Une fois encore, je ressors de cette lecture totalement conquise par la plume de Madame Gaskell dont le talent, je le pressens, n'a pas fini de me séduire. 
Là où d'autres ne feraient qu'ennuyer le lecteur, elle sait, au contraire, rendre intéressant le moindre évènement anodin. Les personnages sont présentés de façon fort peu flatteuse, les situations sont souvent cocasses et rien n'échappe à l'auteur. Une peinture au vitriol de cette époque victorienne prisonnière d'un code de conduite frisant parfois avec le ridicule. Et pourtant, on se surprend à ressentir une certaine tendresse pour ces victimes de la bienséance.

Une lecture délicieusement mordante. 


Clarabel était conquise, elle aussi.



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3/12

Titre original : Mr. Harrison's Confessions
Traduit de l'anglais par Béatrice Vierne
L'Herne, 142 pages, 2010 pour la présente édition, 1851 pour la version originale

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